G comme Girls!

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– Combien, ces danseuses? demande la vieille dame d’un air hautain.

Le prix énoncé ne semble pas l’émouvoir. Il s’agit pourtant d’une somme qui permettrait largement d’acquérir et de meubler quatre ou cinq maisons comme celle de l’Adrienne, une pour chaque Girl, en quelque sorte.

L’oeuvre n’est pas datée de manière précise, on estime qu’elle a été réalisée vers 1930. Par un spécialiste du genre, un artiste d’origine roumaine dont l’Adrienne n’avait jamais entendu parler, Demetre (Dumitru, en roumain) Chiparus (1886-1947).

On pourrait objecter que toutes ses danseuses – celles de la photo mais aussi les autres – se ressemblent. Qu’il est répétitif.

Mais il n’empêche que ces statuettes dégagent beaucoup de charme. Et que si elles ne coûtaient pas quatre ou cinq maisons, on les verrait bien sur le meuble de grand-mère Adrienne. Vu qu’il date de la même époque.

Ou sur le manteau de cheminée. Made in 1922 🙂

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photo prise à la Brafa le 2 février 2019, Les Girls, Demetre Chiparus.

B comme Béjart

Est-il permis de déclarer qu’on préfère Béjart à Anne Teresa De Keersmaeker? Tant pis, je prends le risque. Le risque de passer pour plouc – ringard total – has been… et mauvaise Flamande en plus.

D’Anne Teresa, j’ai vu le spectacle de danse Bach – Webern, début mars. De Béjart, j’ai vu le spectacle L’oiseau de feu – Elton-Berg – Suite de danses, fin mars.

Pardon, Anne Teresa, si je n’ai rien compris (moi j’aime comprendre) et si j’ai trouvé ça répétitif, très répétitif. Béjart, j’ai compris, j’ai aimé et le temps a passé très vite, trop vite.