Le défi du 20

Saad Bouziane (saad1primeconcept) sur Pinterest

Récupérer les chevaux. Rejoindre la planque. Tout ça a été fait en un temps record. La routine.

Ce n’est qu’à leur cabane que Joe a remarqué le jambon et qu’il a piqué une de ses colères phénoménales.

Mais Averell ne s’est pas laissé démonter:

– Ben quoi! au dîner tu seras bien content d’avoir autre chose que des croûtons avec ta salade de pissenlit!

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écrit pour le Défi du 20 chez Soène – il fallait utiliser dîner et dent de lion (c’est-à-dire pissenlit)
source de l’image ici.

 

Le défi du 20

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La photo d’illustration vient de chez Monsieur le Goût – merci à lui! – et représente l’Opéra avec un ciel bleu et des rues vides en temps de confinement.
Même le bus est presque vide…

Ci-dessous, les danseurs de l’Opéra de Paris disent merci à tous ceux qui font marcher notre quotidien – c’est sur un air bien connu du Roméo et Juliette de Prokofiev et c’est magnifique:

Pour le Défi du 20 chez Antiblues et Passiflore – il fallait utiliser confinement et ciel. Merci à eux!

I comme inconnu

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Ces dernières semaines, au Défi du samedi, Walrus s’amuse à proposer des mots comme lemniscate, quidditch, rastaquouère… qui ne font pas du tout partie du vocabulaire de l’Adrienne et pour lesquels elle a bien du mal à écrire un texte.

En voyant que pour aujourd’hui il s’agissait de sofa, elle a cru être tirée d’affaire. Pourtant, à y bien réfléchir, ce mot-là non plus elle ne l’a jamais employé.

Tout d’abord, parce que dans son enfance, il n’y avait ce meuble dans aucune des maisons où elle a été élevée.

Nul divan chez grand-mère Adrienne, mais quatre fauteuils bien rêches au salon, réservés aux jours fastes. Et avec la télé sont apparus deux fauteuils « relax » en skaï bleu.

Pas de canapé non plus chez l’autre grand-mère.

Pas de lit de repos, de méridienne, de causeuse ou d’ottomane chez les parents de l’Adrienne jusque dans les années 70 où un imposant machin de velours vert est arrivé au salon, assorti de deux autres plus petits, bref de quoi asseoir confortablement au moins six postérieurs dans une famille qui n’en comptait que quatre.

Ce qui l’a amenée à réfléchir à ce manque, à cette absence: est-ce que cela aurait une raison profonde? 

Alors elle s’est souvenue des anecdotes de l’ami G*, et de ce livre de Stijn Streuvels, avec l’histoire du fauteuil, que vous pourrez (re)lire ici.

Y comme Y a comme un défaut

Quel bonheur, un livre! 

Le cœur de mini-Adrienne fait des bonds. Il n’est même pas nécessaire d’ôter le papier, c’est un livre, elle le sent, et c’est le principal! Elle s’élance pour embrasser sa Tantine.
La couverture est vert pâle. Boule d’Or et sa Dauphine, dit le titre. 
La Dauphine, mini-Adrienne connaît, c’est le modèle de voiture qu’a le vieil Hector. Exactement de ce même vert délavé. 
Et Boule d’Or? ce sont les cigarettes que fume le grand-père. Les rouges sans filtre.
Une auto et des cigarettes, se dit mini-Adrienne, du haut de ses huit ans, voilà qui sera une lecture intéressante!
Alors elle y commence tout de suite. Mais il n’est question ni de Renault ni de tabac:
« C’est aujourd’hui chez nous la cueillette du mimosa que les gens de la ville viennent chercher ce soir. Papa a besoin d’aides ; qui est-ce qui vient avec moi ? «  lit-elle à la page 10. 
Cueillette de mimosa, fête du mimosa, bouquets de mimosa, gerbes de mimosa, une montagne de mimosas… et la Reine du Mimosa! 
Qui s’appelle Marie-Antoinette. 
Voilà. 
C’est comme ça qu’à huit ans mini-Adrienne a su que la future reine de France portait un nom de voiture 🙂
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écrit pour le Défi du Samedi n°600, thème: mimosa!
Merci, Walrus 🙂

 

Le défi du 20

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Elle lui a appris comment savourer un artichaut – sucer la feuille, ôter le foin, déguster le fond.

Il lui a appris comment savourer les amours défendues – c’est un autre effeuillage, ôter la carapace, découvrir de nouveaux goûts.

C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés à l’hôtel Léopold.

défi du 20 v2

Sur une consigne d’Antiblues: Les nouvelles règles pour le défi du 20 février: deux mots (ou expressions), un concret et un abstrait. Et le 20 du mois on les commente avec un texte de 5 à 10 lignes maximum et si possible une photo illustrant le mot en question. Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un  défi dans le défi!  Je [Antiblues] me lance donc pour le 20 février, je vous propose: Artichaut  et Amour défendu.

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Photo prise à Ostende, Hôtel Léopold, le 9 février, à une conférence sur Marcel Proust.

X c’est l’inconnu

Pour le défi de ce samedi, Walrus proposait « dynamite ».

Un mot qui ne me fait pas penser en premier lieu à Alfred Nobel mais d’abord à tous ces « cartoons » où les bâtons de dynamite surgissent toujours de partout et tellement à propos.

Principalement chez Bugs Bunny, comme ci-dessus, mais aussi avec le Coyote, Woody Woodpecker, Bip Bip ou Daffy Duck.

Cependant l’élément le plus important, dans ces « looney tunes« , c’est l’usage de la musique, si souvent prise dans le répertoire « classique » où l’on pêche sans vergogne et sans mention du compositeur. C’est un autre, en fin de générique, qui prétend l’avoir composée tout seul: « music by Carl Johnson ».

Really?

Sans doute pense-t-on qu’on ne lui doit rien, au « vrai », vu qu’il est mort en 1880. Et qu’il n’a pas de Moulinsart pour veiller à ce que les comptes en banque de ses héritiers continuent à se remplir 😉

Avez-vous reconnu l’air qui sert de toile de fond à cette « Dynamite Dance« ?