N comme Nicolas

Dès que Madame a découvert Le petit Nicolas de Sempé et Goscinny, elle a été fan inconditionnelle, comme le savent tous ses élèves.

TOUS. 🙂

Ces savoureuses petites histoires offrent toujours deux niveaux de lecture: celui de l’enfance racontée avec « naïveté » et celui de l’adulte que les auteurs critiquent – avec une ironie légère et une très juste observation de leurs inconséquences, petites lâchetés, petites manies et grandes contradictions.

Bref, une fan.

Ce qui fait qu’elle a un jour fait le déplacement à Paris pour voir une expo Sempé, ce qui lui a permis de connaître d’autres aspects du talent de ce dessinateur.

Il n’a malheureusement pas la vie éternelle.
Pas plus que le regretté Goscinny.

Reste leur œuvre.

Et ça, c’est bien.

C comme cadeau

Madame! fait-il en posant sur la table son sac troué d’où sort un coin de son épais classeur, je vous ai fait un dessin!
– Oho! fait Madame, en voilà un beau cadeau!
– Mais il n’est pas encore terminé, je dois encore le colorier.

En effet, il est encore en noir et blanc, et très géométrique: de grandes lettres tracées à la latte, avec le nom de la destinataire, deux cadres pour le texte de remerciement et un rectangle sur pattes qui s’appelle Roland.

Car petit Léon, qui vient depuis un peu plus d’un an, n’a que tout récemment découvert ce machin blanc dans le bureau de Madame:

– Oh! vous avez un piano?

Et depuis ce jour-là, après les triangles obtusangles et les trapèzes isocèles, petit Léon pianote.

– C’est beau? demande-t-il après avoir « improvisé ».

Et Madame, bien sûr, trouve tout magnifique.

Premières œuvres

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C’est à se demander pourquoi on se fatigue à trimbaler un appareil photo et pourquoi on le place entre l’oeuvre et notre regard, au lieu de tout voir simplement de nos propres yeux et de tapoter tranquillement ecosia une fois qu’on est rentré chez soi: tout est là et de bien meilleure qualité que ce qu’on aurait pu faire dans la pénombre et la foule compacte de l’expo.

Bref, tout ça pour vous dire que l’Adrienne a surmonté la plus grosse épreuve de son séjour parisien: une visite au Louvre et à l’expo Leonardo da Vinci.

Les premières œuvres de l’artiste ont été réalisées dans l’atelier de son maître Verrocchio, où il est entré déjà à douze ans (en 1464) comme apprenti.

Les études de drapés qui se trouvent dans la première salle, sous le titre parfaitement adéquat « Ombre, lumière, relief« , sont datées approximativement: de 1473 à 1482. Donc une dizaine d’années au moins après son entrée en apprentissage.

Mais il réussit là un des exercices les plus difficiles.

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Ici vous pouvez feuilleter le beau dossier pédagogique 🙂

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source de la photo ici (wikimedia commons) Draperie Saint-Morys, figure assise, Département des Arts graphiques du musée du Louvre, inv. 2255. Détrempe sur toile de lin.

L’avantage de l’expo – un des rares 😉 – c’est qu’on peut voir la texture du support. Comme ici, la toile de lin.
Et une de ses particularités, c’est qu’on peut y admirer côte à côte des dessins de la collection de Bill Gates et de celle de la reine d’Angleterre.

Z comme zlip

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Si le « zlip » ne vous dit rien, c’est que vous ne connaissez pas Cécile Hudrisier, et c’est bien dommage! 

J’aime sa façon de dessiner, j’aime ses découpages souvent minuscules, ses tableautins si précis, colorés et joyeux. 

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J’aime son savoir-faire et sa façon de nous montrer sur son blog comment elle procède, comment l’idée de l’album prend forme, comment l’album lui-même se construit, petit à petit. 

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Et je suis fan, très fan, de son humour « zlip » kiss 

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source photo 1 avec les ponchos et bonnets péruviens ici

source photo 2 l’éléphanteau cycliste ici 

source photo 3 la souricette et les pinces à linge ici 

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Ma dernière série préférée? celle de la préparation du livre de comptines pour chanter l’Afrique, où vous pourrez voir le zèbre qui joue du djembé, le léopard en sarouel et l’hyène en boubou. Adorables! 

L comme Lagaffe

C’était un grand bonus de trouver à Beaubourg, après la visite de l’expo Magritte, un espace consacré à Franquin, l’autre grand monsieur de la BD belge, et à une de ses créations que l’Adrienne affectionne tout particulièrement, Gaston Lagaffe. 

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Le voici, dans toute l’innocence de sa jeunesse, en 1957: il s’est fait tout beau pour venir se présenter à la rédaction du journal Spirou

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Ses mèches sont moins longues et il fume encore des cigarettes, 
comme de nombreux autres héros de BD à l’époque. 
Et comme Franquin lui-même.

L’Adrienne n’a pas compris comment faisaient les autres visiteurs pour garder leur sérieux: en relisant des planches que pourtant elle connaît par cœur, elle ne pouvait s’empêcher de rire. 

D’ailleurs, c’est simple, chez Gaston tout la fait rire et tout l’attendrit: ses inventions à la fois géniales et débiles, qui suscitent l’énervement et l’exaspération de ses collègues, de ses supérieurs, de l’agent Longtarin, et font rater toute tentative de signature de contrat avec monsieur De Mesmaeker…   

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ici encore une planche des débuts, avec Fantasio comme chef de bureau

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à qui succédera Léon Prunelle et ses merveilleux Rogntudjuuu!!!

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Jidéhem (Jean De Mesmaeker), collaborateur de Franquin, trouvait que le personnage ressemblait à son père, alors on l’a appelé monsieur De Mesmaeker… Une photo de famille prise au mariage de Jidéhem est là pour témoigner de cette ressemblance physique 😉  

Autre source inépuisable de comique, en tout cas pour l’Adrienne et son petit frère, les combinaisons culinaires très hardies, à commencer par la tartine de confiture restée coincée dans une machine à écrire; c’est là que Gaston sort sa phrase « culte »:

– Meuh non, c’est de la gelée de groseilles!

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 Ah! génial Gaston! 🙂

On en reparlera le mois prochain.

Petite expo visible jusqu’au 10 avril!

H comme Hergé

L’expo Hergé au Grand Palais était une des trois raisons qui ont poussé l’Adrienne à réserver une place dans le TGV pour Paris en ce début de janvier. 

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Et franchement, elle valait le déplacement. 

D’abord, parce qu’on y découvre un aspect peu connu de Georges Remi: sa carrière de graphiste et de concepteur d’affiches ou de logos publicitaires. 

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Ensuite, parce que de nombreuses esquisses permettent d’admirer ses talents de dessinateur. C’est tout à fait impressionnant! 

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esquisses pour le « mauvais » de Tintin au pays de l’or noir

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mauvaise photo d’un crayonné où Milou résiste à la tentation 

Bien sûr, elle permet aussi de retracer toute sa carrière, la naissance et l’évolution de tous ses personnages de bandes dessinées, sa rencontre décisive avec Tchang et son souci croissant de perfectionnisme jusque dans les moindres détails. 

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Hergé et Tchang à Bruxelles en 1931

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Enfin, parce qu’on y découvre encore un autre aspect méconnu de Georges Remi: son intérêt pour l’art moderne et sa pratique de la peinture à l’huile. Sa modestie seule faisait qu’il se considérait comme « un peintre du dimanche ». 

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Bref, vous avez encore jusqu’au 15 janvier pour y courir, si vous êtes dans le coin cool

Z comme ZEP

J’aime beaucoup l’hommage de Zep à Gotlib 

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à voir sur son blog 

où il se présente ainsi: 

« L’auteur de Titeuf pose un regard sans concession sur l’actualité sociopolitique de son nombril. Il s’interroge sur la vanité des choses et s’engage pour un monde plus juste, sans guerre, sans peur de l’étranger et sans choux de Bruxelles. »

G comme Gotlib

Dimanche dernier, j’étais tranquillement chez moi à tapoter l’ordi quand la nouvelle est arrivée sur le blog de Pierre Maury. Il titrait: « Gotlib, fini de rire. » 

Ça a tout de suite jeté un froid et j’aurais bien aimé me réchauffer aux vieux albums Pilote, avec sa Rubrique-à-brac, sa coccinelle, ce bon vieux Newton, et tous les autres délirants personnages. 

Malheureusement, mon frère habite à 850 kilomètres.

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source Télérama 13-03-2014

site officiel