Z comme Zeebrugge

Zeebrugge port gets ready for Brexit

Zeebrugge is Brexit proof, peut-on lire sur de grands affichages le long du port. Qu’est-ce que ça veut dire concrètement, Brexit proof, se demande l’Adrienne, à un moment où on ne sait pas encore quelles seront les modalités de ce Brexit?

Dans un article du 7 décembre, un journaliste du Guardian se pose la même question. Vous le lirez si ça vous intéresse.

L’aspect le plus comique de la chose, ce sont ces Britanniques qu’il interviewe sur leur vote pour ou contre le Brexit, à l’époque. Comme ce chauffeur de camion qui fait le trajet Zeebrugge-Hull depuis toutes ces années et qui a voté pour le Brexit, dans l’idée que ‘ça ne passerait pas’ parce que si ça passait, ça ruinerait son boulot ( » I never thought it would pass. Brexit could wreck my job »).

Ou comme cette touriste de 71 ans qui a voté pour le Brexit mais revient d’une visite au marché de Noël à Bruges. Elle aussi est persuadée que ça ne changera rien puisque de toute façon “People will still want their fun, won’t they?”

Question existentielle?

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L’Adrienne est la première à l’affirmer: en matière de finances, d’investissement, de banque, elle n’y connaît rien.

Journalistes et politiciens sont d’accord là-dessus: la connaissance du Belge en matière économique est insuffisante, des sondages orchestrés par ceux qui tenaient à le prouver… le prouvent! et – bien évidemment – l’école va devoir régler ce problème en offrant un minimum de cours d’économie à tous les élèves.

Au détriment de quoi d’autre, on n’en sait rien.

L’autre jour, un gros titre posait la question suivante: « Hoeveel weet u over geldzaken?«  (1) et proposait un test pour le savoir, alors l’Adrienne s’est dit soyons courageuse, allons-y, faisons-le.

Et elle a obtenu un 15 sur 15.

Ne la félicitez pas: c’est que les questions étaient fort simples. En toute bonne conscience elle pourra continuer à affirmer à la dame-de-la-banque qu’elle n’y connaît rien.

***

(1) jusqu’où vont vos connaissances financières?

(2) le rapport entre le billet et la photo est nul, exactement comme le rapport entre l’Adrienne et de domaine économique

 

K comme KKK

N’ayez crainte en voyant ce titre, il ne s’agira ici que d’une spécificité belgo-belge donc toute pacifique par définition 😉 et que je viens d’apprendre à la télé néerlandophone:

Kampioen Kortingsbonnen Knippen

Il paraît qu’en Belgique nous sommes champions du monde du découpage de bons de réduction: une quinzaine de bons sont découpés en moyenne par Belge par an, ce qui nous amène à un total d’un peu moins de 150 millions de bons de réduction pour l’année 2008.

Grâce à nos studieuses séances de découpage et aux accortes mains des caissières qui passent ces millions de bouts de papier sous leur scanner nous devançons, année après année, les numéros deux (Etats-Unis d’Amérique) et trois (nos voisins hollandais).

Et moi demain je vais apporter ma modeste contribution aux statistiques de 2009 en remplissant mon caddie pour 60 €. Ainsi je pourrai profiter du bon que j’ai découpé dans la publicité de mon De(bip)ze préféré…

N comme non

Non à toutes ces peurs qu’on veut nous imposer – tout en nous disant bien sûr le contraire.

Non à la peur de l’étranger, du bronzé, du frisé, du brun, du noir, du chocolat. J’adore le chocolat et il me semble que tout le monde veut être bronzé (sauf moi qui m’enduis de facteur 50)

Non à la peur de la crise qui nous pousse à économiser encore plus – nous sommes déjà champions du monde de l’épargne en Belgique – et à craindre le pire pour nos vieux jours. Peur de la Chine, peur de l’Inde, peur du Brésil, peur de tous ces pays où les salaires sont bas et la main-d’oeuvre nombreuse. Peur tout à fait immorale si l’on se compare aux trois quarts du reste de l’humanité.

Et puis non à cette troisième peur qu’on nous inocule ces derniers mois, la peur de la grippe mexicaine! Le comble du comble quand on pense au nombre bien plus imposant de morts par manque d’eau potable, pour ne citer que cette cause-là. Mais ces morts-là, évidemment, ça n’est pas la même chose que notre précieuse carcasse. Et puis dans notre société performante nous n’avons tout simplement pas le droit d’être malades. Des mesures ont déjà été prises pour que l’économie continue de tourner à la vitesse maxi. Je ne m’étendrai pas sur tous les effets pervers, allez donc voir ici: http://silence.je.cause.over-blog.com/, le billet du 17 juin 2009 est très bien documenté.

En janvier on fait le bilan financier

Il faut que j’économise. Pour m’acheter une maison à moi. Pour mes vieux jours 😉 Pour mes envies d’Italie. Pour me rassurer.

Mais voilà que ces trois derniers mois il m’a fallu tout mon salaire. Pas pu mettre un sou de côté. Des appareils qui rendent l’âme. Du mazout à rentrer. Des tas d’assurances et d’impôts à payer. Des nouvelles lunettes.

Et en faisant mon bilan financier, je constate qu’en 2008 j’ai dépensé environ 5500 euro de plus qu’en 2007. Sans pourtant faire de folies.

Je voudrais bien me serrer encore plus la ceinture en janvier, février et mars. Mais voilà qu’il me faut une nouvelle télé. Une nouvelle radio. Un nouveau frigo.