K comme krapoverie

Albert ce matin-là avait le teint verdâtre.
Mal dormi.
Mal réveillé.
Et en retard pour le boulot.

Il hâtait le pas tout en sachant que ça ne servirait à rien: impossible de rattraper le temps perdu.

A moins…

L’envie lui vint de prendre un de ces vélos.
Avec ça, il se faufilerait parmi le trafic, les travaux, les encombrements et arriverait, avec un peu de chance, pile-poil à l’heure.

Ne lui avait-on pas piqué un vélo, il y a bien longtemps, quand il était étudiant?
Alors?
Il avait bien droit à une petite revanche, non?
Surtout en ce cas de force majeure!

Tout en marchant le plus vite qu’il pouvait, il observait la rangée de vélos.
Trop petit.
Trop mauvais état.
Trop bien cadenassé.
Trop fille…

Bah! se résigna-t-il, tant pis.

Illustrant ainsi, en un seul début de matinée, deux fables de la Fontaine 🙂

***

texte écrit d’après cette consigne de Joe Krapov – merci à lui – proposant des aquarelles de John Salminen.

C comme cabinet

Quelle bonne surprise! s’écria Mme de B*** en entendant la voix de l’aîné de ses petits-fils à l’interphone.

Le temps qu’il arrive au troisième étage, mille pensées avaient assailli son cerveau. Aussi, dès qu’elle lui ouvrit la porte, elle l’accueillit d’un:

– Que me vaut l’honneur de ta visite?

Ce qui sembla un peu le désarçonner. Jamais Guillaume n’avait été très bon comédien.

– Et bien, je viens te faire un petit coucou…, essaya-t-il.
– Oui, oui, comme tu le fais régulièrement, n’est-ce pas? Tous les trente-deux du mois? Et justement on est le 32 aujourd’hui!

Guillaume essaya de sourire.

– Je sais, tu as raison, je viens trop peu. Le travail…
– Allons, je te taquine, mais je suis tout de même contente de te voir. Raconte-moi ce qui t’amène! Je nous fais un café.

Guillaume se laissa tomber dans un fauteuil en soupirant. Il ne savait pas trop par quel bout commencer. Avec sa grand-mère, la manière directe serait sans doute la meilleure.

Quand elle revint avec deux tasses, il se lança:

– Et bien voilà, je viens de visiter un local qui conviendrait très bien pour y installer mon cabinet dentaire…

Madame de B***, qui avait déjà deviné quelle serait la suite, ne fit rien pour l’aider. Elle regardait sa tasse et prenait une petite gorgée de café. Avec précaution. Il était encore un peu trop chaud.

– Tu comprends, j’ai 27 ans et j’aimerais m’installer à mon compte au lieu de continuer à travailler chez les autres. Et là, vraiment, j’ai trouvé l’endroit parfait!

Elle ne disait toujours rien. Ne posait pas de questions.

– C’est bien situé, près du marché, au rez-de-chaussée des nouveaux appartements qu’on finit de construire. Tu vois ce que je veux dire?

Oui, elle voyait très bien et fit signe de la tête.

– Ce sera terminé cet été. 155 m². Ils en demandent 300 000 €.

Alors il se tut, la regarda, son café refroidi entre les mains. Madame de B*** eut un petit sourire et lui tendit la perche:

– Vous comptez le payer comment, ce beau projet?

Il serait bien temps, cette question-là réglée, de parler de Jeanne

***

écrit en réponse à la question 14 du jeu d’Annick SB, Vous comptez payer comment?

Photo prise dans la salle d’attente de mon dentiste 🙂

Y comme y en a marre!

D’un stylo vengeur, Matteo barre tout ce qu’il vient d’écrire. Son irritation est telle qu’il finit par crever le papier.

Les notifications de son instituteur sur son dernier bulletin n’ont eu pour effet qu’une immense frustration, un grand découragement.

Quand Cindy rentre de la laverie – combien de fois par semaine fait-elle la navette depuis que son lave-linge est en panne ? – elle trouve l’appartement sens dessus dessous, son précieux hibiscus renversé et toute la boîte de dominos éparpillés sur le tapis.

– Matteo ! Qu’est-ce qui s’est passé, ici ? Et où est ton petit frère ?
– Il dort !

Cindy soupire. C’est vrai que son cadet a ce don de pouvoir traverser une nuit de sommeil pleine de bruits sans se réveiller. Mais tout de même. Elle aimerait habiter dans un endroit plus calme. Que les garçons aient chacun leur chambre. Et un petit jardin où se défouler.

ça me gave, ces exercices ! Y en a marre ! J’y comprends rien ! Qu’est-ce que ça veut dire, ‘ambiguïté’ ?

Nouveau soupir de Cindy.
Sur la table, il y a la lettre l’invitant à une session de formation pour « optimiser et uniformiser les méthodes de travail. »

Dans quel monde vivront mes garçons, se demande-t-elle.
Bientôt il faudra un bac + 5 pour être femme de ménage…

***

écrit pour 13 à la douzaine avec les mots suivants:

1 barre 2 dormir 3 notification 4 irritation 5 habiter 6 hibiscus 7 domino 8 navette 9 uniformiser 10 laverie 11 gaver 12 immense et le 13e pour le thème : ambiguïté. 

W comme walkyries

Madame de B*** était mécontente.

Mécontente d’être là, dans le salon-salle à manger de Nadine, la voisine du dessous.
Mécontente d’avoir accepté son invitation à boire un café et de constater que Nadine avait encore invité quatre autres voisines de l’immeuble, alors qu’elle croyait s’être engagée pour une agréable conversation à deux.
Mécontente de la présence d’Evelyne, qui se permettait de la tutoyer sous prétexte qu’elles habitaient sur le même palier.

Autour de la table, ça jacassait dur.
Tout ce que Mme de B*** détestait.
Insinuations. Médisances. Lieux communs.
Le tout sous une légère couche de politesse mondaine, – Vous prendrez bien encore une part de gâteau? – Je vous en prie! Avec plaisir! – Vous désirez encore un petit café?

Elle étouffait dans cet appartement surchauffé.
Et plus elle s’énervait, plus elle manquait d’air.

– Je ne vais tout de même pas leur faire le plaisir de tourner de l’œil, se dit-elle, avec la ferme intention de se lever et de rentrer chez elle en prétextant une fatigue.

Quand elle revint à elle, elle était étendue sur le tapis avec les cinq têtes au-dessus d’elle, Nadine lui tapotant les joues, une autre triturant ses mains et Evelyne qui voulait appeler les urgences.
Toutes parlant en même temps.

– Pourquoi criez-vous de la sorte? Vous croyez que je suis sourde? Aidez-moi plutôt à me relever!

Mécontente, vraiment mécontente.

***

écrit pour le jeu d’Annick SB – merci à elle – en réponse à la question 13: Pourquoi criez-vous de la sorte?

Les autres épisodes de ce feuilleton sont ici.

V comme vie parisienne

78ème Devoir de Lakevio du Goût

devoir de Lakevio du Goût_78.jpg

Quand on vient du Louvre, qu’on s’est baladé dans les Tuileries et qu’on se dirige vers le Petit Palais, on passe forcément par Concorde.

Si pour faire un peu plus court – car le touriste à Paris n’a aucun mal à faire ses dix mille pas par jour – on essaie de traverser la place de la Concorde, au lieu d’en faire tout le tour, on risque sa vie à chaque pas.

Pour ce qui est du trafic, on est mieux à Rome qu’à Paris: non pas qu’il y ait moins de voitures, mais les chauffeurs italiens ont le chic de vous laisser slalomer entre eux sans vous rendre sourds à coups de klaxon ni vous insulter en paroles et en gestes obscènes.

If you go to Rome, do as the Romans do, disait la mère de Muanza.

Ce n’est pas seulement vrai au sens figuré 😉

***

Merci à Monsieur le Goût pour sa consigne:

Pivoine m’a suggéré cette image. Elle l’a aimée. Je vous la soumets. Comme nombre d’entre nous, elle aime les aquarelles de John Salminen. J’espère qu’après avoir suggéré celle-ci, elle se donnera la peine de nous soumettre à son tour le fruit de ses pensées. Je vous ai quelquefois parlé de cette fontaine. Elle a retenu l’attention de John Salminen, de Pivoine et de votre serviteur qui a déjà tartiné sur le sujet. Mais à vous, que dit-elle ? Quels souvenirs vous rappelle-t-elle ? Racontez à votre tour vos pérégrinations dans le dédale de votre mémoire.

Question existentielle

77 ème Devoir de Lakevio du Goût

devoir de Lakevio du Goût_78.jpg

Elle, ce qu’elle aime, ce sont les gens.
Les regarder vivre.
Observer leurs gestes, leurs mimiques.

Mais combien de temps peut-on faire durer un milk-shake à la banane?

Elle craint le moment où toutes les tables seront prises.
Quand le serveur aura cet air pincé pour lui signifier qu’elle abuse. Ou qu’il faut consommer davantage.

Elle, ce qu’elle aime, c’est s’installer à une terrasse pour observer les gens.

Avec du papier et des crayons.

***

Merci à Monsieur le Goût pour le tableau et la consigne:

Elle fait une drôle de tête… Est-elle indécise face au menu ? Est-elle indécise sur la conduite à tenir ? Est-elle triste ou en colère ?
J’espère en savoir plus lundi. À vous de jouer !

O comme oubli

Madame de B*** l’aimait bien, sa « petite Cindy« , comme elle l’appelait.

Ses histoires de divorce, l’éducation de ses enfants, tout ce qui faisait sa vie de femme d’un milieu si différent du sien et qu’elle partageait avec elle, semaine après semaine.

– Vous trouvez ça si important? qu’il a dit l’avocat. Et bien oui, que je lui ai dit, pour moi c’est important, qu’ils se couchent à l’heure et ne mangent pas des crasses! Non mais! On voit bien qu’il n’a pas de gosses, lui!

Mme de B*** se persuadait que ces confidences avaient créé entre elles des liens solides et qu’en quelque sorte par sa présence bienveillante, son écoute attentive, elle accompagnait Cindy. Qu’elles faisaient un bout de chemin ensemble.

Je ne suis pas, se disait-elle, de celles qui cloisonnent leur existence, qui entretiennent soigneusement les barrières, les distances, les frontières entre leur monde bourgeois et un prétendu monde extérieur, objet de mépris.

Elle ne voyait pas ce qui pourrait rompre ce bel équilibre et souriait en observant avec quelle maîtrise Cindy faisait la grande baie vitrée d’un mouvement ample, sans laisser la moindre trace sur la vitre.

– A propos, fit Cindy, qui affectionnait cette expression, il faudra acheter du Destop. J’ai l’impression que les canalisations sont bouchées, surtout à la cuisine. Je le note quelque part?

– Non, non, ça va, j’y penserai, j’ai encore toute ma tête, vous savez! fit Mme de B***.

– Bon. Alors j’y vais. Faut que je file. A mardi prochain!

– A mardi prochain, bonne semaine, ma petite Cindy!

Et dès que la porte s’était refermée, Mme de B*** sortit son épais agenda et y consigna scrupuleusement tout ce qui avait été dit entre elles ce jour-là.

***

Texte écrit en réponse à la question 12 du jeu d’Annick SB: Vous trouvez cela important? et avec les mots imposés par Émilie:
accompagner – divorcer – cloisonner – maîtrise – milieu – enfant – oubli – rivière – barrière – canalisation – distance – lien – rompre – sourire – partager – frontière – filer – femme.

Merci à ces dames!

M comme mule

« Ach! » disait-il, « Ach! allège ton almanach, les concerts sont annulés.
Tu ferais chanteur ambulant? Mime sur le bitume?
Tu vas finir au bloc! Partir en bombe!

Je sais que la scène te botte, que tu es arrivé en bout de ligne, que tu n’as plus de quoi payer ta boulangère, ton camembert…

Tu veux arrêter à toi tout seul le char de l’État?
Ton royaume pour un cheval?
Tu es à un cheveu de prendre la culotte (*)?
Tu en as marre des combines?
Tu veux de nouveau donner des coups de collier, vivre des coups de feu? Tu veux que cesse cette descente aux enfers?

Que veux-tu que je te dise?

Reviens en septembre… »

(*) ne pas pouvoir faire face à une situation difficile.

***

Merci à Joe Krapov qui propose d’insérer au moins dix mots de la liste ci-dessous dans un texte qui parlera de la poste, des timbres, des lettres, des facteurs, des cartes postales, du courrier électronique ou de tout autre chose.

Ach  – Allégé  – Almanach  – Ambulant  – Arête de poisson  – Babillarde,  – Bafouille  – Bidou  – Bitume  – Blanchir une batterie  – Bloc  – Boite à cocus  – Bombe (partir en)  – Botte  – Boulangère  – Boulisterie  – Bout de ligne  – Brêmard  – Brigades  – Burelage  – Cabine  – Cage à poules  – Califs  – Camembert  – CharCheval  – Chevalet  – Cheveu  – Cocotte  – Collier et étiquette  – Combine  – Contrerembour  – Côté  – Coupage-piquage  – Coup de collier  – Coup de feu  – Courir la poste  – Culotte  – Dentelure  – Dépêches  – Dépêche close ou directe  – Dépiautage  – Descente

et là je me suis arrêtée parce que ça faisait déjà 18 mais il y a encore

Distri  – Double toile  – Écluser  – Embrigadé  – Entier postal  – Être au pair  – Être descendu  – Faire gare  – Fausse  – Feuille 12  – Filante  – Gogneuse  – Haut le pied  – Jésus  – Lanterneau  – Liasse  – Libourne  – Maximaphilie  – Mignonnette  – Mondaine  – Mougeotte  – Mule  – Nénette  – Odontomètre  – Ordre de service  – Pacha  – Passe  – Peau de lapin  – Petit bleu  – Philatélie  – Piéton  – Pneu  – Pochée  – Ponton  – Postier  – Poulain  – Pyjama  – Rayon de distribution  – Rebuts  – Rembour  – Remonte  – Restes  – Rouge  – Route  – Sauterelle  – Sédentaire  – Surnuméraire  – Tilbury  – Timbre à date  – Tirer la toile  – Trempolino  – Trousse-couilles  – Tubiste  – Tuer le courrier  – Valise  – Voyage  – Zinc 

G comme gâcher sa vie

« Je dois faire les vitres, cette semaine? »

C’était la troisième fois que Cindy lui posait la même question mais Mme de B*** ne réagissait pas.

Assise dans son fauteuil habituel, elle regardait passer les petits nuages dans le ciel de ce matin de printemps.

Probablement sans même les voir, se dit Cindy, qui finit par se planter devant elle et lui asséner un vibrant:

– Vous pensez à quoi, là, Mme de B***? ça n’a pas l’air d’aller très fort, ou je me trompe? Vous avez un souci? Sans vouloir être indiscrète, bien sûr!

Mme de B*** soupira, se redressa:

– Vous avez raison de me rappeler à l’ordre, ma petite Cindy. J’étais en train de me dire qu’on est parfois bien bête, quand on est jeune, quand il y a des décisions à prendre et qu’on agit impulsivement, au lieu de réfléchir…

Elle vit se rembrunir le fin visage de Cindy.

– Oh! je suis désolée! désolée! Je pensais à mon petit-fils Guillaume mais évidemment, vous, vous avez vécu des choses… comment dire… des choses beaucoup plus graves. Pardon de vous les rappeler si brutalement!

Mme de B*** se traitait intérieurement de tous les noms. Comment avait-elle pu se montrer si peu prévenante! Fallait-il que cette histoire de quai et de trains et de rendez-vous brusquement avortés la turlupine depuis la veille au soir!

ça va, ça va, fit Cindy. Je sais bien que vous n’êtes pas méchante.

Il n’y avait pas longtemps qu’elle avait confié, bribe par bribe, quelques pans de son triste roman, comment à dix-huit ans elle avait renoncé à faire les études supérieures qui la tentaient, pour se mettre en ménage avec son amoureux « Je-gagne-assez-pour-deux« , qui l’avait abandonnée cinq ou six ans plus tard, avec ses deux petits garçons.

Alors elle faisait des ménages.

– Je dois faire les vitres, cette semaine? répéta-t-elle.

***

Texte écrit pour le jeu d’Annick SB en réponse à la question 11: Vous pensez à quoi?

Photo d’un tableau de Magritte, prise il y a… euh… longtemps 😉

Première confidence

De retour sur la grand-route à l’entrée du domaine, chacun avait regagné sa voiture et Jeanne avait retrouvé sa bicyclette.

– Quelqu’un vient vous prendre? demanda-t-elle à Mme de B***, qui ne montrait aucun signe d’inquiétude ni d’impatience.

– Ah! oui, au fait, il faut que j’appelle ma voisine!

Et elle sortit son portable pour rappeler la dame qui l’avait amenée là quelques heures plus tôt.

– Tout va bien, dit-elle, elle sera là dans quelques minutes. Mais ma chère Jeanne, ne vous croyez pas obligée de l’attendre avec moi, vous avez sûrement mille choses à faire et des gens à retrouver…

C’est à ce moment-là que Jeanne se décida enfin à faire une confidence qui lui brûlait les lèvres depuis le début:

– Vous savez que pendant plusieurs mois j’ai fait la route avec votre petit-fils, chaque samedi?
– Comment? Lequel? Racontez-moi ça!

Le visage de Mme de B*** en était tout réjoui.

– Oh! il y a plus de quatre ans, c’est quand j’étais en première année à l’université. Je ne rentrais que le samedi midi et un jour par hasard je me suis retrouvée sur le quai avec Guillaume. Alors, à partir de ce samedi-là, on a continué comme ça pendant quelques mois, à rentrer par le même train…

Comme elle s’arrêtait, Mme de B*** fit un « Et alors? » impatient.

– Et alors… un samedi il était en compagnie d’un ami et j’ai eu l’impression qu’il ne voulait pas me voir. Je les ai laissés tous les deux. Et on n’a plus jamais fait la route ensemble.

– Vous avez eu l’impression? Mais ma pauvre Jeanne, qu’avez-vous décidé sur base d’une impression? De ne plus jamais vous voir? Sans laisser à Guillaume l’occasion de s’expliquer? Et si vraiment il ne vous avait pas vue?

– Je sais, c’est très bête. Mais à l’époque j’étais tellement intimidée par lui. Quatre ans de plus, premier doctorat en médecine et moi qui n’avais encore rien « prouvé ». C’était vers Pâques, les examens s’annonçaient, je suppose que lui comme moi n’a plus pensé à rien d’autre.

– Non mais tout de même! fit Mme de B***, que cette histoire semblait énerver. Tout de même! Est-ce possible d’être aussi…

Elle retint le mot ‘gourde’ qu’elle allait sortir: sa voisine était arrivée et lui ouvrait la portière.

– En tout cas, fit-elle, nous n’allons pas en rester là. Je veux bien croire que vous n’aviez pas échangé vos numéros de téléphone, mais voici le mien, faites-moi le plaisir de m’envoyer un message, que nous puissions poursuivre cette conversation!

– Promis! fit Jeanne en glissant le petit carton dans sa poche.

***

écrit pour L’atelier en questions d’Annick SB en réponse à la question 10: Qu’avez-vous décidé?

Photo d’étudiants prise à Bruxelles.