U comme umami pour tous?

Le rayonnement de la gastronomie française fait partie des priorités d'Emmanuel Macron.

Il y a dans cette histoire quelque chose que l’Adrienne n’a pas compris et elle compte sur vous pour le lui expliquer 😉

Elle l’a d’abord vu dans la presse flamande: Frankrijk wil af van ‘elitair’ gastronomisch imago. Ce qui donne en traduction: la France veut se débarrasser de son image gastronomique ‘élitiste’.

Il est déjà intéressant de remarquer que le mot ‘elitair/élitiste’ a été placé entre guillemets. Il semble supposer que les produits culinaires français ne soient pas à la portée de tous.

Or, si on lit bien l’article (voir lien ci-dessous vers les communiqués français) il s’agit plutôt de faire connaître (i.e. de vendre) les produits français sur les marchés étrangers:

« Nous avons raté la ‘world food’, c’est-à-dire le produit que l’on peut trouver partout », a insisté le responsable, assurant vouloir rendre accessible les produits français « au plus grand nombre » […] « 

Faut-il donc comprendre que, tout comme on peut trouver partout dans le monde des pizzerias « napolitaines », du fast-food américain ou des sushi bars « japonais », ainsi que de quoi se confectionner ces plats « typiques » chez soi, on devrait disposer de la même chose pour une « spécialité » française?

Et si oui, laquelle sera ainsi dénaturée pour plaire au plus grand nombre?

article en français et source de l’image ici.

I comme intimité

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« Avec la sédentarisation accrue de la classe ouvrière et l’aggravation des conditions d’habitat, doléances et désirs se précisent. Lors de l’enquête parlementaire de 1884, les ouvriers interrogés – c’est une première – se répandent en récriminations contre la malpropreté des garnis, « chambres à punaises », et des immeubles de rapport: murs crasseux, latrines toujours engorgées, odeurs nauséabondes… Plus positivement, ils expriment des vœux: un peu plus d’espace, au moins deux pièces […] Dès qu’ils le peuvent, les ouvriers séparent désormais le coucher des parents de celui des enfants. Avoir un bois de lit au lieu d’une paillasse est synonyme d’installation […] Par contre, lorsque le compagnon Maréchal ébauche un projet de constructions ouvrières, il ne prévoit pas des w.c. particuliers: « Le peuple ne demande pas à avoir des cabinets chez lui. »

Michelle Perrot, La vie de famille au XIXe siècle, éd. Points, Le Seuil, 2015, pages 169-170

***

Changeons de sujet… dit le Goût, qui avait d’abord proposé une autre sorte de viande, plus animale et plus morte.

« Dites-moi ce que vous inspire cette « Femme essuyant son pied », un des nombreux nus de « femme à sa toilette » de Degas, à croire qu’il passait sa vie dans une salle de bains qui n’était pas la sienne. »

7 noms

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Sept noms parmi les plus de quatre mille affichés sur les murs de la « Salle des noms », à la Conciergerie.

Pourquoi ceux-là, vous demandez-vous.
Parce que je cherchais celui d’André Chénier, une des victimes de la Terreur qui me rend vraiment triste.

Si le nom est en rouge, ça veut dire que la personne a été guillotinée. En rouge, ils le sont presque tous. Un mur par année, de 1793 à 1795.

Sur l’un d’eux, il y avait un homme portant le même nom de famille que le mien. Grâce à un dispositif multimédia qui permet d’en apprendre plus sur chacune de ces personnes, j’ai pu voir où et quand il était né, qu’il exerçait le métier de boucher et que l’acte d’accusation disait: « soupçonné d’avoir proféré des paroles favorables au roi ».

Son nom était en rouge.

Dernier témoin

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Dans une des premières vitrines de l’expo consacrée à Marie-Antoinette (à la Conciergerie jusqu’au 26 janvier 2020) on peut voir la chaussure qu’elle a perdue en montant à l’échafaud et qui a déjà fait l’objet d’une expo à Caen, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Christine Orban, dans Charmer, s’égarer et mourir (Albin Michel, 2016), y consacre un chapitre.

« Hier, j’ai feuilleté le catalogue des Beaux-Arts, conçu par Alain Tapié.

Il représente sous tous les angles le soulier que M.A. (1) perdit sur l’échafaud. J’ai utilisé ma loupe, retourné les dessins comme un détective examine les photos d’un cadavre. Bout pointu, replié en son extrémité, nombreuses cassures, tissu effiloché. Le soulier semble moribond, comme celle qui le portait en ce jour funeste. » (p. 53)

Pointure 36,5 et talon de six centimètres, jaune vernis bordé de soie verte et avec une passementerie froncée sur le devant. Cette description est confirmée par le témoignage laissé par Rosalie Lamorlière, la servante de la prison, témoignage retranscrit par Lafont d’Aussonne:

« Pour aller à la mort […] elle conserva ses bas noirs et ses souliers de prunelle qu’elle n’avait point déformés, ni gâtés depuis soixante-seize jours qu’elle était avec nous. » (p. 59)

L’auteur décide d’aller le voir de près, à Caen où il est exposé à ce moment-là.

Ces jours-ci, vous pouvez donc l’admirer à la Conciergerie (désolée que la photo soit de si piètre qualité, mettons ça en partie sur le compte du mauvais éclairage :-)) mais il y est bien peu mis en évidence: il y a tant d’autres choses à dire et à montrer…

(1) l’auteur a décidé d’appeler Marie-Antoinette ‘M.A.’ dans son livre – toute l’info sur le site de l’éditeur Albin Michel et premières pages à lire ici.

 

 

Y comme Yonne et Yeu

C’est depuis qu’elle est toute petite fille que l’Adrienne aime tellement lire qu’elle considère que même le dictionnaire est une lecture captivante.

Pourtant, son petit Robert édition spéciale anniversaire (voir la photo et l’article de 2017 ici) recélait encore des pages qu’elle n’avait pas ouvertes.

En effet, tout comme dans l’exemplaire précédent, en fin de volume il y a quelques annexes, dont une liste de suffixes et un aperçu des conjugaisons, ainsi que la liste des noms propres avec leurs adjectifs correspondants.

Et cette lecture-là est toujours amusante.

Surtout vers la fin, où l’on apprend que les habitants de l’Yonne sont des Icaunais et ceux  d’Yeu des Ogiens.

Par bonheur, à Yssingeaux on n’est pas Yssingeais… mais Yssingelais!

R comme Roth

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A défaut de pouvoir y aller cet été, on peut lire les merveilleux reportages qu’en a faits Joseph Roth, de ces « villes blanches » du midi de la France.

Même si on ne les a trouvés que dans une traduction en néerlandais et qu’il peut sembler un peu bête de traduire en français une traduction de l’allemand en néerlandais, tant pis on le fait 🙂

Zal de wereld er ooit uitzien als Avignon? Hoe dom is de angst van bepaalde staten, zelfs als ze Europees gezind zijn, dat de ‘eigen aard’ verloren zou gaan en dat de kleurrijke mensheid één grijze soep zou worden! Maar mensen zijn geen kleuren, en de wereld is geen schilderspalet! Hoe meer vermenging, hoe sterker de eigen aard! Ik zal deze prachtige wereld niet meer meemaken, waarin iedere mens het geheel in zich draagt […] Dan bereiken we het hoogste stadium van de humanité. En humanité is de cultuur van de Provence, van wie de grote dichter Mistral ooit verbaasd antwoordde op de vraag van een geleerde welke rassen in dit deel van zijn land wonen: ‘Rassen? Maar er is maar één zon!’ (p.57)

Est-ce que le monde un jour ressemblera à Avignon? Quelle bêtise, de la part de certains Etats, même de ceux qui sont favorables à l’Europe, quelle bêtise cette angoisse de perdre la ‘propre identité’, cette angoisse de voir l’humanité si diverse devenir une masse grise! Les gens ne sont pas des couleurs et le monde n’est pas une palette de peintre! Plus grand le mélange, plus forte l’identité! Je ne verrai pas ce monde merveilleux dans lequel chacun porte en soi la totalité […] mais c’est alors que nous aurons atteint le summum de l’humanité. L’humanité, c’est la culture de la Provence, dont le grand poète Mistral a dit un jour, étonné par la question d’un savant qui voulait savoir quelles races habitaient cette région de son pays: « Races? Il n’y a qu’un seul soleil! »

(traduction de l’Adrienne)

source de la photo ici et bio de Joseph Roth (en français) ici.

J comme Joni Junes

Lyon : La Mulatière-jonction du Rhône et de la Saône

74 651 amendes pour excès de vitesse ont été envoyées de France en Belgique, en cette première moitié de l’été 2019.

C’est ce que nous apprenait Joni Junes samedi dernier, précisant qu’avec ce chiffre nos compatriotes détiennent une sorte de record.

Vu que ce sont ceux de juin et juillet, on peut supposer que s’y ajouteront les Fangio d’août, à moins qu’entre-temps la nouvelle ait fait son chemin: non, les radars et autres caméras n’ont pas tous été vandalisés par les gilets jaunes – même s’il s’agissait de six radars sur dix – et de toute façon, nos voisins du sud se dépêchent d’en remettre d’autres en circulation, encore plus performants, paraît-il, appelés ‘radars tourelles’ et pouvant contrôler 32 véhicules à la fois sur cinq bandes de circulation, dans les deux sens et sur une centaine de mètres.

Ouf!

Sans compter les autres petites innovations, comme sur l’Autoroute du Soleil près de Lyon, entre Dardilly et Pierre-Bénite, où la vitesse maximale a été réduite à 70 km/h. Mais avec un tronçon à la Mulatière, où on ne peut plus faire que du 50.

Or Jef et Martine, parents d’élèves passant leurs vacances en Ardèche chaque année depuis plus de vingt ans, croient connaître le trajet et ses embûches par cœur…

Espérons qu’ils ouvriront l’œil en passant là!

source de la photo ici

P comme poliment et prudemment

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Combien de fois l’Adrienne a eu la question, ces derniers jours: Vous étiez déjà venue en Angleterre? Votre maman a déjà vu l’Angleterre? Votre neveu a déjà visité l’Angleterre?

Chaque fois il faut essayer de répondre prudemment pour ne pas froisser les sentiments nationaux. Le plus facile, c’est quand il s’agit de l’Adrienne:

– Oui, il y a eu ce voyage scolaire à Londres, quand elle était en cinquième (en Première), des voyages dans la région de Canterbury, comme prof, avec les élèves de quatrième (la Seconde), un autre séjour à Londres avec Monsieur Mari et bien sûr Bradford, dans le Yorkshire, il y a plus de douze ans, chez l’amie qui se marie ces jours-ci.

Mais comment expliquer poliment à un fier sujet de Sa Majesté pourquoi sa mère n’a jamais mis les pieds en Angleterre – sauf un aller-retour d’un jour Ostende-Douvres avec les beaux-parents de l’Adrienne – malgré l’envie qu’elle en avait?

Car pour le père il n’y avait qu’une destination possible, c’était la France. L’Angleterre, il ne voulait pas y mettre les pieds, sous prétexte que « quand c’est chaud c’est de la bière et quand c’est froid c’est de la soupe ».

Et Monsieur Neveu? Après ses cours d’anglais au lycée et ses deux ans d’anglais en faculté de Droit, il n’est toujours pas capable de comprendre ni de parler cette langue. Il est venu en Angleterre pour un séjour linguistique dans une famille où probablement l’échange de connaissance des langues s’est fait dans l’autre sens, vu qu’il n’en a rien retiré.

– Il ne faut pas compter sur lui pour acheter un billet de train, dit la mère, qui a potassé son mini-dictionnaire d’anglais en vue de ce voyage, histoire de remettre à jour ses connaissances acquises en secondaire, au début des années 1950.

***

photo prise depuis la terrasse du cottage de tante Ginny à Runswick Bay, avec la silhouette reconnaissable de la falaise en forme de tête de crocodile.

Stupeur et tremblements

zola J'accuseMonsieur le ministre,
À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres.
Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».
Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique.
Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?
Car oui, il s’agit bien de honte.
J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.
J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit. J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.
J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs.
J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.
J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.
Pour de sordides calculs électoraux, le gouvernement auquel vous appartenez foule aux pieds tous les principes philosophiques et moraux qui sont à la base de la constitution et de l’histoire de ce pays, et passe à côté du sens de l’Histoire. Soyez certain que l’Histoire s’en souviendra.
J’ai honte de l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence écologique, qui devrait pourtant être le seul sujet à vous préoccuper vraiment. En dehors d’effets d’annonce, rien dans les mesures prises depuis deux ans n’est à la hauteur des enjeux de notre époque. Ni sur la sortie des énergies fossiles, ni sur le développement du bio, des énergies renouvelables ou la condition animale. Votre gouvernement reste le loyal service après-vente des lobbies, de l’industrie agroalimentaire, des laboratoires, des marchands d’armes…
J’ai honte, monsieur le ministre, de ce gouvernement mal élu ( le plus mal de la l’histoire de la cinquième république) qui ne tient plus que par sa police ultra violente.
J’ai honte de voir, depuis des mois, partout en France, éclater des yeux, exploser des mains ou des visages sous les coups de la police, de Notre Dame des Landes aux Champs-Elysées, à Toulouse, Biarritz, Nantes. Le monde entier s’alarme de la dérive sécuritaire de votre gouvernement, de l’utilisation abusive d’armes de guerre dans le maintien de l’ordre, mais vous, vous trouvez que tout va bien.
Je pense à Maxime Peugeot, 21 ans, et à sa main arrachée par une grenade dans un champ de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui pouvait bien menacer à ce point la sécurité de la France, dans ce champ à vache du bocage breton, pour qu’on en arrive à faire usage d’une telle violence ? 2500 gendarmes, une opération de guerre à plusieurs millions d’euros menée pour détruire une trentaine de cabanes en bois (« il n’y a pas d’argent magique »…) et procéder à une dizaine d’expulsions… Je pense à Lola Villabriga, 19 ans, défigurée à Biarritz par un tir de LBD que rien ne justifiait et qui vit désormais avec des plaques d’acier dans la mâchoire, alors que c’était sa première manifestation. Je cite deux noms, mais vous le savez sûrement, ils sont aujourd’hui des centaines. Suivez le travail de David Dufresne si le sujet vous intéresse.
Comme vous le voyez, nous avons peu de points communs, politiquement. Et dans un monde où les distinctions culturelles seraient remises par le milieu culturel lui-même, sans intervention du politique, j’aurais accepté celle-ci avec honneur et plaisir. Mais il n’y a pas de geste politique qui ne soit aussi symbolique, et je sais déjà que si un jour j’atteins l’âge avancé où on prend son pied à exhiber ses breloques, j’aurais bien peu de plaisir à me rappeler que celle-ci me fut remise par le représentant d’un gouvernement dont j’aurais si ardemment souhaité la chute et la disgrâce.
Passons malgré tout une bonne journée,
Je crois qu’il faut beaucoup de courage – plus une bonne dose de colère et de talent – pour refuser ces honneurs et écrire un nouveau « J’accuse »
La lettre est un peu longue, je me demande si les personnes concernées l’auront lue jusqu’au bout… et surtout quelles suites elles y donneront.
source de l’illustration ici

I comme Isère, misère!

Béline a gardé la doudoune et le duvet. Elle a horreur d’avoir froid et ce matin, avec le temps qu’il fait, elle aurait préféré rester près du feu.

Et elle a dû quitter la maison si tôt qu’elle a à peine eu le temps de déjeuner, alors évidemment elle a des vertiges et en route elle a dix fois frôlé la catastrophe. Elle espère qu’elle ne devra pas prendre ces risques chaque matin, dorénavant!

Mais voilà son copain Panurge qui arrive dans la cour! Elle s’empresse d’aller froufrouter de son côté, du sirop plein la voix en s’adressant à lui, comme dans un film d’amour qu’elle a vu l’autre soir.

Et lui, le pauvre, dans un vieux réflexe machiste, se dit « J’emballe, j’emballe sec! Cette nana, elle est à moi, je le sens, ça va marcher comme sur des roulettes! »

***

Ecrit pour Les Plumes d’Asphodèle chez Emilie avec les mots imposés suivants: DUVETHORREUR – AIMER – TEMPS – FEU – FROUFROUTER – VERTIGE – SIROP – FROID – FRÔLER – FILM – ROULETTE – RISQUE – RÉFLEXE

Emilie a rajouté six mots à la collecte.  On pouvait laisser de côté les trois derniers (ci-dessus en italiques). Mais j’ai fait la totale 🙂 

***

On a parlé de l’Isère dans nos quotidiens de Flandre, pour cette affaire du plus haut comique…

Voir les articles en français ici et ici, deux exemples parmi des tas d’autres.

J’ai surtout aimé les prénoms des élèves à quatre pattes, j’espère qu’il y avait parmi eux une Béline, en hommage à Molière 🙂