N comme Nestor

Deux mille six cent vingt-quatre ans. C’est l’âge d’un cyprès qui pousse avec quelques frères et cousins dans un parc naturel de Caroline du Nord. 

N’est-ce pas magnifique, se dit l’Adrienne en sirotant son café du matin.

Mais le titre de son journal l’a d’abord induite en erreur: « één van de oudste bomen ter wereld », lit-elle, un des arbres les plus anciens. Pas le plus ancien. Pas Mathusalem. Un Nestor, donc.

La palme, si l’on peut employer ici cette expression, revient à un épicéa suédois d’environ huit mille ans.

Pourvu que les tronçonneuses leur prêtent vie… Et que les scientifiques arrêtent de prélever jusqu’au cœur de l’arbre ces baguettes leur permettant de s’amuser à des datations et autres frivolités.

Un peu de respect, que diable!

article en français ici.

B comme Bruxelles et Babelio

Ce vendredi premier mars, un cadeau dans ma boîte aux lettres, Bruxelles Omnibus de Patrick Weber, dont voici le résumé de l’éditeur:

Place forte seigneuriale, ville sœur de Madrid et de Vienne sous le règne des Habsbourg, capitale d’un royaume et de l’Union européenne, Bruxelles est l’une des plus anciennes cités d’Europe. L’une de celles qui a aussi le plus souvent changé de visage au cours de son histoire et des dominations successives (Bourgogne, Espagne, Autriche, France, Pays-Bas…). […]

Comme dans Métronome, le best-seller de Lorànt Deutsch, Patrick Weber nous fait découvrir tous ces trésors à travers les arrêts des métros, bus et trams de Bruxelles. Autant de noms – parfois pittoresques – dont la signification nous est souvent inconnue : Heysel, Maison d’Érasme, Jeu de Balle, Cage aux Ours, Petit Sablon, Porte de Hal, Botanique, Étangs d’Ixelles, Abbaye, Vert Chasseur, Vivier d’Oie…

Au fil de ses découvertes, Patrick Weber nous emmène sur les traces du grand humaniste Érasme, raconte la naissance de l’hôtel des Monnaies, ressuscite les heures glorieuses de l’abbaye de La Cambre et marche sur les pas des guerriers qui défendaient la prestigieuse porte de Hal. Sur la Grand-Place, il revient sur l’exécution des comtes d’Egmont et de Hornes, tandis que, de passage au Cinquantenaire, il retrace les grands rêves urbanistiques de Léopold II qui s’était mis en tête de concevoir la plus belle arcade d’Europe.

Envie de lire les premières pages? c’est ici 🙂
L’article du Vif (voir le commentaire de Walrus) est ici.

 

V comme vies possibles

majdalani

Poursuivre sa lecture, ne pas arriver à s’en arracher malgré l’heure tardive et le manque de sommeil, y a-t-il plus beau compliment pour l’auteur et pour son livre? 

C’est en effet un ‘page turner‘, par ses courts chapitres qui incitent à passer au suivant et qui nous mènent à grandes enjambées dans le parcours de toute une vie, à travers le déjà vaste monde du 17e siècle. 

Et c’est en même temps une belle évocation de ce monde, de cette époque, racontée sans érudition inutile, au travers de la trajectoire d’un homme d’exception, Raphaël Arbensis, dont c’est la biographie fictive. 

Fictive ou non, on s’en moque, la vie de l’époque, ses circonstances, ses lieux, ses hommes influents y sont si bien dépeints qu’on est heureux de suivre le héros depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse.

Comme dans un conte.

En à peine 180 petites pages 🙂

***

photo, résumé et infos sur le site de la maison d’édition Le Seuil, lire les premières pages ici.

E comme épée

https://www.rtc.be/playerjs/embed.php?id=1498123

L’épée de Rubens, ou faut-il dire la rapière de Rubens, était exposée au stand de la Fondation roi Baudouin.

« Charles Ier d’Angleterre [l’] offrit en 1630 à Pierre Paul Rubens ‘en remerciement pour services rendus’. Le peintre n’a certes pas été inactif en tant que diplomate et est entre autres intervenu comme médiateur dans le conflit entre l’Espagne et l’Angleterre durant la Guerre de Trente Ans, ce qui lui a aussi valu d’être adoubé par Charles Ier.

Pendant des générations entières, cette rapière a été conservée, avec son fourreau et les documents attenants, par les descendants de Rubens. L’an dernier, grâce à l’intervention du Comte Joseph van der Stegen de Schrieck, les enfants du Comte Jean-Marie van der Stegen de Schrieck ont confié ces pièces à la Fondation Roi Baudouin afin de rendre cette arme d’apparat accessible à tous. Désormais restaurée, cette épée, qui a une valeur non seulement historique mais aussi artistique, peut aujourd’hui être présentée.

L’épée est classée dans le cadre de la Politique de protection du Patrimoine de la Fédération Wallonie-Bruxelles. À l’issue de la BRAFA, elle sera confiée en prêt de longue durée au Grand Curtius à Liège, qui contient la plus vaste collection d’armes d’apparat du pays. »

- Provenance :
Derek Biront
derek.biront@metafose.be

Citation et photo prises ici où vous pourrez lire toute l’info qui vous intéresse.

U comme unité

H comme histoire

Je compte sur toi pour les précisions historiques, tu le sais, n’est-ce pas! dit-elle à la dame qui a travaillé toute sa vie à la bibliothèque communale mais est historienne de formation.

Ce soir Wim nous fera un petit exposé sur l’architecture gothique, dit-elle un autre lundi, vu qu’on a la chance d’avoir un architecte parmi nous…

Non mais hé ho! on est venus ici pour avoir un cours sur l’histoire de la musique, s’insurge mentalement l’Adrienne.

C’est à ce moment-là que la prof se tourne vers elle:

Tu voudras bien nous faire un petit cours sur la langue d’oc et la langue d’oïl, lundi prochain? Et tu nous parleras d’Aucassin et Nicolette? Et des troubadours?

Vous croyez que ça intéresse quelqu’un? a répondu l’Adrienne.

Non mais hé ho!

Z comme Zhongni Qiu

confucius

Parfois, c’est le hasard qui apporte une réponse à une question qu’on se posait depuis longtemps mais pour laquelle on n’avait jamais vraiment pris le temps de chercher. 

Le hasard, cette fois, avait la forme d’un magazine féminin que ma mère me prête pour que j’en fasse les mots croisés. Une page y était consacrée à quelques citations de Confucius.

Longtemps déjà que je me demandais comment un Chinois pouvait porter un nom si peu chinois, et par quels effets de hasard il était connu aujourd’hui sous ce nom-là et pas sous celui d’origine, Zhongni Qiu. Si la réponse vous intéresse, il suffit de cliquer sur le lien 🙂

La question suivante à présent est comment les Chinois se sont débrouillés pour pouvoir dire avec autant de précision d’un homme du cinquième siècle avant notre ère qu’il est né un 28 septembre et mort un 11 mai.

Et comment on fait pour avoir des sourcils longs de dix centimètres 🙂

***

Source de l’illustration sur wikipédia: Confucius, gouache on paper, c. 1770. Encyclopedia Britannica.