I comme idée et inspiration

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Je vous ai déjà parlé de ces commentaires indésirables qui, pour une raison que j’ignore, s’attachent en particulier à un billet sur Hubert Haddad.

Peut-être ici un début d’explication 🙂

What you said made a bunch of sense. But, consider this, what if you were to create a awesome headline? I ain’t saying your information isn’t good., but suppose you added a title that grabbed a person’s attention? I mean H comme Hubert Haddad – Adrienne is a little vanilla.
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Ce qui permet d’apprendre une nouvelle expression, it is a little vanilla… expression qui n’est pas dans mon Cambridge en ligne ni dans mon Van Daele.

Et en même temps une belle illustration du spice up your English!

Ah! les joies d’internet 🙂

en photo, des pâtisseries bruxelloises qui montrent bien que je ne suis pas vanilla, mais plutôt dark chocolate ou raspberry 🙂

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Adrienne est nulle

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– Je te laisse le smartphone du boulot, dit la carissima nipotina, comme ça tu auras une connexion internet pendant que tu seras chez moi!

– …?

– C’est très simple. Il suffit de poser ton ordi à côté et tu pourras te connecter. Je le laisserai allumé, comme ça tu n’auras pas de problèmes!

L’Adrienne toute contente coltine donc son ordi jusqu’à Ostende pour constater sur place – mais est-ce que ça étonne quelqu’un, ici? – que le truc ne fonctionne pas.

Pourquoi pas? that is the question comme disait cet autre qui traînait des idées de suicide pour moins que ça 😉

Alors l’Adrienne fait un aller-retour quotidien à la bibliothèque, où par bonheur ça marche toujours.

A condition qu’on soit un jour ouvrable, bien entendu.

Et en bonus, 45 minutes de marche à l’aller et parfois plus au retour.

Parce qu’on fatigue 😉

Puis un matin elle se dit c’est trop bête, je vais réessayer.

Et savez-vous ce qu’il fallait faire?

Passer l’index sur l’écran, allumer le hot spot du bout du doigt, connecter l’ordi…

Nulle, je vous dis!

U comme us et coutumes

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Abonnée depuis de très nombreuses années aux Notules dominicales de Philippe Didion, je les lis chaque dimanche midi avec grand plaisir.

Le passage ci-dessous m’a beaucoup fait rire, alors que j’aurais tout aussi bien pu le classer dans ma rubrique ‘Stupeur et tremblements’, tellement c’est éloigné de nos propres pratiques. 

Mais jugez vous-même 🙂

« J’inaugure aujourd’hui une pratique qui sévit déjà depuis un moment, et pas seulement dans ma profession, la formation à distance. Il est fini le temps où l’on partait en stage à droite ou à gauche, heureux à l’idée de découvrir de nouveaux horizons et de retrouver des figures perdues de vue. Une lointaine notule (n° 38, 9 décembre 2001) évoquait ces pratiques révolues :

En général, on était convoqués à 9 heures, à 9 heures 45 tous les stagiaires étaient là, la formatrice arrivait parfois avant 10 heures, un tour de table pour se présenter, arrivée de la gestionnaire pour savoir qui mange à la cantine à midi, bon, on fait une pause pour boire un café, bon, déjà 11 heures 30, on va constituer les groupes pour cet après-midi, allez, on se retrouve à 13 heures 30 pour finir à 16 heures 30 plutôt qu’à 17 heures, hein, il y en a qui on des enfants, on sait ce que c’est, à 14 heures 15 on reprenait, bataillait une demi-heure pour trouver un couillon qui accepte d’être le rapporteur du groupe, à 15 heures 30 on commençait à entendre des raclements de chaises et des claquements de cartables, vous comprenez, mes enfants à l’école, j’habite loin, j’ai un conseil de classe, allez, à demain, c’était très enrichissant. Moi, je m’en fichais, je m’inscrivais à tous les stages qui se déroulaient à Nancy pour pouvoir aller coucher à Liverdun chez Y. et J., les enfants étaient contents de me voir et de me céder une chambre, on faisait de la musique, on se couchait tard et ça me changeait de ma solitude. 

Après ont débarqué les Castafiore du Powerpoint qui lisaient fidèlement ce qui était inscrit sur leurs diapositives, on roupillait paisiblement après une croûte trop copieuse, quel beau métier. Il était temps de mettre le holà, de couper court à ces pratiques du monde d’hier. Aujourd’hui, je reste donc at home. J’ai réussi, en recopiant des liens interminables et en repêchant des identifiants oubliés depuis lurette, à me connecter sans trop de difficultés. Je me méfie du micro et de la caméra intégrées à l’ordinateur : et si l’on pouvait me voir ou m’entendre ? Donc je reste coi, j’ai mis une chemise propre, mais j’ai gardé mes chaussons, hors champ. Je constate avec soulagement qu’une chose reste immuable : les premiers mots de l’inspectrice en chef sont pour dire que le bazar, censé débuter à 9 heures, commencera à 9 heures 30. En attendant, on peut lire les messages des stagiaires qui disent poliment bonjour au fur et à mesure de leur arrivée sur le site. Une dame : “Bonjour, je suis connectée”. On est bien heureux de l’apprendre et de savoir à qui l’on confie nos enfants. D’après l’intitulé du bazar, il s’agit d’“Accompagner la mise en œuvre des ajustements des programmes de français collège”. Des programmes qui datent d’un an et qui sont déjà modifiés, j’ai bien fait de ne pas les étudier en profondeur. J’écoute religieusement l’inspectrice en chef dérouler son laïus, admirant son implication et sa conscience à l’heure où son esprit doit être occupé pas le sort qui sera le sien quand le nouveau découpage des rectorats suivra celui des régions et qu’elle recevra ses ordres de Strasbourg. C’est vite ennuyeux (je m’occupe, je classe des photos, je notule) mais parfois drôle : quand le son est coupé, trente personnes envoient un message (il y a un cadre “chat”) pour dire que le son est coupé. Quand il revient au bout de vingt secondes, ils sont cinquante à dire que le son est rétabli. Fin des hostilités à midi, j’ai appris des choses, j’en ai noté, sans pouvoir m’empêcher d’être déprimé par le fossé qui existe entre ces belles paroles prononcées depuis la forteresse rectorale et la réalité que je vis. Les hyperactifs interactifs disent merci, le flagorneur de service, qui vient de franchir dans le bon sens le seuil de pauvreté, ajoute même “c’était très enrichissant”. La “classe virtuelle”, c’était le nom du bazar, est enregistrée et peut être rediffusée. Ça peut aider ceux qui ont du mal à trouver le sommeil. En attendant, j’éteins l’ordinateur, retourne à l’époque où je vis et allume le transistor pour écouter Le Jeu des mille francs. »

Philippe Didion, Notules dominicales, 14 octobre 2018, notule 810.

Merci d’avoir donné l’autorisation pour le publier ici!

Photo prise à la gare de Péruwelz, rue des Français 🙂

Septième ciel

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Vous le savez, l’Adrienne vous l’a souvent dit, comme elle est heureuse de chaque commentaire reçu. Heureuse et reconnaissante.

Chaque matin, en faisant le ménage sur son blog – car elle le ramone quotidiennement, comme le petit Prince les volcans de sa planète, même celui qui est éteint, on ne sait jamais –  elle trouve les commentaires les plus dithyrambiques dans les spams. A bloquer et à jeter, comme les pousses de baobabs 🙂 

Petit florilège pour vous emmener au septième ciel de la blogosphère WordPress… la syntaxe et l’orthographe sont gardées dans leur état d’origine, à votre appréciation 🙂  

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P comme plancher et Picomtal

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C’est en s’extasiant sur les beautés de ce tableau de Caillebotte que l’Adrienne est tombée sur un bouquin qui l’utilise pour sa couverture. Du moins en partie, puisqu’il y a trois « raboteurs » de plancher sur le tableau.

Ainsi, de fil en aiguille, elle tombe sur une de ces merveilleuses actions du hasard: un historien en vacances arrive dans une maison d’hôtes dont on a refait une partie du parquet. Et sous certaines lattes, on a découvert des bouts de planches sur lesquelles le menuisier de l’époque (1880-81) a écrit une ou deux phrases. On en a trouvé ainsi 72.

Ça peut sembler peu, 72 phrases, pour en extraire un récit de vie de tout un village mais ça a suffi, grâce aux noms, aux dates, à un tas de sources vérifiables.

Comme l’explique l’auteur dans sa conférence (en lien ci-dessous), Joachim Martin, le menuisier de 1880, écrit en toute franchise une sorte de testament sur sa vie: il sait qu’il ne sera lu que dans une centaine d’années, quand il faudra refaire le plancher, et que tous ceux qu’ils mentionnent seront morts. Comme lui-même, d’où la phrase clé mise en couverture du livre.

Vidéo de la conférence donnée par l’historien à l’Ecole nationale des Chartes. Je cite:

Les écrits laissés par les gens du peuple sont rares, d’où l’intérêt de cette source totalement inédite, que constituent les 72 phrases laissées par un menuisier des Hautes-Alpes sous le plancher qu’il était en train de poser au château de Picomtal en 1880-1881. Une fois les phrases transcrites, l’enquête a pu commencer. Elle a révélé qui était le personnage qui avait ainsi voulu livrer son témoignage à la postérité, mais aussi dans quel environnement il évoluait. Sachant qu’il ne sera pas lu avant cent ans, il se livre et n’épargne personne dans le village, offrant une peinture acérée des mœurs de son temps. Conférence de Jacques-Olivier Boudon, professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, donnée à l’École des chartes, le 19 mars 2018, dans le cadre du cycle «Les grandes voix». 

Photo et plus d’info sur le site de la maison d’édition Belin.

S’il est vrai qu’un plancher n’a qu’une durée de vie de cent ans, conclut l’Adrienne, celui de l’étage devra être refait en 2022. Qui sait ce qui s’y trouvera 🙂

J comme je (dé)bloque

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Comme le petit Prince sur la planète, il faut faire régulièrement la toilette de son blog. Chez WordPress, ça s’appelle les « commentaires indésirables ».

Alors parfois, comme le petit Prince devant la naissance d’une nouvelle brindille, on ne sait pas encore si ce sera une rose ou un baobab.  

« My family members every time say that I am killing my time here at net, but I know I am getting experience daily by reading such nice content. »

Bloquer ou débloquer?

Il me semble que sous ce parfum de rose se cache un baobab 🙂

X c’est l’inconnu

Impossible de savoir où on arrivera – même en faisant de savants calculs – d’ici jusqu’à l’échéance finale et la disparition totale de l’ancien blog chez skynet, disparition annoncée pour le premier juin.

Entretemps s’est engagé un contre la montre pour enregistrer les billets des dix années passées – surtout leurs photos, en fait – revalider les liens internes et rendre à chaque billet ses tags afin de les retrouver…

Si l’on sait qu’il faut à l’Adrienne environ quatre-vingts minutes pour valider les billets d’un mois, qu’il y a douze mois dans l’année et dix ans de blog…

OK, vous avez saisi 🙂

Impossible donc de savoir où on sera arrivé au moment de l’échéance finale mais comme disait l’autre, point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer 🙂