G comme gagnants, gagnante

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Au fil des corrections, Madame envoie des petits messages du genre « Bravo, tu es le gagnant/la gagnante du test d’écoute! ».

Ou de la compréhension écrite. Ou de la question sur la phrase interrogative. Et cetera.

Mais en lisant certaines phrases, elle se demande si la plus grande gagnante, ce n’est pas elle 🙂

Jugez donc de la sagesse de cette moisson de décembre 2018 et décidez du gagnant:

Est-ce Leo: « Il faut savoir pardonner »,

Casper: « Je n’ai pas besoin d’avoir un portable »,

Lara: « Il n’est pas nécessaire de connaître l’avenir »

ou ceux qui inconsciemment consolent Madame d’avoir dû quitter son vert paradis et sa belle demeure: « Pour être heureux, on n’a pas du tout besoin d’une grande maison » ou de devoir vivre sans ses chats: « On peut très bien se passer d’animaux domestiques ».

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D comme demeure princière

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Visiter la maison Autrique, c’est entrer dans un lieu où l’on se sent bien, immédiatement. Où l’on voudrait rester. Pas seulement pour s’y attarder longuement, mais pour y vivre. 

Tout y respire la beauté. Tout y est bien pensé, bien agencé, lumineux, confortable.

Magnifiquement restaurée, cette oeuvre du jeune Victor Horta est un bijou, jusque dans ses moindres détails.

Et côté jardin, il y a même de la place pour un magnifique piano à queue 🙂 

Photo prise fin septembre, à Schaarbeek, 266 chaussée de Haecht – d’autres photos et toute l’info sur la maison, ses habitants, sa restauration ici – merci à Tania de m’avoir accompagnée dans cette visite!

T comme terrain d’entente

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Tu verras, tu ne le regretteras pas! C’est exactement ce que tu cherches! La vraie maison de famille, de celles qui se transmettaient autrefois de génération à génération, avec son grenier plein de souvenirs, son cellier, ses hautes fenêtres aux volets de bois, un vrai perron avec des vasques de fleurs, un jardin bien aménagé, avec de grands arbres et une belle allée tout autour… Le rêve!

Et le prix, je t’ai dit le prix, n’est-ce pas que c’est renversant, tout ça pour une somme finalement dérisoire, ça ne se trouve que dans ces coins de province où on ne se rend pas compte de la vraie valeur marchande d’une aussi belle demeure!

Et l’intérieur! Ah! l’intérieur! tout est encore authentique, du sol au plafond! Les tomettes anciennes, les moulures, les boiseries, les baignoires aux pieds de lions, tout je te dis! Moi quand je l’ai vu, j’en suis restée muette! Je te le dis en confiance, faut pas hésiter, téléphone tout de suite au notaire pour lui signifier ton accord. Tu imagines que ça te passe sous le nez?

Non, elle n’imaginait pas. L’affaire a été vite conclue.

Vingt ans bientôt que personne n’en voulait, de cette baraque. Surtout depuis qu’on savait quelles intentions avait la commune concernant les terrains des alentours…

Si tu réussis à la refiler à quelqu’un, avait dit Maître P***, je t’offre 15% sur la vente. Rubis sur l’ongle.

***

Tableau et consignes chez Lakévio, que je remercie!

G comme goutte

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En ces mois de disette, on est si heureux de voir tomber trois gouttes qu’on sort vite l’appareil pour immortaliser ce moment magique.

Mais il n’en tombe pas une de plus. L’herbe, les plantes et l’Adrienne restent sur leur soif 😉

En visite jeudi dernier chez l’amie V*, on sourit en regardant les enfants patauger dans une grande piscine gonflable.

– On l’avait déjà installée et remplie en juin, dit l’amie d’un air d’excuse, c’était avant qu’il y ait des réglementations à cause du danger de pénurie…

Les enfants rient, s’ébrouent, sortent de l’eau sans même prendre la peine de se sécher.

– Elle est froide! disent-ils.

Elle est généralement entre 24 et 27°, ça dépend si on l’a recouverte pour la nuit ou pas.

– Vous ne connaissez pas votre bonheur, pense l’Adrienne.

Z comme zandbak

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– Je retourne à mon bac à sable (1), dit l’Adrienne en quittant une maison amie, un vendredi soir.

Ça fait bien rigoler tout le monde, même l’Adrienne, que peut-on faire d’autre.

Du sable, il y en a partout, surtout entre les doigts de pieds.

Il ne manque que la mer…

(1) « Ik keer terug naar mijn zandbak », voilà ce qu’elle a dit, d’où le titre du billet 🙂

 

 

V comme village-en-ville

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Comme à l’époque d’Albert et Julia, ce village dans la ville que forment mes deux coins de rue abrite une dame dévote, un monsieur qui astique sa belle voiture, un autre son jardinet.

Mais aujourd’hui chacun a au minimum deux téléphones.

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Comme à l’époque de la cousine Marguerite, il y a la dame qui entre « par derrière », le monsieur qui passe son temps sur le pas de sa porte, les enfants qui jouent.

Mais le facteur ne rentre plus chez personne.