Précoces premiers

– Sans blague! s’est exclamée l’Adrienne en arrivant au parc samedi dernier.

Les premiers marrons, bien brillants, bien ronds, étaient visibles à terre ici et là.

C’est l’automne en été.

Mais bon, vous aussi vous l’aurez sûrement remarqué 😉

Bonne rentrée scolaire à ceux que ça concerne!

Stupeur et tremblements

Il y a quelques années, l’Adrienne a vu un reportage sur les femmes des Émirats arabes et une des choses qui l’ont frappée, c’était le manque crucial de vitamine D chez la plupart d’entre elles, sinon toutes, alors qu’elles vivent dans un pays qui ne manque pas de soleil.

Mais voilà, celles que montrait le reportage passent de leur intérieur climatisé à la voiture climatisée au shopping mall climatisé et sont si bien enveloppées de tissus que le soleil n’atteint jamais leur peau.

– C’est tout de même incroyable! s’était exclamée l’Adrienne.

Puis ces jours derniers elle y a repensé: elle fuit le soleil, cache sa peau d’ultra-blanche, reste à l’intérieur dès que le thermomètre grimpe…

Ce n’est évidemment pas comme ça qu’elle va atteindre le bon niveau de vitamine D!

Et elle n’a même pas eu la présence d’esprit d’investir dans une chambre hôtel climatisée 😉

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Mais que lit-elle ce matin?

En plus d’être énergivores, les systèmes de climatisation réchauffent davantage la planète qu’ils ne refroidissent nos intérieurs.

Allons, on remballe ses envies de fraîcheur factice, on va vers l’automne 😉

P comme paon

Debout sur la clôture, un paon rêvassait.
Pesait le pour et le contre.
J’y vais? j’y vais pas?

Dans l’enclos, des poules blanches picoraient.
Le coq surveillait.

Et le paon? que faisait le paon?
Il rêvassait.
J’y vais? j’y vais pas?

Il finit par se décider à ne rien décider:

– J’irai demain. Aujourd’hui, il y a trop de brouillard.

C’est très surfait, la liberté 😉

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photo prise dans le brouillard épais du 13 janvier dernier

Z comme zalig!

C’était jour de grand vent à Ostende et sur la plage rugissante, avec la marée montante, il n’y avait que quelques adeptes de cerfs-volants.

La digue aussi on l’avait quasiment pour soi seul, il fallait se tenir penché pour ne pas être renversé par la rafale et réussir à avancer un peu tout de même.

Alors quand l’Adrienne a croisé une dame luttant dans l’autre sens contre les éléments, elle a reconnu cette étincelle de bonheur dans ses yeux (bleus) et lui a lancé un:

Zalig, hé!

« Zalig« , c’est le degré supérieur de ce qui est agréable et rend heureux 🙂

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photo prise à Ostende le 22 octobre

I comme Indonésie

100ème devoir de Lakevio du Goût

devoir de Lakevio du Goût_100.jpg

Une jeune femme court sous la « drache«  et on pense d’abord chansons, Singing in the rain, Un petit coin de paradis contre un coin de parapluie, Toute la pluie tombe sur moi

Puis on se demande ce qui alimente les conversations chez le coiffeur ou le boulanger, dans les pays où le soleil brille toujours.

Pour finalement en venir à tous ces clichés qui ont la vie dure.
Pluvieuse, la Bretagne?
Voyez les statistiques en bas de ce billet: la ville française qui reçoit le plus de jours de pluie sur l’année, c’est Pontarlier: 134 jours.
Pluvieuse, la Belgique? 131 jours de pluie à Malmedy – ce qui confirme la sentence de belle-maman: à Ostende il ne pleut pas, le vent emporte les nuages à l’intérieur du pays 😉

Bref, pour ceux que le climat intéresse, voyez tous les graphiques par continent ou subcontinent ici.

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., Budget Direct
source ici

Merci à Monsieur le Goût pour le tableau et la consigne:

Mais où va-t-elle ? Pourquoi ? N’aurait-elle pas pu choisir un autre moment ? Mais pourquoi diable semble-t-elle si pressée ? D’ici lundi vous aurez sans doute eu une idée. Et peut-être en aurais-je eu une…

., Budget Direct
source ici

E comme éclipse

Alors que sur toutes les chaînes les météorologues sont consultés chaque jour cet été pour répondre à la question si août sera aussi « pourri » que juillet, l’Adrienne a été bien contente de ne voir que des soleils voilés et d’avoir des températures qui n’excèdent pas 21°.

Photo prise le 29 juillet entre Dinant et Houx.

V comme vin orange

Avoir eu à la fois un père et un mari tous deux très partageurs de leurs connaissances encyclopédiques dans le domaine du vin n’empêche pas que, quand l’Adrienne a vu le titre disant que « les vins oranges sont à la mode« , elle a d’abord lu et compris « vin d’oranges« .

Probablement parce qu’elle avait en tête l’amie Colo, sa recette de gâteau à l’orange de son jardin des délices sur son île merveilleuse, alors en plein dans la tourmente Hortense.

C’était le week-end dernier, et ici la nouvelle ne nous était même pas parvenue.

Ni celle de la mode du vin orange.

Question existentielle

Leidt droogte tot meer Belgische quinoa?

Les séances d’applaudissement et de vénération virtuelle sont à peine terminées – sans avoir toutefois apporté un salaire plus décent aux infirmières – qu’on voit fleurir de nouvelles préoccupations à cause de la sécheresse persistante et du manque d’eau.

Avec parfois une ouverture sur quelque chose de neuf et de positif, comme cette question recevant une réponse affirmative : « Leidt droogte tot meer Belgische quinoa?« , est-ce que la sécheresse fera qu’on cultivera davantage de quinoa en Belgique?

Oui, dit l’article, puisqu’un champ ensemencé en avril n’a pas eu de pluie et les plantules sont allées chercher l’humidité du sol jusqu’à une profondeur de 50 centimètres, alors que nos cultures traditionnelles (la betterave, la pomme de terre…) souffrent énormément…

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texte écrit pour Olivia Billington avec les mots imposés suivants: fleurir – capharnaüm – ouverture – salaire – vénération – sécheresse – manque.

Merci Olivia!

article et source de la photo ici.

F comme froid

Antverpia Mercatorum Emporium

Il faisait excessivement froid, les derniers jours de janvier 1841. Les rues d’Anvers étaient en habit hivernal et brillaient d’un blanc intense; la neige ne tombait pas en doux flocons, n’enchantait pas le regard par la danse de ses milliers de petites plumes; au contraire, elle tombait dru et fouettait comme des grêlons les vitres des maisons fermées – le vent aigre venant du nord chassait vers la chaleur du poêle la plupart des gens qui se risquaient sur leur seuil.  

Het was uitermate koud in de laatste dagen der maand Januari 1841. De straten der stad Antwerpen hadden hun winterkleed aangenomen en glinsterden van zuivere witheid; de sneeuw viel echter niet bij zachte vlokken, noch verheugde het oog met hare duizende dooreenspelende pluimkens; integendeel, zij viel kletterend en als hagel tegen de vensterglazen der geslotene huizen, — en de bittere noordewind joeg de meeste burgers, die zich op hunne dorpels vertoonden, terug naar de gloeiende kachel.

Wat Eene Moeder Lijden Kan, in De Volledige werken van Hendrik Conscience. Brussel, A.N. Lebègue & Co., 1884 (la première édition date de 1843)

Incipit – traduction de l’Adrienne – à lire en entier sur de nombreux sites, dont celui du Gutenberg Project. – source de l’illustration ici (vue d’Anvers/Antwerpen – musée Vleeshuis) – idée de billet inspirée par Walrus et son commentaire d’hier 🙂