20 miracles de la nature (3 bis)

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Bien sûr, il y a ce petit miracle annuel des premiers chants d’oiseaux, des premières fleurs, des bulbeuses qui sortent de terre ou des bourgeons qui grossissent.

Mais dans ce qui était – il y a quatre ans – le potager de l’Adrienne, des légumes continuent de germer et de pousser sans qu’une main humaine ne s’en soit occupée.

Il a suffi de laisser monter en graines quelques oignons, plants de mâche ou de roquette, et ils reviennent fidèlement pendant les trois années suivantes. 

Ce qui n’empêche pas vos voisins de croire que vous avez un jardin « de mauvaises herbes » 😉

 

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O comme oligocène

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Oui, c’est magique!

Ce que vous croyez être une sculpture moderne est en réalité une « gogotte« , c’est-à-dire « une concrétion gréseuse qui allie fortuitement quartz et calcium. Sa forme onirique, qui paraît empruntée à l’art contemporain, est due en réalité à l’érosion naturelle du sol au fil des millénaires. Œuvre minéralogique, chaque gogotte revêt une forme unique, quasi mystique, qui ouvre l’imaginaire individuel à des interprétations infinies.
Réputé pour sa pureté et sa finesse depuis le XVIIe siècle, le sable de Fontainebleau donne à la gogotte son aspect porcelainé. » (fin de citation d’Alain R. Truong)

Celle exposée à la Brafa est énorme et en lisant l’étiquette on a un instant de doute: gogotte? 30 millions d’années? est-ce une blague?

Non, ce n’en est pas une: voilà une sculpture « naturelle » qui nous renvoie en direct à l’oligocène.

Si ça vous intéresse, vous pouvez aller voir ici ou ici à quoi la faune et la flore ressemblaient il y a 30 millions d’années.

D’homme il n’était point encore question 🙂

Photo prise le 2 février à la Brafa, au stand Theatrum Mundi, qui propose un cabinet de curiosités pour le 21e siècle. 

T comme tout beau, tout blanc

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Quand il a commencé à neiger mardi matin, Madame était en classe avec ses élèves de cinquième (la Première) et ils ne l’ont remarqué qu’en sortant dans le couloir, à neuf heures et quart. Sans doute parce que la classe était bien éclairée et qu’il faisait encore un peu sombre dehors.

Madame n’a pas été la dernière à s’écrier avec émerveillement « Oh! il neige! » et depuis la récré de mardi à dix heures, toutes les pauses sont désormais très physiques: au lieu de se coller aux radiateurs en grignotant des sucreries, grands et petits se ruent dehors pour des batailles de boules de neige.

Madame aussi a aimé marcher dans la neige, comme sur la photo ci-dessus, prise mercredi matin sur le chemin de l’école.

Il est question d’aller faire du ski de fond en Hautes-Fagnes jeudi prochain avec les 16-18 ans… Les klimaatspijbelaars choisiront-ils la sortie sportive ou le pavé bruxellois?

Les paris sont ouverts 🙂

20 miracles de la nature (2 bis)

2018-12-31 (45)

Dès le premier jour sur le sol islandais, je me suis posé la question de savoir ce qui était le plus grand « miracle de la nature ».

Était-ce cette eau chaude qui sortait de terre ou le fait que des milliers de gens venaient de tous les continents pour l’admirer?

Était-ce cette magnifique cascade ou ces milliers de gens qui grelottaient sous trois à cinq couches de vêtements pour la prendre en photo?

Était-ce ce volcan ou le fait que cette foule bravait l’épais brouillard et la nuit polaire dans le vain espoir de l’entrevoir?

O comme outrage

2019-01-03 (21bis)

Surtout, dit la dame, faites-nous plaisir et n’appelez pas nos chevaux islandais « des poneys« ! Ce serait leur faire injure et à nous aussi! Ce ne sont pas des poneys! Ce sont de petits chevaux. Ils sont forts comme de vrais chevaux, ils sont robustes, mais très doux, très conciliants, et peuvent même passer l’hiver dehors.

Je pense, dit la nipotina – qui depuis qu’elle fait de l’équitation en connaît un brin sur les équidés 🙂 – qu’il faudra lui donner la définition du mot poney!

Au manège ostendais où elle va, il y a des poneys plus grands que ces petits chevaux. Des poneys très robustes, forts, doux et conciliants.

Alors amis lecteurs, voyez la photo ci-dessous et jugez par vous-même s’il faut insulter la fierté islandaise et appeler ‘poney’ ce petit cheval:

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En quoi, d’ailleurs, serait-ce outrageant d’appeler poney un poney?

N comme nature

 

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C’est la nature qui a le dernier mot, disent tous les Islandais à qui on parle, qu’il s’agisse d’éruptions volcaniques ou d’aurores boréales.

Bien sûr, c’est évident.

Mais il est dans la nature de l’homme de suivre la sienne 😉

Ainsi, après avoir été maintes fois avertis du danger de la puissance des vagues de l’Atlantique à Reynisfjara, certains tiennent quand même à se faire peur ou à défier les éléments, et reviennent mouillés de leur promenade en bord de mer. Encore heureux qu’ils en reviennent, riant et s’ébrouant. D’autres ont été emportés.

Ainsi, nombreux sont ceux qui, où que l’on soit, ne voient le pays qu’au travers de leur smartphone. Leur temps se passe à prendre des photos, les regarder, les trier, en jeter, en envoyer sur les réseaux sociaux. La jeune fille à côté de moi dans le bus y a passé toute sa journée.

Ainsi, deux petits enfants sur cette plage de sable noir, font ce que font tous les enfants en vacances à la plage, ils construisent un château et tracent des fossés, des routes. En n’utilisant que leurs deux mains qu’ils finissent par sortir de leurs moufles – blanches, à l’origine 😉  – malgré le froid. 

M comme manque

Sur les vols Icelandair, on a la possibilité de passer le temps à regarder des films, des documentaires, des séries télévisées. Chacun sur son petit écran encastré dans le siège devant soi. Plus de conversation, plus de lecture.

A l’aller, l’Adrienne a consciencieusement admiré tous les documentaires sur l’Islande.

Au retour, elle a eu l’occasion de voir quatre des cinq épisodes de Kokkaflakk, une émission dans laquelle le chef Ólafur Örn Ólafsson va rendre visite à un chef islandais installé à l’étranger: Paris, Berlin, New York… et un petit patelin belge: Ypres.

Le format est des plus classiques: on suit le parcours du chef, il montre un pan de sa vie privée et professionnelle dans sa patrie d’accueil, il fait goûter sa cuisine à Ólafur Örn Ólafsson, qui trouve évidemment tout fabuleux 🙂

Ses questions aussi sont (forcément) à peu près les mêmes pour chacun, jusqu’à la question finale:

– Qu’est-ce qui te manque le plus, ici?

Si vous croyez que le jeune chef installé à Paris avec son chien pour unique compagnon va dire ‘ma famille’ ou ‘mes amis’, vous vous trompez. Il répond: la nature. Après, on le voit se promener avec son toutou-nez-plat-courtes-pattes dans un des bois parisiens.

Même question et même réponse pour le New-New-Yorkais ou le Berlinois – ça ne fera pas plaisir aux Berlinois, qui trouvent leur ville si verte et si aérée – « la nature! ».

Et le Belge d’adoption, que dit-il?

Qu’il est parfaitement heureux en Belgique 🙂

Brave cœur! Faudra que l’Adrienne aille découvrir son resto 🙂

souvenir

photo de décembre 2015, le chef, son épouse (belge) et l’aînée de leurs deux enfants – photo de Faye Pynaert, source ici.