7 tentatives

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A la question « qu’est-ce qui te faisait rêver, quand tu étais enfant? », la carissima nipotina a répondu « Faire du cheval! » 

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Or, comme il lui a été conseillé de réaliser un de ses rêves d’enfant, elle a commencé les leçons d’équitation, il y a quelques mois. Et monter toute seule sur le dos de la bête, c’est déjà un exploit! 

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Depuis la semaine dernière, elle a aussi acquis l’équipement complet de la cavalière, culotte, guêtres, bombe, gants… C’est pourquoi, le reportage photos promis a été programmé pour dimanche dernier. 

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Voilà donc l’Adrienne dans un manège, pour la première fois de sa vie. Elle aussi, c’est vrai, rêvait de pouvoir monter à cheval. Mais voir sa nipotina sur le dos d’Idéal suffit à son bonheur. 

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Evidemment, un cheval, ça bouge, ça passe du petit trot au petit galop dans un espace finalement assez réduit. Evidemment, il y a toujours quelqu’un qui vient se placer devant l’appareil. Evidemment, on voit plus souvent la nipotina de dos que de face ou de profil. Evidemment, c’est un peu flou. 

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Et pendant une heure entière, l’Adrienne a fait tentative sur tentative pour immortaliser l’instant… 

Le principal avantage des photos floues et plus qu’à moitié ratées, c’est qu’on peut les montrer sur le blog sans risquer qu’un passant reconnaisse la nipotina dans la rue tongue-out 

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K comme kot

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C’est ici, dit la carissima nipotina, au numéro 14, que j’ai été en kot pendant toute la durée de mes éudes… 

Des années heureuses, pleines de souvenirs qu’elle chérit et aime raconter, elle qui prétend n’avoir aucune mémoire. 

Il y avait un toit plat à l’arrière, dit-elle, et la propriétaire nous interdisait d’y aller, parce qu’on l’abîmait et après il y avait des infiltrations d’eau… 

Mais bien sûr, on s’y installait quand même, avec tables et chaises, et on y organisait des fêtes… 

L’Adrienne se dit « pauvre kotmadam » mais se tait sagement, pendant que la nipotina, emportée par son récit, continue en riant: 

Alors notre kotmadam a condamné la fenêtre qui donnait accès au toit, elle y a fait clouer des planches, mais tu penses bien, avec un kot plein d’étudiants ingénieurs en bâtiment, combien de temps ces planches y sont restées! On a tout arraché vite fait et les fêtes sur le toit ont continué. 

Elle soupire de bonheur en l’évoquant. 

Les fêtes qu’on organisait à notre kot étaient célèbres dans toute la ville… 

L’Adrienne l’imagine aisément. 

Je me demande bien, conclut la nipotina après un instant de réflexion, pourquoi depuis lors ce kot est à l’abandon… 

La kotmadam, se dit l’Adrienne, a dû en avaler les clés de dépit et de découragement.

H comme hélas non!

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« Et tout va rester ainsi jusqu’à la fin des temps gravé dans la Toile? N’y aura-t-il jamais personne pour corriger les erreurs ou supprimer ce qui s’est collé à moi comme une indésirable ventouse? » se demandait dame Lucette Desvignes avant-hier. 

« Hélas non! » lui a répondu l’Adrienne, à qui ça a tout de suite rappelé une histoire de sa carissima nipotina et de ses chats. 

Alors qu’elle était à la recherche d’un nouvel emploi, elle a voulu savoir ce qu’un employeur éventuel trouverait sur elle en un simple clic dans un moteur de recherche. A sa grande surprise, elle a retrouvé toutes ses coordonnées à cause d’une annonce passée il y a des années via le site de la Croix-Bleue de Belgique. 

Annonce éliminée depuis longtemps du site de la Croix-Bleue, mais impossible à éliminer de ce grand foutoir qu’est la Toile. 

Oui, le mot foutoir est à la mode chez l’Adrienne, en ce début de 2018 tongue-out

Première fois

père,vie quotidienne,ça se passe comme ça

Dans la famille de L’Homme, tuer sa nourriture n’a jamais causé d’états d’âme: canards, poulets, faisans, lapins, lièvres, cochons, agneaux passaient à la casserole, sans avoir, assurait-on, eu le temps de s’en rendre compte. 

L’Adrienne se satisfaisait de cette assertion mais détournait la tête. 

Aux grandes occasions, c’était l’Homme aussi qui plongeait les homards et les crabes la tête la première dans le court-bouillon. 

Depuis que l’Adrienne fête Noël et/ou Nouvel An avec sa carissima nipotina, elle se trouve devant ce dilemme: la nipotina ne conçoit pas ces fêtes sans homard et l’Adrienne ne se voit pas tuer elle-même sa nourriture. 

Pendant quelques années, elle les a commandés chez un traiteur. Ça n’a pas trop changé la donne: en contemplant la bête couchée dans son assiette, l’Adrienne se disait que très probablement sa mort aurait été plus douce – c’est-à-dire plus prompte – si elle avait eu le courage de s’en occuper elle-même. 

Comme cette année, pour la première fois. 

– C’était une bien brave bête, disait son père en se léchant les doigts. 

*** 

photo de l’été 2004 

 

 

Z comme Zandkorrel

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J’aimerais bien, dit l’Adrienne à sa carissima nipotina, disparaître pendant tout ce temps de Noël. Oui, disparaître. Ou alors trouver un endroit sans « tout ça ». 

La nipotina ne comprend pas bien cette envie: pour elle, Noël et Nouvel An, c’est champagne et homard, avec beaucoup de bougies autour. Tout ce qu’elle aime. 

Ce même week-end, l’Adrienne, qui a de la suite dans les idées, est allée au musée de la ville pour y écouter un petit concert de chants de Noël. 

De Zandkorrel (le grain de sable), c’est une chanteuse, une violoniste, un pianiste. Ils ont joué/chanté et fait chanter le public. 

Surtout l’Adrienne, assise au premier rang cool 

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Et la nipotina, vous demandez-vous, qui aime tant Noël, où était-elle? 

Sur le dos d’un cheval, sa nouvelle passion-du-dimanche depuis trois semaines cool

Stupeur et tremblements

stupeur,actualité

Voilà une rubrique qui se nourrit sans problème, il faut même prendre un ticket et faire la queue au portillon: le comportement du genre humain est source constante de stupeur et tremblements, en tout cas quand on s’appelle Adrienne. 

De quoi s’agit-il cette fois? 

D’un avion de Swiss Airlines en route pour Zürich qui a dû faire un atterrissage (non prévu) à Stuttgart. 

Pourquoi? 

Parce qu’une dame était devenue fort agressive envers le personnel de bord après qu’on avait dû lui annoncer qu’on était désolés, mais que non, malheureusement, il n’y avait plus de champagne. 

Plus de champagne! 

L’histoire est relatée ici. Mais vous connaissez l’Adrienne, vous savez qu’elle ne vous raconte pas de carabistouilles

Imaginez que vous soyez un des 43 autres passagers, qu’au lieu d’arriver bien à l’heure à Zürich, vous soyez obligés de poireauter quarante-cinq minutes sur le tarmac de Stuttgart… 

Bref, tout ça pour vous demander un conseil: si vous connaissez un bon champagne pas trop cher, l’Adrienne est preneuse, elle n’a encore rien au frigo pour la venue de sa carissima nipotina cool 

*** 

la photo est une déclaration d’amour 

wij zien jullie graag 

nous vous aimons 

Passez un bon week-end!

Quadrature du cercle

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Cette année, dit l’Adrienne à sa carissima nipotina, je n’ai pas trop le courage d’aller au grenier chercher les décorations de Noël… Ni le courage, ni l’envie. 

La nipotina venait justement de trouver l’endroit où elles étaient « zo gezellig« : en plus de la déco déjà si abondante en temps normal, photos, animaux empaillés, vieilleries diverses, les propriétaires avaient réussi à rajouter des guirlandes, des lampions, des boules multicolores, des couronnes de faux houx, des mini pères Noël faisant du ski entre les bougies sur les tables… 

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Surtout, poursuit l’Adrienne, que je suis particulièrement frileuse cet hiver et que pour aller au grenier, je dois ouvrir la trappe au plafond de la salle de bains… et hop! toute la chaleur va s’en aller d’un coup! 

Mais l’Adrienne voyait bien ce que la nipotina pensait de toutes ces mauvaises raisons… Pas de déco? Pas de sapin? Impensable! C’est l’occasion où on oublie qu’on est écolo: il faut le vrai sapin, des tas de bougies, du brillant, du rutilant, du clinquant. On repensera à la planète après les fêtes. 

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Bon, a conclu l’Adrienne, j’irai au grenier dimanche, dès que je suis rentrée. 

Ainsi fut dit, ainsi fut fait. 

Reste à transbahuter un petit sapin. A lui trouver une place. 

Tu le planteras dans ton jardin, après, a dit la nipotina. 

Je me demande bien où! a pensé l’Adrienne, mais elle s’est tue. 

*** 

photos 1 et 2 prises samedi soir dans le resto favori de la nipotina 

photo 3 un sapin à l’hôtel de ville d’Ostende, sous la plaque commémorative de la visite du shah d’Iran