X c’est l’inconnu

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Vous le savez, vous, combien d’années il vous reste à vivre?
Non, bien sûr.
Sauf à tenir compte de quelques lois de la nature et des statistiques, évidemment.

C’est ce qu’ont dû se dire les trois enfants de cette vieille dame (93 ans).

Comme les réunions familiales sont interdites, ils ont fait preuve de créativité, loué un camping-car pour une journée, embarqué la vieille dame et fait avec elle un ‘tour de Flandre’ pour lui permettre de rencontrer tous ses petits-enfants, d’Ostende à Bruxelles et à Sint-Katelijne-Waver (province d’Anvers).

A chaque halte, elle a pu profiter d’un moment ‘en vrai’ avec un petit-fils, une petite-fille, confortablement installée dans son camping-car.

En toute sécurité.

Et avec toutes les commodités 😉

N’est-ce pas mieux qu’un Christmas movie dont le titre serait « Il faut sauver Noël » 🙂

V comme vieille dame

Quand le matin de Noël le téléphone sonne chez l’Adrienne, elle décroche de sa voix la plus joyeuse, croyant souhaiter une bonne fête à sa mère.

Mais c’était la vieille dame.

C’est vrai qu’elle rappelle régulièrement depuis le 9 août et qu’elles ont ensemble à chaque fois à peu près la même conversation.

Mais qu’importe.

Ça fait drôlement plaisir.

***

Tous mes vœux de succès à une autre Vieille dame, celle de Bonheur du Jour!

Bravo pour cette centième 🙂

T comme trois cent quarante

Vous le savez déjà, Madame est très fière de ses anciens élèves, de celui qui ratisse des feuilles dans le parc comme de celui qui a été applaudi summa cum laude à son doctorat en astrophysique.

Alors évidemment elle est très fière aussi de celui qui est travailleur social dans la maison de quartier.

Très fière qu’il soit heureux et fier d’avoir pu distribuer 340 repas de Noël, préparés par des bénévoles pour ceux qui, dans notre ville, vivent dans la précarité.

Et des jouets collectés pour les enfants.

Bon Noël à tous!

L comme L’heure, c’est l’heure

61ème devoir de Lakevio du Goût

devoir de Lakevio du Goût_61.jpg

Allons bergers partons tous
L’heure nous appelle.
Couvre-feu! on met les pouces!
Faites pas les rebelles.

Une amende c’est bien lourd
Pour se geler dans ce faubourg.
Courons z’au z’au z’au
Courons plus plus plus
Courons au plus vite.
Écourtons la visite.

C’est de saison et Rembrandt, qui savait sûrement qu’on resterait coincé pour Noël avait déjà prévu de bafouer les consignes en matière de « gestes barrière ».
La preuve.
Néanmoins, pour ce dernier devoir du premier trimestre de l’année scolaire 2020-2021, une histoire sur le fameux et si peu suivi « message de Noël » serait bienvenue.

K comme Kerstpiemels

‘Kerstpiemels’ Oudenburg zijn plots wereldnieuws
Oudenburg

Cette année ils avaient voulu faire quelque chose de spécial, de neuf.
De différent.
De festif.

Les temps sont durs, n’est-ce pas.

Alors les employés communaux de la petite ville d’Oudenburg (Flandre occidentale) ont eu l’idée d’installer ces lumignons en forme de bougies géantes.

Hélas, vous, moi, tout le monde et chacun y a vu ce qu’on appelle depuis leur installation en novembre des ‘kerstpiemels‘, des zizis de Noël.

Le bourgmestre assume entièrement la chose – les images ont fait le tour du monde, d’abord dans la presse anglo-saxonne – et réplique avec humour: « Nous ajouterons les boules plus tard. »

J comme Jolabokaflodid

Jólabókaflóðið

Deux bonnes raisons de s’inspirer de l’Islande en ce moment de l’année, d’abord pour se rappeler le voyage fait il y a deux ans, plein de péripéties mais sans aurores boréales – on aurait préféré le contraire 😉 – et ensuite pour cette belle tradition de s’offrir des livres.

Dans Jólabókaflóðið, il y a ‘Jol‘, qui ne nous dit rien mais qui signifie Noël, puis il y a ‘bok‘ et là on reconnaît le mot germanique pour ‘livre’ (book, boek, Buch…) et enfin le mot ‘flod‘ (comme flood, vloed, Flut…).

Donc au total ça donne un flux, un déferlement de livres pour Noël.

On en explique l’origine et les modalités sur le site qui porte son nom – l’illustration ci-dessus est sa bannière.

La coutume remonterait à la fin de la guerre de 40, quand tout ou presque était denrée rare, sauf le papier. Ce qui fait que les cadeaux qu’on pouvait le plus facilement s’offrir, c’était des livres.

Ce qui est merveilleux, c’est que la tradition perdure.

Il est vrai que les Islandais sont très fiers de leur culture et qu’ils sont conscients que la sauvegarde de leur langue passe en grande partie par leur littérature.

Depuis à peu près mille ans 🙂

U comme Ubi caritas

Lectrr

Cette fois le cartooniste Lectrr fait allusion à l’annonce toute récente que la police contrôlera à Noël et sonnera même aux portes pour vérifier qu’il n’y a pas trop de monde à la maison.

La visite de seulement deux des trois mages, c’est déjà la contravention 🙂

L’important, nous dit-on, c’est l’amour… et trouver des solutions alternatives aux réunions familiales.

Voilà pourquoi, à un mois de Noël, ce chant de Taizé était à sa place sous le billet du jour 🙂

T comme traditions

Achttien meter hoge kerstboom zorgt voor kerstsfeer op Brusselse Grote Markt
© Belga Images

Je sais, écrit notre échevin des festivités – tous les jours il trouve une bonne raison de se mettre en valeur sur fb 😉 – je sais que normalement notre ville met un point d’honneur à attendre que saint Nicolas soit passé avant d’installer le sapin de Noël sur la Grand-Place, mais cette année-ci est tellement exceptionnelle et nous avons tellement besoin de (patati et patata, vous devinez la suite).

Bref, on pouvait admirer notre jeune et dynamique échevin des festivités sur une dizaine de photos formant un mini-reportage sur l’installation du fameux sapin.

Comme chaque année, il est offert par un habitant de la ville – vous savez bien, un jour après les fêtes on plante son sapin de Noël dans le jardin et vingt ans plus tard il est plus grand que la maison, envahit toute la pelouse, alors on se dit que c’est peut-être le moment de l’offrir à la ville, qui s’occupe de l’abattage et du transport.

Cette année il est donc de nouveau très majestueux avec ses onze mètres et ses deux tonnes et demie.

Bruxelles, bien sûr, fait encore mieux avec un sapin de 18 mètres en provenance du jardin d’un hôtel de Robertville, dans les Hautes Fagnes 🙂

G comme gratitude

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Quelle calamité, soupire-t-elle en arrivant par inadvertance dans la Adolf Buylstraat, richement éclairée et tonitruante, où le moindre édicule est paré comme un casino de Las Vegas, quelle calamité de devoir supporter partout ce vernis de cheerful and joyful!

Dépenser des sous semble être l’ultime récompense d’une année de labeur et ces mêmes gens qui en d’autres circonstances crient stop à la destruction de la planète, s’ébaubissent dans la rue commerçante sous un éclairage aussi éblouissant que le soleil en plein midi.

Calme-toi, Adrienne! Souris! Admire les vitrines. Tu as vu ce merveilleux cygne en chocolat blanc? Tu as vu ces montagnes de paquets de gâteaux avec leurs ficelles rouges tire-bouchonnées? Vois le bonheur sur le visage de ces enfants! Chez eux il n’y a pas de simulation…

Et c’est complètement rassérénée qu’elle est arrivée chez sa carissima nipotina, avec qui elle partage ce soir-là les agapes d’usage 🙂

***

Ecrit pour 13 à la douzaine, que je remercie, avec les mots imposés suivants: 1 calamité 2 vernis 3 édicule 4 récompense 5 stop 6 circonstance 7 simulation 8 cygne 9 ficelle 10 souris 11 éclairage 12 soleil et le 13e pour la route  : partage