O comme oiseaux

Une chercheuse américaine a publié le résultat de ses recherches sur l’intelligence et le comportement des oiseaux.

Le petit film ci-dessus illustre comment l’oiseau ‘manipule’ les petites mangoustes pour prendre leur nourriture: d’abord en imitant le cri de leur prédateur, puis, si ça ne marche pas, en imitant leur propre cri d’alarme.

Grâce aux petites vidéos qui illustrent l’article, on peut aussi admirer la dextérité vocale de l’oiseau-lyre, qui non seulement imite des tas de chants d’oiseaux mais aussi des bruits humains – tronçonneuse, cris d’enfants qui jouent, cliquetis de caméra…

On peut une fois de plus admirer le duo d’amour des macareux moines auxquels j’avais consacré un billet en juin.

Mais ce qui me bluffe complètement, c’est la preuve de l’intelligence nécessaire pour résoudre ces problèmes-ci: l’oiseau ne se contente pas d’utiliser un outil, il le fabrique lui-même au besoin.

Tout savoir sur la situation actuelle de nos oiseaux européens? C’est ici.

M comme moineau

Toute contente, l’Adrienne, de voir ce moineau posé sur la clôture des framboisiers, dimanche dernier.

Il faudrait qu’elle lui trouve de quoi nicher, l’an prochain, parce que le voisin a enlevé de son mur – désormais nu et blanc – le revêtement derrière lequel un couple avait élevé ses petits, l’été dernier.

Tout savoir sur nos moineaux?

C’est ici!

Le défi du 20

On a mis tant de hargne à détruire leur habitat et leur nourriture que les seules hirondelles que l’on voit encore sur les fils téléphoniques de septembre sont en papier. D’ailleurs il n’y a plus non plus de fil téléphonique 😉

***

Pour le Défi du 20 chez Antiblues qui imposait hargne et hirondelle. Photo prise à l’école primaire pas loin de chez moi 🙂

Premières fois

DSCI8357 (2)

Voir le héron dans le ruisseau ou les étangs derrière l’académie de musique, ce n’est pas nouveau.

Mais en voir un dans le centre ville, au bord de l’étang entre le musée et la bibliothèque, surtout un samedi matin, jour de marché, c’était si étonnant et si neuf que l’Adrienne a d’abord cru que c’était une statue.

Ce n’en était pas une et la photo aurait été très belle, prise à si peu de distance, d’une bête parfaitement immobile et prenant la pose, cou et bec bien tendus, malheureusement l’Adrienne n’avait ni appareil ni smartphone…

Par contre à Ostende le 13 juin dernier, elle avait tout ce qu’il fallait pour saisir cet autre instantané de vie animale en centre ville: une mouette est entrée d’un pas décidé dans une maison, comme si c’était la sienne, surveillée par un chat mollement allongé à l’ombre du mur.

***

et dans la même veine, cette heureuse constatation: les passages à faune au-dessus du ring bruxellois sont intensément utilisés par les animaux

D comme duo d’amour

Ils ont été séparés tout l’hiver mais comme ils forment un couple de ‘mariés pour la vie’, au printemps, ils sont heureux de se retrouver.

Avez-vous vu comme ils se donnent des becs en toute impudeur, pareils aux amoureux de bancs publics 😉

Début mai, la femelle pond un œuf unique dans le secret farouchement gardé de leur nid caché sous terre. Les parents couvent à tour de rôle pendant six semaines. Puis leur bébé reste encore six semaines dans le nid.

Par un de ces mystères-de-la-nature-est-bien-faite, les parents muent au moment où le jeune est en âge de rejoindre les eaux bleues et de se nourrir lui-même. Il faut qu’il se débrouille seul et qu’il s’y rue à toute vapeur, de préférence la nuit ou dans le brouillard, afin d’échapper aux prédateurs. Qui n’attendent que ça, évidemment.

Puffin en anglais, papegaaiduiker en néerlandais, et macareux moine ou ‘perroquet de mer’ en français.

Une livraison spéciale anniversaire pour une chère blogamie qui aspire aux senteurs marines de Concarneau, même si ces images viennent du Pays de Galles 🙂

Et pour elle aussi cette citation de don Bosco, qui lui va comme un gant: « non basta che i giovani siano amati: essi devono sapere di essere amati. » Il ne suffit pas d’aimer les jeunes, ils ont besoin de savoir qu’ils sont aimés.

***

écrit pour les Plumes d’Emilie – un grand merci, Emilie! – avec les mots imposés suivants – on pouvait en laisser un de côté: ANNIVERSAIRE – MER – SECRET – MARINE – PUDEUR – CACHER – BOSCO – PERROQUET – MYSTÈRE – VAPEUR – MARIÉ(E) – BROUILLARD – BLEU – BÂCHER

 

H comme héron

DSCI8305 (3)

On voit beaucoup ces jours-ci qu’en divers lieux de la planète la faune sauvage investit les endroits délaissés par les humains.

Mais derrière l’académie de musique, dans le ruisseau, tout est comme d’habitude: les petits poissons, les grenouilles, les poules d’eau, les libellules, les canards… et un héron.

***

photo prise le soir du 16 avril

E comme entendre

animal avian beak bird

Reçu d’un rouge-gorge

J’ai ouvert la fenêtre
sur le chant de l’oiseau
le givre est entré
la nuit était pâle

le chant m’a dit
attarde-toi
entends celui qui veille

nul ne peut dire
le secret
de l’oiseau.

La leçon du rouge-gorge
c’est ce chant obstiné
dans la nuit
sertie de givre bleu

Avec le brouillard monté de la rivière
et les petits animaux
endormis dans les trous.

31 décembre
j’ai la peau bleue de froid
pieds nus
à la fenêtre

la vaillance
cette nuit
a la gorge vermeille

je reçois de l’oiseau
la dernière leçon
de l’année.

Gekregen van een roodborstje

Ik opende het raam
op vogelzang
rijm kwam binnen
de nacht was bleek

het lied zei me
blijf nog wat
hoor wie waakt

niemand kent
het geheim
van de vogel.

De les van het roodborstje
is dit onverdroten gezang
in de nacht
bezaaid met blauwe rijm

Met de mist die opkomt van de rivier
en de diertjes
slapend in holen.

31 december
mijn huid is blauw van de kou
blootsvoets
aan het raam

deze nacht
heeft de onversaagdheid

een goudrode keel

ik krijg van de vogel
de laatste les
van het jaar.

Traduction de l’Adrienne d’un poème gentiment prêté par Anne Le Maître – voir ici. Merci, Anne!

Photo de Pixabay sur Pexels.com
et en traduction espagnole chez Colo ce matin aussi:
Recibido de un petirrojo
Abrí la ventana
al canto del pájaro
la escarcha entró
la noche era pálida
el canto me dijo
demórate
escucha al que vela
nadie puede decir
el secreto
del pájaro.
La lección del petirrojo
es este canto obstinado
en la noche
engarzada de hielo azul
Con la niebla que sube del río
y los pequeños animales
dormidos en los agujeros.
31 de diciembre
tengo la piel azul de frio
descalza
en la ventana
la valentía
esta noche
tiene la garganta roja
recibo del pájaro
la última lección
del año.
(Trad: Colo)

Stupeur et tremblements

Rien qu’en lisant le journal de mardi ou mercredi derniers – c’est juste un exemple – il aurait été possible d’alimenter la rubrique ‘stupeur et tremblements‘ pour de nombreux mois. Des tas de choses tristes, horribles ou désolantes. Et parfois les trois à la fois.

L’Adrienne a décidé de ne pas en parler. N’est-ce pas que c’est courageux 😉 

Elle a décidé de montrer l’arrivée des premières cigognes à Planckendael lundi dernier, le 18 février, où elles retrouvent les nids de l’an dernier plus un certain nombre de nouveaux qui ont été aménagés cet hiver. Désormais elles ont donc 67 nids à leur disposition, ce qui devrait suffire pour les cent trente oiseaux attendus.

Une vingtaine de cigognes sont arrivées en début de semaine et on en attend encore cent dix autres. Elles reviennent d’Espagne ou du sud de la France. Celles qui ont traversé la Méditerranée pour passer l’hiver au Maroc ne sont attendues que pour avril.

Souhaitons-leur bonne route… et un bel été en Belgique!