Premiers pas

DSCI8283

A Ostende mardi dernier, l’eau jaillissait des fontaines, le parc jonquillait, le ciel soleillait.

Un jeune homme en chaussettes avait tendu un fil entre deux arbres et faisait ses premiers pas de funambule.

Un autre, en ciré jaune et barbe noire, se faisait des selfies avec des crocus blancs.

Les canards cancanaient, les mouettes riaient.

C’était bien.

 

V comme vive le vent!

Kursaal 2018 (c) VRT

Puisque le Kursaal d’Ostende ouvre ses portes aux visiteurs du lundi 24 au jeudi 27 février, l’Adrienne y a emmené sa mère hier, pour visiter les lieux et y voir ou revoir les fresques de Delvaux et les autres œuvres d’art à l’intérieur du bâtiment.

Ce n’est pas la ‘zacht briesje‘ qui les en a empêchées 😉

Puis, quand elles étaient à mi-chemin du parcours de visite, sa mère se tourne vers elle et lui demande:

– Qu’est-ce qu’on est venues faire ici, au juste?

***

source de l’illustration et info sur le Kursaal ici.

la météo du jour à la côte belge ici.

Le défi du 20

DSCI8253

Elle lui a appris comment savourer un artichaut – sucer la feuille, ôter le foin, déguster le fond.

Il lui a appris comment savourer les amours défendues – c’est un autre effeuillage, ôter la carapace, découvrir de nouveaux goûts.

C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés à l’hôtel Léopold.

défi du 20 v2

Sur une consigne d’Antiblues: Les nouvelles règles pour le défi du 20 février: deux mots (ou expressions), un concret et un abstrait. Et le 20 du mois on les commente avec un texte de 5 à 10 lignes maximum et si possible une photo illustrant le mot en question. Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un  défi dans le défi!  Je [Antiblues] me lance donc pour le 20 février, je vous propose: Artichaut  et Amour défendu.

***

Photo prise à Ostende, Hôtel Léopold, le 9 février, à une conférence sur Marcel Proust.

P comme pas possible!

Faudra-t-il aller à Londres, puisque c’est là qu’une expo Léon Spilliaert est prévue, du 23 février au 25 mai…

A la Royal Academy of Arts. Qui a réalisé la petite vidéo promotionnelle ci-dessus.

Ou faudra-t-il se contenter de ce que proposent la Spilliaert Huis et le Mu.Zee d’Ostende, sa ville natale… 

Après avoir passé une demi-journée à vérifier ce que coûtent les trajets et les logements, il me semble qu’on se contentera d’Ostende.

La Spilliaert Huis rouvre le 15 mars et l’expo Ensor/Spilliaert au Mu.Zee aussi 😉 

I comme intense

DSCI8252 (2)

Personne, jamais, n’a réussi à raconter quelque chose à belle-maman qu’elle n’ait vécu elle-même, en plus fort, en plus intense, en plus grandiose. Avec une spécialité pour les cataclysmes, qu’ils soient causés par les humains – comme la guerre et le bombardement de sa ville – ou par les éléments – avec comme points forts le raz-de-marée en 1953 ou le froid si intense que la mer était gelée, l’hiver de 1962-63: elle avait tout vu, tout vécu, rien ne lui en imposait et Ostende sortait toujours gagnante.

La meilleure façon de vous ridiculiser, c’était de lui dire que là où vous étiez, il y avait beaucoup de vent.

– Du vent? s’écriait-elle, mais vous ne savez pas ce que c’est, vous, à l’intérieur du pays!

C’était un point d’honneur d’appeler « een zacht briesje« , ‘une douce petite brise’, tout ce qui ne dépassait pas les 7 Beaufort. Au moins.

– Le vent fort, disait-elle, on en reparlera quand avec ton vélo, tu feras du surplace.

Alors en voyant les gens marcher contre le vent, penchés à angle aigu, l’Adrienne ne pouvait que penser à belle-maman et se demander comment elle aurait qualifié cette « zacht briesje » qui a fait s’écraser des arbres et des pylônes, s’envoler des toits, des panneaux et du mobilier de jardin, même « à l’intérieur du pays ».

Mais le pire de tout, pour sa fierté d’Ostendaise, aurait sans doute été que le record de vitesse du vent a été enregistré à Blankenberge 😉

***

photo prise à Ostende ce samedi, avant la tempête: on voit que le sable et la mer commencent à s’agiter 🙂

L comme lac

DSCI8221

En complet contraste avec l’effervescence qui règne à Ostende en toute saison, le calme et la sérénité du Bosje, principalement autour du plus grand étang.

Avec ses 37 hectares dont 19 sont boisés, 3,25 herbeux, 8 recouverts par l’eau des divers étangs et ses 4 hectares de sentiers de promenades, vous comprendrez que l’Adrienne s’y perd facilement.

C’est dit, elle retourne s’y perdre le 8 février prochain!

***

photo prise le matin du premier janvier… et de grâce, ne me citez pas Lamartine 🙂