Premières fois

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Voir le héron dans le ruisseau ou les étangs derrière l’académie de musique, ce n’est pas nouveau.

Mais en voir un dans le centre ville, au bord de l’étang entre le musée et la bibliothèque, surtout un samedi matin, jour de marché, c’était si étonnant et si neuf que l’Adrienne a d’abord cru que c’était une statue.

Ce n’en était pas une et la photo aurait été très belle, prise à si peu de distance, d’une bête parfaitement immobile et prenant la pose, cou et bec bien tendus, malheureusement l’Adrienne n’avait ni appareil ni smartphone…

Par contre à Ostende le 13 juin dernier, elle avait tout ce qu’il fallait pour saisir cet autre instantané de vie animale en centre ville: une mouette est entrée d’un pas décidé dans une maison, comme si c’était la sienne, surveillée par un chat mollement allongé à l’ombre du mur.

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et dans la même veine, cette heureuse constatation: les passages à faune au-dessus du ring bruxellois sont intensément utilisés par les animaux

Z comme zeevonk

Images de Bredene

Ce mois-ci l’Adrienne a encore appris un nouveau mot, zeevonk en néerlandais, et apparemment en français surtout connu sous son nom latin, noctiluca scintillans.

Des photos et des vidéos de merveilleuses vaguelettes d’un bleu fluorescent ont fait le tour de nos réseaux sociaux et journaux, après qu’elles avaient été observées sur la plage de Bredene, près d’Ostende

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Un phénomène relativement neuf dans notre mer du Nord, une autre conséquence – et une preuve, s’il en fallait encore – du réchauffement climatique.

Toute l’info en français ici, avec des explications sur le phénomène et d’autres photos – source des photos et article en néerlandais ici.

W comme wagon de train

Lidewij met 2 treinbegeleiders

Des entretiens à cœur ouvert avec des gens passionnés par leur métier, voilà ce qu’on voit et entend dans ce reportage réalisé sur le trajet qui va d’Ostende à Eupen, une ligne qui traverse donc tout le pays et est une de celles à plus forte affluence… neuf cents passagers en temps normal, à peine trente la première semaine de la phase 1 du déconfinement.

Pendant tout un mois, entre le moment où les entreprises ont pu reprendre le travail in situ et celui où les cafés et restaurants ont rouvert, la journaliste a pris ce même train dans les deux sens, avec chaque fois la même jeune conductrice, les mêmes contrôleurs, le même agent de la sécurité…

Trains quasiment vides au début, donc – avec juste quelques personnes des rares secteurs fonctionnant encore, in casu des infirmières – et qui se remplissent un peu au fil des semaines.

Chaque rencontre est un petit document humain, car comme le disent les contrôleurs dans ce reportage, le masque et les autres mesures mettent de la distance entre les gens et eux – sans compter une certaine peur, en plus, parfois – mais en même temps on ressent qu’il y a un réel besoin de communiquer, de se raconter, de s’épancher même.

Le vieux monsieur qui a mis son masque à l’envers (« ah! c’est pour ça qu’il me glisse tout le temps du nez! »), la dame à déambulateur (qu’elle appelle avec humour sa mercedes décapotable – elle y a d’ailleurs accroché le fameux emblème) qui peut enfin retourner à son appartement à la mer, les amoureux qui ont été séparés deux mois à cause du confinement (« ça fait sept mois qu’on est ensemble, moins deux, donc en fait ça ne fait que cinq »), la jeune étudiante qui va à son examen (mais qui n’a « pas eu le temps d’étudier »), le réfugié guinéen qui rêve de l’Angleterre (où personne, croit-il, ne vit dans la rue comme lui)…

Het leven zoals het is, dit-on chez nous, la vie comme elle est.

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source de la photo et article ici.

 

R comme retour au musée

 

 

Deux jours à Ostende, c’est aussi l’occasion de remettre timidement les pieds dans une expo, comme celle organisée régulièrement à la maison Spilliaert.

L’occasion de voir chaque fois d’autres œuvres, dont la plupart proviennent de collections privées, offrant ainsi une occasion unique de les admirer. Comme celle-ci, des Baigneuses dans le parc, une aquarelle de 1920. Aux couleurs et au sujet infiniment plus frivoles que ce qu’on a l’habitude de voir chez l’ami Léon 😉

L’expo en cours devait normalement ouvrir le 15 mars dernier, pile au moment où toute la vie sociale et culturelle a pris fin pour trois mois, et se terminer le 7 juin, pile au moment où les activités reprennent tout doucement.

Elle a heureusement pu être reportée et l’Adrienne était là, à l’ouverture de la porte, à onze heures du matin… avec seulement deux autres personnes, masques et gel y compris 😉

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Toute l’info sur l’expo ici et un beau catalogue avec info et quelques autres œuvres peu connues ici.

Premiers pas

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A Ostende mardi dernier, l’eau jaillissait des fontaines, le parc jonquillait, le ciel soleillait.

Un jeune homme en chaussettes avait tendu un fil entre deux arbres et faisait ses premiers pas de funambule.

Un autre, en ciré jaune et barbe noire, se faisait des selfies avec des crocus blancs.

Les canards cancanaient, les mouettes riaient.

C’était bien.

 

V comme vive le vent!

Kursaal 2018 (c) VRT

Puisque le Kursaal d’Ostende ouvre ses portes aux visiteurs du lundi 24 au jeudi 27 février, l’Adrienne y a emmené sa mère hier, pour visiter les lieux et y voir ou revoir les fresques de Delvaux et les autres œuvres d’art à l’intérieur du bâtiment.

Ce n’est pas la ‘zacht briesje‘ qui les en a empêchées 😉

Puis, quand elles étaient à mi-chemin du parcours de visite, sa mère se tourne vers elle et lui demande:

– Qu’est-ce qu’on est venues faire ici, au juste?

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source de l’illustration et info sur le Kursaal ici.

la météo du jour à la côte belge ici.

Le défi du 20

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Elle lui a appris comment savourer un artichaut – sucer la feuille, ôter le foin, déguster le fond.

Il lui a appris comment savourer les amours défendues – c’est un autre effeuillage, ôter la carapace, découvrir de nouveaux goûts.

C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés à l’hôtel Léopold.

défi du 20 v2

Sur une consigne d’Antiblues: Les nouvelles règles pour le défi du 20 février: deux mots (ou expressions), un concret et un abstrait. Et le 20 du mois on les commente avec un texte de 5 à 10 lignes maximum et si possible une photo illustrant le mot en question. Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un  défi dans le défi!  Je [Antiblues] me lance donc pour le 20 février, je vous propose: Artichaut  et Amour défendu.

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Photo prise à Ostende, Hôtel Léopold, le 9 février, à une conférence sur Marcel Proust.