L comme lac

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En complet contraste avec l’effervescence qui règne à Ostende en toute saison, le calme et la sérénité du Bosje, principalement autour du plus grand étang.

Avec ses 37 hectares dont 19 sont boisés, 3,25 herbeux, 8 recouverts par l’eau des divers étangs et ses 4 hectares de sentiers de promenades, vous comprendrez que l’Adrienne s’y perd facilement.

C’est dit, elle retourne s’y perdre le 8 février prochain!

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photo prise le matin du premier janvier… et de grâce, ne me citez pas Lamartine 🙂

J comme Jaune (4)

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C’est en allant chercher ses homards-du-réveillon au Lobster que l’Adrienne est tombée dessus: le muret le long du Kursaal est devenu une longue fresque représentant une rangée de maisons où s’activent les petits hommes de Jaune.

Une fois de plus, c’est criant de vérité, avec des tas de petits détails humoristiques.

Mais vous le savez déjà que l’Adrienne est fan inconditionnelle 🙂

Ce qui fait qu’elle en est est au moins au quatrième billet portant ce titre.

Les autres sont , et .

G comme gratitude

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Quelle calamité, soupire-t-elle en arrivant par inadvertance dans la Adolf Buylstraat, richement éclairée et tonitruante, où le moindre édicule est paré comme un casino de Las Vegas, quelle calamité de devoir supporter partout ce vernis de cheerful and joyful!

Dépenser des sous semble être l’ultime récompense d’une année de labeur et ces mêmes gens qui en d’autres circonstances crient stop à la destruction de la planète, s’ébaubissent dans la rue commerçante sous un éclairage aussi éblouissant que le soleil en plein midi.

Calme-toi, Adrienne! Souris! Admire les vitrines. Tu as vu ce merveilleux cygne en chocolat blanc? Tu as vu ces montagnes de paquets de gâteaux avec leurs ficelles rouges tire-bouchonnées? Vois le bonheur sur le visage de ces enfants! Chez eux il n’y a pas de simulation…

Et c’est complètement rassérénée qu’elle est arrivée chez sa carissima nipotina, avec qui elle partage ce soir-là les agapes d’usage 🙂

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Ecrit pour 13 à la douzaine, que je remercie, avec les mots imposés suivants: 1 calamité 2 vernis 3 édicule 4 récompense 5 stop 6 circonstance 7 simulation 8 cygne 9 ficelle 10 souris 11 éclairage 12 soleil et le 13e pour la route  : partage

E comme experte

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– Je viendrai chez toi lundi après-midi, dit l’Adrienne au téléphone (oui oui :-)) à tante Suzanne-qui-n’est-plus-sa-tante-depuis-treize-ans-mais-qui-a-eu-la-bonté-de-garder-le-contact. 

Le temps de trouver le guichet – la gare d’Ostende est toujours en travaux et le guichet se déplace – et voilà le tram en direction de Knokke qui part sans l’Adrienne.

Il ne fait pas chaud à ce carrefour des vents, le 30 décembre.

Un grand homme maigre s’approche:

– Est ce que les trams roulent, aujourd’hui?
– J’espère bien! dit l’Adrienne. En tout cas, il y en a un qui vient de partir.
– Ah bon, fait-il. J’ai lu qu’il y avait la grève à partir d’aujourd’hui.
– J’espère que la dame du guichet m’en aurait prévenue, au lieu de me vendre mes deux billets!

Un pour l’aller, un pour le retour. L’Adrienne commence déjà à s’inquiéter si celui du retour servira 😉

D’autres personnes arrivent dans le quart d’heure qui suit et chacun s’enquiert auprès d’elle – qui doit avoir l’air de faire partie des meubles – si le tram roule, de quelle voie il part, à quelle fréquence et quel est l’âge du capitaine.

Bref, le bon tram finit par arriver, il est déjà bondé, peu en descendent et beaucoup veulent y monter. C’est rapé pour admirer le paysage et l’Adrienne sait à peine à quelle halte elle doit descendre. Bredene-aan-zee, voilà, c’est ça.

Comme elle a le choix entre la route à gauche et celle à droite, elle se met évidemment à marcher dans le mauvais sens.
Elle ne s’en rend compte qu’au moment où elle arrive à un parking et un terrain de camping.

– Tiens, se dit-elle, Camping Astrid? Je n’ai jamais vu ça les autres fois où je suis allée chez tante Suzanne!

Non, parce que les autres fois, elle était en voiture et avait ses quelques repères visuels… Demi-tour, donc.
Et l’arrivée chez la tante trois quarts d’heure plus tard qu’elle n’avait espéré.

– Tu sais, lui dit tante Suzanne, il suffisait de prendre le bus, le 4 ou le 9, ils s’arrêtent juste en bas de l’appartement.

D comme dénomination

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Lundi après-midi:

– Et il est où, cet hôtel?
– Dans la Hofstraat.
– Connais pas… ça ne me dit rien…
– C’est une rue qui donne sur les poubelles géantes oranges.
– Ah! c’est là! fait tante Suzanne, avec une moue qui en dit long sur ce qu’elle pense de l’oeuvre d’Arne Quinze.
Comme tant d’autres Ostendais, depuis son installation en 2012…

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Mardi soir:

– Et il est où, cet hôtel? demande la carissima nipotina.
– Dans la Hofstraat.
– Connais pas… ça ne me dit rien…
– C’est une rue qui donne sur les poubelles géantes oranges.
– Hein! poubelles géantes! rit-elle. Je n’ai encore jamais entendu personne employer ce nom-là pour ces sculptures!
– Peut-être bien, mais je n’en vois pas de meilleur.
La preuve: tu as tout de suite compris de quoi je parlais!

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Entre ceux qui ont leur appartement juste à cet endroit-là et sont quittes de leur vue sur la mer, ceux qui trouvent ça franchement laid, ceux qui déplorent que la ville ait dépensé 400 000 euro pour ces tas de ferraille, que ça rouille, que la couleur rouge de départ est déjà délavée (la photo date de l’époque ‘rouge orange’, je n’en ai plus pris récemment), que ceux qui y grimpent pour se prendre en photo finiront par avoir un accident et que ça ne peut qu’inciter à jeter ses détritus à terre… à Ostende, le consensus anti-Rock Strangers est grand!