R comme refaire du Delerm

Du plus loin qu’on s’en souvienne, on n’en prend jamais.
Même à l’adolescence on le trouvait trop monstrueux.
On est né dans une famille où le sucre fait peur.
Pas de madeleine avec le thé, pas de spéculoos avec le café.

Au restaurant, sous le sévère regard maternel, on se résigne à prendre un sorbet quand on rêve de profiteroles au chocolat.

— Et pour vous ?
— Un banana-split.

C’est inimaginable.

Heureux ceux qui peuvent le faire avec ce plaisir enfantin, sans regret, sans voir apparaître le doigt accusateur de la morale diététique.

Toute petite, on a appris à avoir la gourmandise la plus discrète possible.

Ainsi, on prétend se délecter d’un simple fruit frais.

Le sucre, c’est un péché.

***

Texte écrit à la façon du Banana-split de Philippe Delerm.

Merci à Émilie et à ses Plumes! Voici les consignes du jour:

Les mots à utiliser sont donc SE SOUVENIR-PLUS-FAMILLE-REGRET-HEUREUX-MADELEINE-AINSI-ALEA-APPARAITRE et ADOLESCENCE mais encore BANANA-SPLIT pour les plus joueurs – 11 mots avec ceux que j’ai ajoutés. S’agissant d’une petite récolte, je vous propose également les mots facultatifs suivants : RESIGNER-REVER-RESTAURER.

L comme L’heure, c’est l’heure

61ème devoir de Lakevio du Goût

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Allons bergers partons tous
L’heure nous appelle.
Couvre-feu! on met les pouces!
Faites pas les rebelles.

Une amende c’est bien lourd
Pour se geler dans ce faubourg.
Courons z’au z’au z’au
Courons plus plus plus
Courons au plus vite.
Écourtons la visite.

C’est de saison et Rembrandt, qui savait sûrement qu’on resterait coincé pour Noël avait déjà prévu de bafouer les consignes en matière de « gestes barrière ».
La preuve.
Néanmoins, pour ce dernier devoir du premier trimestre de l’année scolaire 2020-2021, une histoire sur le fameux et si peu suivi « message de Noël » serait bienvenue.

W comme Walrus

Chère Albertine, mon cher amour, j’ai peur de manquer d’argent, d’abord parce que comme tu le sais mon art ne paie pas, mon travail sur Ruskin m’a coûté plus qu’il ne m’a rapporté, je suis le bouc émissaire de cet incompétent de Gaston Gallimard qui ne me fait signer que des contrats masochistes et prétend ne pas s’y retrouver dans mes paperoles – et je ne parle même pas de mes articulets d’une page dans le Figaro ou pour la Nouvelle Revue Française, qui ne me valent que la compassion hautaine du Faubourg Saint-Germain – et d’autre part mon asthme me coûte fort cher, presque autant que mes sorties en automobile avec Agostinelli et mes bains de mer à Combourg ou Balbec, ce qui est d’autant plus absurde que je préfère de loin rester dans ma chambre et me faire soigner par Céleste Albaret et son fameux bœuf mode, avec de temps en temps une petite sortie sur les Champs-Élysées où je ne manque jamais de rencontrer Charlus en route vers une maison de passe, ou quelqu’un du clan Verdurin pour m’entretenir de musique, de peintres italiens à la mode, de politique, de Dreyfus ou de philosophie, avec plus de snobisme que les domestiques de la famille de Guermantes – ce qui n’est pas peu dire, comme tu le sais – ou voir Georges Clemenceau s’essayer à la bicyclette, alors qu’il a trente ans de plus que moi, et je ne peux que regretter la cruauté du sort qui me donne un corps aussi peu fait pour les hardiesses sportives, les sensations fortes ou les prouesses que demandent la galanterie, les plaisirs et l’ivresse du libertinage, ce corps me donne au contraire des éternels sentiments de culpabilité, des ennuis avec les demoiselles du téléphone quand j’ai besoin de l’aide de la médecine, sans compter les drames du coucher, que je vis chaque nuit depuis l’enfance, depuis mon petit lit de Combray chez ma tante Léonie, dont les seules réminiscences positives sont celles de l’heure du goûter et de la petite madeleine, ce qui – ô ironie ! – va tout de même m’offrir la matière, le travail de mémoire, les noms de lieux et de personnages d’une œuvre à laquelle je réfléchis actuellement, dans le train qui m’emmène à Venise, pour me remettre de cet affreux duel sur le pré derrière l’église, et des mensonges colportés à mon égard – m’accuser d’exhibitionnisme, moi qui n’ôte même pas mes vêtements pour dormir ou pour prendre un bain ! – c’est en de pareilles occasions que je me dis qu’il vaut mieux pour ma mère de n’être plus de ce monde, quel mal lui feraient ces phrases inspirées par la jalousie et ses tristes lois humaines, à Paris peut-être plus encore qu’ailleurs, selon mon impression… mais voilà que je te parle un langage qu’on n’utilise d’ordinaire pas avec les jeunes filles et je me promets de ne plus t’entretenir que de fleurs, de rendez-vous au Ritz et de ce petit voyage pour aller admirer le Vermeer de Delft – vision de rêve qu’il faut observer en vrai et pas en photographie…

Remets mon bonjour à notre ami Charles Swann et dis-lui que ma prochaine publication est en route, dans laquelle j’espère faire mieux que mon Jean Santeuil ou Contre Sainte-Beuve, mieux que mes maîtres Flaubert et Dostoïevski, mille baisers de ton Marcel, futur prix Goncourt.

***

Les 100 mots de Proust, consigne de Joe Krapov, mille mercis à lui 🙂

Voici une liste de cent mots qui se rapportent à Marcel Proust. Il vous est demandé d’en inclure un certain nombre dans un texte dont les verbes seront à l’imparfait ou au présent et où les phrases auront une longueur certaine

AEV 2021-02 Consigne 100 mots de Proust

Albertine – Amour – Argent – Art – Asthme – Automobile – Bains de mer – Baiser – Beauté féminine – Bicyclette – Bouc émissaire – Bœuf mode – Cabourg-Balbec – Céleste Albaret – Chambre – Champs-Élysées – Charlus – Clan – Clemenceau (Georges) – Combray – Compassion – Contrat masochiste – Corps – Cruauté – Culpabilité – Demoiselles du téléphone – Domestiques – Dostoïevski (Fiodor) – Drame du coucher – Dreyfus (affaire) – Duel – Église – Enfance – Exhibitionnisme – Faire catleya – Faubourg Saint-Germain – Féminité – Fétichisme – Figaro (Le) – Flaubert – Fleurs – Francité – Galanterie – Goûter – Guermantes (les) – Guerre de 1914-1918 – Hardiesse – Homme-femme – Homosexualité – Impression – Impressionnisme – Incorporation – Instruments d’optique – Ivresse – Ironie – Jalousie – Je – Jean Santeuil – Jeunes filles – Langage – Léonie (tante) – Libertinage – Lieux – Lois humaines – Madeleine (Petite) – Maison de passe – Mal – Médecine – Mémoire – Mensonge – Mère – Métaphore – Moyen Âge – Musique – Noms – Nourritures – Nouvelle revue française – Nuit – Odorat – Paperoles – Paris – Pastiches – Peintres italiens – Personnages – Philosophie – Photographie – Phrase – Plaisir – Plaisirs et les Jours (Les) – Politique – Prix Goncourt – Publication – Réminiscence – Rêve – Ritz (hôtel) – Rivière (Jacques) – Ruskin (John) – Sainte-Beuve – Saphisme – Sensation – Sexualité – Signes obscurs – Snobisme – « Suave mari magno » – Swann (Charles) – Temps – Train – Venise – Verdurin (les) – Vermeer de Delft – Vision – Voyeurisme

J’en ai employé environ quatre-vingts, spéciale dédicace à Maître Walrus, qui adore se moquer du petit Marcel 🙂

En juin 2013 j’avais publié déjà deux petits extraits de cet ouvrage, N comme nourritures et I comme ivresse.

N comme neveu

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EL NIPOTINO

Je suis le Narrateur, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le neveu d’Adrienne à la villa abolie :
Ma seule tante est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Voilà le pastiche qui convient, me semble-t-il, après la lecture du résumé et des premières pages du livre d’Armel Job: Une femme que j’aimais.

Ci-dessous le résumé par la maison d’éditions Laffont:

Un secret qui ne passe pas

Chaque week-end, Claude, jeune homme au tempérament solitaire et à la vie un peu terne, rend visite à la seule personne qu’il aime rencontrer, sa tante Adrienne, qui habite une belle villa à la campagne. Adrienne a cinquante-cinq ans, elle est veuve, elle ne sort pratiquement jamais de chez elle. Mais sa douceur, sa beauté fascinent Claude, comme tous les hommes qui ont un jour croisé son regard.
Un samedi, Adrienne évoque un secret qui depuis toujours pèse sur son cœur. Elle voudrait le confier à Claude, qui refuse de l’entendre. Quelques semaines plus tard, il la trouve gisant sur le carrelage de la villa, morte. Accident ? Meurtre ?… Alors, seulement, Claude se met en quête de la confidence qu’il n’avait pas voulu recevoir. Cette quête va le mener sur les traces du passé d’Adrienne, chaque rencontre lui suggérant une réponse que remet en question la suivante…
Sur un rythme de thriller psychologique qui entraîne le lecteur de fausse piste en fausse piste jusqu’à la révélation finale, un magnifique portrait de femme où Armel Job explore avec le talent qu’on lui connaît les paradoxes de l’âme humaine, de la dévotion à la haine.

On peut lire les premières pages ici.

 

***

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Ces deux-là font quand même une drôle de tête, même s’ils nous tournent le dos, ça se voit, ça se sent, ça se sait. Que diable arrive-t-il ? Faites-nous part de ce que vous en pensez lundi, demande Monsieur Le Goût, dont c’est la 30e consigne ce lundi. Merci à lui!

En voyant ce tableau je me suis dit que la femme aurait mieux fait de ne jamais se teindre en blonde, si au bout de quatre ou six mois elle a changé d’avis – ou si sa coiffeuse est morte – et qu’elle a oublié de boutonner sa robe dans le dos. Ou qu’elle a perdu le bouton et eu la flemme d’en recoudre un autre 😉

Et je me suis demandé pourquoi tous ces gens qu’on voit sur la plage portent les mêmes vêtements blancs… pour ramasser des coquillages?

N comme No Man’s Land

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Que voulez-vous la grille était ouverte
Que voulez-vous la cour était déserte
Que voulez-vous la place était offerte
Que voulez-vous il est resté inerte
Que voulez-vous c’était une triste découverte

Pourtant tout était là rien n’avait changé les murs les fenêtres les classes la salle des fêtes la salle de gym la salle d’étude le secrétariat tout était là

Sauf les trois grands platanes de la cour.

Que voulez-vous autrefois elle était verte.

***

Devoir de Lakevio du Goût N° 8 – merci à lui!

Cet homme est-il désolé par la vision de cette usine vidée de son âme ? À moins qu’il ne se demande déjà comment il va aménager le lieu pour lui redonner vie… D’après vous ? Racontez-nous ce que vous dit cette image.

Inspiré du poème de Paul Eluard, Couvre-feu (in Poésie et Vérité, 1942)

G comme Goût des autres

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Elle a mis la boule à thé
Dans la théière
Elle y a versé
L’eau chaude
Elle a regardé
L’horloge
Trois minutes
Pour le thé
Pas une de plus
Elle a posé la théière
Sur un plateau
Avec un œuf mollet
Tout chaud
Elle a choisi
Deux belles mandarines
Elle a sorti
Le lait du frigo
Puis s’est assise
Prise d’un doute

Et tout en surveillant
Les aiguilles de la montre
Le menton appuyé sur la paume
Et le coude appuyé sur le genou
Elle s’est mise à rire
Doucement

Il ne boit pas de thé!

***

Pour ce devoir n°7 de Lakévio, le Goût propose: Comme Ron Hicks, qui l’a surprise, je me demande ce qui a attiré de façon si vive l’attention de cette jeune femme.
D’ici lundi j’aurai regardé autour d’elle et je vous dirai ce qu’elle a vu.
Et pensé…

Vous aurez vu les similitudes avec le Déjeuner du matin de Prévert, en version moins triste 🙂

Première…

Fabian Perez CENISIENTAS OF THE NIGHT

– Antigone! Mais qu’est-ce que tu fais là, à fumer sur le balcon à quatre heures du matin!

– Je veux être la première à voir le soleil se lever, aujourd’hui.

– Tu n’es vraiment pas raisonnable.

– Va te recoucher, Ismène. Tu serais moins belle, demain.

***

Photo et consignes chez Lakévio – tableau de Fabian Pérez – Cendrillons de la nuit

 

F comme Flaubert

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C’était une de ces choses d’ordre composite, où l’on retrouve les éléments du jupon grand siècle, des falbalas de velours et de soie, de la montgolfière et des vieux rideaux défraîchis, une de ces lampes en pied dont la laideur muette est le meilleur des émétiques. Large, haute et renflée de baleines, elle commençait par un boudin circulaire; puis s’alternaient, séparées par des cordons dorés, des bandes de velours grenat et de soie vieux rose imprimée de motifs beige et bruns; venait ensuite une façon de couronne, le tout reposant sur des pieds en ferronnerie verdâtre tarabiscotée avec à mi-hauteur une table ronde en verre gravé de fleurs et d’arabesques, où pendait le fil avec l’interrupteur et la prise électrique.

La chose trônait bien en vue entre un faux canapé Chesterfield et un fauteuil plus récent, évoquant vaguement un transatlantique.

Le visiteur qui entrait pour la première fois dans le salon en recevait comme un coup de poing entre les deux yeux.

***

Ecrit pour l’agenda ironique de mars d’après la consigne suivante:

Le thème : Lampadaire – composer un texte (prose ou poésie – long ou court) sur cet « objet » urbain (ou pas) dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, journalier, romantique, animalier … ou même un lampadaire perdu sur la planète Mars)

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Chesterfield
– Émétique
– Atlantique
– Évocateur

(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

***

Les lecteurs reconnaîtront sans doute l’incipit de Madame Bovary, avec la description de la casquette du pauvre Charles – source de la photo ici.

K comme krapoverie

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Pierre de Ronsard (1524-1585) – Ode à Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

source: https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_de_ronsard/mignonne_allons_voir_si_la_rose

Consignes chez Joe Krapov

C’est le titre d’un livre très intéressant de Bernard Friot, joliment illustré par Hervé Tullet, publié aux Editions de La Martinière. On y est incité à écrire un poème par jour à partir d’une petite consigne. L’animateur en propose sept. A chacune et à chacun d’écrire le nombre de poèmes qu’il souhaite dans le temps d’écriture imparti (une heure)

Poème impératif : toutes les phrases de ton poème seront au mode impératif ;

Mignonne, viens vite voir!
Viens au jardin, là, tout de suite.
Regarde cette rose!
Rappelle-toi, ce matin, comme elle était belle…
Et regarde-la maintenant.
Constate les dégâts du temps.
Tires-en tes conclusions.
Aime-moi tout de suite!

Poème négatif : écris un poème utilisant diverses formes de négation ;

Mignonne, ne ferme pas les yeux sur la réalité.
Tu ne seras pas toujours belle.
Il n’est pas loin, le moment où je ne te désirerai plus.
Tout comme plus personne ne s’intéresse à une rose sans pétales.
Alors ne perds pas de temps et ne me dis plus non.

Poème futuriste : tous les verbes conjugués seront au futur ;

Mignonne, tu verras, on ira au jardin, on admirera les jolies fleurs, je te baratinerai juste un peu, je te ferai des compliments sur ton joli teint et je t’intimerai à me laisser bientôt, très bientôt, admirer ta carnation nacrée de tout près jusque dans tes plis les plus intimes…

Ajoute de nouveaux verbes au dictionnaire. C’est facile : choisis des noms ou des adjectifs et conjugue-les ; 

Allons mignonner,
Toi et moi vespréer.
Allons naturer,
Toi et moi fleuronner
Avant de décrépiter.

Écris un poème qui répond à la question « Quel temps fait-il aujourd’hui ?

Mignonne, ce matin il y avait un beau soleil pour la saison. Cependant pour la soirée on annonce de gros nuages et des températures en forte baisse. Les dernières roses du jardin en souffriront mais nous deux pourrions nous réfugier sous l’édredon.
Ensemble.

 

F comme fantaisie

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Ma petite maîtresse – la bougresse –

m’aimait beaucoup – sans licou – au cou.

elle me soignait – du poignet –

me caressait – avec succès.

Quand il faisait mauvais – sans duvet –

et que nous ne pouvions pas sortir – sans pâtir –

elle venait me voir dans mon écurie – sans tilbury –

elle m’apportait du pain – et son calepin – 

de l’herbe fraîche – pour ma crèche – rêche, rêche.

des feuilles de salade – à m’en rendre malade –

des carottes – par pleines bottes –

elle restait avec moi – et son siamois –

longtemps, bien longtemps – son chat mécontent –

elle me parlait – de notre valet – laid, laid.

croyant que je ne la comprenais pas – ni ses appâts –

elle me contait – qu’il la montait!

ses petits chagrins – je suis un bourrin –

quelquefois elle pleurait – aujourd’hui j’en brairais!

***

photo et consignes chez Lakévio:

/…/ Ma petite maîtresse m’aimait beaucoup ; elle me soignait, me caressait. Quand il faisait mauvais et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie ; elle m’apportait du pain, de l’herbe fraîche, des feuilles de salade, des carottes; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait. /…/

Voici un court texte de quelques lignes. (Vous aurez reconnu Les Mémoires d’un Ane de notre chère Comtesse de Ségur). Le jeu sera d’en doubler le volume à l’aide d’adjectifs, d’adverbes et de propositions relatives ou subjonctives (qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel, avec laquelle, parce que, pour que, depuis que, pendant que, etc…) Rappelez-vous vos cours de grammaire ! Ben, quoi ? C’est la classe, ici !)