Qu’est-ce que c’est que ça?

Ça ne fait que quelques centimètres, c’est en ivoire, et la photo a été prise au musée des Beaux-Arts de Tournai.

Si vous savez ce que c’est ou si vous avez envie de proposer la solution du schmilblick, allez-y!

Vous n’aurez la réponse que lundi parce que l’Adrienne est partie complètement à l’est du pays avec sac au dos et sans PC 😉

Bon week-end à vous tous!

Question existentielle

Cartoon van de dag - juni 2013 - De Standaard

Wat gaat u doen…? Qu’allez-vous faire pour les milliers de gens qui travaillent dans le secteur culturel et qui n’ont d’autre choix que de rester chez eux à attendre que le rideau tombe définitivement? Qu’allez-vous faire pour les millions de gens qui craignent de devoir se passer encore longtemps des productions culturelles qu’ils aiment voir et entendre, parce qu’elles donnent de la couleur à leur quotidien? 

Wat gaat u doen voor de duizenden werknemers die hun brood verdienen met cultuur en die geen enkele andere keuze hebben dan thuis te zitten wachten tot het doek valt? Wat gaat u doen voor de miljoenen toeschouwers, luisteraars en lezers die nu al vrezen – en wie weet voor hoe lang – dat ze het zonder de culturele producties en evenementen, die hun dagelijks leven kleur geven, moeten doen?

C’est la question posée dans la lettre ouverte en bas de laquelle trois cents noms du secteur culturel belge ont mis leur signature.

Datée du 11 mai, elle n’a cependant pas été entendue par le gouvernement.
Pas de compensations.
Pas de perspectives.
Pas un mot pour tous ces gens qui nous sont essentiels.

Pour ceux que ça intéresse, Le Vif y a consacré un article le 14 mai.

***

Dessin humoristique de Lectrr:
– Papa, c’est quoi, des Primitifs flamands?
– Des gens qui économisent sur la culture, chérie.

Question existentielle

Peut-on avoir deux langues maternelles? demandait le titre de l’article.

Ben, évidemment! s’exclame l’Adrienne.

Mais rares sont ceux qui sont d’accord avec elle sur ce point, alors elle a lu et écouté… et s’est trouvée fort satisfaite des réponses données par la chercheuse universitaire 🙂

Le bilinguisme, explique-t-elle, peut être le résultat d’une éducation dès le berceau par deux parents parlant une langue différente. Il peut aussi survenir plus tard, si la langue de l’école n’est pas celle de la maison, par exemple.

Parfois les deux langues seront à égalité parfaite – on maîtrisera aussi bien l’une que l’autre – parfois l’une des deux sera plus dominante: tout dépendra de nombreuses circonstances. Selon toute logique, la langue dominante sera celle à laquelle on a été le plus confronté. 

Est-ce positif ou négatif?
Absolument positif, puisque tous les tests ont démontré qu’une éducation bilingue est un excellent entraînement pour le cerveau, qu’elle rend meilleur en raisonnement abstrait (et qu’elle permet de repousser l’oncle Alzheimer ;-))

Madame s’est donc empressée d’envoyer la vidéo à des anciens élèves élevant leurs enfants dans le bilinguisme et qui sont souvent pleins de doutes sur le sujet 🙂

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pour ceux qui maîtrisent le néerlandais, encore un bon article ici de nos voisins du dessus 😉

Il n’est jamais trop tard pour apprendre une langue, même après 75 ans, concluent-ils 🙂

M comme mystère(s)

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Une photo proposée à votre sagacité 🙂
Quel est cet objet mystère avec vue sur le ciel?

Et puis un autre mystère, bien plus mystérieux encore, c’est la question de savoir pourquoi les gens de nombreux pays – à commencer par l’Australie mais les USA et la Grande-Bretagne ont suivi – se sont rués sur le papier toilette, ont dévalisé les rayons des magasins et se sont même battus pour en remplir leur caddie…

Du papier WC, c’est vraiment la dernière chose à laquelle l’Adrienne aurait pensé, surtout que chez soi, on a au minimum un lavabo et donc tout le loisir de sortir bien propre d’une visite aux ‘cabinets’

La question a été posée au professeur Dimitrios Tsivrikos (University College London), un spécialiste du comportement. Il explique qu’en cas de stress, de panique, d’incertitude, dus au manque d’info et aux messages contradictoires véhiculés, on entre dans un cercle vicieux qui nous rend de plus en plus irrationnels.

On va alors essayer de reprendre le contrôle (ce qu’il appelle entrer en « survival modus ») en achetant de quoi tenir le coup au moins deux mois. On va au supermarché, on voit des rayons qui se vident – le personnel n’a pas le temps de réapprovisionner – on voit ce que les autres achètent, on voit les grands paquets de papier WC – grand volume, petit prix – ça a quelque chose de rassurant par sa taille et sa durée.

On en remplit son caddie.
Parce que c’est grand, rassurant et pas cher.
Et comme on est en mode irrationnel, on va jusqu’à se battre pour avoir le dernier.

Question existentielle

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Maintenant que le jardin de l’Adrienne – après le passage d’un jardinier, oui il a fallu casser la tirelire – est à peu près nu comme un ver, pourquoi maintenant les voisines ne viennent-elles pas sonner à sa porte pour la remercier et la féliciter 😉

Bon, la question n’en est pas une – d’ailleurs on n’y a pas mis de point d’interrogation – on connaît la réponse.

Pourtant on pourrait se la poser: pourquoi est-ce plus facile – pour certains en tout cas – de réclamer récriminer se plaindre exiger maugréer se lamenter protester râler rouspéter… que de faire un sourire au jour et au monde?

Et là, vous l’aurez remarqué, il y a un point d’interrogation 🙂

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photo prise mardi dernier

Question existentielle

gout

La première fois que mini-Adrienne a été punie, elle avait quatre ou cinq ans et jouait à ‘tikkertje‘ (1).

Une partie de la cour était mouillée parce que les femmes de ménage y avaient déversé leurs seaux et tout ne s’était pas écoulé.

Par conséquent, sœur Josiane avait interdit de poser le pied sur la partie humide.

Mais comment voulez-vous jouer à ‘tikkertje‘ et faire attention à la flaque tout en courant pour échapper à votre poursuivant?

Mini-Adrienne a vu trop tard qu’elle approchait de la zone interdite, a fait le plus grand bond dont elle soit capable, au-dessus de la flaque… mais hélas, sœur Josiane surveillait l’endroit. Mini-Adrienne a dû finir la longue récréation debout au milieu de la cour, sans bouger.

La honte.

Depuis ce jour-là, elle s’interroge beaucoup sur les punitions. Leur utilité. Leur bien-fondé. Sur le pouvoir et l’abus de pouvoir de celui qui les donne. Sur la honte et le sentiment d’injustice ou de révolte de celui qui les reçoit.

C’est sans doute pour ça que pendant toute sa carrière de prof, elle a toujours cherché à s’en passer.

***

(1) je crois qu’en français ça se dit ‘jouer à chat’, corrigez-moi si je me trompe.

Racontez-nous une histoire de pas sage, demandait le Goût-des-autres, qui a courageusement repris les devoirs de Lakévio. Merci à lui!

P comme Petit Poucet

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Petit Poucet est l’unique enfant de ses deux parents.
Le seul petit-enfant de ses quatre grands-parents.
Le seul neveu de ses quatre oncles et tantes.

Ça fait beaucoup d’amour à recevoir et sans doute aussi beaucoup d’attentes à combler.

L’Adrienne observe ce Petit Prince de quinze mois et ses premiers balbutiements. Chacun l’entoure avec empressement pour lui faire répéter les noms magiques: son premier mot sera-t-il maman? ou papa? tonton? ou tata?

Petit Poucet a mis tout le monde d’accord: son premier mot a été TRAIN 🙂

O comme Où étiez-vous en 1979?

 

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– Vous le reconnaissez? demande le gentil barista chez qui l’Adrienne avait finalement pu entrer pour boire un cappuccino.

C’est qu’à York, les chiens ne sont pas les bienvenus. Or ce brave Ted avait déjà dû supporter son premier voyage en train, la foule de la gare, les flots de touristes autour de la cathédrale, des parcs et des pelouses interdites aux quadrupèdes et nulle part le moindre bol d’eau fraîche. Ah! on était bien loin de l’aimable Skipton!

– Non, dit l’Adrienne, ça ne me dit rien du tout!

– Vraiment pas?

Il insiste, incrédule. C’est toujours un moment embêtant où il faut se décider si on va avouer qu’en dehors de Wolfgang Amadé, on ne connaît pas grand-chose.

– Je vous le fais écouter, si vous voulez.

– D’accord, dit l’Adrienne.

Et il lui a déversé ceci dans les oreilles, en précisant que ce morceau était à l’origine du hip hop, et l’Adrienne a fait de son mieux pour se montrer impressionnée:

Question existentielle

Anti_climb_paint_sign

Sans doute cela existe aussi ailleurs, mais c’est la première fois que l’Adrienne le voit: anti climb paint, une peinture destinée à décourager ceux qui auraient envie de grimper une clôture. En plus de la hauteur, des piques et des barbelés…

C’est une sorte de constante qui fait que depuis le début de ce voyage, et dans tous ses contacts avec les locaux, y compris le marié, l’Adrienne ne cesse de se demander: mais de quoi et pourquoi ont-ils donc si peur?

Tout se ferme à clé, même les fenêtres – et le machin est si compliqué qu’il y en a que l’Adrienne ne réussit pas à ouvrir. Ouvrir une porte demande tant de manœuvres qu’il faut déposer à terre toutes ses affaires: une troisième main ne serait pas superflue.

Les ‘warning‘ et ‘caution‘ fleurissent partout, le plus drôle jusqu’à ce jour étant une plaque avertissant du danger de tomber si on monte sur le muret… haut de vingt centimètres.

– Surtout, recommande le marié, ferme bien toutes les fenêtres chaque fois que tu sors!

Or, celle de la chambre de l’Adrienne est ouverte jour et nuit. Et l’amie lui a dit de laisser ouverte celle qui se trouve au-dessus de la véranda, pour que la chatte Cici (prononcer Tchitchi) puisse entrer et sortir selon ses envies.

– Et pour Cici? demande l’Adrienne.

Alors il est allé contrôler si c’était ‘safe‘ et a accepté, à contrecœur, pour l’amour du chat.

Mais qu’il ne s’inquiète pas, les voisins de ce petit cul-de-sac dont toutes les maisons se regardent par des fenêtres sans rideaux, sont vigilants: le lendemain de son installation, l’Adrienne a été vue à la fenêtre de la cuisine et aussitôt un homme est venu frapper à la porte pour savoir ce qu’elle faisait là…

source de la photo wikipedia

Question existentielle

Il faut croire que ça correspond à un réel besoin, voici qu’un nouveau métier vient d’être inventé, le « social media-sitter ».

Vous êtes en vacances mais en même temps vous voulez continuer à alimenter vos nombreux réseaux sociaux et réagir en temps réel à tout ce qui s’y passe?

Allez dans un hôtel Ibis suisse et offrez-vous les services d’un (je cite) « influenceur confirmé de la région: nos professionnels d’Instagram préparent les meilleurs posts pour ton profil. Tu pourras profiter de ton séjour en ville sans ton smartphone devant les yeux. »

Voilà, c’est aussi simple que ça. Et non, je n’invente pas, voyez vous-même ici. Vous y trouverez une galerie de photo avec le nom et les spécialités de chaque « influenceur ».

La question que je me pose est la suivante: qui fait appel à ce genre de service? quelle sorte de gens sont à la fois tellement accro et pourtant prêts à céder la main?

La question restera (provisoirement?) sans réponse, voyez vous-même:

« Profite de ton escapade citadine sans le moindre stress numérique. Notre social media sitter s’occupe de ton profil Instagram. Et toi, tu peux partir découvrir la ville en toute tranquillité. Le service «Relax we post» pouvait être réservé du 3 novembre au 2 décembre 2018. »

Apparemment, cette offre était la version ‘test’.

Reste à voir si l’expérience sera poursuivie…