L comme Léon

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A Ostende pour la Journée du Patrimoine, l’Adrienne se devait d’aller jeter un œil à la Spilliaert Huis (version française du site ici) pour y voir l’expo en cours.

Et c’est en relisant l’aperçu biographique qu’elle remarque que non seulement le père de Léon s’appelait Léonard – ça, elle s’en souvenait – mais qu’en plus sa mère s’appelait Léonie.

Vous qui connaissez l’Adrienne, vous savez que c’est le genre de choses qui la font beaucoup rire – elle rit facilement – mais par bonheur la foule était groupée autour d’un guide et très peu de gens se sont aperçus de son hilarité.

Parce que si on vous regarde déjà de travers quand vous riez à une expo sur Gaston Lagaffe (voir le billet de janvier 2017), que serait-ce dans un lieu voué à un homme dont toute l’œuvre respire la mélancolie et une sorte de tristesse solitaire?

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photo prise à Ostende, Spilliaert Huis, Het Leopoldpark onder de sneeuw met klimop en kiosk, 1915 (Le parc Léopold sous la neige avec lierre et kiosque), crayon, encre de Chine, aquarelle et gouache sur papier, 277 sur 267 mm.

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Question: Quel est l’autre rapport entre Gaston Lagaffe et Léon Spilliaert?

Réponse: Prunelle, le chef de bureau de Gaston, s’appelle Léon 🙂

M comme medèn ágan

Quand l’été dernier l’Adrienne a annoncé à l’amie Lutgart qu’elle passerait à un mi-temps dès la rentrée, celle-ci a applaudi en helléniste: 

– Μηδὲν ἄγαν! 

« Rien de trop », traduction littérale, ou « Point trop n’en faut », comme dit le proverbe en français, et « Qui trop embrasse mal étreint » (la mère de l’Adrienne ADORE ce proverbe). Bref: garder la juste mesure en toute chose. 

Car s’il est une étiquette qui colle fâcheusement à l’Adrienne, c’est qu’elle « en fait trop ». 

Or, que lit-elle hier soir dans son magazine préféré? Exactement le même message, mais délivré comme une nouveauté made in Sweden, une panacée scandinave, une sagesse suédoise appelée lagom et qui dit exactement ce que disaient les Anciens: cherchez le juste milieu en toute chose. 

Point trop n’en faut. 

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Ce n’est pas cette buveuse d’absinthe qui dira le contraire 

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tableau de Léon Spilliaert 
photographié au MSK de Gand
samedi dernier

 

 

K comme Khnopff

– Les photos sans flash sont permises? demande ingénument l’Adrienne au charmant jeune homme chargé de surveiller les trois premières salles. 

– Hélas non! dit-il. Les collectionneurs privés ne le veulent pas… 

– C’est bien dommage! 

Elle lui montre le tableau d’Adrien-Joseph HeymansBrugje in Houffalize (un petit pont à Houffalize), qui vient en effet d’une collection privée. 

– Je ne l’avais encore jamais vu, celui-là. La photo, ça aide à se souvenir… 

– C’est vrai, répond-il, mais vous pouvez la chercher sur internet. 

Puis il se ravise: 

– Ou acheter le catalogue! 

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le voilà, le petit pont, trouvé sur la page fb du musée, un comble tongue-out 

Interdiction, donc, de sortir l’appareil photo pendant la visite des dix salles consacrées à l’exposition sur Emile Verhaeren et les artistes de son temps.  

Interdiction de photographier ce KhnopffL’Encens, mais le jeune homme avait raison, on le trouve sans problème sur le net. 

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il est sur wikipedia commons… 

Par contre, dans la riche collection permanente, on peut photographier autant qu’on veut. Là aussi, quelques Khnopff, comme cet inhabituel portrait masculin, celui qu’il a fait de son père Edmond: 

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Et dans la même salle, quel bonheur de retrouver l’ami Spilliaert, dans ce bel autoportrait tout en transparences: 

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Silhouette du peintre (1907) 

Le prendre de côté n’a pas empêché qu’on y voie tout de même la photographe: de transparence en transparence, voilà la photo toute trouvée pour le projet du Hibou 

semaine 50 – transparence

Adrienne aime Léon

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Il aime la mer, surtout quand la nuit tombe

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Il aime les dunes et la douceur du sable

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Il aime les ombres mystérieuses sous la lune

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Il aime ces ruelles d’Ostende qu’on appelle des « rampes » vers la mer 

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Il aime les arbres sous la neige 

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Il s’appelle Léon comme mon père

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et il est Ostendais 

tongue-out 

Léon Spilliaert (1881-1946) 

L’autoportrait date de 1906

B comme beau

C’est beau, la mer 

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C’est beau, les anémones de mer 

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C’est beau, la mer de Spilliaert 

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C’est beau, les baigneuses de Van Rysselberghe 

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C’est beau, la mer, la plage, les enfants, les bateaux 

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Anémones de mer, photo prise au Noordzeeaquarium, Visserskaai 

Léon Spilliaert, photo prise au Stadsmuseum, Langestraat 69 

Théo Van Rysselberghe, photo prise au Mu.Zee, Romestraat 11