B comme Barsky

Sam Barsky est un Américain fan de tricot.

Il crée ses propres modèles – un modèle unique, en fait, seul le dessin diffère chaque fois. Sur chaque pull-over, il représente soit un lieu – un bâtiment historique, un paysage – soit un thème – un anniversaire, une fête du calendrier, un film célèbre.

C’est avec une conviction touchante qu’il vous explique, comme dans la vidéo ci-dessus, comment procéder 🙂

Vous pouvez carrément prendre la vitesse de lecture fois 2, vous pourrez encore parfaitement suivre.

Toujours en jersey, avec les mêmes aiguilles, la même grosseur de fil, le même nombre de mailles, la même encolure large pour qu’il puisse passer facilement la tête. Rien de compliqué. Mais ça fait un tabac sur les réseaux sociaux.

Ci-dessous, la toute première leçon, ou comme il le dit lui-même, son « first show », le « work in progress » d’un « artistic knitter » 🙂

Pour la collection de photos, voir ici.

E comme écheveau

C’étaient des laines grises, bleu marine ou vert bouteille. On les conservait dans des boîtes au grenier, bien emballées dans des sacs en plastique contre les mites.

On en faisait des pulls. Des cardigans torsadés, des cols roulés qui grattent, des pulls en V aux points compliqués. Jamais des aiguilles supérieures à du 2,5, jamais de jersey ni de point mousse: on n’aimait pas la facilité.

Puis les tricots devenus trop petits ou un peu usés aux coudes étaient complètement défaits. On couchait une chaise sur la table et autour de ses deux pieds on moulinait de grands écheveaux. Une fois lavés et séchés, les écheveaux devaient être rebobinés.

Des heures… des heures que la petite devait rester assise les deux bras tendus – ni trop tendus, ni trop peu – pendant que sa mère refaisait passer les écheveaux à l’état de pelotes. Parfois ils étaient trop emmêlés et il fallait rester debout. Mais être attentive tout le temps, suivre du regard le fil qui passe continuellement de la main droite à la main gauche, ne laisser s’échapper aucun des autres, suivre légèrement le mouvement avec les bras.

Des heures… des heures à avoir mal au dos, mal aux bras, mal partout et le nez qui chatouille de toutes ces poussières de laine… alors qu’il est interdit de bouger.

souvenir d'enfance,défi,vive la famille

texte inspiré par cette photo (beaucoup trop colorée Clin d'œil) proposée au défi 186…
mais pas prêt dans les temps

L comme liseuse

Jusqu’à il y a un mois ou deux à peine, le mot « une liseuse » évoquait pour moi un vêtement.

Ma mère avait une liseuse en tricot rose tendre qui se fermait par un ruban. Rose aussi. Elle la porte sur les premières photos prises à la maternité après la naissance de mon frère. Il faut dire qu’on était en avril (ne te découvre pas d’un fil) et que la liseuse était sans doute une façon élégante de ne pas se montrer dans une tenue trop « déshabillée » pour la photo et la postérité.

Mais depuis un mois ou deux, j’ai appris que c’était aussi le mot pour désigner une sorte d’e-book.

Je me demande donc si les Français du nord, du sud, les Belges et les Québécois adopteront pour une fois le même vocable Cool

liseuse.jpg

Une lectrice en liseuse. Laine et modèle de la marque Bergers Cathares.
Pour la lectrice en liseuse lisant une liseuse, il faudra attendre encore un peu…

D comme défi 173

 

Etonnant ce que l’ON m’a offert comme CADEAU !!!

Cadeau

Qui est ce « ON » ? Quel est  donc ce « CADEAU » ???

***

Quatre saisons

à mon grand étonnement, à l’été de mes six ans, j’ai su tricoter. Cadeau de grand-mère Adrienne.

à mon grand étonnement, à l’automne de mes six ans, j’ai su nager. Cadeau de monsieur M***

à mon grand étonnement, à l’hiver de mes six ans, j’ai su lire. Cadeau de madame Vandemerckt.

Mais le plus étonnant avait eu lieu au printemps de l’année d’avant.

à mon grand étonnement, j’ai eu un petit frère.
J’ai mis longtemps à comprendre d’où venait ce cadeau. Mais comme pour les trois autres, c’était pour la vie.

***

Comment ?
Un petit frère, ce n’est pas un cadeau ?

 

 

T comme tricot

Je me suis remise au tricot.

Entre ceux qui trouvent ça ringard et mémé au possible et ceux qui veulent nous faire croire qu’à Paris, Londres et New York c’est hyper-branché, il y a moi, qui trouve ça tout naturel de prendre de la laine et des aiguilles et d’en faire un pull, tout simplement.

Et d’y trouver du plaisir.

Tout en pensant à ma grand-mère Adrienne qui m’a appris le tricot à l’âge où je savais à peine écrire mon nom et qui a eu la patience de ramasser chaque maille qui filait.

tricot