W comme Welles

Ne regardez pas le résumé de la vidéo ci-dessus, si vous n’avez pas encore vu le film 🙂

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Il arrive parfois, que « sur cette télé où il n’y a jamais rien de beau », on passe un vrai bijou.

En plein après-midi.

Comme ce « Citizen Kane », d’Orson Welles, que l’Adrienne a vu quand elle était toute jeunette, un soir chez ses grands-parents. Mais ça l’avait tout de même assez impressionnée pour qu’elle se souvienne très bien du film, de certaines images, de certains passages, de certaines citations.

Et de la chute.

Alors évidemment, en le revoyant ces jours-ci, elle a pu se concentrer sur le reste: la structure, les prises de vue, des tas de détails.

C’est fascinant.

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Pour ceux que ça intéresse:

B comme bonne blague

– Je vous promets, dit cette charmante enfant, de ne jamais vous mentir!

Quand on sait qu’elle est le quatrième porte-parole qu’use vous-savez-qui au cours de son mandat, grand spécialiste lui-même du jeu de la vérité, on goûte toute la valeur de cette « parole d’honneur » aux journalistes assemblés et certainement médusés 🙂

L’Adrienne heureusement n’est pas journaliste, elle a éclaté de rire en entendant cette bonne blague.

« Never ».
Jamais.

« I give you my word ».
Parole d’honneur.

La photo ci-dessus ainsi que ce merveilleux passage de l’allocution, à voir et à revoir ici, pour notre plus grand plaisir.

Zaterdag 25 april

Lectrr, ici

P comme Preppers

Amazon.fr - Prepper: Preppers guide for self-sufficient living to ...

Ils sont bien nombreux de par le monde, ceux qui ne font confiance qu’à eux-mêmes. Surtout aux USA, où ils se nomment « Preppers« . Leur sous-sol est construit comme un bunker et ils n’ont pas eu besoin de « hamstériser » à la veille du lockdown: ils ont déjà tout prévu. 

Ils ont tous les produits de base pour dix-huit à vingt-quatre mois, travaillent leur terre, ont des poules pondeuses au poulailler, des pommiers, des pruniers, divers petits fruits.

Paysans d’un genre nouveau, sans tracteur, faisant leurs conserves à l’ancienne, bidouillant, sachant tout faire, réparer la lessiveuse, changer une courroie… Pour le Prepper, cette pandémie est juste la preuve qu’il a raison et qu’il doit continuer à s’entraîner, à tout prévoir.

Car à l’inverse de la fourmi de la fable, il n’ouvrira pas sa porte à la cigale citadine: elle sera reçue au fusil automatique.

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écrit pour les Plumes d’Emilie – merci Emilie! – avec les mots imposés suivants: TRACTEUR – POULE – PRODUIT – LESSIVEUSE – TRAVAILLER – OUVRIR – PAYSAN – DODU – POULAILLER – TERRE – PRUNIER – CONSTRUIRE – CONTINUER – COURROIE.

On pouvait en laisser tomber un, je n’ai pas utilisé DODU.

source de la photo et premières pages du Guide de survie des Preppers à lire ici.

un article (de 2012) en français ici.

B comme Barsky

Sam Barsky est un Américain fan de tricot.

Il crée ses propres modèles – un modèle unique, en fait, seul le dessin diffère chaque fois. Sur chaque pull-over, il représente soit un lieu – un bâtiment historique, un paysage – soit un thème – un anniversaire, une fête du calendrier, un film célèbre.

C’est avec une conviction touchante qu’il vous explique, comme dans la vidéo ci-dessus, comment procéder 🙂

Vous pouvez carrément prendre la vitesse de lecture fois 2, vous pourrez encore parfaitement suivre.

Toujours en jersey, avec les mêmes aiguilles, la même grosseur de fil, le même nombre de mailles, la même encolure large pour qu’il puisse passer facilement la tête. Rien de compliqué. Mais ça fait un tabac sur les réseaux sociaux.

Ci-dessous, la toute première leçon, ou comme il le dit lui-même, son « first show », le « work in progress » d’un « artistic knitter » 🙂

Pour la collection de photos, voir ici.

M comme Mystère

Kevin Bacon en Tom Hanks.

A Mortsel, comme dans toutes nos villes, il y a un ‘kringwinkel‘, un de ces magasins où vous pouvez déposer vos objets qui ne vous servent plus et où ils seront remis en vente à des prix très modiques.

A Mortsel, donc, quelqu’un a déposé, parmi d’autres affaires, un album photo dans lequel on peut voir la même dame prenant fièrement la pose avec des tas de vedettes hollywoodiennes.
Environ deux cents photos, datées de 1992 à 1995.

Normalement les albums photos sont passés à la déchiqueteuse mais là on en a été fort intrigué, vu son contenu, on a cru à une erreur et on a mené sa petite enquête pour savoir qui était cette dame pour éventuellement le lui restituer, à elle ou a sa famille.
Et on l’a assez rapidement retrouvée.

Il s’agit d’une Belge aujourd’hui décédée, qui résidait à Los Angeles où de 1975 à 2010 elle a travaillé comme journaliste correspondante à Hollywood. Un travail qu’elle a continué à exercer jusqu’à un âge si avancé – 87 ans! – que finalement les journaux et magazines lui ont suggéré d’arrêter 😉

Le seul mystère non résolu est la question de savoir comment cet album – un des plus de vingt remplis de ce même genre de photos souvenirs avec des vedettes, et qui sont aujourd’hui en possession de sa fille qui vit elle aussi aux USA – est arrivé à Mortsel.

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source de la photo ici, où on peut en admirer des tas d’autres, Maria avec Kate Winslet, Michael Douglas, Jack Nicholson, Bruce Willis, Jack Lemmon, Sophia Loren, Jon Bon Jovi, Keanu Reeves etc.

toute l’info en détail ici.

X c’est l’inconnu

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Il y a tout un mur avec des articles de journaux américains qui ont beaucoup fait rire l’Adrienne.

Ceux de 1926 à 1928 relatent les péripéties d’une oeuvre de Brâncuși, L’oiseau dans l’espace, que le douanier avait refusé de considérer comme une oeuvre d’art. Selon lui, c’était une pièce de métal et donc il fallait payer un impôt pour son importation aux USA.

Par exemple, sous le titre Whatever this may be – it is not art on peut lire ceci:

Puzzled by the meaningless sculptures of the Rumanian artist Brancusi, the U.S. customs authorities get the advice of sane American artists and refuse to admit his work free of duty as « art ».

Ce qui donne plus ou moins textuellement:

Déconcertés par les sculptures absurdes de l’artiste roumain Brâncuși, les services douaniers des E.U. qui ont pris l’avis d’artistes américains sensés, ont refusé que son travail soit reconnu comme art et exempté de taxes. 

Ce n’est qu’à l’issue d’un procès et au bout de deux ans que l’artiste a obtenu raison.
Un journal de novembre 1928 déclare:

Futurist sculptor need not pay $4000 duty assessed by sceptical appraiser F.H.Kracke.

Le sculpteur futuriste ne doit pas payer les 4000 $ qui avaient été requis par l’estimateur sceptique, F.H. Kracke.

Voilà un « crack » qui a sa place dans la postérité.

Bien sûr, il est facile de se moquer après coup, et tout le monde n’est pas un visionnaire détecteur de futurs talents.

Il n’y a qu’une Peggy Guggenheim!

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photo prise à l’expo Brâncuși à Bruxelles (prolongation jusqu’au 2 février) – journal américain de 1913 se moquant de l’art futuriste et cubiste.

X c’est l’inconnu

Pour le défi de ce samedi, Walrus proposait « dynamite ».

Un mot qui ne me fait pas penser en premier lieu à Alfred Nobel mais d’abord à tous ces « cartoons » où les bâtons de dynamite surgissent toujours de partout et tellement à propos.

Principalement chez Bugs Bunny, comme ci-dessus, mais aussi avec le Coyote, Woody Woodpecker, Bip Bip ou Daffy Duck.

Cependant l’élément le plus important, dans ces « looney tunes« , c’est l’usage de la musique, si souvent prise dans le répertoire « classique » où l’on pêche sans vergogne et sans mention du compositeur. C’est un autre, en fin de générique, qui prétend l’avoir composée tout seul: « music by Carl Johnson ».

Really?

Sans doute pense-t-on qu’on ne lui doit rien, au « vrai », vu qu’il est mort en 1880. Et qu’il n’a pas de Moulinsart pour veiller à ce que les comptes en banque de ses héritiers continuent à se remplir 😉

Avez-vous reconnu l’air qui sert de toile de fond à cette « Dynamite Dance« ?