H comme Hollande

Nederland wil af van bijnaam ‘Holland’

Nos voisins du nord font savoir au monde qu’ils ne veulent plus qu’on les appelle Hollandais ni qu’on appelle leur pays la Hollande, parce que ce nom ne recouvre pas l’entièreté du territoire et surtout parce qu’il fait penser à des sabots, des tulipes et des moulins à vent.

De bijnaam ‘Holland’ doet volgens de Nederlandse overheid teveel denken aan klompen, tulpen en windmolens. 

Ce sont pourtant ces images-là précisément que les mêmes autorités hollandaises (oups! pardon) et tout leur marketing utilisent sans cesse…

Bref.

En français, nous devrons uniquement dire les Pays-Bas (équivalent de Nederland, le nom officiel du pays), mais comment nommerons-nous les habitants?

article et source de la photo ici.

W comme winkelhieren

Woensdag 18 december

Comme chaque année, le dictionnaire Van Dale a organisé le concours du néologisme (de l’année, donc) et le gagnant pour la Flandre est le mot ‘winkelhieren‘.

Il est formé à l’aide du verbe ‘winkelen‘ (faire les magasins, faire des courses) dans lequel on a intercalé l’adverbe ‘hier‘ (ici).

Le néologisme ainsi formé veut donc dire ‘acheter local’.

C’est ce mot-là qui a remporté le plus de voix en Flandre, avec en seconde position ‘klimaatspijbelaar‘, mot inventé pour désigner les jeunes qui vont manifester le jeudi au lieu d’aller à l’école.

Les Hollandais ont choisi ‘boomer‘, un mot dépréciatif pour qualifier la génération née après-guerre (les baby-boomers) dans ce qu’elle a de plus négatif: vieux fossile, personne arriérée, aux idées conservatrices. Chez eux aussi ‘klimaatspijbelaar‘ vient en deuxième position.

J’aime bien le dessin de Lectrr dans le journal De Standaard. Marie s’interroge à propos des cadeaux apportés par les Mages: de l’encens et de la myrrhe, passe encore, mais des chicons? (endives)

Et Joseph lui répond que Melchior tenait absolument à acheter local 😉

source de l’image ici.

le dictionnaire Van Dale ici.

un article en français ici.

O comme obsédé

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« Obsédé sexuel » disait le petit frère, qui avait le chic de rapporter de la cour de l’école – ou des réunions de louveteaux, dans ce cas-ci – les termes les plus choisis.

Parfois le père essayait mollement un « Tu sais au moins ce que ça veut dire? »

Parfois la mère s’insurgeait: « Arrête avec ça! C’est vulgaire! »

Peine perdue: il allait falloir d’autres tactiques.

Par exemple, s’attaquer au nerf de la guerre:

« Dorénavant, tu mettras un franc dans cette tirelire chaque fois que tu diras un vilain mot », dit la mère, qui avait dû trouver ce conseil dans son magazine féminin.

Mais au bout de quelques jours, quand il disait une grossièreté, la mère faisait la sourde oreille et le père continuait de lire son journal.

Peut-être que si on ne réagit plus, ça s’arrêtera tout seul? ont-ils dû penser.

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écrit pour le Défi du samedi avec le thème imposé: obsédé!

Merci Walrus 🙂

J comme Jocrisse

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La première fois que l’Adrienne a rencontré ce mot, c’était dans une de ses lectures de la Bibliothèque verte et ça l’a fort marquée.

Elle n’avait pas l’habitude d’être confrontée à un mot inconnu, voilà pourquoi elle se souvient de ces rencontres, jocrisse, dans un des Langelot, ou panacée, dans la chanson du sirop typhon.

Quant à savoir pourquoi ce mot – jocrisse! – ressurgit tout à coup dans sa mémoire alors qu’elle est plongée dans Orient-Express, de Graham Greene sur les conseils de Walrus… mystère!

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La photo d’illustration vient d’ici (où vous trouverez toute l’info sur les 40 volumes des aventures de Langelot, agent secret :-))

Y comme Yonne et Yeu

C’est depuis qu’elle est toute petite fille que l’Adrienne aime tellement lire qu’elle considère que même le dictionnaire est une lecture captivante.

Pourtant, son petit Robert édition spéciale anniversaire (voir la photo et l’article de 2017 ici) recélait encore des pages qu’elle n’avait pas ouvertes.

En effet, tout comme dans l’exemplaire précédent, en fin de volume il y a quelques annexes, dont une liste de suffixes et un aperçu des conjugaisons, ainsi que la liste des noms propres avec leurs adjectifs correspondants.

Et cette lecture-là est toujours amusante.

Surtout vers la fin, où l’on apprend que les habitants de l’Yonne sont des Icaunais et ceux  d’Yeu des Ogiens.

Par bonheur, à Yssingeaux on n’est pas Yssingeais… mais Yssingelais!

W comme WWILF

La chose a dû vous arriver aussi, vous commencez une recherche internet et de fil en aiguille vous passez d’un site à un autres, vous finissez peut-être même par regarder des trucs sur YouTube, un vieux film, une chanson, une recette, des  chats mignons… et par ne plus savoir ce que vous cherchiez au départ.

Figurez-vous que ça porte un nom, c’est WWILF, acronyme pour « what was I looking for? », qu’est-ce que je cherchais?

– Tu as fait quoi, hier soir?
– Du wilfing!

C’est expliqué ici 🙂

Et l’Adrienne, qu’a-t-elle fait, hier soir?

Du walrussing 🙂

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photo 1 le bureau et l’ordi dans la maison d’autrefois, photo 2 l’ordi, première chose à avoir été déménagée et installée 😉

Le walrussing est le même procédé que le wilfing: tu commences par lire un billet, tu y découvres un lien, tu suis ce lien… heureusement que ton estomac crie famine sinon tu y serais encore 😉

U comme urbex

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L’Adrienne ne s’en rendait pas compte, mais les fois où elle a exploré une usine désaffectée ou une maison en ruine, elle s’adonnait à l’urbex.

Plus fort encore, le jour où elle n’a pas résisté à la tentation d’aller visiter les caves de son école, elle se laissait aller à la cataphilie.

Rien de moins.

C’est expliqué ici: « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l’anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l’homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d’accès, tel que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d’immeubles, monuments…). La pratique regroupe ainsi diverses activités dites « underground » comme la ‘cataphilie‘, la ‘toiturophilie’. L’explorateur urbain est communément désigné par le néologisme urbexeur. »

Un site avec des lieux et des photos ici, principalement au Canada, mais également en France ou en Belgique.

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photo prise dans ma rue juste avant la démolition totale d’une usine textile, sa cheminée et sa maison de maître. Ainsi que son grand jardin et ses beaux arbres, dont un magnifique saule pleureur. Il y a bien de quoi pleurer…