I comme idée et inspiration

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Je vous ai déjà parlé de ces commentaires indésirables qui, pour une raison que j’ignore, s’attachent en particulier à un billet sur Hubert Haddad.

Peut-être ici un début d’explication 🙂

What you said made a bunch of sense. But, consider this, what if you were to create a awesome headline? I ain’t saying your information isn’t good., but suppose you added a title that grabbed a person’s attention? I mean H comme Hubert Haddad – Adrienne is a little vanilla.
You might peek at Yahoo’s home page and see how they create news headlines to get people interested.
You might add a related video or a picture or two to grab readers excited about everything’ve got to say.

Ce qui permet d’apprendre une nouvelle expression, it is a little vanilla… expression qui n’est pas dans mon Cambridge en ligne ni dans mon Van Daele.

Et en même temps une belle illustration du spice up your English!

Ah! les joies d’internet 🙂

en photo, des pâtisseries bruxelloises qui montrent bien que je ne suis pas vanilla, mais plutôt dark chocolate ou raspberry 🙂

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Première fois

Première fois que l’Adrienne lit une histoire (La Robe) de Rémy de Gourmont et voilà une phrase avec un mot tout beau tout nouveau:

« Il n’était pas de ces fous qui s’éprennent d’une sydonie »

Sydonie, subst. fém.

COUT. Tête ou mannequin de carton ou de bois sur lequel la modiste ou la couturière essayent les chapeaux et les robes. Les têtes [de l’artiste Bouguereau] sont banales, ce sont ces sydonies qu’on voit tourner dans la devanture des coiffeurs (HuysmansArt mod., 1883, p. 26).Quand, par hasard, son front se montrait nu, coiffé de ses petits bandeaux plats (…) on ne pouvait s’empêcher de penser à la sydonie des modistes de village (MontesquiouMém., t. 1, 1921, p. 270).

Prononc.: [sidɔni]. Étymol. et Hist. Av. 1872 arg. (Larch. 1872, p. 225 qui cite Lespès). Mot d’arg. propre à la région parisienne, cf. aussi VillatteParisismen, d’orig. inconnue.
Voilà ce qu’en dit le CNRTL.
Question: comment faisaient les lecteurs de 1924 (date de la dixième édition des Histoires magiques) qui n’avaient pas de dictionnaire d’argot et n’étaient pas Parisiens?

Schtroumpf alors!

Dès qu’une nouvelle classe entonne la litanie

– Madame! c’est trop difficile, ce texte!

– Il y a plein de mots qu’on ne connaît pas!

Madame est bien contente: c’est le moment de parler schtroumpf.

On pourrait, évidemment, leur parler de stratégies de lecture, de contexte, on pourrait savamment argumenter et jargonner… mais rien ne vaut la méthode schtroumpf, à la fois efficace, drôle et ludique.

En tout cas, Madame s’amuse beaucoup à tenir des discours du genre:

– Prenez votre schtroumpf à la page huit, nous allons faire le schtroumpf numéro 3.

***

merci à Walrus pour cette proposition au Défi du Samedi!

V comme valoir la peine

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Maintenant que le petit Leon a sept ans, il a tenu à confirmer par écrit ce message important en vue de Noël: 

« Cette année, je ne veux certainement pas recevoir un livre » (1) 

Il y a donc des enfants qui à sept ans ont déjà reçu tant de livres qu’ils aimeraient passer à autre chose. Et il y a l’Adrienne, qui chaque année espérait recevoir un livre mais n’en recevait jamais. 

Enfin, l’année où elle a commencé l’université, elle a reçu le dictionnaire Robert. Son petit Robert, comme elle l’appelle toujours amoureusement. Un volumineux volume (nous sommes à la lettre V tongue-out) qui l’a suivie jusqu’à ce jour dans tous ses déménagements et n’a jamais quitté son bureau. Qu’elle connaissait si bien, à l’époque de ses études, qu’elle réussissait presque à l’ouvrir directement à la bonne page, quand elle cherchait un mot. 

Et voilà que le petit Robert fête son cinquantième anniversaire en publiant une belle nouvelle édition augmentée de 22 tableaux de Fabienne Verdier (encore un V, c’est étudié pour tongue-out

Edition que l’Adrienne vient de recevoir en cadeau, quarante ans après son premier seul et unique exemplaire. 

La voilà donc placée devant un affreux dilemme: va-t-elle ranger ce compagnon d’une vie dans un placard et le remplacer par un plus jeune, plus beau, plus vaillant? Car le premier a bien souffert. 

Ou va-t-elle ranger ce tout beau tout nouveau dans un placard, pour qu’il reste beau, et continuer à user et utiliser le premier? 

Une chose est sûre, ce nouveau, il faudra apprendre à se l’approprier, exactement comme un nouveau vêtement: le toucher est différent, le papier n’est pas le même, les caractères utilisés ont changé, la mise en page n’est plus pareille, il y a quelques nouveaux signes conventionnels, des abréviations ont disparu, d’autres apparu. 

Bref, l’Adrienne est heureuse. Merci! 

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 photo 1: le tout beau tout nouveau petit Robert dans toute sa gloire et son emballage plastique, fraîchement arrivé sur le bureau de l’Adrienne 

photo 2 prise de l’encart en fin de volume, qui présente la collaboration avec l’artiste 

***  

(1) « Mama, papa, ik wil zeker geen boek voor kerst. »

Stupeur et tremblements

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Un jour d’inattention, l’Adrienne a dû refiler ses coordonnées à une chaîne de prêt-à-porter français et depuis lors elle reçoit régulièrement des offres irrésistibles auxquelles elle résiste cependant. 

Vous qui la connaissez, vous savez qu’elle n’est pas la reine du shopping tongue-out 

Et vous savez aussi que tout en aimant la langue française, elle n’a pas peur d’utiliser ici ou là un anglicisme, genre OMG, week-end ou suspense. 

Mais là où elle a ouvert des yeux stupéfaits, c’est quand sa chaîne française de prêt-à-porter a voulu l’allécher avec un « tote bag« . 

Un quoi? 

Il semblerait qu’à partir du moment où le sac en toile devient un accessoire branché, il faille l’appeler « tote bag ». Et probablement prononcer ce ‘tote’ comme dans ‘une litote’… 

Bref, à partir du moment où le sac en toile coûte deux fois le prix d’un vuitton d’imitation, il s’appelle « tote bag ». 

Comme celui qui a servi d’illustration… 

J comme jargon

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Beaucoup de gens, déclare le spécialiste consulté, se plaignent d’un manque d’hygiène conversationnelle… 

Faut que je note ça pour ne pas l’oublier, se dit l’Adrienne. 

Un manque d’hygiène conversationnelle, elle n’est pas sûre d’avoir bien compris ce que ça voulait dire mais elle devine que c’est un bel euphémisme. 

Bref, les pédagogues d’aujourd’hui ont leur jargon comme les médecins de Molière, et la préciosité n’a pas pris fin avec le 17e siècle: aujourd’hui plus que jamais on se doit de remplacer par des tournures alambiquées les mots jugés « bas ». 

Comme ragots, cancans, commérages et racontars, par exemple. 

*** 

photo prise à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose