C comme cadeau!

Dans la ville de l’Adrienne on est bien contents et bien émus de ce beau geste: en remerciement pour l’aide apportée lors des inondations de l’été 2021, la commune de La Roche-en-Ardenne offre un sapin de Noël.

Merci les amis wallons!

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photo prise le 30 novembre dernier, les ouvriers communaux sont en plein dans les travaux de décoration 🙂

G comme G pas le temps

G comme Gaz (non pas le prix mais l’experte qui vous parle a eu besoin de beaucoup cafouiller avant de réussir à mettre en route sa nouvelle petite chaudière)

G comme Gentil (ils ont leur fête ces jours-ci, paraît-il, et ça offre un beau devoir sur table à l’ami Krapov – genre « vous avez trois heures » – parce que paraît-il que les gentils, on profite d’eux)

G comme GR (sentiers de grande randonnée, à cause de l’envie de vous parler de Maurice Cosyn – une image ici)

Bref, ce n’était pas les idées qui manquaient, juste le temps de les réaliser.

A plus tard!

T comme Taalgrens

Frontière linguistique, taalgrens, c’est un mot que le père de l’Adrienne détestait: il ne voulait pas l’entendre. Il voulait en nier l’existence. Ou plutôt: continuer à croire que les francophones apprendraient le néerlandais et les Flamands le français.

A Bruxelles le week-end dernier, l’Adrienne a pu constater que cette frontière est bien réelle: lors de la visite du Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, le groupe néerlandophone ne connaissait aucun nom de ceux donnés aux diverses salles du bâtiment.

Même le guide avait dû se renseigner pour savoir qui était Amélie Nothomb, qu’il appelait systématiquement Nathalie Nothomb (vous imaginez à quel point l’Adrienne a dû se retenir pour ne pas le corriger ;-)) et en entrant dans la salle Maurane il demande à la cantonade:

– Quelqu’un ici connaît Maurane?
– Oui, fait l’Adrienne.

Apparemment, il ne voulait pas la croire:

– Ah bon? et c’est quoi? un peintre?
– Une chanteuse.

Le type avait ses idées sur la frontière linguistique et culturelle et aurait aimé qu’elles soient entièrement partagées. Confirmées.

Que José van Dam soit inconnu, passons, mais Philippe Gelück et son Chat?

Puis le groupe arrive dans la salle Eddy Merckx, que tout le monde connaissait, évidemment.

Et là son réflexe territorial lui fait dire:

– Je ne sais vraiment pas pourquoi ils ont choisi Eddy Merckx: il est Flamand! Il y a tout de même aussi de grands sportifs wallons?
– Ben oui, a dit quelqu’un, Justine Hénin.

Bref, une journée du patrimoine fort instructive.

Il aurait été intéressant de faire l’exercice inverse et d’accompagner un groupe francophone en visite au parlement flamand.

Photos prises à Bruxelles aux Journées du Patrimoine le 17 septembre dernier.

Y comme y a pas devoir?

Deux lundis déjà que Monsieur le Goût nous laisse sans devoir et pourtant aujourd’hui, et c’est une primeur, dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’année scolaire commence.

La Flandre ne suit pas (encore?) sous des prétextes divers – ce ne serait pas « le bon moment » d’organiser un changement, les parents ne seraient pas enthousiastes, les profs ne seraient pas très favorables… comme si on pouvait espérer autre chose d’une rapide enquête qu’un partage moitié-moitié entre le ‘pour’ et le ‘contre’ – et en Belgique francophone non plus il ne se passait pas un jour, ces deux dernières semaines, sans que des articles et autres opinions ne paraissent sur le sujet: quid des camps de vacances? quid des transports en commun? quid des congés parentaux? etc. etc.

Bref, des tas de vrais faux problèmes, alors que les experts en éducation sont tous d’accord sur le principal: nos longues vacances d’été sont néfastes pour les apprentissages scolaires, en particulier pour les enfants les plus démunis, qui perdent beaucoup de leurs « acquis » et n’ont pas l’occasion d’acquérir d’autres « apprentissages » grâce à des voyages, visites ou activités sportives, culturelles… diverses.

« De mens is een gewoontedier » (1) dit-on en néerlandais, et ça se vérifie une fois de plus 🙂

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(1) L’être humain (De mens) est un animal (dier) qui tient à ses habitudes (gewoonte)

B comme baguette magique

Nommez une chose pour laquelle il n’existe pas de championnat, ça doit être assez rare 🙂

Celui de magie en tout cas existe et il vient d’avoir lieu à Québec.

Cette année, apprend-on dimanche soir, c’est un Belge qui l’a remporté, il s’appelle Laurent Piron et pratique ce qu’on explique dans cette vidéo de 2018: la magie nouvelle.

Voilà l’Adrienne embarquée immédiatement dans ses souvenirs d’enfance, à se rappeler les tours de magie de l’ami José certains dimanches après-midi.

Des « tours » et des trucs qu’il fallait acheter en magasin spécialisé, bien s’entraîner à réaliser correctement puis montrer au public constitué de trois adultes et quatre enfants.

Ébahis, les enfants; amusés, les parents.

Même si parfois ça ratait.

Alors l’ami José était le plus déçu de tous, lançait d’un air fâché: « C’est fini! J’arrête! » et les quatre petits poussaient des Oh! navrés et des Encore! suppliants.

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Les fans de l’ami José peuvent trouver ici les cinq billets qui lui ont été consacrés.

C’est qu’on l’a beaucoup aimé, l’ami José 🙂

W comme Waterloo

C’est un programme d’aide aux vétérans de divers conflits, il s’appelle Waterloo Uncovered et du 22 juin au 15 juillet derniers il a permis à une vingtaine de vétérans de travailler avec des archéologues – c’est en association avec l’Agence wallonne du Patrimoine – sur le site de la bataille de Waterloo.

Vous vous étonnerez peut-être qu’on puisse encore y trouver des choses « intéressantes » deux cents ans après la bataille mais la réponse est oui.

Des restes humains, des restes d’animaux, des munitions… qui devraient apporter toujours plus de réponses sur le déroulement de cette bataille et surtout sur ses terribles circonstances.

Vingt mille morts en un seul jour… il a bien fallu les enterrer quelque part, n’est-ce pas?
Ainsi que les chevaux, les mulets… et les membres amputés. C’est qu’on est à la ferme de Mont-Saint-Jean, là où se trouvait l’hôpital de campagne des troupes anglaises.

Pour ceux que ça intéresse, le journal de bord de la campagne archéologique de 2022 est ici.

B comme Belgenland

“Het stoomrytuig is de wonderbaerste uitvinding die men tot heden gedaen heeft. Belgenland heeft in het opmaken van yzeren wegen, de andere landen van het vaste Europa voorgegaen. Wanneer ik my de eerste mael op het stoomrytuig bevond, heb ik dit gedicht gelyk het hier staet, gedroomd en namaels uitgewerkt. Het is meest voor de klanknabootsing gemaekt; derhalve zal het by eene lezing met luiderstemme beter het doel bereiken.”

Hendrik Conscience, à propos du poème dont il est question dans le petit film ci-dessus, et que son ami peintre Gustaaf Wappers, peintre officiel de Léopold Ier, a illustré par une œuvre exposée en tout début de parcours dans l’expo « Les voies de la modernité » au musée des Beaux-Arts de Bruxelles: Le char de Satan, Satans wagen. (visible dans la vidéo vers la 3e minute)

On est entre 1835 (inauguration de la première ligne de chemin de fer sur le continent, de Bruxelles à Malines) et 1837. Cette nouvelle machine inspire à l’écrivain à la fois frayeur et admiration:

« La machine à vapeur est l’invention la plus prodigieuse qu’on ait faite jusqu’à présent. La Belgique précède tous les autres pays du continent européen avec la construction du chemin de fer. Quand je me suis trouvé pour la première fois dans le train à vapeur, j’ai rêvé ce poème et ensuite je l’ai écrit. Il est surtout fait d’onomatopées et par conséquent plutôt destiné à être lu d’une voix forte. » (traduction de l’Adrienne)

Raison pour laquelle, dans la vidéo, il est demandé aux passants de lire à haute voix le poème porté « en sandwich » 🙂

Si l’Adrienne devait retenir une seule œuvre de cette expo, ce serait celle-ci: d’abord pour sa beauté et sa source d’inspiration, parfaitement en accord avec le thème de ce billet, le rail, la machine à vapeur, sa vitesse… fascinent et effraient à la fois.
La fascination de la vitesse est rendue ici avec une grande beauté.
Ensuite, parce que c’est une véritable découverte, le peintre liégeois Fernand Stéven (1895-1955) lui étant totalement inconnu.

Bien sûr, on peut aussi y aller pour voir ce qu’on connaît déjà, comme les impressionnantes volutes de fumée et de vapeur peintes par Monet 🙂

Arrivée du train de Normandie, Gare Saint-Lazare de Claude ...
source ici

V comme vivre ici

., Getty Images

On dirait que la Flandre a vraiment découvert la Wallonie ces derniers mois, non seulement comme lieu de campement scout ou de descente de la Lesse en kayak avec toute la classe, comme ça se fait depuis des décennies, mais comme véritable destination touristique.

Ainsi le magazine Knack propose de visiter quelques villes wallonnes moins connues en Flandre – ou mal connues, puisqu’on sait de Rochefort et de Chimay que de bonnes bières y sont produites, mais qu’en sait-on pour le reste?

Bref, vous pouvez lire et voir ici les beautés de Chimay, Nivelles, Huy, Rochefort, Marche-en-Famenne…

Car comme dit l’intro de l’article, « Tussen al het natuurschoon in Wallonië liggen heel wat boeiende steden verscholen. Iedere stad heeft zijn eigen identiteit, zijn schatten, zijn charmes, zijn curiosa, maar één ding hebben ze met elkaar gemeen: je wordt er met open armen ontvangen. »

Ce qui donne en traduction: « Parmi toutes les beautés naturelles de la Wallonie se cachent de nombreuses villes intéressantes. Chacune a son identité, ses trésors, son charme, ses curiosités, mais toutes ont une chose en commun: on y est reçu à bras ouverts. »

Cette dernière chose étant devenue une expression idiomatique à ne plus du tout prendre au sens littéral 😉

N comme No Nature

Aménagement du territoire

Natagora et WWF Belgique font bloc avec Inter-Environnement Wallonie pour envoyer ce message aux responsables politiques, basé sur trois piliers: il faut cesser le bétonnage du territoire, restaurer la forêt et les zones humides et aider l’agriculteur qui respecte la biodiversité.

On ne peut qu’y adhérer même si on se lasse parfois de l’entendre – oui, même l’Adrienne, celle qui triait avant tout le monde, jardine écologiquement depuis ses débuts et fait depuis toujours tous ces autres trucs à la mode aujourd’hui, à commencer par économiser l’eau et l’énergie.

Alors elle se dit que si elle – qui est si motivée – se lasse d’entendre ces discours, ce doit être pire encore pour les autres.

– Encore! s’est-elle exclamée hier quand E*** lui a montré le sujet de son cours de géo en ce mois de septembre.

Vous l’avez deviné: c’est la catastrophe de la forêt amazonienne. Comme l’an dernier.

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L’info, la pétition et la source de la photo d’illustration sont ici.