U comme une mère

Une mère pète un câble.

Au deuxième jour de « confinement ».

Elle n’en peut déjà plus.

Quatre enfants et deux ordi, chaque enfant reçoit des tas de tâches de la part des profs et elle n’en peut plus, dit-elle.

Pour moi le problème ce n’est pas les deux ordi pour quatre enfants – qui en plus ont chacun leur GSM sur lequel ils passent la journée, dit-elle.
Apparemment pas à travailler pour l’école.

Le problème n’est pas non plus que le prof de sa fille fasse sa vidéo-conférence à huit heures du matin: qu’est-ce qui l’empêche d’exiger de sa fille de se lever aux heures habituelles? Puisqu’on nous conseille de garder une bonne hygiène de vie et de continuer à bien structurer nos journées. Au lieu de passer la journée à manger, comme font ses enfants. A ce qu’elle dit 😉

Pour moi, la phrase-clé de sa frustration est celle-ci: « Now our children will find out how dumb we are« .

Or, aucun prof ne veut que les parents fassent le travail à sa place.
Aucun.
Au contraire même.

Si l’élève a des questions, c’est au prof qu’il doit les poser.
S’il a besoin d’aide, c’est au prof qu’il doit s’adresser.

Le prof a absolument besoin de ce feed-back pour faire du bon travail.

Ceci étant dit, la vidéo est hilarante 🙂

Et je ne peux m’empêcher de me demander quel coup de gueule elle pousserait si les profs n’essayaient pas, par tous les moyens, de continuer leur enseignement!

 

39 commentaires sur « U comme une mère »

    1. elle est allée spécialement dans sa bagnole pour enregistrer son coup de gueule à l’abri de ses enfants comme s’ils n’allaient pas eux aussi le découvrir sur youtube, comme nous tous 😉
      Have a wonderful day!

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  1. Si l’énervement est palpable/ pas à cause des profs/ chez tant de parents (hier notre nièce de Madrid qui a deux jeunes ados écrivait, exaspérée: « tant pis, ils n’ont qu’à doubler s’ils ne veulent pas faire les travaux! »), ta vidéo est très drôle, oui!
    Bonne journée dame Adrienne.

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    1. rien n’a encore été décidé pour les examens de fin d’année et chez nous, les profs donnent des travaux mais l’évaluation de ces travaux à domicile ne peut pas être prise en compte.
      Ce que je trouve logique.
      C’est donc surtout, comme me le disait un collègue, « bezigheidstherapie » 🙂

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  2. Le plus difficile, c’est quand au milieu, il y a un petit qui ne tient pas en place.
    Par ailleurs, pour m’être occupée d’enfants en centre de vacances, on obtient plus facilement leur attention et « obéissance », lorsque les parents sont loin.
    Pour le repas, nous arrivions à leur faire manger de tout, mais si par malheur les parents regardaient par la fenêtre, c’était « mort ».
    Bon, mon fils a trouvé la solution pour être tranquille 😉 tu verras la photo sur mon blog 😉
    Bonne journée Adrienne.

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    1. je pense que si les parents ne réussissent pas à l’obtenir chez eux, c’est là le problème…
      je le sais pour avoir gardé longtemps les enfants de mes belles-soeurs, dont une fois même pendant deux mois tout l’été, tous les quatre, ils obéissaient parfaitement aux règles de la maison… dès que leur mère est là, c’est fini 😉
      mes propres parents m’ont toujours forcée à manger des choses que je trouvais exécrables: on ne m’enlevait l’assiette que vide et je devais rester à table
      donc pour moi ce n’est pas une question parent/personne extérieure, mais à ce que tu arrives (ou pas) à exiger de ton propre enfant

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  3. Bon, on se demande si ce n’est pas une actrice, tout de même 😉 Espérons qu’à la fin du confinement, les parents pourront constater que mettre au travail un enfant ou un adolescent, ce n’est pas simple 😉

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  4. Puisque les parents sont souvent confinés, c’est le moment d’aider leurs enfants, chez mes enfants en banlieue, ils ont un jardin, la grande fait ses devoirs dans le jardin, sa mère l’aide pour le latin.
    La petite fait les siens sur la terrasse.
    L’Ours me dit que ça se passe bien, nous avions passé un ordinateur de plus aux enfants avant le confinement, c’est Merveille qui le squatte, c’est bien.

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  5. Je me demande si je ne préférerais pas à avoir des enfants à gérer plutôt qu’un mari…d’ailleurs, ne dit-on pas que les hommes sont de grands enfants, petits enfants, petits problèmes, grands enfants, tête de ptits cons ! Dommage qu’ils n’ont plus l’âge de recevoir une torgnole…Je me ferais bien une petite vidéo rien que pour…..le mari…
    Mon dieu, si ça dure 2, 3, 4 mois, je préfère ne pas y penser. J’aimerais qu’on m’endorme comme la belle au bois dormant et qu’on me réveille quand on aura eu la peau de ce salopard – je ne parle pas de mon mari….quand même !

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  6. Combien d’adultes ne trouvent-ils pas le confinement difficile, anxiogène, stressant ? Pourquoi en serait-il autrement des enfants ? Ils reçoivent de plein fouet la frustration de leurs parents, et se réfugient là où ils peuvent en fonction de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ont: certains mangent, d’autres lisent ou dorment, presque tous « réseautent »; certains ont un jardin, d’autres sont entassés dans des appartements exigus.
    Les activités scolaires « de remplacement », bien que témoignant de la bonne volonté et du dévouement de pas mal d’enseignants, sont loin d’être une panacée: les adultes en télétravail en témoignent chaque jour.
    D’autre part, les conditions de vie en confinement familial n’ont que peu de choses à voir avec l’école, avec son cadre structurant, sa vie sociale intense, ses règles, sa normalité.
    Et que dire des parents enseignants, ou des enseignants parents ?
    J’ai plus d’une fois expérimenté qu’il peut être plus facile de gérer une classe (pas trop surpeuplée quand même!) dans le cadre scolaire que deux ou trois enfants en soutien après l’école.
    Alors, oui, nous les enseignants faisons un travail exigeant, éprouvant parfois, mais les parents ne sont pas en reste. Si chacun, en cette occasion, pouvait s’apercevoir des difficultés et qualités de l’autre …

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      1. exactement!
        dès qu’il en a été question, une de mes anciennes élèves a publié sur fb « mais qu’est-ce que je vais faire de mes enfants? je vais devenir folle » (elle en a deux)

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  7. Je ne sais pas, je ne veux peux rien dire. Je sais que certaines personnes aiment leurs enfants mais avouent qu’ils ont du mal à jouer avec eux. Je ne le comprends pas mais je ne le juge pas ; c’est facile pour moi, j’adorais ça m’occuper d’eux. Là ils sont grands et je pose juste des questions pour voir si ils sont réguliers.

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    1. c’est que tu n’as pas attendu le jour un (ou deux) du confinement pour élever tes enfants, à qui tu as sûrement appris depuis bien longtemps qu’il faut se lever et se coucher à telle heure et ne pas manger des sucreries toute la journée etc etc 😉
      pas besoin de dire quelque chose, cette dame dit tout elle-même 😉

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  8. Peut-être que les exigences des profs israéliens n’ont rien à voir avec notre « bezigheidstherapie »…
    Personnellement, j’ignorais ce qu’était  » an improper fraction » mais j’ai demandé à G♦♦gle.

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    1. je pense que – déontologiquement – chez nous comme ailleurs, on ne peut que faire de la révision, de l’entraînement, des exercices… sans plus. Ne serait-ce qu’à cause du fait qu’on peut se faire aider, que ce soit par les parents, les copains ou g**gl* 😉

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  9. Marc et moi n’avons pas le problème n’ayant pas d’enfants. Je me garderais donc bien de donner un avis sur la situation que tu évoques. Ce serait trop facile de critiquer les parents.

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    1. Il ne s’agit pas de critiquer mais de rigoler 🙂 et comme disait mon grand-père, en temps de guerre, la seule liberté que te reste, c’est celle de penser !

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  10. Un autre blague court sur le net : « Après quelques jours de confinement avec leurs enfants, les parents vont s’apercevoir que le problème, ce n’est pas le prof ! »

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  11. Je suis frappée aussi de voir que pour certaines familles, juste l’idée de se retrouver H24 avec leurs enfants est difficile, voire insupportable, sans même parler d’y rajouter du télétravail ou des devoirs scolaires. Je ne crois pas que je l’aurais vécu comme ça, j’ai toujours aimé passer du temps avec mes enfants, les accompagner dans leurs apprentissages, et ça n’a jamais été une contrainte même si ce n’était pas facile tous les jours. Chez mes filles, ça se passe plutôt bien. Une adore être à la maison avec son petit. Et chez les deux plus grands zébulons montés sur ressorts, comme ils peuvent encore sortir régulièrement dans la nature, ça se passe plutôt bien aussi. Les parents ont pas mal de ressources et organisent des activités variées.
    Mais la mamie privée de petits-enfants se languit un peu…

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    1. je te reconnais bien là, dans tout ce que tu dis 🙂
      et oui, il y a aussi des parents qui ne se plaignent pas, sans doute ceux qui ont des enfants pour d’autres raisons que pour « être comme tout le monde » 😉

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    1. pourquoi certains ont des enfants, on peut parfois se le demander 😉
      (un jour une mère de quatre enfants m’a dit – sans rire – qu’elle pensait qu’à partir d’un certain nombre les grands élevaient les petits)

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