X c’est l’inconnu

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Malgré toutes ses lectures et ses trois visites au musée Magritte, l’Adrienne ne savait pas que de nombreuses œuvres avaient été perdues lors de bombardements à Londres en 1940.

C’est un des aspects intéressants de la visite de la Maison musée Magritte à Jette, où quelques-uns de ces tableaux perdus ont été reconstitués.

Ce musée Magritte est une maison, donc à ne pas confondre avec le musée du même nom situé dans le centre de Bruxelles, confusion qui arrive constamment.

Cette maison de Jette est celle où le couple Magritte est resté le plus longtemps: il en a loué le rez-de-chaussée avec jardin pendant vingt-quatre ans, de 1930 à 1954.

C’est là où le week-end se tenaient les réunions et tablées entre amis surréalistes.
Où il a peint environ la moitié de son œuvre.
Et où on a pu recréer le décor de vie: la couleur des murs, le mobilier, l’atelier dans le jardin…

Bref une visite émouvante et instructive 🙂

Merci aux amis qui ont eu l’idée d’y emmener l’Adrienne!

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En bas de cette page, une petite vidéo de 3 minutes qui montre bien les lieux.

H comme Hongrois

Épépé

Figurez-vous un garçon de 17 ans qui n’a jamais vu Bruxelles.
Sa capitale.
A seulement une heure de route en voiture.

Vous comprenez qu’il fallait y remédier.
Montrer la Grand-Place.
Le Mont des Arts et l’Albertine.
Le parc et le palais royal.

Justement il est ouvert à la visite, ces jours-ci.

La galerie de la Reine.
Prendre un café chez Mokafé.
Et rentrer dans la merveilleuse librairie Tropismes.

– Je n’achète plus de livres! a déclaré l’Adrienne.

Et elle est ressortie avec celui-ci 🙂

Premières pages à lire ici.

W comme wagon de train

La dame avait visiblement envie de papoter, et après un échange de regards par-dessus les sourires masqués, elle s’est lancée dans l’anecdote dès que l’Adrienne était assise:

– Il y avait là une femme qui voyageait sans billet.
– Ah bon!
– Et elle a sorti toutes sortes d’excuses… mais la conductrice a tenu bon… elle a dit qu’il fallait payer…
– Ah oui, bien sûr!
– Alors elle a dit qu’elle avait oublié son portefeuille.
– Faut oser!

Dix minutes plus tard, l’Adrienne savait tout sur les principes éducatifs de la dame, appliqués à son fils et à sa fille aujourd’hui adultes.

Puis elles ont beaucoup ri en discutant de leurs petites manies, dès qu’elles sortaient de chez elles, à vérifier si elles avaient bien pensé à tout, et à toutes les « choses utiles » qu’elles trimbalaient dans leur sac, comme des stylos et du papier au cas où il faudrait écrire quelque chose et des masques en réserve au cas où…

Au cas où quoi, au fait?

Bref, ça a bien rigolé pour peu de chose 🙂

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l’image a déjà servi mais elle me plaît toujours autant 🙂

7 merveilles

Attendre le train et entendre quatre jeunes discuter des mérites, trucs et astuces de la vente en ligne en général et d’une application (V*nt*d) en particulier. Il y a donc vraiment un public pour ces choses-là, s’étonne l’Adrienne (qui, il est vrai, a l’étonnement facile)

Voir s’approcher une jeune fille sur le quai et la reconnaître à ses yeux, malgré le bob qui cache sa flamboyante chevelure et le masque devant son visage. Quel bonheur de faire une heure de route ensemble, quel grand bonheur!

Revoir une amie qu’on n’a plus vue depuis deux ans et rentrer pour la première fois depuis la pandémie dans une autre maison que la sienne.

Prendre un repas chez des gens au lieu de manger seule devant son ordi. Quel événement!

Voir que la ville a fait aménager un bel espace vert en tenant compte de tous les paramètres possibles, l’écologie, l’esthétique, le bien-être des habitants de tout âge, la sécurité…
Apprécier le guide enthousiaste, passionné, compétent.

Admirer la vue: ça existe donc vraiment, des gens qui de leur balcon voient à la fois l’Atomium et le Palais royal – photo ci-dessus – et peuvent constater d’un coup d’œil au drapeau si le Roi est là ou pas 🙂

Rentrer chez soi tout heureuse malgré une heure de trajet supplémentaire à cause de l’orage qui a fait tomber un arbre sur la ligne, obligeant le train à un grand détour.

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Tu vois, explique Madame à E*** venu tenir une longue conversation philosophique lundi dernier, chaque matin il faudrait s’émerveiller de recevoir en cadeau une journée de plus.

Stupeur et tremblements

Promenade dans la commune bruxelloise d’Uccle, où de nombreux Français fortunés ont élu domicile ces dernières années. Jean-Luc Flémal/BELPRESS/MAXPPP

« Le blues des évadés fiscaux« , titrait le Figaro il y a une dizaine de jours.

Ces pauvres Français « exilés » dans les quartiers huppés de Bruxelles, Genève ou Londres, pour profiter des avantages que l’on sait, choix qu’ils ont décidé de faire en toute autonomie et qui ne les a entraînés qu’à une paire d’heures de Paris?

Où ils ont toujours le droit d’aller 183 jours par an?

Sans blague?

Payer mes impôts, dit un des interviewés, « exilé » à Genève, je le ressentais chaque fois comme un coup de couteau dans le dos.

Bel exemple de renversement des valeurs…

Si on veut rester poli, on dira qu’ils sont déconnectés de la réalité.

On peut aussi cesser d’être poli 😉

T comme traditions

Achttien meter hoge kerstboom zorgt voor kerstsfeer op Brusselse Grote Markt
© Belga Images

Je sais, écrit notre échevin des festivités – tous les jours il trouve une bonne raison de se mettre en valeur sur fb 😉 – je sais que normalement notre ville met un point d’honneur à attendre que saint Nicolas soit passé avant d’installer le sapin de Noël sur la Grand-Place, mais cette année-ci est tellement exceptionnelle et nous avons tellement besoin de (patati et patata, vous devinez la suite).

Bref, on pouvait admirer notre jeune et dynamique échevin des festivités sur une dizaine de photos formant un mini-reportage sur l’installation du fameux sapin.

Comme chaque année, il est offert par un habitant de la ville – vous savez bien, un jour après les fêtes on plante son sapin de Noël dans le jardin et vingt ans plus tard il est plus grand que la maison, envahit toute la pelouse, alors on se dit que c’est peut-être le moment de l’offrir à la ville, qui s’occupe de l’abattage et du transport.

Cette année il est donc de nouveau très majestueux avec ses onze mètres et ses deux tonnes et demie.

Bruxelles, bien sûr, fait encore mieux avec un sapin de 18 mètres en provenance du jardin d’un hôtel de Robertville, dans les Hautes Fagnes 🙂

T comme ticket mystère

Parmi les « inclassables » qui finissent toujours par lui rester entre les mains quand elle décide de faire du rangement, l’Adrienne a quelques exemplaires de ces tickets pour une fête de juillet 1908 à Bruxelles.

Ils datent d’une époque où « rien ne se perd, rien ne se crée » et ont été découpés, pliés, recyclés… pour donner l’épaisseur voulue dans un cadre photos 😉

Des recherches sur cette fête ou cette organisation philanthropique n’ont pas encore donné de vrais résultats. De quels « frères d’armes » pourrait-il s’agir? Vu la date de fondation, peut-être d’anciens de la campagne du Mexique?

Mais il a été possible d’identifier le Président d’honneur: il s’agit de Théophile Charles Joseph Ninitte, né le 18 mai 1840 à Gand et décédé le 24 juillet 1921 à Bruxelles, inhumé au cimetière de Laeken, militaire de carrière, Lieutenant Général et décoré de la Légion d’honneur.

Quant à savoir qui, dans la famille de l’Adrienne, a pu acheter ces billets ou se rendre à cette fête, là le mystère est total.

La chose la plus intéressante, c’est peut-être le dos du ticket 🙂

Voyez vous-même:

H comme Horta

Colloque_FR_01.jpg

C’était le plein été quand l’Adrienne a reçu un mail du musée Horta pour annoncer qu’il était à nouveau accessible au public et même qu’il y aurait une expo et un colloque.

Ah! ce n’était pas l’envie qui manquait, mais allez donc faire des projets pour le 18 septembre, quand on est en juillet et que tous les experts vous prédisent que ce sera le grand moment de la deuxième vague…

Alors vous tergiversez, vous pesez le pour et le contre, et vous finissez par vous dire que vous seriez plus sage de rester chez vous.

Et puis un beau dimanche vous décidez que non, y en a marre, vous voulez retourner au musée.
Aller à Bruxelles.
Et même prendre des trains 😉

C’est fou comme on peut vivre dangereusement dès qu’on décide d’aller voir une expo 😉

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Info et photo sur le site du musée Horta.

E comme expo

Chaque année dès le lendemain de la fête nationale, le Palais royal s’ouvre gratuitement aux visiteurs pour une expo de quelques semaines, mêlant généralement l’art à une thématique scientifique.

Mais en 2020 elle ne sera que virtuelle, comme on peut le voir ici.

Et bien vous savez quoi?

L’Adrienne ne s’y fait pas, à ces expos virtuelles.
A ces concerts sur l’écran de l’ordi.
A ces visites de musée au travers de caméras.

Ça permet peut-être de voir les détails, de tout faire à l’aise chez soi sans la foule et quand on veut… mais il y manque l’essentiel.

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photos prises le 22 novembre 2009 devant les grilles fermées du Palais royal, un jour de fête d’étudiants 🙂

bruxelles nain 3

bruxelles nain 2 (2)

E comme exnovation

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« Vers une économie durable: les défis de l’exnovation » lit l’Adrienne un matin de juin.

C’est fou le nombre de mots nouveaux qui apparaissent ces temps-ci!

« Des chercheurs de l’IGEAT ont obtenu un financement d’Innoviris pour mener à bien leur projet GOSETE sur l’exnovation en Région bruxelloise, soit les processus de déstabilisation, déclin et abandon des modes de production et de consommation non durables. »

Vivement que Monsieur le Goût revienne de vacances et qu’on puisse amuser nos lundis avec ses tableaux 😉

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article ici. photo du 30 août 2019 (Bruxelles, expo à la Villa Empain)