D comme demeure princière

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Visiter la maison Autrique, c’est entrer dans un lieu où l’on se sent bien, immédiatement. Où l’on voudrait rester. Pas seulement pour s’y attarder longuement, mais pour y vivre. 

Tout y respire la beauté. Tout y est bien pensé, bien agencé, lumineux, confortable.

Magnifiquement restaurée, cette oeuvre du jeune Victor Horta est un bijou, jusque dans ses moindres détails.

Et côté jardin, il y a même de la place pour un magnifique piano à queue 🙂 

Photo prise fin septembre, à Schaarbeek, 266 chaussée de Haecht – d’autres photos et toute l’info sur la maison, ses habitants, sa restauration ici – merci à Tania de m’avoir accompagnée dans cette visite!

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Z comme zèbres

Quand l’Adrienne est arrivée place Colignon, il était un peu plus de midi. Quelques hommes étaient à quatre pattes en train de s’affairer autour d’un passage zébré, aidés et encouragés par femmes et enfants.

Pendant ce temps-là, des voitures passaient, des gens s’arrêtaient, des mariés se faisaient photographier et congratuler sur les marches de l’hôtel de ville et le soleil brillait.

C’est en repassant par là trois quarts d’heure plus tard que l’Adrienne a pu entrevoir un début de résultat de ces étranges opérations:

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 L’Adrienne n’a pas osé demander à ces drôles de zèbres s’ils s’étaient enquis de l’opinion des autorités communales et policières sur leurs activités artistiques…

– C’est bien joli, leur a-t-elle dit, et elle a vu une grande fierté dans les yeux des enfants et de leurs parents.

– Ils ne sont pas tous exactement pareils, a dit la petite fille, mais c’est normal, dans la nature non plus ils ne sont pas tout à fait pareils!

X c’est l’inconnu

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Je me verrais bien habiter ici, se dit l’Adrienne en s’engageant dans la rue du Méridien, avec sa belle rangée d’arbres de chaque côté.

Faudrait juste apprendre le turc, se dit-elle encore, en voyant que de la pizzeria jusqu’au dentiste, tous les commerçants et indépendants ont des noms venus tout droit d’Anatolie en général et d’Emirdag en particulier.

Derrière elle, deux jeunes filles devisent, trois quarts de turc et un quart de français, elles marchent au même rythme et leurs talons claquent sur le pavé. L’Adrienne se laisse dépasser. Elles portent une couronne de fleurs de gypsophiles dans les cheveux et un manteau noir par dessus leur robe de gala.

– Tu aurais dû faire comme moi, dit celle de gauche, et mettre des claquettes au lieu de ces chaussures à hauts talons!

C’est vrai qu’ils sont très hauts et très dorés sous la longue robe rose qu’elle relève d’une main pour marcher plus vite.

A hauteur de l’école, elles décident de prendre le bus: rien de pire que les festivités de mariage pour faire souffrir les pieds des élégantes…

 

M comme Mozart et la Monnaie

Voilà plusieurs années que la sagesse budgétaire obligeait l’Adrienne à se priver d’opéra, alors vous imaginez quelles longues et intenses cogitations ont été nécessaires avant de prendre cette grande décision: l’achat d’un billet pour l’irrésistible ami Mozart, dont la Monnaie met en scène, en ce début de saison, l’opéra Die Zauberflöte.

« Nog zes keer slapen« , dit-on par chez nous aux petits enfants qui attendent impatiemment saint Nicolas. « Nog zes keer slapen » et l’Adrienne sera installée dans les ors et les velours de sa Monnaie préférée 🙂

***

« Nog zes keer slapen » peut se traduire littéralement par « dormir encore six fois ».

Et pour nous changer des merveilleuses vocalises de la Reine de la Nuit ou des langueurs de Pamino (Dies Bildnis ist bezaubernd schön…), voici Papageno et Papagena qui projettent de faire beaucoup de petits papageno/a 🙂