H comme Hollande

Nederland wil af van bijnaam ‘Holland’

Nos voisins du nord font savoir au monde qu’ils ne veulent plus qu’on les appelle Hollandais ni qu’on appelle leur pays la Hollande, parce que ce nom ne recouvre pas l’entièreté du territoire et surtout parce qu’il fait penser à des sabots, des tulipes et des moulins à vent.

De bijnaam ‘Holland’ doet volgens de Nederlandse overheid teveel denken aan klompen, tulpen en windmolens. 

Ce sont pourtant ces images-là précisément que les mêmes autorités hollandaises (oups! pardon) et tout leur marketing utilisent sans cesse…

Bref.

En français, nous devrons uniquement dire les Pays-Bas (équivalent de Nederland, le nom officiel du pays), mais comment nommerons-nous les habitants?

article et source de la photo ici.

F comme fruit

Opnieuw briefkaart met kiwisticker bezorgd door Bpost: ‘Goedkoper dan priorzegel en meer vitamientjes’

Je ne sais pas s’il faut être Belge pour avoir de telles idées – ni s’il faut être en Belgique pour que ça marche – mais le fait est là: quelques plaisantins, à l’occasion de Noël et Nouvel An, ont envoyé des cartes de vœux ornées du petit auto-collant d’un kiwi au lieu du timbre poste. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

L’expéditeur de celle-ci est heureux d’annoncer que sa carte vitaminée est arrivée avant une autre, qui avait cependant été pourvue d’un timbre officiel au tarif « prioritaire » de 0,97 €.

A la Poste, bien sûr, on déplore cette mode fruitière, mais depuis que le facteur ne passe plus dans ma rue, j’applaudis à tout ce qui peut la faire grincer des dents 🙂

Je précise, pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience, que ça ne semble pas marcher avec les auto-collants des poires et des bananes: ça ne fonctionne qu’au kiwi 😉

source de la photo et article ici.

Y comme y a plus qu’à!

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L’Adrienne s’est toujours demandé pourquoi le long des routes et des avenues, on plantait des marronniers au lieu de châtaigniers, pourquoi des platanes au lieu de pommiers ou de noyers.

Pourquoi les orangers en bord de route, à Malaga, ne donnent-ils que des fruits immangeables qu’on laisse pourrir sur place?

Pourquoi seuls les habitants de la campagne peuvent-ils trouver des noisettes, des mûres, des myrtilles et ne fait-on pousser dans les parcs de la ville que des arbustes aux baies purement décoratives?

Bon, à côté de l’Albertine il y a quelques bacs à légumes, c’est peut-être un début 😉

Pour ce qui est des arbres fruitiers dans les espaces verts de la ville, Copenhague vient de montrer l’exemple, comme on peut le lire ici.

Source de la photo ici: le site et l’expérience valent une visite 🙂

W comme winkelhieren

Woensdag 18 december

Comme chaque année, le dictionnaire Van Dale a organisé le concours du néologisme (de l’année, donc) et le gagnant pour la Flandre est le mot ‘winkelhieren‘.

Il est formé à l’aide du verbe ‘winkelen‘ (faire les magasins, faire des courses) dans lequel on a intercalé l’adverbe ‘hier‘ (ici).

Le néologisme ainsi formé veut donc dire ‘acheter local’.

C’est ce mot-là qui a remporté le plus de voix en Flandre, avec en seconde position ‘klimaatspijbelaar‘, mot inventé pour désigner les jeunes qui vont manifester le jeudi au lieu d’aller à l’école.

Les Hollandais ont choisi ‘boomer‘, un mot dépréciatif pour qualifier la génération née après-guerre (les baby-boomers) dans ce qu’elle a de plus négatif: vieux fossile, personne arriérée, aux idées conservatrices. Chez eux aussi ‘klimaatspijbelaar‘ vient en deuxième position.

J’aime bien le dessin de Lectrr dans le journal De Standaard. Marie s’interroge à propos des cadeaux apportés par les Mages: de l’encens et de la myrrhe, passe encore, mais des chicons? (endives)

Et Joseph lui répond que Melchior tenait absolument à acheter local 😉

source de l’image ici.

le dictionnaire Van Dale ici.

un article en français ici.

Stupeur et tremblements

Saudische mannen en vrouwen kunnen voortaan door dezelfde deur restaurant binnenkomen

Il est de ces titres dans le journal qui vous flanquent à terre de saisissement: « Saudische mannen en vrouwen kunnen voortaan door dezelfde deur restaurant binnenkomen. » Les Saoudiens, hommes et femmes, peuvent désormais entrer au restaurant par la même porte.

Il y avait donc des portes séparées selon le sexe? se demande cette naïve d’Adrienne.

Ben oui.

Et qu’on ne se réjouisse pas trop vite: dans les bâtiments officiels – école, hôpitaux… – la ségrégation n’est pas encore abolie.

De toute façon, l’Adrienne aurait dû savoir: ce même jour elle avait une fois de plus signé une pétition d’Amnesty International pour ce genre de « délit »: 

Waleed Abu al Khair est un éminent défenseur des droits humains et avocat saoudien. Il est l’avocat du blogueur saoudien Raif Badawi. Le 6 juillet 2014, Waleed Abu al Khair a été condamné par le Tribunal pénal spécial à une peine de 15 ans de prison assortie d’une interdiction de voyager subséquente de 15 ans. Il a été jugé coupable d’avoir « désobéi au souverain et cherché à lui ôter sa légitimité », « insulté le pouvoir judiciaire et remis en cause l’intégrité des juges », « créé une organisation non autorisée », « nui à la réputation de l’État en communiquant avec des organisations internationales » et « rédigé, enregistré et envoyé des informations troublant l’ordre public ». Cette condamnation est une punition pour ses activités pacifiques de défense des droits humains.

Waleed Abu al Khair subit des actes de torture physique et psychologique en détention. Lors de son arrestation, il a été placé à l’isolement et privé de sommeil en étant constamment exposé à une lumière vive. Le 26 novembre 2019, il a été à nouveau placé à l’isolement à la prison de Dabhan à Djedda, et il est maintenant détenu au secret, sans aucun contact possible avec son avocat et ses proches, ce qui l’expose à un risque accru de torture et mauvais traitements. Il observe une grève de la faim depuis le 29 novembre pour protester contre les mauvais traitements qui lui sont infligés.

Pour ceux que ça intéresse, la suite ici.

Source de l’article et de la photo ici.

M comme mange ta banane

Vous aurez sans doute aussi entendu parler de cette banane scotchée à un mur et vendue comme oeuvre d’art à 120 000 dollars?

Si j’ai bien compris l’article de dimanche dernier, il s’agirait même de trois bananes.
Les deux premières vendues chacune à 120 000 dollars et pour la troisième le prix a augmenté jusqu’à 175 000 dollars.
Bananes qu’on change à chaque fois, vu que les bananes, c’est un fruit, donc ça finit par pourrir. On vend le concept, paraît-il. Certificat d’authenticité à l’appui.

Stupeur et tremblements dans l’assistance médusée, à l’expo de Miami, un autre « artiste » l’a décollée du mur et mangée.

On appelle ça « une performance ».

Croyez-vous qu’elle était équitable?

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un article en français ici.

I comme inspiration chez Lali

Depuis qu’une gamine armée d’une pancarte en carton avait décidé de sauver la planète à elle toute seule, la mode était aux tresses.

Peut-être cela avait-il aidé qu’une autre héroïne à tresse – très blonde, celle-là – envahisse les écrans de cinéma et les rayons des jouets… surtout en cette période de l’année où on croit devoir exprimer son amour par un nombre conséquent de cadeaux.

Ne restait plus qu’à trouver celle qui mettrait la lecture à la mode pour qu’aux prochains tests PISA toutes les nations réunies se retrouvent au top de la « compréhension de l’écrit » 🙂

tableau et consigne chez Lali, que je remercie!