C comme catastrophes

Si vous trouvez que vous avez déjà bien assez de sujets de vous alarmer, que ce soit au niveau privé, familial, national ou international, n’allez pas plus loin: nous sommes tous saturés de crises, de pénuries, de drames et de larmes.

Mais, vous vous en doutez, il y a toujours pire.

Et les scientifiques ne manquent pas de nous le rappeler.

Pour ceux qui veulent se faire peur, c’est ici.

Vous êtes prévenus 😉

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photo d’une époque où il y avait encore des nuages dans le ciel et des arbres debout, avec des feuilles vertes.

Y comme il y a…

Il y a ceux qui laissent leurs détritus et ceux qui les ramassent.

Il y a ceux qui allument les feux de forêts et ceux qui s’efforcent de les éteindre.

Il y a ceux qui font de leur mieux dans leur coin et ceux qui pensent que ça ne sert à rien.

Il y a ceux qui prédisent des catastrophes imminentes et ceux qui ne veulent toujours pas croire qu’il y a un problème.

Et ces derniers temps il y a ceux grâce à qui on peut juger de la reconnaissance universelle d’une œuvre, d’un artiste: c’est à un de ses tableaux qu’ils iront coller la paume de leur main.

Dans le top trois il y a Jan Van Eyck (illustration ci-dessus), Vincent Van Gogh (ici) et Sandro Botticelli (ici).

P comme petite culotte

Le samedi soir après le travail, Madeleine accompagne Richard. Elle est fatiguée. Son travail à la bonneterie est tuant. Pour pas grand-chose, finalement.

Le samedi soir elle accompagne Richard alors que tout ce qu’elle voudrait, c’est s’allonger, se reposer. Mais sa mère lui a bien dit et répété de ne pas laisser un homme sortir seul, si on veut le garder.

Alors elle l’accompagne. Finit son verre de rouge en s’appuyant contre la poitrine de son homme, plus confortable que la chaise. Trop lasse pour la conversation. D’ailleurs qu’ont-ils à se dire qu’ils ne sachent déjà? Elle sent qu’elle va finir par s’endormir.

Sur le site d’Amnesty International Belgique:

LA VIE D’UNE PETITE CULOTTE ET DE CELLES QUI LA FABRIQUENT

Film documentaire de Stéfanne Prijot, Belgique, 2018, VO St FR, 60’

« En vingt ans, la production mondiale de vêtements a doublé, impactant inévitablement notre planète : coût environnemental, précarité des conditions de travail, inégalités et injustices sociales, surconsommation, etc. Ce documentaire suit, de pays en pays, l’histoire de cette petite culotte et nous emmène dans l’intimité de 5 femmes, maillons d’une chaîne de production bien opaque. Le film questionne la valeur que l’on donne aux vêtements, et surtout aux vies de celles qui les fabriquent. »

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Oui vous avez bien lu Stéfanne, avec deux n, et c’est une fille 🙂

Merci à Monsieur le Goût pour son 131e devoir de Lakevio du Goût!

Cette toile de Joseph Lorusso vous inspire sûrement quelque chose.
Mais que peuvent donc se dire ces trois personnes ? À quoi donc pensent-elles ? Bah, d’ici lundi vous aurez bien une idée. Au moins, ça occupera peut-être les après-midi de canicule…

N comme nitrite

Sur une des étagères de la cuisine, l’Adrienne a un petit pot contenant une poudre blanche (oui, riez :-)), cadeau de beau-papa, ainsi que ses recettes de charcuterie artisanale.

C’est grâce à lui qu’elle sait que sans cette poudre magique, le jambon cuit ne serait pas rose, mais grisâtre.

– Mais attention! disait-il. Il faut en utiliser le moins possible!

Sur le feuillet de la recette il a écrit: « 60 gram salpeter voor 10 liter water » comme grand maximum.
Utiliser le pèse-lettres ou la petite balance de pharmacien.

Ce qui signifie que lui aussi, qui avait officié dans la boucherie héritée de son propre père déjà avant guerre, savait que ce n’était « pas bon pour la santé« .
Qu’il en fallait juste un peu pour l’aspect et surtout pour la conservation.

Rien d’étonnant donc à ce que la discussion fasse rage ces dernières décennies sur le lien entre nitrates, nitrites et certains cancers.

Alors en apprenant que la France allait interdire ces produits, l’Adrienne a évidemment pensé à beau-papa.

Malheureusement le même jour, sans y prendre garde, elle a acheté de la bresaola – plus de quinze ans qu’elle n’en avait plus mangé! – et que voit-elle dans la liste des ingrédients?

Exactement: E 250 et E 252 🙂

M comme magique

Magique, magique, il en faudra de la magie, si on veut résoudre tous les problèmes qui se posent sur cette planète et l’Adrienne aimerait bien – mais n’ose pas trop – être du côté de ceux qui croient que l’intelligence humaine et les nouveautés technologiques résoudront tout.

Sceptique, donc, ne serait-ce que parce qu’il nous faudrait d’abord « capturer » quelques astéroïdes pour en retirer tous les métaux dont nous avons de plus en plus besoin.
Même et surtout pour nos énergies dites « vertes ».

Bref, pour ceux que ça intéresse, une start-up bruxelloise a découvert un fil « magique« , un fil thermofusible permettant de faciliter le recyclage des vêtements.
Et une jeune Anversoise a trouvé un procédé pour fabriquer du faux cuir à base de mycélium. Donc sans avoir recours ni à l’animal ni à des dérivés du pétrole.

Allons enfants de la patrie, à l’horizon de 2030 le jour de gloire devrait arriver 😉

Adrienne se réjouit

De nombreuses découvertes archéologiques récentes ont réjoui l’Adrienne, qui lit ces articles-là en priorité 🙂

D’abord un article du 28 mai à propos d’un site maya avec palais et pyramides – plus de détails ici – puis un autre, le 31 mai, sur la découverte en Égypte, à Sakkara, de nombreux sarcophages et statues de bronze.

Parmi les découvertes les plus importantes, il y a celle de la tombe d’Imhotep, l’architecte déifié.
Les contributeurs de wikisaitout vont avoir du boulot, au moment d’écrire ce billet on peut encore y lire « sa tombe n’a pas été retrouvée » 😉

Maintenant il reste juste à espérer que l’un ou l’autre pays voisin n’ait pas l’idée d’envoyer des tanks et des bombes pour ratiboiser toutes ces merveilles, comme l’a récemment suggéré le ministre russe Lavrov, qui suppose que si on « interdisait le français en Belgique », c’est exactement ce que feraient les Français: venir zigouiller du Belge.

Mais vous l’aurez sûrement entendu vous aussi, amis français, il paraît que ça a passé au JT sur vos chaînes télé.

Et non, un tel raisonnement édifiant ne pouvait pas attendre jusqu’au 23 et la rubrique Stupeur et tremblements

Stupeur et tremblements

A la lecture quotidienne des titres de l’actualité, on ne manque pas de sujets de stupeur ni de tremblements.

Ainsi par exemple on ne sait que penser de ce couple, en Inde, qui a intenté un procès à son fils et lui demande une forte somme de dédommagement parce qu’au bout de cinq ou six ans de mariage, le fils et son épouse n’ont toujours pas d’enfant.

Ou cette « anecdote » d’une touriste hollandaise qui filme la chute fatale de son compagnon: ils voulaient impressionner grâce à un plongeon d’une falaise.

Ou que le préfet de Haute-Savoie a autorisé aux chasseurs d’abattre 170 bouquetins, une espèce pourtant protégée.

Chaque fois on se dit que l’homme est tout de même une espèce qui aime se créer ses propres problèmes alors qu’il est déjà bien assez difficile de « supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère » sans avoir à y rajouter par des comportements imbéciles.

Et le jour-même Madame en reçoit confirmation quand Nabila lui annonce qu’elle ne pourra pas venir: on a détecté un cancer chez sa maman il y a peu et la famille compte sur elle pour l’assister.

Il y a des gens, dit meilleure-amie-depuis-la-maternelle, sur qui le malheur s’acharne.

Madame va finir par le croire.

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la phrase de la photo « Alles van waarde is weerloos« , ‘tout ce qui a de la valeur, est sans défense‘, est extraite d’un poème de Lucebert.

R comme réduflation

Voilà encore un nouveau mot découvert ce mois-ci dans le titre d’un article, « La « réduflation », la stratégie des marques pour duper les consommateurs » et dans le chapeau on explique qu’il s’agit de « Réduire la taille d’un emballage (et donc son contenu), mais continuer à le facturer au même prix: tel est le principe de la « réduflation ». »

Bref, rien de bien nouveau, on dupe le consommateur depuis l’invention de la société de consommation.

Et peut-être même avant 😉

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Photo prise le 3 mai dernier d’un monument dans un village grec – j’avoue que le rapport avec le texte est très faible, même s’il existe, en tout cas dans ma tête 😉
Sur ce côté de la stèle sont citées les guerres, à commencer par Troie, Marathon, Thermopyles, Salamine, Plataea, etc. jusqu’à Kresna, en 1913.
Je n’ai pas photographié les autres faces, celle-ci me suffisant comme beau mélange de mythologie et d’histoire 😉

Z comme Zemlinsky

Il y avait un concert classique dans la petite ville de l’Adrienne, elle y est allée, évidemment.

Le Quatuor Zemlinsky – un quatuor tchèque du nom du compositeur autrichien qui a été actif à Prague de 1911 à 1927 – a offert un merveilleux moment de grâce pendant lequel l’Adrienne a eu beaucoup, beaucoup de mal à ne pas penser tout le temps à un autre nom en Z qui lui ressemble très fort et qui est, vous l’aurez deviné, celui du président ukrainien.

Bref, un Z comme Zorba, ce sera pour une autre fois 😉

Stupeur et tremblements

Ils ont dû se dire: les gens ne mangent pas sainement, trop de sel, trop de sucre, toutes les campagnes de prévention ne servent apparemment à rien… changeons de tactique!

Et ils ont inventé des cuillers, des baguettes – ou même des bols – qui envoient un petit coup d’électricité sur les papilles.

Effet garanti (paraît-il): ce qu’on mange à ce moment-là prend plus de goût.
Par exemple, ça semble bien salé, alors qu’il y a moitié moins de sel.

C’est expliqué ici.

On peut voir que ces recherches datent de 2018-2019 mais aujourd’hui elles auraient dépassé le stade expérimental.

Des Japonais ont conçu des baguettes « électriques » ayant cet effet de donner l’impression d’un goût plus salé.

Vous voulez connaître le fabricant? Il est ici! C’est aussi la source de l’image ci-dessus, avec le jeune homme testant les « Taste-Adjusting Chopsticks« .

L’Adrienne se demande comment les chercheurs feront pour le « défi sucre » vu que les sucreries et autres donuts se mangent le plus souvent sans bol ni couverts…