G comme grand nettoyage

2019-11-02 (25)

Depuis qu’on avait enlevé tous les tapis, Brenda était obligée de trouver une autre solution…

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Ecrit pour le Défi du samedi n°584: Wassingue – merci, Walrus!

« Oui, je sais, vous n’êtes pas de Lille !
Eh bien, moi non plus !
C’est par pur esprit de vengeance que je propose ce mot.
Vengeance à l’encontre d’un tas de Français qui continuent de penser que ce mot serait utilisé par nous, les Belges.
Personne dans mon pays n’utilise ce mot (en dehors bien sûr de quelques immigrés fiscaux français qui se gardent bien d’utiliser la chose eux-même et préfèrent la laisser
au petit personnel de maison).
La preuve dans cette passionnante étude !
Donc, si wassingue ne vous dit rien, racontez-nous donc une histoire de serpillière,
torchon, loque (à reloqueter), patte, panosse, pièce, cinse, toile, ou tout autre vocable en usage dans votre région.
Pour ma part, j’estime en avoir fait assez, considérez ceci comme ma propre participation. »

Photo prise à l’expo Banksy, espace Lafayette.

L comme livraison

Aldo Balding.jpg

– Je ne te crois pas! lui dit-elle.

Ça faisait déjà un moment qu’ils marchaient dans Prague, la nuit était tombée, les réverbères allumés.

Ils marchaient sans parler, les mains dans les poches, les yeux à terre.

Il avait fini par la distancer un peu, quand arrivés au pont Charles elle lui a lancé:

– Je ne te crois pas!

Ça n’en finirait donc jamais avec cette histoire!

Tout ça pour un portrait perdu par Chronopost!

Si seulement il pouvait remettre la main sur le message laconique qu’il avait reçu pour le lui annoncer…  

Paquet perdu!

Mais le pire, c’était que Sibylle s’en était fait tout un roman et qu’elle y voyait dieu sait quelle preuve d’infidélité, quelle machination, quelle noirceur de sa part.

Il sentit qu’il n’aurait la paix qu’au moment où il pourrait lui faire lire:

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de localiser votre colis et celui-ci est considéré comme perdu. »

Perdue, une si belle toile!

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Devoir de Lakevio du Goût N° 12

Vous avez déjà une idée de ce qui surgit de cette toile d’Aldo Balding.
Racontez l’histoire que vous avez à coup sûr imaginée et prévenez en le disant en commentaire du devoir que je vous présenterai lundi.

Merci le Goût!

F comme Folon

Demain, dès l’aube, à l’heure où bleuit la campagne, je partirai. 
Je prendrai le chemin des trois collines.
Je garderai l’œil bien ouvert sur cette terre bleue comme une orange.

Je marcherai vers toi, qui as toutes les joies solaires, tout le soleil sur la terre, sur les chemins de ta beauté.

Et quand j’arriverai, je mettrai dans la cage mon chapeau fatigué, pour que l’oiseau puisse vivre libre et chanter.

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écrit pour Mil et Une qui propose ce tableau et ces consignes: Jean-Michel Folonclic Sujet 35/2019 – du 05 au 12/10 Le mot à insérer facultativement est : AUBE Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse :

 les40voleurs(at)laposte.net

Z comme zussen

devoir de lakevio du gout No10.jpg

– Mets ton chapeau de soleil, dit Delphine.

Puis elle ajoute, d’un ton plus doux:

– Viens, on y va.

Elle prend la main de Marinette.
La petite suit docilement la grande.
Sûre qu’elle va la mener là où elle veut aller.

Ce qui est terrible, depuis ces dernières semaines, c’est que quand elles sont dans la maison de maman, leur papa leur manque. Fort.

Et quand elles sont dans la maison de papa, leur maman leur manque.

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Devoir de Lakevio du Goût N° 10 – merci le Goût!

Ces deux petites, où vont-elles ? C’est Pivoine qui me l’a demandé. Elle n’en sait rien mais elle se le demande… J’ai une idée car je les connais, je sais pourquoi elles vont vers ces rochers noirs, là-bas. Et ce qu’elles pensent et se disent. Mais vous ? Je suis sûr que oui mais dites-le. Ce sera bien, je crois…

Le titre ‘zussen’ signifie ‘sœurs’.
Texte écrit en souvenir d’un petit garçon de trois ans qui un jour m’a pris la main dans l’espoir que je le mènerais jusque chez sa maman.
Qui habitait trop loin pour pouvoir y aller à pied.

V comme voyageuse

voyage,france

Claude Gaveau – A l’ombre – source Lakévio

Quand elle arrive enfin dans la petite bourgade où elle va passer les huit prochains jours, elle tourne un peu au hasard des ruelles étroites, toutes à sens unique, et n’est que trop contente de trouver une placette où le stationnement n’est pas réglementé. Il n’y a pas d’ombre, tant pis. Elle sort dans la fournaise, prend sa valise, son sac. Trouver la Grand-Rue ne devrait pas être trop difficile et dans une si petite ville, chacun, elle le suppose, connaîtra l’emplacement de son hôtel.

Première difficulté, trouver âme qui vive dans les rues endormies en plein midi. Un garçon passe et en réponse à sa question, fait un large geste vers la droite: la Grand-Rue, c’est là-bas, derrière.

Elle arrive sur une place où il y a quatre platanes et quelques commerces, tous fermés. Passe un vieil homme tout de travers, qui porte son maillot de corps à l’envers, coutures apparentes. Il n’a jamais entendu le nom de cet hôtel. Mais il y a d’autres hôtels, lui dit-il. Sans doute, mais elle a réservé une chambre dans celui-là. 

Elle finit par le trouver, un peu par hasard. Il n’a pas d’enseigne, rien qui fasse ressembler sa façade bourgeoise à une hôtellerie. Elle sonne. Une fois. Deux fois. Rien ne bouge à l’intérieur ni à l’extérieur et elle ne voit que des volets fermés dans une ruelle écrasée de soleil.

Elle a soif. Sa dernière bouteille d’eau est vide. Elle a besoin d’aller aux toilettes. Elle a envie de se rafraîchir. Elle a faim.

Elle décide d’appeler le numéro de l’hôtel, allume son portable, tombe sur une boite vocale, laisse un message.

Elle est fatiguée. Le trajet a été long, mouvementé. Elle a frôlé l’accident mortel. Elle s’assied sur le seuil. Tant pis s’il n’y a pas d’ombre: elle ne bouge plus. Elle attend.

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un devoir de Lakévio que j’avais raté, début septembre 2016 – on peut voir ici ce que les participants de l’époque avaient concocté pour ce tableau 🙂

L comme Léon

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A Ostende pour la Journée du Patrimoine, l’Adrienne se devait d’aller jeter un œil à la Spilliaert Huis (version française du site ici) pour y voir l’expo en cours.

Et c’est en relisant l’aperçu biographique qu’elle remarque que non seulement le père de Léon s’appelait Léonard – ça, elle s’en souvenait – mais qu’en plus sa mère s’appelait Léonie.

Vous qui connaissez l’Adrienne, vous savez que c’est le genre de choses qui la font beaucoup rire – elle rit facilement – mais par bonheur la foule était groupée autour d’un guide et très peu de gens se sont aperçus de son hilarité.

Parce que si on vous regarde déjà de travers quand vous riez à une expo sur Gaston Lagaffe (voir le billet de janvier 2017), que serait-ce dans un lieu voué à un homme dont toute l’œuvre respire la mélancolie et une sorte de tristesse solitaire?

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photo prise à Ostende, Spilliaert Huis, Het Leopoldpark onder de sneeuw met klimop en kiosk, 1915 (Le parc Léopold sous la neige avec lierre et kiosque), crayon, encre de Chine, aquarelle et gouache sur papier, 277 sur 267 mm.

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Question: Quel est l’autre rapport entre Gaston Lagaffe et Léon Spilliaert?

Réponse: Prunelle, le chef de bureau de Gaston, s’appelle Léon 🙂

K comme Karel

DSCI7547

A l’expo à la banque Nationale de Belgique, Building a dialogue, qui se termine ce week-end (le 15 septembre), l’Adrienne a photographié cette œuvre de Karel Dierickx (1940-2014).

Selon le catalogue, son titre est ‘De droefheid van het wachten‘ (La tristesse de l’attente) et elle date de 1991.

Sur le site consacré à l’artiste, on trouve exactement le même tableau de 105 cm sur 85, mais avec un titre et une date différents: ‘Landschap‘ (Paysage), 2006.

Si vous voulez contrôler vous-même jusqu’en détail si la photo ci-dessus, prise le 30 août à l’expo, correspond à celle du site, c’est ici: https://kareldierickx.be/Werk-op-doek