M comme mystère…s

Gustav Klimt 061.jpg

Au début de l’année 1997, on constate le vol de ce tableau. Le musée italien où il est exposé est en travaux, chacun entre et sort à sa guise, l’alarme ne fonctionne pas.

Premier mystère: son encadrement est retrouvé sur le toit du musée, ce qui fait conclure la police que le vol a eu lieu par une ouverture, à l’aide d’un fil de pêche. Mais on constate que les ouvertures dans le toit sont trop étroites pour laisser passer le cadre. Que fait-il alors sur ce toit? Comment et pourquoi est-il arrivé là?

Deuxième mystère: on retrouve le tableau volé, croit-on, à Ventimiglia. Mais à l’expertise on se rend compte que c’est une (bonne) copie. On se demande alors pourquoi cette copie fait surface. Ou si le tableau volé, exposé au musée, était en réalité un faux.

Troisième mystère: fin 2019, donc 22 ans après le vol, on retrouve le tableau volé. Dans l’enceinte du musée. Emballé dans un sac poubelle de plastique noir. Dans une niche derrière une petite grille rouillée et cachée par du lierre.
Ce sont les ouvriers communaux qui trouvent ce sac, en taillant le lierre. Est-ce que ce tableau est resté là 22 ans? Il semble n’avoir pas du tout souffert. Si oui, pourquoi les voleurs l’ont-ils laissé à cet endroit? Si non, qui l’y a déposé, quand, pourquoi?

Si le tableau trouvé sous le lierre est le vrai, les rayons X le démontreront rapidement: Klimt l’a peint par-dessus un autre portrait, une jeune fille au chapeau, comme on peut le lire ici.

Bref, les responsables du musée promettent que l’oeuvre, après les nécessaires investigations et expertises, sera de nouveau visible en janvier: « Se è veramente il Klimt, a gennaio sarà esposto ».

Bon, on est en Italie. Ce sera en janvier, dit le conservateur, … ou en février 😉

***

source de l’illustration ici – The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202. Domaine public, wikimedia commons – Gustav Klimt, Portrait d’une dame, 1916-17.

Le site du musée ici.

K comme Kilimandjaro

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Ils ont pris l’avis d’autres personnes ayant déjà tenté l’expérience.
Ils ont acheté tout le matériel nécessaire.
Ils se sont un peu entraînés.
Pas assez, sans doute.
Mais ils étaient jeunes et confiants.

Ils ont consulté la météo.
Décidé des meilleures dates.
Discuté.
Tranché.
Posé leurs congés.

Ils ont vérifié une dernière fois qu’ils avaient bien tout ce qu’il fallait.
Coché leurs listes.
Senti monter l’adrénaline.
Le grand moment est arrivé.

Ils ont fermé la porte de la maison derrière eux.

Et installé leur tente dans le jardin, pour huit jours de vie sauvage.

***

Pour le 22e devoir du Goût, que je remercie: Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ? Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ? Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…

J comme Jaune (4)

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C’est en allant chercher ses homards-du-réveillon au Lobster que l’Adrienne est tombée dessus: le muret le long du Kursaal est devenu une longue fresque représentant une rangée de maisons où s’activent les petits hommes de Jaune.

Une fois de plus, c’est criant de vérité, avec des tas de petits détails humoristiques.

Mais vous le savez déjà que l’Adrienne est fan inconditionnelle 🙂

Ce qui fait qu’elle en est est au moins au quatrième billet portant ce titre.

Les autres sont , et .

Premières rencontres

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Grâce à la collaboration entre divers musées mais aussi grâce à de nombreux particuliers – comme le propriétaire du tableau ci-dessus, Les jours gigantesques (1928), acquis chez Christie’s en 2012 pour £ 7 209 250 (ou $ 11 332 941) – on peut admirer une centaine d’œuvres de Magritte et de Dali, montrant bien l’influence du Belge sur le Catalan. Même si ce n’est pas là le propos de l’expo 😉

« La découverte du feu » peint en 1934-35, se retrouve dans les girafes en feu dès 1937, 

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la Vénus de Milo des « Menottes de cuivre » (1931) se retrouve chez Dali en 1936 (Vénus de Milo aux tiroirs)

Résultat de recherche d'images pour "les menottes de cuivre magritte"

L’île des morts, d’Arnold Böcklin, inspire l’Annonciation à Magritte (en 1930) et est repris par Dali en 1934, Cour ouest de l’île des morts

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l’idée de la porte ouverte ou fermée, dans la « Réponse imprévue » chez Magritte en 1933 est reprise par Dali en 1934 dans « L’expulsion du meuble-aliment« . Etc.

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Bref, on peut lire ici d’autres exemples de ces emprunts, comme

[…] dans le film « Un chien andalou » de Luis Buñuel qui ouvre le parcours. Tourné au printemps 1929 l’année de leur rencontre parisienne, les emprunts du catalan au belge sont clairs dans la scène d’ouverture de cette femme surprise dans sa lecture directement inspirée du tableau « La lectrice soumise » ou le motif de la main pleine de fourmis emprunté au « Soupçon mystérieux » qui aura une grande félicité dans l’œuvre de Dali. En parallèle à ce chef d’œuvre cinématographique, le tableau image magrittien, cet « objet peint » d’un œil voyeur qui nous regarde et se dérobe en même temps, au milieu d’un jeu de textures décoratives et géométriques qui aura également une influence sur l’espagnol.

Site de l’expo et toute l’info ici où on peut lire en introduction:

« Salvador Dalí et René Magritte se croisent à Paris au printemps 1929, en compagnie des grands noms de l’avant-garde artistique. Puis, en août de la même année, à l’invitation de Dalí, Magritte séjourne à Cadaqués, le port d’attache du peintre espagnol. Cet été surréaliste – qui compte aussi la présence d’Éluard, Miró et Buñuel – se révélera décisif.

Dalí et Magritte s’attachent à défier le réel, à questionner notre regard et à bousculer nos certitudes. Le Catalan et le Belge témoignent d’une fascinante proximité, malgré des créations et des personnalités bien différentes qui les amèneront finalement à s’éloigner.

L’exposition révèle leurs liens personnels mais aussi philosophiques et esthétiques à travers plus de 100 peintures, sculptures, photographies, dessins, films et pièces d’archives. »

Dernières frasques de Tintin

Ci-dessus, le « Travatia Hôtel » d’un Français (Marabout) qui s’inspire de Hopper pour réaliser des tableaux avec Tintin (mais où est Moulinsart, ses gommettes, ses procès et ses exigences financières?) et ci-dessous la toile dont il s’est inspiré, Edward Hopper, « Hotel Lobby, » 1943 (Indianapolis Museum of Art at Newfields, William Ray Adams Memorial Collection, 47.4 © 2019 Heirs of Josephine N. Hopper / Artists Rights Society (ARS), NY) (source ici)

Il s’est amusé à représenter Tintin avec des pin-up, de la bière et des cigarettes.

A voir sur son site, en toute impunité 😉

Edward Hopper,

T comme tous pour un

 

– Meow… hello! ai-je fait en direction de Pipo Rossi, en passant prudemment une tête par la porte.
Il était à sa toilette et n’a rien répondu. Il m’a semblé voir couler une larme de ses yeux.
– Quelque chose qui ne va pas? je lui ai demandé.
Il a continué à se lécher alors qu’il me semblait déjà passablement mouillé.
– Si elle se fâche trop fort, je lui dirai qu’on était deux, d’accord?
C’est alors que j’ai vu le vase renversé sur le guéridon et l’eau sur la moquette…

***

Illustration et consigne chez Lali: C’est une illustration signée Joyce Zhou que je vous propose aujourd’hui, une artiste à propos de laquelle je n’ai hélas rien trouvé, mais que je trouvais si jolie que je voulais la partager avec vous. C’est grâce à une carte postale qui m’a été envoyée de Macao qu’elle est parvenue jusqu’à moi. Saura-t-elle vous inspirer quelques mots? 

***

Bonne soirée à tous, que ce soit ou non autour d’un réveillon, avec ou sans dégâts collatéraux 🙂

N comme naissance

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– Mais qu’est-ce que c’est que ça!

Pépé claudique vers le lieu du crime en agitant sa canne en tous sens pour écarter les poules.

– En plus, celles-là, il va falloir les tuer, maintenant qu’elles ont mangé des œufs! Sapristi qui c’est qui m’a mis une foire pareille!

Pépé ne comprend pas ce qui s’est passé: l’âne est bâté, les paniers pour le marché sont prêts… qu’est-ce qui a bien pu arriver pour que tout soit laissé en plan?

***

20e devoir de Lakevio du Goût, que je remercieCette toile de Claude Guilleminet, avec son bœuf et son âne gris, me rappelle quelque chose, mais quoi ? Je trouverai bien quelque chose à vous en dire. Je suis sûr qu’à vous aussi elle va inspirer une belle histoire pour lundi.