Y comme il y a…

Il y a ceux qui laissent leurs détritus et ceux qui les ramassent.

Il y a ceux qui allument les feux de forêts et ceux qui s’efforcent de les éteindre.

Il y a ceux qui font de leur mieux dans leur coin et ceux qui pensent que ça ne sert à rien.

Il y a ceux qui prédisent des catastrophes imminentes et ceux qui ne veulent toujours pas croire qu’il y a un problème.

Et ces derniers temps il y a ceux grâce à qui on peut juger de la reconnaissance universelle d’une œuvre, d’un artiste: c’est à un de ses tableaux qu’ils iront coller la paume de leur main.

Dans le top trois il y a Jan Van Eyck (illustration ci-dessus), Vincent Van Gogh (ici) et Sandro Botticelli (ici).

R comme racines

Il y a un mot qui énerve beaucoup l’Adrienne, non pas le mot mais l’idée qu’il y a derrière, et elle a été très heureuse de voir que quelqu’un partageait son avis 😉

« Quelles sont nos racines? Et même, en a-t-on? Le débat fait rage, il est politique, moral, culturel, il tourne en rond et il m’exaspère. Je regarde sous mes pieds: pas de racines, je marche sans peine, je me déplace comme je veux. Les racines nationales, chrétiennes, européennes, c’est une métaphore, une image, une idée, on passe de l’un à l’autre par glissements de langage, on fait l’aller et le retour entre le propre et le figuré, on ne sait plus de quoi on parle, ça n’empêche pas de parler, de s’engueuler, d’envisager même de se battre; ça m’exaspère. Ce que j’ai appris de consistant sur les racines, c’est pour avoir roulé à toute vitesse [en rollers] dans les rues tant qu’elles étaient bitumées. […] J’ai appris ceci de fondamental en parcourant Lyon la nuit sur mes rampes de roulettes lancées à tout vitesse: les racines, c’est ce sur quoi on trébuche. Voilà une bonne définition de la prétendue racine humaine, et qui explique qu’elle nous lance dans d’absurdes débats. […]

La racine humaine, si on en revient à cette image approximative, est perçue spontanément comme ce qui nous tient, nous nourrit, et nous relie à un passé ancestral qu’étrangement l’on pense enfoui, d’autant plus profond qu’il est ancien, cela doit être l’influence de nos rites funéraires. […]

La métaphore de la racine appliquée à l’homme est un caillou dans la chaussure, tout à la fois symboliquement parlante et botaniquement fausse, on y revient toujours, on s’en agace aussitôt, on la rejette, et on y revient sans le souhaiter. On le sent, dit-on, que l’on a des racines; comme si on le pouvait. L’homme n’est pas un arbre, la cause est entendue, les racines qu’on lui prête sont une image inventée, mais sans doute est-ce cela la meilleure propriété de cette image: la racine est ce sur quoi on trébuche, ce qu’on n’a pas choisi et qui est toujours en travers du chemin, ce qui par là même fait le chemin. »

Alexis Jenni, Parmi les arbres. Essai de vie commune, Actes Sud, 2021, extraits des pages 27 à 36.

Toute l’info et les premières pages à lire sur le site de l’éditeur, d’où vient aussi l’illustration ci-dessous.

Merci à l’amie qui m’a offert ce livre!

M comme magique

Magique, magique, il en faudra de la magie, si on veut résoudre tous les problèmes qui se posent sur cette planète et l’Adrienne aimerait bien – mais n’ose pas trop – être du côté de ceux qui croient que l’intelligence humaine et les nouveautés technologiques résoudront tout.

Sceptique, donc, ne serait-ce que parce qu’il nous faudrait d’abord « capturer » quelques astéroïdes pour en retirer tous les métaux dont nous avons de plus en plus besoin.
Même et surtout pour nos énergies dites « vertes ».

Bref, pour ceux que ça intéresse, une start-up bruxelloise a découvert un fil « magique« , un fil thermofusible permettant de faciliter le recyclage des vêtements.
Et une jeune Anversoise a trouvé un procédé pour fabriquer du faux cuir à base de mycélium. Donc sans avoir recours ni à l’animal ni à des dérivés du pétrole.

Allons enfants de la patrie, à l’horizon de 2030 le jour de gloire devrait arriver 😉

P comme pruning shrubs

Voilà des années que l’Adrienne utilise uniquement ecosia comme moteur de recherche et qu’elle croit dans sa promesse: replanter des arbres.

Une ou deux fois au cours de ces années passées, elle a regardé ce genre de vidéo qui fait du bien.

« Pruning shrubs« , tailler les arbustes, c’est pour l’avenir de ses enfants, explique la dame, étant donné que la pluie vient à manquer et que les arbres disparaissent.

Trouver les arbustes de la bonne essence, les élaguer, les marquer pour qu’ils ne soient pas coupés mais qu’ils puissent pousser, offrir leur ombre et leur protection du sol.

Pour de meilleures récoltes maraîchères et la survie de la communauté.

V comme voyage, voyage!

Quand l’Adrienne lit la presse mercredi matin, elle en avale presque son café de travers: voilà que précisément le jour où elle a décidé de se rendre à Bruxelles, pour assister à la présentation de la nouvelle saison à la Monnaie, le président des USA l’a devancée 😉

En lisant quel énorme imbroglio de mesures diverses une telle visite inclut, elle se dit qu’il y aurait matière à trois billets de Stupeur et tremblements, à commencer par ce qui concerne notre précieuse et irremplaçable petite planète: ce monsieur ne vient pas avec un seul Air Force One, mais deux, sous prétexte de brouiller les pistes.

Et puis il y a encore par exemple ceci:

« President Biden zal zich tijdens zijn verblijf verplaatsen in een grote colonne van een vijftigtal voertuigen die speciaal voor dit bezoek worden overgevlogen. Biden zelf bevindt zich in de Cadillac One, beter bekend als ‘The Beast’. Deze gepantserde limousine is bestand tegen raketten, chemische aanvallen en vuurwapens, en heeft een granaatwerper aan boord. Ook hiervan bestaat een identieke kopie om mogelijke aanslagplegers te slim af te zijn. » (source De Standaard)

Le Président fera ses déplacements dans une colonne d’une cinquantaine de véhicules rapportés spécialement par avion pour cette occasion. Lui-même se trouvera dans la Cadillac One, qu’on appelle ‘The Beast‘. Cette limousine blindée peut résister à des attaques de missiles ainsi que chimiques ou d’armes à feu et a un lance-grenades à son bord. Cette limousine a aussi sa copie conforme pour déjouer les tentatives d’attentat. (traduction de l’Adrienne)

Alstemblieft, comme on dit à Bruxelles 😉

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Pour ceux que la chose intéresse, même si ça date du précédent:

Vous voulez savoir ce qui fait bien rigoler l’Adrienne?
Que ce précieux véhicule a fait le voyage pour très peu servir: dans les déplacements en centre ville, monsieur B devra se contenter d’une SUV: The Beast ne réussit pas à passer sur les dos d’âne 🙂

Alstemblieft!

Stupeur et tremblements

Ce que l’homme n’est pas capable de faire – jeter ses mégots dans une poubelle, par exemple – on le fera faire par l’animal.

C’est ce qu’a réalisé le Suédois Christian Günther-Hanssen avec sa start-up « Corvid cleaning« .

Il a conçu une machine dans laquelle l’intelligent corvidé vient déposer des mégots en échange de cacahuètes.

N’est-ce pas mauvais pour la santé de l’oiseau? se sont demandé certains visiteurs de son site.

A quoi il répond deux choses: l’oiseau ne va ni inhaler ni ingurgiter les mégots et en ville il se nourrit généralement de ‘malbouffe’ préjudiciable à sa santé. Mieux vaut la cacahuète.

Ne vous étonnez donc pas si bientôt il vient vous arracher le mégot des mains ou de la bouche, comme le font les mouettes des côtes anglaises avec vos ‘fish and chips‘ 😉

D comme deux mille six cents

Comme vous pouvez le voir sur la photo, la ville est déjà bien entourée de collines boisées, mais il y a un côté où ça manquait d’arbres.

Dimanche dernier, on en a planté 2600 sur un terrain d’un peu plus d’un hectare.

Les scouts et d’autres bénévoles ont été mis à contribution et ont pataugé une grosse demi-journée dans la boue: il pleuvait pas mal, ce jour-là.

Ce qui ne peut être que bénéfique pour les nouvelles plantations, alors longue vie à elles!

Une initiative de Bos+, avec toute la gratitude d’Adrienne Idéfix 🙂

Stupeur et tremblements

Double dose aujourd’hui, une première source de stupeur lue dans le journal du 9 novembre dernier, qui mentionnait que Virgin Galactic avait vendu une centaine de tickets pour l’espace à 450 000 dollars pièce en moins de trois mois.

Selon le journal ça correspondrait à un peu plus de 388 000 euros, une somme qu’on peut difficilement se représenter et qui pourrait, c’est évident, être mieux dépensée.

Et une amusante – belge, cela va sans dire – venant d’une entreprise de recyclage de Beringen, dans le Limbourg belge – Out of Use – qui a largement pulvérisé le record du jeu de dominos avec des ordinateurs portables : ils ont réussi à en faire tomber 752 (voir la vidéo ci-dessus).

Coup de pub pour le recyclage de nos appareils d’un côté et tout le contraire de l’autre, sans que cela soit en équilibre, loin s’en faut.

N comme No Nature

Aménagement du territoire

Natagora et WWF Belgique font bloc avec Inter-Environnement Wallonie pour envoyer ce message aux responsables politiques, basé sur trois piliers: il faut cesser le bétonnage du territoire, restaurer la forêt et les zones humides et aider l’agriculteur qui respecte la biodiversité.

On ne peut qu’y adhérer même si on se lasse parfois de l’entendre – oui, même l’Adrienne, celle qui triait avant tout le monde, jardine écologiquement depuis ses débuts et fait depuis toujours tous ces autres trucs à la mode aujourd’hui, à commencer par économiser l’eau et l’énergie.

Alors elle se dit que si elle – qui est si motivée – se lasse d’entendre ces discours, ce doit être pire encore pour les autres.

– Encore! s’est-elle exclamée hier quand E*** lui a montré le sujet de son cours de géo en ce mois de septembre.

Vous l’avez deviné: c’est la catastrophe de la forêt amazonienne. Comme l’an dernier.

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L’info, la pétition et la source de la photo d’illustration sont ici.