F comme fresque

Comme l’Adrienne avait trouvé à se loger dans un quartier de Bruxelles où elle n’était pas encore beaucoup allée – en tout cas pas depuis trrrrès longtemps – elle a découvert de nouvelles choses, comme cette fresque de Dupuy et Berberian, inaugurée en 2002.

Pour tout savoir sur la fresque et toutes les autres du parcours BD, voir ici.

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photo prise à Bruxelles le 4 novembre dernier.

V comme vivre heureux

Aujourd’hui, dit Joe Krapov, nous poursuivons l’écriture de notre propre « Dictionnaire de la bonne humeur« .

Il nous demande de lister cinq noms de célébrités (auteurs-autrices, acteurs-actrices, chanteurs-chanteuses, personnages de fiction, de bandes dessinées, autres) qui nous mettent de bonne humeur, d’en choisir une ou deux et d’expliquer pourquoi ou comment leur existence nous réjouit.

– Fastoche! se dit l’Adrienne, qui voit surgir des noms en foule, le premier étant celui de l’ami Gaston Lagaffe.

Mais aussitôt elle se ravise: tant de fois déjà elle lui a consacré un billet! déclaré son amour!

– Mozart, alors, se dit-elle.

Mozart? Sans blague? Celui pour qui elle irait jusqu’à inventer la machine à remonter le temps, histoire de lui éviter sa mort prématurée?

(« Non, l’ami! pas touche à ces boulettes de porc! oui je sais que tu adores ça, mais crois-moi, pas aujourd’hui! pas celles-ci! » et voilà, le tour est joué, il peut encore composer des tas d’œuvres possiblement encore plus géniales)

Soupir.

Tous ceux qui la rendent heureuse, par leur musique, leur humour, leur présence passée ou présente, les amis, les anciens élèves, les grands-parents, la Tantine… tous ont déjà eu largement leur place ici et il en sera sûrement encore question.

Même Jean-Luc Fonck 🙂

Alors le billet se termine ainsi, avec un mot de gratitude pour tous ces gens-là, porteurs de bonheur, et pour Joe Krapov, qui nous permet de faire la consigne de manière scrupuleuse ou de la faire comme nous voulons 😉

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photo prise à Ostende, cabine de plage 🙂

O comme Outlaw

Rien à voir avec Lucky Luke, cet Outlaw Project mais on comprend que le nom choisi est un clin d’œil.

On est loin des méfaits des frères Dalton, on est plutôt dans le fait divers ou comme sur l’illustration ci-dessus, la poursuite judiciaire d’une femme qui n’a pas envoyé son fils à l’école tous les jours, comme la loi l’y oblige.

Dans la colonne ‘aard der feiten‘ (nature des faits qui ont donné lieu à une poursuite judiciaire) on a noté le mot ‘Schoolverzuim‘, absentéisme scolaire. Ce qui coûte une amende de 5 ou de 10 francs.

Comme tant d’autres beaux projets, celui-ci non plus n’est pas possible sans l’aide de nombreux bénévoles: répertorier et encoder, c’est un travail qui prend des heures.

source ici

F comme fan!

Les parents consternés étaient assis face à monsieur H*rb**rt, l’instituteur de leur fils :

– Il faudrait qu’il lise, disait-il. Il est intelligent mais il n’apprend pas ses leçons. Et il ne lit pas.

Il le leur a encore bien répété quand ils ont pris congé de lui, croyant sans doute que si le goût de la lecture venait, celui des études suivrait :

– Il faudrait qu’il lise !

Qu’il lise, oui. Mais quoi ? La seule lecture qui intéresse cet enfant, c’est le résumé en quelques chiffres de la carrière des footballeurs de division 1 belge, dans ses albums Panini. Il est incollable sur leur taille, leur poids, le nombre de buts marqués et les divers clubs par lesquels ils sont passés.

Le père ayant grandi avec les albums de Tintin, la mère avec la Semaine de Suzette, c’est donc tout naturellement qu’ils ont fondé leurs espoirs dans la BD. Ils ont acheté une grande armoire laquée de jaune et elle s’est rapidement remplie de tout ce qu’il y avait sur le marché : Michel Vaillant, Gaston Lagaffe, Astérix et Obélix, Lucky Luke, Spirou et Fantasio, Boule et Bill, Tif et Tondu, Blake et Mortimer, Yoko Tsuno, Les Tuniques bleues, Benoît Brisefer, Blueberry, l’Agent 212, Achille Talon, Johan et Pirlouit, les Schtroumpfs, le Marsupilami (liste non exhaustive) et bien sûr le journal Pilote ainsi que tous les albums de Spirou et de Tintin.

Ceux qui dévoraient toutes ces saines lectures avec délectation, c’étaient le père et la grande sœur : ce n’est rien de dire qu’ils étaient à la fête 🙂

Peu à peu leur langage familial s’est enrichi de mots et de petites phrases sortant tout droit de leurs albums préférés, à commencer par le M’enfin ! de Gaston. Ils ne disaient plus ‘le thé’ mais ‘de la chaude eau’. Ils ne disaient plus ‘là, c’est stationnement interdit’ mais ‘sucette géante!’. Tout repas copieux recevait l’exclamation ‘c’est frugal’, tout avis différent recevait un ‘ils sont fous ces Romains’, tout ronchon devenait scrogneugneu.

Les injures du capitaine Haddock étaient des cadeaux du ciel grâce à leur inépuisable variété et leur forte expressivité, tout en restant parfaitement innocentes. Ils ne s’en privaient pas!

Seul le rongtudju de Prunelle était interdit par la mère, ce qui lui donnait évidemment une saveur supplémentaire.

– Mais si ! Je peux le dire ! Puisque c’est dans le livre ! affirmait le petit frère de son air le plus candide.

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Texte écrit pour le Défi 736 où Walrus – merci à lui – proposait le mot scrogneugneu.

W comme Wavrin

C’est comme « tintinophile » et comme visiteuse de la Cinematek de Bruxelles que l’Adrienne a rencontré deux fois au moins le nom du marquis de Wavrin (1888-1971), et plus elle se renseigne sur ce monsieur, plus elle le trouve exceptionnel et fascinant.

Bref, si vous avez deux minutes, lisez sa bio sur wikisaitout 🙂

Un peu plus d’explications sur le film ici:

G comme gare au gorille!

« A mon tour! à mon tour! » avait-il crié en sautant du minibus, tout excité.

Il avait confié l’appareil à son épouse et s’apprêtait à poser pour la photo la plus réussie de leur safari, celle qu’il voyait déjà, en agrandissement dans un joli cadre, sur le mur au-dessus du canapé, dans le salon.

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source de l’image ici – merci à Joe Krapov pour sa consigne


Adrienne et Georges

Je suis la première épouse.
Nous étions bien jeunes quand nous nous sommes rencontrés. Vingt ans!
Nous avions vingt ans et un petit boulot de rien du tout…

Quand l’aventure du Petit Vingtième a commencé, j’ai assisté à tout, depuis la naissance des personnages jusqu’aux terribles crises d’anxiété de leur créateur.

Oui, c’était un grand angoissé qu’il fallait rassurer, épauler, aider…
Il avait raison de ne pas vouloir d’enfant, il était mon enfant.

J’ai tout fait pour l’aider, les retouches, l’encrage, le lettrage…
Je n’aurais pas eu le temps de m’occuper de mes enfants, c’est vrai.

Mais toutes les nuits je me vois petite fille au milieu de la foule qu’il a créée et j’ai de grandes conversations avec les enfants. Uniquement avec les enfants.
Ceux qui ont reçu un nom et ceux qui n’en ont pas.

Je discute avec Coco, le petit boy et Zorrino, l’enfant quechua. Avec Lobsang, le jeune moine tibétain. Avec la petite gitane Miarka. Il m’arrive même de rire et de plaisanter avec ces deux vauriens de Laszlo Carreidas et Abdallah.

Mais le plus souvent je reste aux côtés du petit garçon à casquette. Il tient la main de sa grande sœur et me regarde si intensément.

Il m’en a fallu du temps pour comprendre que c’est moi, la grande sœur.

Merci à Joe Krapov pour ses consignes – les œuvres choisies sont d’Hergé, photos prises à l’expo Hergé à Paris le 4 janvier 2017 – en savoir plus sur la première épouse ici.

Racontez le personnage du premier tableau : qui il est, ses petites habitudes, ses jeux préférés, son caractère, s’il vit tout seul ou non, etc. Le second tableau représente le rêve ou le cauchemar que le personnage du premier tableau fait toutes les nuits. Racontez ce rêve et ce qui va se passer pour le rêveur, comment son rêve agit sur lui et l’incite à dire ou faire des choses et quelles choses.

G comme gare aux gaffes!

Madame a rencontré Dorothée.
Vous ne connaissez pas Dorothée?
C’est la maman de Viktor 🙂

Blague à part: tous deux sont anciens élèves.
Comme Madame l’a déjà dit, il s’en est fallu de peu qu’elle ait en classe la troisième génération.

Bref, Dorothée marchait main dans la main avec un monsieur et comme c’était toujours elle qui venait à l’entretien parents-professeurs, Madame a failli se tourner vers le monsieur en lui lançant joyeusement:

– Donc c’est vous, le papa de Viktor?

Mais elle s’est retenue juste à temps: ce monsieur que Dorothée tenait par la main est un tout nouvel amour 🙂

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L’ami Gaston a eu 65 ans le 28 février – source de l’illustration ici, l’album des 60 ans.

T comme Tuniques bleues

Chaque fois qu’on apprend la mort d’un artiste, ça fait un coup, et peut-être ce coup est-il encore plus durement ressenti quand il s’agit d’un amour de jeunesse, comme dans le cas de Raoul Cauvin et de ses nombreuses, merveilleuses, hilarantes créations.
Toujours empreintes d’une sorte de tendresse et d’un grand humanisme.

Oui, mini-Adrienne était fan des Tuniques bleues.

Mais aussi de l’Agent 212, du Vieux bleu, de Cédric, de Pauvre Lampil

C’étaient les pages des albums Spirou qui ont été le plus lues et relues.

Alors on ne peut que dire un grand merci aux enchanteurs des jeunes de 7 à 77 ans, et plus.

Inauguration du rond-point Cauvin dans sa ville natale, Antoing, en juin 2013

Extrait d’interview en novembre 2014