J comme journaliste

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L’Adrienne ne sait pas si c’est dû à sa dégaine chaussures plates et col roulé, mais le responsable du stand l’a prise pour une journaliste et invitée à faire des photos et demander tout renseignement qu’il lui fallait.

C’était pourtant l’avant-dernier jour de la BRAFA et on peut supposer que les journalistes étaient passés depuis longtemps, laissant la place, ce dernier samedi midi, aux ultimes badauds.

Dont l’Adrienne. Qui bien sûr l’a détrompé – non, elle n’était pas journaliste pour une revue culturelle ou artistique – mais elle a trouvé la méprise d’autant plus comique que c’était le stand de Tintin et Hergé 🙂

Avec, il est vrai, de magnifiques planches originales. Comme celle ci-dessus, du Crabe aux pinces d’or.

– Si vous achetez les trois, dit l’homme, ce n’est que 2 millions.

Elle se demande encore si elle a bien entendu 😉

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G comme Gaston

2019-01-02 (30)

Un autre bon endroit pour découvrir un pays, c’est d’entrer dans une librairie.

Comme l’Islande se considère « pays de livres » et de culture livresque, on n’est pas étonnée de trouver d’accueillants magasins consacrés au livre. Ils disposent d’un coin où on peut lire tranquillement comme si on était dans une bibliothèque, boire un café, manger sur le pouce ou même, si on ne veut rien dépenser du tout, se servir un verre d’eau aromatisée au citron et à la menthe fraîche.

C’est là qu’en faisant un tour des rayons, on découvre l’ami Gaston en traduction islandaise: il s’appelle Viggó, comme en danois et en norvégien. Cet album correspond à ‘Gaffes à gogo‘, comme on peut le voir ici en bas de page.

Revenir de l’islandais au français est très aléatoire, pour le mot ‘dútl’, par exemple, on trouve des Allemands, des cochons et des bidouillages 😉

I comme incroyable!

Après trois photos de groupe, une « normale », une avec les mains en forme de cœur et une avec les bras en l’air, l’ambianceur a repris le micro et a déclaré qu’il remettrait à chacun un petit carton sur lequel se trouvait un nom. Il s’agissait de retrouver l’autre moitié d’un duo, dans le but de faire connaissance avec un autre invité au mariage. On ne recevrait un verre d’apéritif qu’à cette condition: se présenter avec son binôme!

Chacun s’est mis à crier « Tintin et Milou! », « Adam et Eve! », « Bonnie and Clyde! »…

Sur le carton de l’Adrienne, elle lit « Coyote » et elle doit se faire expliquer qu’il faut trouver un Beep Beep. Il ne s’agissait pas de Coyote et la police.

Elle trouve son binôme au moment où la table du vin d’honneur est déjà complètement prise d’assaut. Elle se présente, tout sourire:

– Bonsoir! Je suis la Marraine de R***

– Ah? et qui c’est, R***?

Estomaquée, l’Adrienne!

– Quoi? vous êtes invitée au mariage et vous ne connaissez même pas le nom du marié?

Adrienne aime Gaston

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Les quelques jours passés chez mon frère m’ont permis de me replonger avec délices dans les vieux albums de notre enfance.

Cette planche de Gaston résume bien tout ce que j’ai toujours aimé chez lui – avec tendresse, oserais-je dire – cette façon d’être dans sa bulle et de jouir tranquillement de la vie, sans aucun conformisme.

Avec une mention spéciale pour ses inventions gastronomiques qui me font rire depuis bientôt quarante ans. 

Schtroumpf alors!

Dès qu’une nouvelle classe entonne la litanie

– Madame! c’est trop difficile, ce texte!

– Il y a plein de mots qu’on ne connaît pas!

Madame est bien contente: c’est le moment de parler schtroumpf.

On pourrait, évidemment, leur parler de stratégies de lecture, de contexte, on pourrait savamment argumenter et jargonner… mais rien ne vaut la méthode schtroumpf, à la fois efficace, drôle et ludique.

En tout cas, Madame s’amuse beaucoup à tenir des discours du genre:

– Prenez votre schtroumpf à la page huit, nous allons faire le schtroumpf numéro 3.

***

merci à Walrus pour cette proposition au Défi du Samedi!

N comme NOOON!!!

99eb0-537694068

L’Adrienne le savait à l’avance: si quelqu’un allait se retrouver sans internet à cause des travaux dans la rue, ce serait elle.

Pressentiment vérifié hier soir en rentrant de l’école – où elle s’est donc empressée de retourner, histoire de livrer ce billet du jour avant que les fans n’appellent les hôpitaux et les services d’urgence…

Oui, le canard est toujours vivant, mais sans téléphone (ça c’est le bon côté de la chose), sans télé (pas grave), sans internet (dramatique)

Pourvu que ça ne dure pas…

***

photo prise à l’expo Franquin et Gaston Lagaffe, à Beaubourg