U comme ultra

source ici

Ultra-orthodoxe et ultra-prudent.

A peu près la seule photo un peu rigolote parmi la cinquantaine supposée résumer l’année 2021 en images.

Parce qu’Israël, côté palestinien, c’est plutôt ça:

source ici, Gaza, Beit Hanoun.

Bon Noël à tous!

P comme parodie

Sans doute que pour apprécier la parodie, il faut comme l’Adrienne avoir regardé des tas de Christmas movies mais tout, tout ce qui vous irrite – si vous en regardez parfois – se trouve compressé dans les trois minutes que devraient normalement durer ces films, vu la minceur du scénario 😉

La jeune femme partie faire carrière dans la big city rentre pour Noël dans la petite ville qu’elle a quittée depuis longtemps et où elle retourne le moins possible.
Elle doit évidemment travailler même on Christmas Eve mais va tomber pile poil sur son amour de jeunesse. « Tomber sur » et « renverser du café sur » sont des ingrédients indispensables à la rencontre.
Le jeune homme idéal, par hasard resté célibataire comme elle, qui s’est sacrifié à sa famille when mom got sick et à sa patrie en rejoignant les marines, après avoir raté une prometteuse carrière sportive pour cause de genou pété.
Qui bien sûr a un boulot qui les obligera à passer du temps ensemble.
Ils retomberont évidemment dans les bras l’un de l’autre.
Le grand gagnant à la fin de ce genre de film est toujours le petit patelin – appelé ici Ho ho ho merry christmas town – qui l’emporte sur la big city.

Bref, du beau travail et les acteurs réussissent à faire une parodie qui est moins dans le overacting que les originaux (si on peut les appeler ainsi).

Pour ceux qui aiment ça, la lecture des commentaires sous la vidéo est réjouissante, comme celui-ci: « Don’t forget the fresh tree they got from the tree lot that magically turned into a fake tree once they got it in the house« .

« Fake » étant le mot clé de toute cette affaire 🙂

H comme humour

« L’humour est un genre difficile », disait le père et mini-Adrienne était bien d’accord !

Il y avait par exemple un comique comme Sim, qui faisait mourir de rire son petit frère avec ses grimaces et ses déguisements en vieille dame ratatinée, mais elle, pas du tout.

Par contre, il y avait deux chansons de lui qu’ils braillaient avec bonheur, surtout celle où la rime avec « hélicon » permettait d’utiliser plusieurs fois un mot interdit par la mère.

« Faut pas caler, c’est con-traire aux traditions » hurlaient-ils en duo avec le chanteur.

Un autre refrain auquel ils se joignaient avec allégresse, c’était « Ah ! bon Dieu ! Que c’est embêtant d’être toujours patraque ! Ah ! bon Dieu ! Que c’est embêtant, je ne suis pas bien portant ! »

Et vous qui connaissez mini-Adrienne, vous avez déjà deviné qu’elle s’était fait un devoir d’apprendre par cœur tous ces mots dont elle ignorait souvent le sens, mais qui l’enchantaient : j’ai la rate qui se dilate, le pylore qui se colore, l’épigastre qui s’encastre…

Bref, il a fallu ce défi 688 pour qu’elle puisse situer l’épigastre 🙂

Alors qu’est-ce qu’on dit ?

Merci, Maître Walrus !

B comme Bruxelles

Expositions Art, Histoire (Expos, Musées): Exposition ...

Une chouette expo, particulièrement à sa place au royaume du surréalisme, en ce moment et jusqu’en janvier, sur « L’humour de l’art ».

Bien évidemment, le monde de l’art n’a pas attendu le 20e siècle pour se moquer d’un certain nombre de choses qui le concernent, aussi le parcours de l’expo commence-t-il par des caricatures, comme celles de Daumier, où on peut voir par exemple le critique d’art qui se promène, hautain et supérieur, entouré par une cour d’obséquieux et de flagorneurs.

A Bruxelles, dès la fin du 19e siècle sont organisées des « Great Zwans Exhibitions » pour se moquer de ce que l’on considère comme des dérives de la modernité.
Pour ceux qui aiment ça, un florilège d’images de Zwanze bruxelloise ici.

Après bien sûr on a Duchamp et Picabia, Magritte et Scutenaire, Allais et Dorgelès, jusqu’aux cacas de Manzoni et Delvoye… et Dalì en super-bouffon de l’art.

Bref, un régal.

W comme Wasted Rita

C’est tout à fait par hasard qu’au détour d’une rue l’Adrienne a remarqué ces panneaux au message humoristique.

Une petite recherche effectuée le lendemain a permis de découvrir que l’auteur en est Wasted Rita, dans le cadre de la manifestation annuelle The Crystal Ship, dont il a déjà souvent été question ici.

Pour une raison inexpliquée sur le site, les deux plaques ne se trouvent plus sur leur lieu d’origine – installation en 2019 au coin Sint Sebastiaanstraat / Christinastraat – mais comme vous pouvez le voir sur la photo, c’est au coin Amsterdamstraat / Stockholmstraat.

L’artiste portugaise a aussi sévi à Besançon, de sorte qu’il existe au moins une vidéo d’elle en français 🙂

L comme Le duBus du jour

Peut être un dessin animé
source ici

Il semblerait qu’on soit nombreux à se poser des questions du même genre, ces temps-ci.

Pour l’Adrienne hier c’était: « Qu’est-ce qui coûterait le plus cher en énergie, le petit radiateur électrique dans la salle de bains, soir et matin, ou carrément faire marcher le chauffage? »

Le bricolage imaginé par le caricaturiste duBus apporterait une réponse 🙂

U comme Us (Nous)

Voici le chapitre 39, il s’intitule « Une brève histoire de l’art »:

Cave paintings. Clay then bronze statues. Then for about 1,400 years, people painted nothing except bold but rudimentary pictures of either the Virgin Mary and Child or the Crucifixion. Some bright spark realised that things in the distance looked smaller and the pictures of the Virgin Mary and the Crucifixion improved hugely. Suddenly everyone was very good at hands and facial expression and now the statues were in marble. Fat cherubs started appearing, while elsewhere there was a craze for domestic interiors and women standing by windows doing needlework. Dead pheasants and bunches of grapes and lots of detail. Cherubs disappeared and instead there were fanciful, idealised landscapes, then portraits of aristocrats on horseback, then huge canvasses of battles and shipwrecks. Then it was back to women lying on sofas or getting out of the bath, murkier this time, less detailed, then a great many wine bottles and apples, then ballet dancers. Paintings developed a certain splodginess – critical term – so that they barely resembled what they were meant to be. Someone signed a urinal, and it all went mad. Neat squares of primary colour were followed by great blocks of emulsion, then soup cans, then someone picked up a video camera, someone else poured concrete, and the whole thing became hopelessly fractured into a kind of confusing, anything-goes free for all.

Des peintures rupestres. Des statues d’argile, puis de bronze. Ensuite, pendant près de 1400 ans, les gens n’ont plus rien peint sauf des représentations audacieuses mais rudimentaires de la Vierge à l’enfant ou de la Crucifixion. Un génie éclairé s’est rendu compte que les objets vus de loin semblent plus petits, alors les peintures de la Vierge Marie et de la Crucifixion se sont grandement améliorées. Tout à coup, chacun a très bien su dessiner les mains et les expressions du visage et les statues étaient de marbre. Des chérubins grassouillets ont fait leur apparition, ailleurs ça a été la mode des intérieurs domestiques et des femmes cousant à leur fenêtre. Des faisans morts, des grappes de raisins et un tas de détails. Les chérubins ont disparu et à leur place il y a eu des paysages imaginaires, idéalisés, puis des portraits d’aristocrates à cheval, puis d’énormes toiles avec des batailles ou des naufrages. Après on est revenu aux femmes couchées sur des sofas ou sortant du bain, plus troubles cette fois, moins détaillées, puis des tas de bouteilles de vin et de pommes, ou des danseuses de ballet. Les peintures ont évolué en gribouillages – terme critique – de sorte qu’elles ressemblaient à peine à ce qu’elles étaient supposées montrer. Quelqu’un a signé un urinoir, et tout est devenu dingue. Des carrés parfaits de couleurs primaires ont été suivis de grands blocs d’émulsion, puis des boîtes de soupe en conserve, puis quelqu’un a pris une caméra, un autre a coulé du béton: tout ça s’est désespérément fracturé en une sorte de n’importe quoi confus et de tout est permis.

David Nicholls, Us, Hodder & Stoughton, 2014, chapter 39, A brief history of art, traduction de l’Adrienne et illustration prise du site de l’éditeur.

La BBC en a déjà fait la version filmée mais on peut supposer que le chapitre 39 n’y aura pas sa place 😉

H comme hyménée

ça t’embêterait si je partais une semaine en vacances à la fin du mois?

Moi toute seule, précise-t-elle.

Il émet un grommellement.

– Je te laisserais de quoi manger au frigo.

Là, par bonheur, les chiens se sont mis à aboyer et il a pu se défouler en leur criant de se taire.

Deux jours, s’est dit l’Adrienne en éclatant de rire!

Deux jours exactement qu’ils ont gravé leurs noms au bas d’un parchemin, devant l’échevin de l’état-civil et leurs témoins 🙂

***

Toute la soirée l’Adrienne a remercié mentalement ses voisins de lui procurer tant de raisons de rigoler.

Les entendre vivre, c’est du sketch de six heures du matin à dix heures du soir 🙂

R comme radis

Ce qu’il y a de bien avec vos radis, dit l’Adrienne au marchand de légumes bio qui a son échoppe au marché, c’est qu’ils sont riches en protéines animales!

Mais elle a eu beau plisser les yeux pour montrer qu’elle souriait derrière son masque, elle n’est pas sûre d’avoir été bien comprise 😉

***

photo prise à une expo il y a trrrrrrrrrrrrrrrrrès longtemps

R comme résultat

C’est une histoire qui ressemble à celle du canard de Robert Lamoureux.

Vous savez donc déjà comment elle se termine, désolée de vous ôter la joie du suspense 😉

Un jeudi matin, l’Adrienne se rend à son supermarché préféré, alléchée par une pub pour son café L*v*zz*, pensez donc, 1 + 1 gratis.

Oui, ce genre d’arnaque marche.

Hélas, dans le rayon elle ne trouve pas celui qu’elle aime, celui qui fait 8/10 sur l’échelle du goût, selon son emballage.
Elle s’enquiert auprès d’une employée, peut-être est-il encore dans la réserve?

– Ah non, il n’y en a pas, revenez lundi.

En effet, le samedi matin, il n’y était toujours pas.
Mais pas davantage le lundi.
Nouvelle enquête auprès du personnel:

– Ah non, on n’en recevra plus, il faudra demander à l’accueil.

Vous connaissez ce genre d’endroit qui s’appelle ‘accueil’ dans un supermarché?
Soit il est vide. Il faut sonner, une voix d’aéroport retentit toutes les cinq secondes dans le magasin pour appeler un membre du personnel et quelqu’un vient « dès que possible ».
Soit il y a une queue de gens espérant gagner des millions à la loterie, par grattage ou par tirage.
Ce jour-là, c’était la queue.

– Combien vous en voulez? demande la jeune femme à l’Adrienne tout étonnée de devoir dire à l’avance combien de paquets de café elle achèterait le jour où il y en aurait.
– Ben… un, a-t-elle répondu, de peur de sembler immodeste.

Bref, l’autre jour il y avait du L*av*zz* 8/10 dans le rayon, l’Adrienne en prend deux paquets – souvenez-vous, 1 + 1 gratis – et va au self-scan, vu que les deux caisses à l’ancienne, avec caissière, avaient du monde jusque dans les rayons.

Et là, PAF! elle tombe sur une employée qui n’a inventé ni l’eau chaude ni l’eau tiède, qui secoue la tête sans comprendre et qui l’envoie régler son histoire de café… à l’accueil.

Résultat: les deux paquets de L*v*zz* 8/10 se sont retrouvés dans les bras de la dame et l’Adrienne est sortie sans.

Très très énervée, sans dose de caféine 😉