H comme humour

<img src="https://static.standaard.be/Assets/Images_Upload/2021/02/09/c1319e8a-684d-11eb-b49f-69a5c31b7ebc_web_scale_0.1058201_0.1058201__.jpg?maxheight=600&maxwidth=938&scale=downscaleonly&quot; alt="<P>Zaterdag 6 februari

Vlaamse kapper, coiffeur flamand – source ici

Le râleur sachant râler a eu de la matière à foison, ces dix derniers mois et depuis novembre, ce qui tient le haut de l’affiche, c’est la fermeture/réouverture des salons de coiffure.

La coiffeuse de l’Adrienne, qui n’a déjà « pas le moral » en temps ordinaire, a de quoi faire.

Elle a très mal vécu la fermeture du premier confinement.
Elle a très mal vécu les investissements qu’elle a dû faire pour pouvoir rouvrir l’été dernier: la coupe coûtait quelques euros de plus, à cause du gel hydroalcoolique qu’elle devait fournir.
Elle a très mal vécu les trois mois de fermeture cet hiver.

Pensez-vous qu’elle soit heureuse de pouvoir rouvrir samedi?

Détrompez-vous: elle devra servir la clientèle en gardant ouvertes les portes et les fenêtres.

L’Adrienne attendra encore un peu avant d’y aller 😉

***

le dessin humoristique de Lectrr lui plairait sûrement 🙂

I comme il était une fois…

devoir de Lakevio du Goût_63.jpg

Il était une fois les années nonante (1).

Il y avait une station-service à chaque coin de rue et les marques ne se battaient pas à coups de rabais: il fallait attirer le client – ou sa femme, ou ses enfants – en offrant des cadeaux.

Et des publicités télévisées rigolotes.

***

(1) en belge dans le texte

Merci à Monsieur le Goût pour son 63e devoir de Lakevio du Goût:

Hopper avait-il quelque prescience de ce qui nous arrive ? Que pouvait-il imaginer en peignant ce carrefour vide ? En avez-vous une idée ? D’ici lundi vous l’aurez écrit j’espère.

N comme Nancy

Photo de Expect Best sur Pexels.com

Nancy avait voulu savoir comment on disait ‘un bel homme’ en arabe.

Bien sûr, ça avait mis la puce à l’oreille des autres participants, surtout que juste avant, elle s’était fait répéter deux ou trois fois comment bien prononcer ‘un pain gris’.

– Nancy a clairement un projet! a déclaré Frank.
– Mais non, mais non, a dit Nancy sans grande conviction. Je vais juste tester mon arabe chez mon boulanger!

Au cours suivant, Frank a évidemment voulu savoir si le test avait été concluant.
Le ‘bel homme’ avait-il compris?

– Je n’ai pas de chance, a répondu Nancy. Il ne parle pas l’arabe.

Elle n’avait pas remarqué qu’il était Turc 🙂

K comme Kerstpiemels

‘Kerstpiemels’ Oudenburg zijn plots wereldnieuws
Oudenburg

Cette année ils avaient voulu faire quelque chose de spécial, de neuf.
De différent.
De festif.

Les temps sont durs, n’est-ce pas.

Alors les employés communaux de la petite ville d’Oudenburg (Flandre occidentale) ont eu l’idée d’installer ces lumignons en forme de bougies géantes.

Hélas, vous, moi, tout le monde et chacun y a vu ce qu’on appelle depuis leur installation en novembre des ‘kerstpiemels‘, des zizis de Noël.

Le bourgmestre assume entièrement la chose – les images ont fait le tour du monde, d’abord dans la presse anglo-saxonne – et réplique avec humour: « Nous ajouterons les boules plus tard. »

X c’est l’inconnu

Tu devrais voir ce cirque, raconte l’amie au téléphone, quand je rentre des courses, le vendredi matin.

Oui, parce qu’elle y va le plus tôt possible, dans l’idée que pommes et poires n’ont pas encore été manipulées par cent autres mains, et elle n’y va qu’une fois par semaine.

Tu devrais voir ce cirque et combien de temps ça dure avant que tout ce que j’ai acheté soit enfin rangé!

J’imagine! dit l’Adrienne.

Il faut savoir que l’amie était déjà « en temps normal » une adepte de l’hygiène à 100 % alors depuis mars dernier… voilà, vous aussi vous imaginez 😉

Passer ses mains au gel avant, pendant et après, désinfecter tout ce qu’elle touche, avant et après, les poignées de portes, celle du frigo, des armoires, les sacs de courses… Une véritable épreuve.

Mais ça ne les empêche pas d’avoir quand même bien ri en se racontant qu’après avoir ouvert la boîte aux lettres et y avoir trouvé du courrier, elles se demandent si elles doivent laisser reposer les enveloppes bien fermées un jour ou deux avant d’en prendre connaissance 😉

U comme Ubi caritas

Lectrr

Cette fois le cartooniste Lectrr fait allusion à l’annonce toute récente que la police contrôlera à Noël et sonnera même aux portes pour vérifier qu’il n’y a pas trop de monde à la maison.

La visite de seulement deux des trois mages, c’est déjà la contravention 🙂

L’important, nous dit-on, c’est l’amour… et trouver des solutions alternatives aux réunions familiales.

Voilà pourquoi, à un mois de Noël, ce chant de Taizé était à sa place sous le billet du jour 🙂

D comme déjà

devoir de Lakevio du Goût_51.jpg

Déjà grand-père Plonk-et-Replonk avait montré la voie.

« Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite », disait-il quand le fil de sa canne à pêche s’était une fois de plus emmêlé.

On dit de lui qu’on pouvait le voir au bord de l’eau avec une canne au fil trop court, au bout duquel pendait un hameçon rectiligne ; certains prétendent même qu’il tournait le dos au fleuve, dont il était éloigné de trois mètres.

La légende familiale raconte que cet emplacement était strictement délimité par un cercle de métal qu’il posait sur le sol après avoir scrupuleusement pris les mesures.

Tout ça lui évitait d’avoir à trimbaler un gros sac pour y mettre le produit de sa pêche.

***

Photo de Doisneau proposée par Monsieur le Goût – merci à lui – pour son 51e Devoir de lakevio, avec la consigne suivante:

Comme disait une chanson de la première moitié du XXème siècle à propos des baisers : Méfiez-vous des pêcheurs mesdemoiselles car il y a pêcheur et pécheur… Je suis sûr que vous avez beaucoup de souvenirs des uns. Ou des autres… Je pense que nous aurons tous quelque chose à dire et à lire lundi…

R comme railleries

Enquête sur l’Académie française / Revue Europe - Idées - France Culture

Railler l’Académie française est un sport auquel la France s’adonne depuis la création de cette immortelle institution et si vous voulez en lire un bel exemple, cliquez donc sur celui-ci, publié dans l’Express en 2012.

En littérature aussi on en trouve de nombreux exemples – rappelez-vous ce passage de Cyrano de Bergerac – et cela donne toujours une une petite note humoristique.

Comme dans Le Testament français d’Andreï Makine, à la page 49, quand il évoque la visite à Paris du Tsar Nicolas II et de son épouse Alexandra:

Et même entre les murs de l’Académie française où l’odeur des vieux meubles et des gros volumes poussiéreux nous étouffa, ce « je ne sais quoi » lui [à Alexandra] permit de rester femme. Oui, elle l’était même au milieu de ces vieillards que nous devinions grincheux, pédants et un peu sourds à cause des poils dans leurs oreilles. L’un d’eux, le directeur, se leva et, avec une mine maussade, déclara la séance ouverte. Puis il se tut comme pour rassembler ses idées qui, nous en étions sûrs, feraient vite ressentir à tous les auditeurs la dureté de leurs sièges en bois.

Ça, c’était en 1995.

En 2016, Andreï Makine a été élu au fauteuil numéro 5 dont on veut bien croire qu’il est confortablement capitonné 🙂

Mais ce qui a le plus fait rire l’Adrienne, c’est sur cette même page la description de son épée d’académicien.

***

Source de l’illustration ici.

J comme Jeannot

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– Vous comprenez, dit-elle, c’est à cause de mon lapin!

Son animal de compagnie est un lapin nain. En principe, il vit dans sa cage. Mais elle l’a habitué à l’en sortir. Alors maintenant il l’exige.

– Vous comprenez, dit-elle, si je ne lui ouvre pas, il me fait une vie!

Donc elle met une alèse sur son fauteuil et le lapin regarde la télé avec elle. Ou bouquine. Ou fait la sieste.

Et fait ses crottes sur l’alèse.

A ses voisines, à ses copines, régulièrement elle offre des carottes.
De belles jeunes carottes bien fraîches.

– Vous comprenez, dit-elle, il ne veut manger que ça, des fanes de carottes.
Mais moi parfois j’en ai marre de manger des carottes!

***

l’illustration a servi à un devoir de Lakévio 🙂