G comme Grand-Père

ça se passe comme ça,vie quotidienne

Le jardin de grand-mère Adrienne, c’était un bout d’herbe qu’on appelait « den bliek » parce que c’est là qu’autrefois – bien avant la naissance de mini-Adrienne – on faisait sécher le linge.

Tout autour il y avait des fleurs et des arbustes qui mettaient de la couleur en toute saison. C’est dans une des vasques de sa grand-mère que mini-Adrienne mettait ses pépins de pomme ou ses noyaux de cerise à germer. La culture des pépins de pommes était la plus gratifiante.

Dans un coin, près du kot où étaient rangés les outils de bricolage et de la ferraille rouillée – qu’on utilisait pour bleuir l’hortensia – il y avait l’objet de toute la ferveur de grand-père: la gloriette où il faisait pousser une clématite violet foncé.

Chaque printemps les jeunes pousses étaient précieusement attachées par un petit fil aux tubes de métal, et mini-Adrienne passait le travail en revue, pour voir si rien n’avait été oublié. C’est comme ça qu’à six ans, on se croit utile.

C’est toujours au moment où les pépins de pomme avaient donné des plantules de dix à trente centimètres que grand-mère les arrachait sans état d’âme et pour mini-Adrienne il était fort dur d’admettre qu’effectivement, ces petites vasques n’étaient pas l’endroit idéal pour y faire pousser des arbres fruitiers.

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Ecrit pour 13 à la douzaine avec les mots imposés suivants: 1 fil 2 admettre 3 ferveur 4 revue 5 gloriette 6 herbe 7 cerise 8 trente 9 ferraille 10 penaud 11 vasque 12 reconstruire et le 13e pour le thème : naissance
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photo de ma clématite, toute pareille à celle de mon grand-père, et qui fleurit mon jardinet depuis juin 2014

Défi du 20

132 - Copie

L’Adrienne avait un grand jardin, des arbres et des fleurs de toute beauté et un tas de matériel, comme la brouette de la photo.

Quand elle est venue habiter en ville, elle a trouvé le jardin si petit en comparaison de celui d’avant qu’elle n’a pas jugé utile de déménager tout son matériel de jardinage.
La fidèle brouette est restée là-bas.

Ce qui fait qu’aujourd’hui elle trimbale son tas de terre à l’aide de deux seaux…

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pour le défi du 20 mars, il fallait utiliser beauté + brouette

photo dans le jardin d’avant, prise 28 mars 2011, après une première tonte de gazon qui était surtout un ramassage de feuilles mortes – le magnolia soulangeana commence à montrer un peu de couleur 🙂

O comme objectivement!

Quand elle s’est réveillée, elle s’est bien étirée, comme d’habitude, a bâillé tout à son aise, et après quelques exercices d’assouplissement – le dos, surtout, en a besoin – elle s’est décidée à se lever.

Ferait-elle d’abord un brin de toilette ou commencerait-elle sa journée par le petit déjeuner?

Ses pas se dirigeaient vers la cuisine, le choix était donc fait.
Boire un peu d’eau, avant tout.
Puis grignoter deux ou trois petites choses, en se concentrant sur ce qu’on est en train de faire.
Ne pas se laisser distraire par le chien.
« Sur ton tapis! » lui crie-t-on. Et il obéit. Brave bête.

Après le déjeuner et encore quelques exercices d’étirement, il est l’heure de faire sa toilette. Un regard sur le jardin lui apprend que la terrasse est bien sèche, on ira peut-être faire un tour sans tarder. Il y a un nid de campagnols, sous la provision de bois. Une affaire à suivre!

Ah! elle le savait bien, que la seule réincarnation valable, c’était chat chez l’Adrienne.
En toute objectivité 😉

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texte écrit pour le challenge de l’Atmosphérique avec la consigne suivante: 

un matin, vous vous réveillez dans la peau de quelqu’un d’autre – personne réelle ou  personnage imaginaire / animal / créature… Décrivez votre nouvelle allure, vos sensations, vos pensées, vos émotions, votre état d’esprit dans ce nouveau corps / cette nouvelle enveloppe.

F comme file-moi ton slip

Depuis ce début de février, des amis jardiniers déplorent de ne pas habiter en Wallonie picarde (voir ici) car on y annonce l’organisation du test du slip.

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, la chose ayant déjà eu lieu l’an dernier en un tas d’autres endroits, par des agriculteurs et des viticulteurs désireux de tester (ou de démontrer) la qualité de leurs sols: vous enterrez un slip en coton blanc, bien à plat, à quinze centimètres de profondeur et vous attendez exactement deux mois avant de le faire remonter à la surface.

Plus il est détérioré, plus il atteste de la bonne qualité de votre sol.

Donc si vous êtes en Wallonie picarde, vous pouvez vous inscrire (ici), toutes les données sont et l’enterrement du slip doit avoir lieu le premier avril – on a cherché et trouvé une date un peu ludique parce qu’il faut que ce soit aussi F comme FUN 😉

Première impression

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Pour ceux que ça intéresse: les petits piquets métalliques et le bord fraîchement bétonné indiquent où sera la voie carrossable et quel espace sera réservé au trottoir et à la piste cyclable.
On commence à avoir une première impression de l’aspect final…

Les deux derniers hortensias, qui avaient survécu à toutes les avanies précédentes, ont été définitivement piétinés.

Mais la fin des travaux est en vue: il semble que la date finale – vers le 20 mai 2020 – sera respectée.

En attendant cet heureux jour, on patauge dans la boue.

Vous savez bien, celle qui est jugée trop dangereuse pour la sécurité du facteur 😉

H comme Henri Beauvillard

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« C’est grâce à Henri Beauvillard, dit le professeur émérite, botaniste, spécialiste en microbiologie, que j’ai appris des choses sur le corps humain. Mes parents avaient son livre « De geneesheer der armen » (1) et je l’ai dévoré en cachette. »

Voilà qui fait sourire l’Adrienne parce que ça lui rappelle meilleure-amie-depuis-l’âge-de-trois-ans, dont la maman tenait caché dans un buffet – caché, croyait-elle – un épais ouvrage médical à couverture sombre, où meilleure-amie-etc, qui à l’époque n’avait pas encore de petit frère, avait découvert – et voulait faire partager à Mini-Adrienne – ce qui différenciait physiquement l’homme de la femme.

Ce brave docteur Beauvillard le savait bien, vu qu’il précise en première page de son ouvrage, en guise de pub pour un autre de ses écrits:

« TRAITÉ DES Maladies Secrètes & Contagieuses DANS LES DEUX SEXES

Vu le caractère confidentiel de ces maladies, nous n’avons pu en parler plus longuement dans le Médecin des Pauvres, qui est lu par tous et se trouve même entre les mains des enfants.

Mais les personnes qui désirent avoir des renseignements complets sur ces terribles maladies peuvent nous demander l’ouvrage intitulé Traité des Maladies secrètes, etc, prix franco, 2 fr. 50. (Envoi discret.) »

Bref, nil novi sub sole 😉

Dans sa conférence (2), il s’agissait bien sûr de son domaine à lui: les plantes.
De leur classification au travers des âges.
Et du problème de savoir de quelle plante on parle, dans les écrits anciens, vu qu’il n’y avait ni classification, ni description, ni illustration.

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(1) sur Gallica on peut lire l’ouvrage en ligne en français, « Le médecin des pauvres« , d’où vient l’illustration ci-dessus: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455234c.texteImage 

(2) Sa conférence était, semble-t-il, basée sur un des nombreux ouvrages qu’il a publiés, De historia naturalis, et dont on peut lire les premières pages ici.

Question existentielle

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Maintenant que le jardin de l’Adrienne – après le passage d’un jardinier, oui il a fallu casser la tirelire – est à peu près nu comme un ver, pourquoi maintenant les voisines ne viennent-elles pas sonner à sa porte pour la remercier et la féliciter 😉

Bon, la question n’en est pas une – d’ailleurs on n’y a pas mis de point d’interrogation – on connaît la réponse.

Pourtant on pourrait se la poser: pourquoi est-ce plus facile – pour certains en tout cas – de réclamer récriminer se plaindre exiger maugréer se lamenter protester râler rouspéter… que de faire un sourire au jour et au monde?

Et là, vous l’aurez remarqué, il y a un point d’interrogation 🙂

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photo prise mardi dernier