Le défi du 20

Orange Ocean View
photo libre de droits source ici

Elle était aquarelliste mais souvent elle hésitait à peindre ce qu’elle voyait vraiment: les couleurs du ciel ou de l’océan étaient d’une audace folle.

Violentes.

Rarement mièvres.

Ce n’est pas donné à tout le monde, la peinture réaliste!

idem

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pour le défi du 20 chez Mamylor qui demandait d’illustrer océan et orange.

J comme j’imagine

76ème devoir de Lakevio du Goût

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Quand l’Adrienne et l’homme-de-sa-vie ont acquis une maison à eux, dans une verte campagne, il a fallu qu’elle enquête: qui, avant eux, y avait vécu? comment était leur vie?

Elle a ainsi pu remonter jusqu’aux premiers, ceux qui l’avaient construite juste après la guerre de 14 et y avaient élevé cinq enfants.

Puis des gens de la ville l’avaient rachetée mais ils n’y avaient pas tenu le coup deux ans.
Alors elle était devenue seconde résidence et enfin, le dernier lieu de séjour d’un couple de retraités.

Quand l’Adrienne est en voyage, elle voudrait faire le même genre d’enquête pour de nombreux lieux: qui a vécu ici? dans quelles circonstances?

Que ce soit pour le forum romanum ou l’île Saint-Louis, vivement qu’on invente la machine à remonter le temps: l’imagination seule ne suffit pas 🙂

D comme délurée

75ème devoir de Lakevio du Goût

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Ah! il en fallait, des idées, de l’ingéniosité, de l’audace!

Du talent d’actrice 🙂

Il en fallait des scénarios, des complices et un brin de chance aussi, pour que tout se passe bien.

Et que la Tantine puisse voir – une heure, une heure seulement – son amoureux.

– Je vais promener la petite! disait-elle à sa mère et la voilà partie avec mini-Adrienne dans son landau.

Puis dans sa poussette.

Quand mini-Adrienne a deux ans, sa Tantine en a dix-sept et son amoureux dix-neuf.

Hélas les mini-Adrienne ne restent pas assez mini pour qu’on ait besoin de les promener.

Il fallait trouver autre chose.

Une invitation de cousine Colette.
La complicité de tante Simone.
L’appel d’une amie…

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Vous vous rendez compte de ce qu’il faut continuellement inventer, du travail et de l’énergie que ça demande?

Puis un jour, une voisine, une cliente, une connaissance, vous a vue avec un jeune homme.
Vous en avez assez d’inventer, de mentir.
Alors vous décidez de le présenter à la famille.

Et voilà, vous êtes fiancée 🙂

Vous pouvez emmener mini-Adrienne boire son premier coca cola.

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Merci à Monsieur le Goût d’avoir donné une consigne même en ce week-end de Pâques 😉

Vous ne connaissez peut-être pas le jardin des Tuileries. Il n’a pas changé depuis les années soixante et je le reconnaîtrais entre mille. Nous n’étions pas encore des mamies et des papys. Mais je suis sûr que nos âmes sont mieux préservées que nos corps. Que vous dit cette photo des années soixante ? Elle me dit, comme le chantait François Hardy « Tant de belles choses » … À lundi, vous avez sûrement quelque belle histoire à dire.

Le défi du 20

Quelle coïncidence, s’exclame l’Adrienne – oui, elle se parle à elle-même, et encore plus qu’avant, histoire de vérifier si sa voix est encore là, et puis quelle merveilleuse liberté d’expression, nul n’est là pour la contredire – bref ‘Quelle coïncidence‘ s’exclame l’Adrienne, en voyant la carte postale que Tania a envoyée à une amie blogueuse canadienne.

– J’ai failli t’envoyer exactement la même, lui écrit l’Adrienne.

Mais jusqu’à aujourd’hui, personne n’a répondu sur le blog canadien non plus 😉

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La libellule (1903) est une œuvre de l’orfèvre et sculpteur belge Philippe Wolfers (1858-1929) – plus d’info ici – texte écrit pour le Défi du 20 – Lettre L – Passiflore demandait d’utiliser libellule et liberté.

P comme Progrès

grayscale photo of man and woman sitting on car hood
source Immo Wegmann

C’était l’époque où on passait l’auto au polish pour que ses chromes brillent au soleil.

L’époque où on vérifiait le niveau d’huile, parce que c’était la question que le grand-père ne manquait jamais de poser.

Et l’époque où on avait toujours un jerrycan dans le coffre…

– Tu m’attends là? disait l’homme. Je vais voir si on peut avoir de l’essence quelque part.

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la véritable histoire de la Fiat est racontée ici et ici 🙂

F comme far breton

C’est même pas vrai! a crié Madeleine en se retournant. Mais moi je l’avais bien vu, qu’elle dépeçait sa quatrième pâquerette dans l’espoir d’arriver à « il m’aime à la folie » au lieu du « pas du tout » qu’elle obtenait chaque fois.

Bien sûr, les autres ça les faisait drôlement rigoler, surtout Charlotte qui avait un jules depuis trois semaines et rêvait déjà des prénoms de ses futurs bébés.

– Tu veux que je te montre comment tenir le cerf-volant? a demandé son jules.

Mais Madeleine ne lui en a pas laissé l’occasion et faisait de grands gestes des bras et des mains pour qu’on comprenne qu’elle était la championne interceltique du cerf-volant. Nous, on ne regardait que le jules, qu’on trouvait beau comme un acteur de cinéma, avec ses lunettes de soleil.

– On va se baigner? j’ai proposé.

Parce que j’aurais aimé savoir s’il était aussi beau en slip de bain qu’en costume croisé.

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merci à Joe Krapov qui nous offre généreusement des photos de famille et des gâteaux pour cette consigne. J’ai choisi charlotte, madeleine et far breton 🙂

Le défi du 20

Il crie, il hurle, il gueule… mais l’impitoyable fleuriste l’a solidement collé-scellé dans son kot de verre.

Avec cinq lumignons et de la fausse neige.

Qu’as-tu fait, petit bonhomme, dans tes vies antérieures, pour mériter ce mauvais karma?

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la lettre K pour le défi du 20 décembre me revenait…
et ceci explique cela 🙂

à qui le tour, en janvier prochain?

Et voici la liste des cokotteuses:

Soène (et le nouveau logo) – PassifloreMamylorPatriciaLydia BVonnetteCatichouungraindesableoudeselFlorence

Le Défi du 20

@ Nsey Benajah

Nous deux nous tenant par les pieds
Nous nous savons partout chez nous
Sur la rampe, sur l’ascenseur
Dans notre jean et nos baskets
Dans notre centre commercial
Dans les yeux vagues de la foule
Les petits et grands magasins
Toi en Ad*d*s et moi N*ke
L’amour n’a rien de mystérieux
Nous sommes l’évidence même
Les amoureux se voient en nous.

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la photo vient du jeu de Leiloona, la consigne du défi du 20 vient de chez Catichou, qui demandait de combiner le jeu et le janotisme, et le poème est un pastiche de Nous deux, de Paul Eluard.

Merci à tous les organisateurs!

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Pour le défi du 20 décembre, c’est la lettre K et je propose kot et karma 🙂

V comme vaches

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Moi, ça fait longtemps que je le sais.
Et que je le fais.
Une caresse.
Quelques mots prononcés d’une voix douce.
Bien sûr que ça les détend.
Bien sûr qu’elles aiment ça.
Je n’ai pas eu besoin des scientifiques pour l’apprendre.
Je le fais depuis toujours.
Et mes vaches s’en portent très bien!

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photo et consignes du 54e devoir de Lakévio chez Le Goût, que je remercie:

Cette photo de Walker Evans semble nous dire quelque chose. Elle me rappelle quelque chose. Mais quoi ? Peut-être un film… Ou autre chose.
Si vous avez une idée, dites-le lundi.

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Selon une étude publiée dans Frontiers in Psychology, la voix humaine et les caresses ont un effet positif sur l’animal, lui permettant de surmonter son stress et de se sentir mieux. Elle a démontré aussi que la voix humaine passée à travers un micro n’avait pas tout à fait ce même effet: il faut la présence et la voix en direct.

D comme déjà

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Déjà grand-père Plonk-et-Replonk avait montré la voie.

« Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite », disait-il quand le fil de sa canne à pêche s’était une fois de plus emmêlé.

On dit de lui qu’on pouvait le voir au bord de l’eau avec une canne au fil trop court, au bout duquel pendait un hameçon rectiligne ; certains prétendent même qu’il tournait le dos au fleuve, dont il était éloigné de trois mètres.

La légende familiale raconte que cet emplacement était strictement délimité par un cercle de métal qu’il posait sur le sol après avoir scrupuleusement pris les mesures.

Tout ça lui évitait d’avoir à trimbaler un gros sac pour y mettre le produit de sa pêche.

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Photo de Doisneau proposée par Monsieur le Goût – merci à lui – pour son 51e Devoir de lakevio, avec la consigne suivante:

Comme disait une chanson de la première moitié du XXème siècle à propos des baisers : Méfiez-vous des pêcheurs mesdemoiselles car il y a pêcheur et pécheur… Je suis sûr que vous avez beaucoup de souvenirs des uns. Ou des autres… Je pense que nous aurons tous quelque chose à dire et à lire lundi…