Z comme zut!

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Des papas, des mamans, des enfants, massés à côté du bus qui devait emmener les petits prendre le bon air de la campagne.

Deux hommes montaient les bagages sur le toit, et sur les gravillons de la cour, ça jacassait, ça pépiait, ça trépignait, ça y allait des dernières recommandations sur le chaud, le froid, le boire et le manger… quand tout à coup on entendit des « Zut! zut! » et on vit courir Marie-Thérèse en direction de sa maison.

Au lieu de prendre la valise du petit, elle avait pris son cartable.

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source ici, le non-devoir de Monsieur le Goût, parti aux colonies ce lundi.

Défi du 20

Un silence parfait règne sur tout le plateau que l’Adrienne peut explorer bien à l’aise: aucun autre touriste ne s’est donné la peine de grimper jusque-là ce matin du 27 juillet.

Dans une des tours d’angle, en levant la tête, elle aperçoit cette inscription dans la pierre.

Elle espère qu’un agrandissement de la photo permettra de la déchiffrer.

HENNUY?

– Qui, mais qui donc, songe-t-elle, s’est donné la peine de graver la pierre? Et pour y laisser quel message?

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Participation au Défi du 20 pour lequel Pativore proposait ce mois-ci ‘silence’ et ‘songe’.

Photo prise sur le site de Poilvache le 27 juillet dernier.

P comme photos

D’accord, c’était une drôle d’idée, de vouloir refaire un classement « définitif » des derniers documents non classés.

Surtout qu’on sait par expérience qu’une fois le classement fait, la table sera remplie de petits tas bien distincts qu’on ne saura où ranger, si ce n’est de nouveau plus ou moins pêle-mêle sur une étagère au premier étage.

Sans compter le temps qu’on mettra à admirer la photo du mariage de grand-oncle Émile avec la plus jeune sœur de grand-père.

Que faire de ces reliques qu’on a déjà eues en main une dizaine de fois, comme ces photos de deux amis du grand-père, l’un mort à l’hôpital de Dachau fin mai 45, l’autre à Bergen Belsen, à une date inconnue?

Et toutes ces photos que la mère de l’Adrienne n’a pas voulu emporter, il y a un an? Photos du père, heureux d’être en vacances en Ardèche, ou entouré d’amis de sa chorale aux fêtes de Sainte-Cécile, ou fêtant Saint-Ambroise avec son patron et ses collègues? Photos de ses petits-fils? De ses amies?

Des tas de gens morts et quelques vivants dont on ne sait ce qu’ils sont devenus, comme Lurdes et Tiago photographiés par un client de Monsieur Mari, dans la verte campagne d’autrefois.

– Celle-là, se dit l’Adrienne, celle-là, je la jette.

Puis elle se ravise: c’est une belle photo, tout de même 😉

T comme tacot

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Il lui aurait bien fait le coup de la panne, mais vu que c’était toujours elle qui conduisait, il allait devoir trouver autre chose.

– Nous sommes arrivés, mon Général, fit-elle en coupant le moteur.
– Merci Kay!

ll soupira.

Une fois de plus, le trajet avait été bien trop court.

source de la photo ici

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écrit pour le Défi 673 du samedi où Walrus – merci à lui! – proposait la photo du tacot ci-dessus, qui m’a fait penser à la deuxième guerre mondiale et au chauffeur féminin du général Eisenhower.

R comme reconnaître

Ce sont de petites photos carrées aux bords dentelés.
Elles doivent dater d’avant novembre 1952, puisque le 26 de ce mois-là, le grand-oncle Julien, père du marié, est décédé à l’âge de 54 ans.

On le voit ici entouré de son épouse et de leurs deux fils, l’aîné qui s’est marié en grand tralala ce jour-là et le cadet, qui a « enlevé » son amoureuse pour l’épouser à Gretna Green.

Bientôt il n’y aura plus personne pour savoir qui se trouve sur cette série de 15 photos: déjà l’Adrienne a du mal à en reconnaître quelques-uns, les frères et sœurs de son grand-père paternel sont presque tous morts avant sa naissance, et il y a fort à parier que les petits-enfants des jeunes mariés de 1950 en soient encore moins capables qu’elle.

Pourtant, suite aux terribles inondations qui ont dévasté de nombreuses communes belges, l’Adrienne s’est de nouveau posé la question de savoir ce qu’elle devrait « sauver » avant tout, si ça lui arrivait et si elle en avait le choix.

Et comme les autres fois où elle y a réfléchi, elle a conclu que c’est une triste chose de perdre la mémoire de la famille.

Comme disait la maman de cet élève dont la maison a brûlé: tout le reste peut se remplacer.

Le défi du 20

Je ne veux bien sûr pas arrêter le progrès,
Je ne veux me passer d’un repasse-limaces,
Mais je veux imiter d’un Pétrarque la grâce,
Ou la voix d’un Ronsard, pour chanter mes regrets.

Comme ceux au tableau bien écrits à la craie,
Permettant d’effacer leurs plus grandes audaces :
Moi, qui suis agitée d’une fureur plus basse,
Je n’entre si avant en si profonds secrets.

Les moules à tartelettes, appareils à raclette,
Calculettes à boulettes ou four bouffe-galettes,
Sans rechercher ailleurs plus graves arguments,

Aujourd’hui, c’est décidé, je m’en délivre
Au lieu de m’aider, ils m’empêchent de vivre:
Non, je n’ai plus besoin de tous ces instruments.

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Merci à Lilousoleil qui proposait pour le 20 de ce mois raclette et regret.

Le texte est un pastiche du Sonnet IV de Du Bellay (Les Regrets, 1558, à lire en ligne ici.)

U comme une trottinette

La photo doit dater du printemps de 1934: la petite sœur a presque trois ans, le grand frère, qui tient tout l’équipage en équilibre, en aura neuf en juillet et le blondinet du milieu, qui est le papa de l’Adrienne, a six ans.

Ils sont sur la trottinette du grand frère, rassemblés devant la porte de la chapellerie paternelle.

Sur le seuil, on voit encore un pied. Le reste de la personne a soigneusement été ‘gommé’ par le photographe: une femme enceinte ne se faisait pas photographier.

C’est bien dommage, parce que ce serait une des dernières photos de la maman du trio: elle mourra à la naissance de son quatrième enfant.

Tout comme la petite sœur, tombée malade l’hiver d’après.

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Vous comprenez, maintenant, pourquoi je n’ai pas envoyé ma participation aux joyeux drilles du Défi du Samedi?

Le défi du 20

Ce que l’Adrienne préfère à Ostende, c’est la quiétude d’endroits comme celui-ci, het Bosje.

Où les seuls bruits qu’on entend sont les ahanements d’un joggeur qui viennent troubler les chants d’oiseaux et le bruissement du vent dans les feuilles.

C’est pourquoi elle espère que cette année les activités tonitruantes organisées par une chaîne de radio auront de nouveau lieu sur la plage et pas dans la paix du Bosje: qu’ils aient planté leur tente là en 2020 sous prétexte de pandémie, c’est pire que le chien dans le jeu de quille, c’est une aberration.

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Et si vous passez par Ostende, ne manquez pas non plus le jardin japonais 🙂

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participation au défi du 20 organisé ce mois-ci par Lisamax qui proposait quiétude et quille. Merci à elle!

Photo prise à Ostende (Bosje) le 8 juin dernier.

Le défi du 20

Orange Ocean View
photo libre de droits source ici

Elle était aquarelliste mais souvent elle hésitait à peindre ce qu’elle voyait vraiment: les couleurs du ciel ou de l’océan étaient d’une audace folle.

Violentes.

Rarement mièvres.

Ce n’est pas donné à tout le monde, la peinture réaliste!

idem

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pour le défi du 20 chez Mamylor qui demandait d’illustrer océan et orange.