Adrienne aime…

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… les beaux carrelages anciens 🙂

Celui-ci appartient à une ancienne élève qui a merveilleusement bien rénové un ancien magasin du centre ville. L’Adrienne y a emmené Monsieur Neveu – vu que, comme vous le savez déjà, il a un faible pour l’élégance masculine 😉

Elle a ainsi pu faire d’une pierre deux coups:

– Tu permets que je prenne une photo de ton carrelage? a-t-elle demandé à A* pendant que Monsieur Neveu faisait ses essayages.

– Prenez toutes les photos que vous voulez! a répondu A*, institutrice reconvertie dans la mode pour hommes..

A comme Atomium

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Quand samedi soir Walrus et son épouse ont su que l’Adrienne, pourtant fan de l’Atomium au point d’en avoir fait son avatar, ne l’avait jamais visité ni même vu de tout près, ils ont fait un détour et permis une halte photo dont voici le résultat.

La photo n’est pas de telle qualité mais l’Adrienne s’en f…, elle a vu le machin authentique briller de mille feux et elle est toute contente 🙂

Mille feux de gratitude en son cœur aussi!

A comme Asphodèle (ter)

agriculture barn clouds countryside

C’est muni d’un léger sac de voyage que Muanza est parti pour le pays des moulins à vent et des tulipes.

Après les nids-de-poule et la folie de la circulation autour d’Anvers, la route continue tout droit, entre les champs de blé en herbe, parsemés de fleurettes jaunes indiquant que l’année d’avant on y a cultivé du colza.

Dans la voiture, chacun veille à alimenter la conversation et essaie de voir un peu de beauté dans le paysage.

A Breda, c’est sans malice que Muanza leur promet, en leur serrant la main, qu’il leur écrira bientôt. Aura-t-il seulement un timbre, du papier et un stylo, se demande Marie, et connaît-il notre adresse par cœur?

Puis ils se quittent très vite, les émotions à fleur de peau. Pas question de montrer qu’on essuie une larme et qu’on a dans la gorge comme un goût de sel et de sable, qui rend la voix toute bizarre. Alors on se tait.

Tout a déjà été dit.

***

Photo de Pixabay sur Pexels.com

écrit pour les Plumes d’Asphodèle, reprises par Emilie Berd, avec les mots imposés suivants: SAC – MOULIN – BEAUTÉ – POULE – FOLIE – VEILLER – MALICE – ESSUYER – SEL – SABLE – BLÉ – PAPIER – PARSEMER – PEAU

A comme Asphodèle

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C’était l’époque d’avant le portable et l’abonnement internet: Pierre et Marie rentrent de leur voyage en Bretagne sans affoler le compteur, en musardant. Ils ont pris le temps d’admirer l’envers et l’endroit du décor, les tarabiscots et les moulures, toutes les folies architecturales roses et noires de Trévarez, jusqu’au tréfonds du Finistère où des fantômes en nuisette hantent les greniers.

Chaque pays a ses traditions et ses arcanes, n’est-ce pas 🙂

Ils font confiance à Muanza et ne s’inquiètent pas de l’état dans lequel ils retrouveront la maison, les chats, le jardin. Il y aura des fèves, des haricots, des petits pois à cueillir, bien sûr, mais Muanza aura probablement tondu la pelouse. C’est déjà ça.

– C’était bien, la Bretagne, dit Pierre en s’engageant sur la dernière bretelle d’autoroute. On y a bien mangé. On ne s’est pas fait arnaquer sur le prix des vins… et l’autoroute est gratuite!

– Je me demande ce qu’aura fait Muanza, pendant tout ce temps…

Pierre rigole:

– Tu verras qu’il sera installé devant le cent trente-sixième épisode de McGyver. C’est son heure.

***
Il n’y avait plus eu de jeu chez Asphodèle ni ici depuis le 2 août 2014, auquel ce texte fait suite.

Merci à Emilie d’avoir repris le flambeau!

Les mots imposés étaient NUISETTETRADITIONTRENTE-SIXIÈME – FÈVE – NOIR – TRÉFONDS – ENVERS – TARABISCOTBRETELLEMUSARDERABONNEMENTARCANEAFFOLERARNAQUER

La photo ci-dessus est de Yann Gwilhoù et représente le château de Trévarez — https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28299107

Adrienne s’amuse avec François Bon

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proposition 1, des images mentales (à partir de Henri Michaux, en rêvant à partir de peintures énigmatiques – écrire trois paragraphes https://youtu.be/fCcC1WQRqag

Couchée sur le plancher, elle regarde le plafond. Tout blanc, avec des ombres ici et là, dues aux inégalités de la couche de plâtre et aux petites aspérités.

Elle fixe toujours le point central, où il y a un trou de forme irrégulière, véritable cheminée vers le grenier, par où s’échappe la chaleur du radiateur ouvert au maximum.

Dans la salle de bains, on ne risque pas l’étouffement. En plus de ce trou dans le plafond, où pendouille un fil électrique avec une ampoule à 40 watts, il y a presque deux centimètres d’espace sous la porte, qui tremble à grands bruits dans ses gonds à chaque passage de camions. Et il en passe beaucoup.

proposition 2, écriture avec écrivain (à partir des Rêves de rêves d’Antonio Tabucchi) – écrire un paragraphe https://youtu.be/iMoSkiH3XzI

Couchée sur le dos, elle se demande chaque fois si les nuages dans la peinture blanche sont dus à son manque de talent de peintre, à une mauvaise préparation du support, comme disent les fiches de bricolage vantant un primer plus coûteux que la plus luxueuse des peintures, ou aux jeux de lumière à travers les motifs des rideaux. Et comme il lui est impossible de ne faire qu’une chose à la fois, tout en examinant le trou, l’ampoule, la peinture blanche, les ombres et la lumière, elle compte seize fois jusqu’à vingt en se brossant consciencieusement les dents sous toutes les faces et donne de grands coups de pédales en l’air parce que la kiné le lui a conseillé pour muscler le ventre et le dos.

proposition 3, quand Kafka s’amuse (renversements et variations sur un thème, dans le Prométhée de Kafka) – énumérer quatre possibilités https://youtu.be/EUIAOzgLC9A

Couchée sur le plancher de la salle de bains, elle se dit qu’elle pourrait faire venir un homme de l’art, il arrangerait ce trou, placerait une jolie lampe, par exemple celle qu’elle a achetée dans ce but, voilà plus de cinq ans déjà. Elle pourrait demander à un menuisier de réparer le parquet et les faux plafonds, là où l’électricien a fait des dégâts. Elle pourrait rappeler à Monsieur l’Entrepreneur qu’il lui a promis une armoire encastrée à côté du lave-vaisselle, encore un trou à combler, c’est fou le nombre de trous qui ont été faits dans cette maison sous prétexte de la mettre aux normes et d’isoler ce qui pouvait l’être. Un trou dans une des plaques de faux marbre, un coin brisé et perdu dans la plinthe en céramique bleue, le trou des cheminées qui ne servent plus et tant de petits trous dans le carrelage. Elle pourrait mais ne fera rien, elle est la reine de l’inertie.

Adrienne est nulle

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– Je te laisse le smartphone du boulot, dit la carissima nipotina, comme ça tu auras une connexion internet pendant que tu seras chez moi!

– …?

– C’est très simple. Il suffit de poser ton ordi à côté et tu pourras te connecter. Je le laisserai allumé, comme ça tu n’auras pas de problèmes!

L’Adrienne toute contente coltine donc son ordi jusqu’à Ostende pour constater sur place – mais est-ce que ça étonne quelqu’un, ici? – que le truc ne fonctionne pas.

Pourquoi pas? that is the question comme disait cet autre qui traînait des idées de suicide pour moins que ça 😉

Alors l’Adrienne fait un aller-retour quotidien à la bibliothèque, où par bonheur ça marche toujours.

A condition qu’on soit un jour ouvrable, bien entendu.

Et en bonus, 45 minutes de marche à l’aller et parfois plus au retour.

Parce qu’on fatigue 😉

Puis un matin elle se dit c’est trop bête, je vais réessayer.

Et savez-vous ce qu’il fallait faire?

Passer l’index sur l’écran, allumer le hot spot du bout du doigt, connecter l’ordi…

Nulle, je vous dis!