R comme résistance

source de la photo ici.

Que ce soit la recherche universitaire ou les documentaires à la télé, on dirait que nos pays se sont toujours plus intéressés aux collaborateurs qu’aux résistants.

De sorte que ces derniers nous sont peu connus, exception faite de quelques-uns.

Ainsi a-t-il fallu attendre que la jeune fille de la photo ait atteint l’âge de 95 ans – et soit décédée – pour lire un bel article de journal sur les exploits réalisés alors qu’elle n’avait que 16 ans. D’ailleurs, les premières phrases de l’article sont significatives à ce propos:

Het duurde even voor het nieuws doorsijpelde dat Janine De Greef (95) op 7 november is overleden in een Brussels rusthuis. Britse en Amerikaanse media pikten dat het eerst op. Voor hen blijft haar naam ­verbonden met het verzet in de Tweede Wereldoorlog, toen De Greef, als zestien­jarige, 320 Britse en Amerikaanse militairen hielp wegsmokkelen, wier vliegtuig ­boven bezet België was neergeschoten.

Il a fallu un peu de temps pour que la nouvelle du décès de Janine De Greef, dans une maison de repos bruxelloise, le 7 novembre dernier, nous parvienne. Les médias britanniques et américains ont été les premiers à le relever. Pour eux, son nom est toujours lié à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, quand Janine De Greef, alors âgée de 16 ans, a aidé à l’évasion de 320 militaires britanniques et américains après que leur avion avait été abattu au-dessus de la Belgique occupée.

Née en septembre 1925, elle a donc à peine 16 ans quand en 1941 sa famille et elle s’engagent dans le réseau Comète. Ses parents ont fui Bruxelles et sont installés à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) d’où ils organisent l’évasion vers l’Espagne, dans ce cas-ci vers le consulat britannique à Bilbao.

On peut voir ici la liste des 320 militaires que Janine a aidés. Ce qui permet de constater qu’il n’y avait pas que des anglo-saxons mais aussi des Polonais, des Canadiens

Au total, le réseau Comète a réussi à sauver environ 800 alliés. Et 155 membres du réseau – dont 55 femmes – ont été fusillés ou sont morts en déportation.

Billet dédicacé à Tania et à sa maman.

17 commentaires sur « R comme résistance »

  1. Quel courage, à 16 ans en plus !!! Elle a eu une longue vie, souhaitons qu’elle ait été douce après ces évènements tragiques. C’est là un bel hommage, à elle et à la famille de Tania. Tous ces gens sauvés au péril de la vie des sauveurs, c’est émouvant et fort ! Merci dame Adrienne, douce journée à toi. brigitte

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  2. C’est un devoir de mémoire qui devrait s’amplifier afin de ne plus jamais connaître cela. Hélas, on ne connait pas toujours ce que ces héros ont fait durant cette période sombre de l’histoire.
    Merci pour ce bel hommage.

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    1. non, on ne sait que peu de choses, ils ne tenaient pas d’agenda 😉
      ici on a des données très précises avec noms, lieux, dates, matricules etc parce qu’à leur retour les militaires sauvés étaient très sérieusement interrogés par les autorités britanniques…
      petite note amusante, certains, ne connaissant pas son nom, l’ont désignée comme ‘une ravissante jeune fille blonde’ 🙂

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      1. Je pense que ces personnes sont avant tout discrètes dans leur engagement. De nos jours ,quand une personne fait une bonne action, elle en parle un maximum autour d’elle pour qu’on lui jette des fleurs. Je pense que pour cette ravissante jeune fille blonde, elle a sauvé ces vies tout naturellement, elle a donné de sa vie, de son énergie sans rien attendre en retour en toute discrétion…Que j’aime ces personnes si humaines.

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  3. Pour te confirmer que les résistants si héroïques soient-ils sont souvent méconnus, je n’ai absolument pas vu son nom dans les journaux français (en ligne) à l’occasion de son décès.
    J’ai été très émue par ton récit.

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  4. Tu me rappelles ce qui avait scandalisé mon père quand il a été démobilisé : Il avait été étonné que des gens qui n’avaient rien fait de particulier pendant cette guerre aient été les premiers à tondre comme « collabo » des femmes dont le seul tort avait été d’être femme de ménage à la « kommandantur » de leur bled parce qu’il fallait manger alors que d’autres ayant tiré grand profit de la situation jouissaient d’une bonne réputation.
    « Du coup » il n’a jamais -au grand dam de ma mère- réclamé la pension à laquelle il avait droit…

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