F comme file-moi ton slip

Depuis ce début de février, des amis jardiniers déplorent de ne pas habiter en Wallonie picarde (voir ici) car on y annonce l’organisation du test du slip.

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, la chose ayant déjà eu lieu l’an dernier en un tas d’autres endroits, par des agriculteurs et des viticulteurs désireux de tester (ou de démontrer) la qualité de leurs sols: vous enterrez un slip en coton blanc, bien à plat, à quinze centimètres de profondeur et vous attendez exactement deux mois avant de le faire remonter à la surface.

Plus il est détérioré, plus il atteste de la bonne qualité de votre sol.

Donc si vous êtes en Wallonie picarde, vous pouvez vous inscrire (ici), toutes les données sont et l’enterrement du slip doit avoir lieu le premier avril – on a cherché et trouvé une date un peu ludique parce qu’il faut que ce soit aussi F comme FUN 😉

F comme fruit

Opnieuw briefkaart met kiwisticker bezorgd door Bpost: ‘Goedkoper dan priorzegel en meer vitamientjes’

Je ne sais pas s’il faut être Belge pour avoir de telles idées – ni s’il faut être en Belgique pour que ça marche – mais le fait est là: quelques plaisantins, à l’occasion de Noël et Nouvel An, ont envoyé des cartes de vœux ornées du petit auto-collant d’un kiwi au lieu du timbre poste. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

L’expéditeur de celle-ci est heureux d’annoncer que sa carte vitaminée est arrivée avant une autre, qui avait cependant été pourvue d’un timbre officiel au tarif « prioritaire » de 0,97 €.

A la Poste, bien sûr, on déplore cette mode fruitière, mais depuis que le facteur ne passe plus dans ma rue, j’applaudis à tout ce qui peut la faire grincer des dents 🙂

Je précise, pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience, que ça ne semble pas marcher avec les auto-collants des poires et des bananes: ça ne fonctionne qu’au kiwi 😉

source de la photo et article ici.

F comme filer une torgnole

– Ça doit être la carte graphique, dit le mari de Tania – un connaisseur – arrivant ainsi à la même conclusion que Walrus – un connaisseur aussi, l’Adrienne est entourée de pro 🙂

– Est-ce que tu lui as donné un coup?

– Un coup? fait l’Adrienne en ouvrant de grands yeux.

Elle sait très bien faire la tête d’ahurie.

– Oui, un bon petit coup, c’est peut-être juste un mauvais contact.

Alors, de retour chez elle, l’Adrienne – qui de sa vie n’a jamais tapé rien ni personne, pas même le carton – a donné quelques petits coups dans le dos de son ordi, sans trop savoir sur quelle zone insister ni quelle poigne y mettre…

Peut-être fallait-il frapper plus fort? Les diagonales flashy et les lettres volantes étaient toujours là…

Mais c’était un prétexte suffisant pour (vous faire) réécouter un Renaud de derrière les fagots 😉

Bonne journée à tous!

F comme foule, files, folie

2019-11-01 (34)

A Paris, si on veut voir une des étoiles du firmament de la peinture, on n’a pas d’autres perspectives que de se lever tôt et de faire la queue.

Même, s’il le faut, sous le parapluie, en bravant des températures de novembre.

Même – j’en ai vu plusieurs! – avec des poupons endormis dans leur maxi-cosy.

C’est dire la passion qui pousse tous ces gens, là sur la photo prise au Grand Palais, à se mettre dans une file qui se poursuit jusque sur les boulevards, alors qu’ils ont tous un billet réservé, avec nom, date et heure.

Avec bien sûr en record absolu la Mona Lisa, pour qui il faut faire la queue deux fois: une fois pour entrer au Louvre et une deuxième fois pour avoir le droit de prendre un selfie devant cette vedette plus flashée quotidiennement que les plus grands rois football pendant toute leur carrière.

Vous avez exactement dix secondes pour le faire avant que deux gardiens vous aboient sans complaisance qu’il faut laisser la place au selfiste suivant.  

***

Texte écrit pour Olivia Billington – que je remercie – avec les mots imposés suivants: étoile – complaisance – football – perspectives – novembre – passion – poupon

F comme Folon

Demain, dès l’aube, à l’heure où bleuit la campagne, je partirai. 
Je prendrai le chemin des trois collines.
Je garderai l’œil bien ouvert sur cette terre bleue comme une orange.

Je marcherai vers toi, qui as toutes les joies solaires, tout le soleil sur la terre, sur les chemins de ta beauté.

Et quand j’arriverai, je mettrai dans la cage mon chapeau fatigué, pour que l’oiseau puisse vivre libre et chanter.

***

écrit pour Mil et Une qui propose ce tableau et ces consignes: Jean-Michel Folonclic Sujet 35/2019 – du 05 au 12/10 Le mot à insérer facultativement est : AUBE Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse :

 les40voleurs(at)laposte.net

F comme Fallen Astronaut

Fallen_Astronaut

Si vous demandez à la mère de l’Adrienne ce qu’évoque pour elle le 21 juillet 1969, elle vous dira que c’est la Fête Nationale belge et que ce jour-là, Eddy Merckx a remporté le maillot jaune… puis le Tour de France. La meilleure fête nationale du siècle 😉

Si vous le demandez à l’Adrienne, elle se souvient que cette année-là, à cause de la maison que les parents étaient en train de faire construire, la famille n’est pas partie en vacances en France.

Mais que le 21 juillet 1969, parents, enfants, oncle, tante et cousin étaient réunis dans l’appartement à la mer pour regarder la télé, où sur un petit écran en noir et blanc on entrevoyait plus ou moins un astronaute marcher sur la lune.

C’est à l’occasion de ce cinquantenaire que l’Adrienne a incidemment appris qu’il y avait sur la lune une œuvre d’art unique, due à un Belge: Fallen Astronaut, en hommage aux astronautes décédés, comme on peut le lire ci-dessous sans un article Wikipédia: 

Fallen Astronaut (littéralement l’« Astronaute tombé ») est une petite sculpture en aluminium représentant de façon stylisée un astronaute dans sa combinaison spatiale. Cette statuette, qui mesure environ 8,5 cm de haut, est l’unique œuvre d’art se trouvant sur la Lune, où elle a été déposée par Apollo 15 en 1971.

La sculpture a été réalisée par l’artiste belge Paul Van Hoeydonck à la suite de sa rencontre avec l’équipage d’Apollo 15 (dont David Scott) au début du mois de juin 1971. Cette statuette a trouvé une fonction trois semaines plus tard lorsque l’équipage, marqué par la mort de trois cosmonautes russes, a proposé à la NASA de s’en servir pour commémorer nominativement les astronautes et cosmonautes morts pour et pendant l’exploration de l’espace. Un certain nombre de consignes avaient été données à l’artiste : la sculpture devait être légère, solide, capable de supporter les variations de températures extrêmes à la surface lunaire ; elle ne devait pas permettre d’identifier en elle un homme ou une femme, ni même aucun groupe ethnique. De plus, en accord avec le souhait de Scott d’éviter une commercialisation de l’espace, le nom de Van Hoeydonck ne serait pas dévoilé au public.

source du texte en bleu (et suite) sur Wikipédia et source de l’image wikimedia commons