L comme Léon

DSCI7619

A Ostende pour la Journée du Patrimoine, l’Adrienne se devait d’aller jeter un œil à la Spilliaert Huis (version française du site ici) pour y voir l’expo en cours.

Et c’est en relisant l’aperçu biographique qu’elle remarque que non seulement le père de Léon s’appelait Léonard – ça, elle s’en souvenait – mais qu’en plus sa mère s’appelait Léonie.

Vous qui connaissez l’Adrienne, vous savez que c’est le genre de choses qui la font beaucoup rire – elle rit facilement – mais par bonheur la foule était groupée autour d’un guide et très peu de gens se sont aperçus de son hilarité.

Parce que si on vous regarde déjà de travers quand vous riez à une expo sur Gaston Lagaffe (voir le billet de janvier 2017), que serait-ce dans un lieu voué à un homme dont toute l’œuvre respire la mélancolie et une sorte de tristesse solitaire?

***

photo prise à Ostende, Spilliaert Huis, Het Leopoldpark onder de sneeuw met klimop en kiosk, 1915 (Le parc Léopold sous la neige avec lierre et kiosque), crayon, encre de Chine, aquarelle et gouache sur papier, 277 sur 267 mm.

***

Question: Quel est l’autre rapport entre Gaston Lagaffe et Léon Spilliaert?

Réponse: Prunelle, le chef de bureau de Gaston, s’appelle Léon 🙂

F comme feu et flamme

DSCI6721

– Cette année, dit le père, nous n’irons pas à l’Hôtel de la Plage. Nous allons faire du camping en Ardèche!

Les enfants poussent des cris enthousiastes et la mère prend son air résigné de martyre envoyée au sacrifice. Il est important que chacun sache ce que ça lui coûte, de faire une croix sur sa villégiature à la Côte d’Azur.

Vers la mi-juillet, la tente est plantée sous un jeune arbre auquel le soleil ardent et le manque d’eau ont fait perdre presque toutes ses feuilles. La pelouse du prospectus est une plaine caillouteuse et déshydratée mais l’accueil de Gilbert et de son épouse est cordial, le chant des cigales omniprésent et la lumière incandescente.

Assis en tailleur sur l’herbe sèche, cachés au milieu des taillis, les enfants ont une idée géniale: voilà tous les ingrédients réunis pour réussir une expérience qui leur tient à cœur depuis longtemps et pour laquelle ils ont tout spécialement apporté une loupe.

***

Deux consignes, celle du Défi du samedi (thème: incandescent) et celle d’Emilie avec les 12 mots suivants (dont on peut en laisser tomber un, je n’ai pas eu besoin du mot nostalgie :-)) TAILLEUR – PELOUSE – PLAGE – PERDRE – NOSTALGIE – CIGALE – LUMIÈRE – ARBRE – CROIX – ACCUEIL – AZUR – ARDENT

L’illustration, je l’ai déjà utilisée pour un autre billet, mais ceux qui aiment Gaston comme moi le comprendront, ça me fait toujours rire 🙂
Photo prise l’été dernier chez mon frère, qui a tous nos vieux albums.

F comme fuyons!

carel weight 2

Quand Suzanne voit sortir de chez elle à toute allure, au risque de se casser une jambe sur une des marches de son escalier, le gamin de la maison d’en face; quand elle voit sa vieille voisine Jeannette en route pour une course chez l’épicier, hâter le pas en se tenant les oreilles des deux mains; quand même le garçon qui apporte les journaux prend cette tête-là, le regard anxieux tourné vers le dernier étage, elle sait ce qui lui reste à faire.

Elle pose tranquillement son tricot, va jusqu’au fauteuil où son mari est plongé dans ses mots croisés et lui tapote l’épaule:

– André, c’est le moment. A voir l’agitation des voisins, je pense bien que le jeune homme d’en face a commencé à accorder son instrument.

Alors tous les deux rangent leur appareil auditif avant que ne déferlent les sons du gaffophone.

***

Tableau et consignes chez Lakévio: Revenons à nos maisons! En voici une, en voici deux, en voici trois ! De quoi nourrir une vie de quartier, n’est-ce pas ? Les rideaux se soulèvent… On attend les commères… lundi !

G comme Gaston

2019-01-02 (30)

Un autre bon endroit pour découvrir un pays, c’est d’entrer dans une librairie.

Comme l’Islande se considère « pays de livres » et de culture livresque, on n’est pas étonnée de trouver d’accueillants magasins consacrés au livre. Ils disposent d’un coin où on peut lire tranquillement comme si on était dans une bibliothèque, boire un café, manger sur le pouce ou même, si on ne veut rien dépenser du tout, se servir un verre d’eau aromatisée au citron et à la menthe fraîche.

C’est là qu’en faisant un tour des rayons, on découvre l’ami Gaston en traduction islandaise: il s’appelle Viggó, comme en danois et en norvégien. Cet album correspond à ‘Gaffes à gogo‘, comme on peut le voir ici en bas de page.

Revenir de l’islandais au français est très aléatoire, pour le mot ‘dútl’, par exemple, on trouve des Allemands, des cochons et des bidouillages 😉

Adrienne aime Gaston

DSCI6721

Les quelques jours passés chez mon frère m’ont permis de me replonger avec délices dans les vieux albums de notre enfance.

Cette planche de Gaston résume bien tout ce que j’ai toujours aimé chez lui – avec tendresse, oserais-je dire – cette façon d’être dans sa bulle et de jouir tranquillement de la vie, sans aucun conformisme.

Avec une mention spéciale pour ses inventions gastronomiques qui me font rire depuis bientôt quarante ans. 

N comme NOOON!!!

99eb0-537694068

L’Adrienne le savait à l’avance: si quelqu’un allait se retrouver sans internet à cause des travaux dans la rue, ce serait elle.

Pressentiment vérifié hier soir en rentrant de l’école – où elle s’est donc empressée de retourner, histoire de livrer ce billet du jour avant que les fans n’appellent les hôpitaux et les services d’urgence…

Oui, le canard est toujours vivant, mais sans téléphone (ça c’est le bon côté de la chose), sans télé (pas grave), sans internet (dramatique)

Pourvu que ça ne dure pas…

***

photo prise à l’expo Franquin et Gaston Lagaffe, à Beaubourg