D comme Daily Science

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Il était plus que temps que l’Adrienne et sa Tantine trouvent un moment pour prendre un cappuccino ensemble et se remettent au courant des nouvelles fraîches.

La Tantine a quatre enfants et son second fils est un grand sportif: il y a longtemps que le marathon ne lui suffit plus, il en est aux triathlons et autres excès du même genre.

– C’est sa drogue, dit-elle. On ne peut même plus dire que c’est un hobby, c’est beaucoup plus que ça.

Malheureusement, il s’est rendu compte qu’en plein effort, son muscle cardiaque fait parfois des siennes. 

Les spécialistes consultés ne lui interdisent pas le sport. Ils lui conseillent de s’y mettre… ‘mollo’. ‘Mollo’?

Vous avez dit mollo? 

A un Ironman?

3,8 km de natation, 178 km de vélo et un marathon (42,2 km), ça lui prend une dizaine d’heures et vous voulez qu’il y aille mollo?

Bref, l’Adrienne et sa Tantine s’inquiètent et espèrent qu’il pensera à sa femme et ses deux filles, qui ont plus besoin de lui que son vélo ou ses baskets.

info, article et source de la photo chez Daily Science.

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G comme géographie domestique

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Où se retire-t-on pour avoir un moment à soi? la chambre, le bureau, le fauteuil, la terrasse, le jardin?

La réponse se trouve dans une enquête très sérieuse réalisée en Grande-Bretagne: selon celle-ci, un tiers des hommes se réfugient dans la salle de bains, contre seulement un cinquième des femmes.

Pour ceux que ça intéresse, c’est ic: The Independent

Ça m’a bien fait rire parce que ça m’a rappelé mon grand-père, qu’on avait interdiction absolue de déranger, le matin après le petit déjeuner, quand il se retirait aux toilettes avec son journal.

Chose que lui seul avait le droit de faire, parce que – disait ma mère – c’est très mauvais de rester assis longtemps sur les toilettes.

Lui seul et aussi le petit frère, qui avait des intestins se mettant en branle dès qu’il était question d’aider à la vaisselle. Il revenait toujours au moment exact où tout était propre et rangé.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai encore des doutes sur le bien-fondé de l’argument maternel 🙂

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photo prise à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose

7000

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Le mardi 3 et le mercredi 4 juillet ont eu lieu les examens d’entrée organisés – et imposés – par la Communauté flamande pour les jeunes qui désirent entamer des études de médecine ou de dentisterie. Mardi 5700 candidats en médecine – seul le millier supérieur aura accès aux études de leur choix – et mercredi 1227 candidats en dentisterie. Au total donc près de 7000 jeunes rassemblés dans une des immenses salles du Heysel.

Parmi eux, bien sûr, comme chaque année, quelques élèves de Madame et même si elle n’est pas leur mère, elle ne cesse d’y penser et en perd le sommeil.

Surtout pour sa chère fée Clochette, une de ses élèves « friandise« , qui a tellement la vocation que Madame est prête à lui confier sa précieuse santé d’iatrophobe.

Mais Madame, sa fée Clochette, les autres candidats et leurs parents devront encore attendre jusqu’au 12 juillet après 14.00 h. pour avoir les résultats. 

20 miracles de la nature (15)

862d9-2686141433En cette session d’examens de juin, Madame constate la nature miraculeuse des maladies dont souffrent quelques élèves du troisième degré – les 16-17 ans. 

Depuis le mardi 12 juin, les « maladies d’un jour » apparaissent chez l’un, puis chez l’autre.

Précisément le jour où ils doivent venir ‘assurer’ dans une matière qui leur pose problème, n’est-ce pas trop injuste? 

Pour d’autres, encore plus stratégiques, le mal les frappe à la veille d’un examen difficile: les voilà obligés de rester chez eux au lieu de venir montrer leurs connaissances en géographie.

Bien sûr, Madame leur envoie immédiatement un message pour leur souhaiter un prompt rétablissement.

Et c’est là que le miracle a lieu, à chaque fois depuis dix jours: le lendemain, ils réapparaissent, frais et dispos.

L’examen manqué? ils seront enchantés de le rattraper le 25 juin.

Vous voyez comme c’est miraculeux, ça aussi? Le 25 juin tombe un lundi!

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Il y a des mères à qui il faudrait décerner un diplôme de théâtre: elles vous miment des problèmes de toux atroces, vous font trembler de peur et de compassion à l’évocation d’horribles grippes intestinales, ont un enfant à l’article de la mort…

– Moi, dit Tiffany à son prof d’économie, j’aurais bien aimé aussi rester à la maison aujourd’hui, mais ma mère elle a rien voulu savoir!

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photo prise à Pesaro, été 2011

H comme helkiase

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Dans les couvents aussi l’argent était le nerf de la guerre et si des religieuses ont pu y avoir une « carrière » – chose inaccessible aux autres femmes de leur époque – c’était généralement à condition d’être « bien nées » et d’apporter une dot.

C’est ainsi que certaines ont pu devenir femmes de pouvoir ou femmes de sciences, à une époque où une jeune fille pouvait s’estimer privilégiée si on lui permettait d’apprendre une langue, un instrument jugé « féminin » comme la harpe ou le piano et la peinture de fleurs à l’aquarelle. 

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Sœur Marie-Rose (née Zélie Carouy) est une de ces femmes intelligentes et avisées. Vers 1898, elle crée un remède appelé helkiase dont l’efficacité antiseptique semble faire l’unanimité: le musée a conservé toute une collection de lettres de remerciements reçues de patients du monde entier. 

La commercialisation de sa découverte lui permet de remettre à flot les caisses de l’hôpital. Ci-dessous, une des plaques publicitaires vantant le produit: 

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C’est un produit désinfectant et cicatrisant qui sera utilisé de la fin du 19e siècle jusque vers le milieu du 20e. 

Aujourd’hui, Belgique oblige, la buvette du musée sert une bière de ce nom, produite spécialement par la brasserie Dupont tongue-out 

O comme oncologie

Pour son Dictionnaire de la mauvaise humeur, l’Adrienne sait déjà quel mot elle mettra à la lettre O.

Oncologie

Parce qu’elle en a marre de se sentir si impuissante devant le chagrin et l’inquiétude de ses élèves pour une maman, pour un petit frère, pour une grand-mère bien-aimée. 

Parce que ça lui fait pleurer un certain François qui a dix-huit ans depuis dix ans. 

Parce qu’elle est bien d’accord avec les 62% de Belges qui, selon une enquête récente, ont peur que « ce mal qui répand la terreur » ne leur tombe dessus. 

http://immunotherapie.prezly.com/belgen-en-kanker-eerste-barometer-bijna-7-op-10-belgen-denken-dat-kanker-ooit-overwonnen-wordt 

http://immunotherapie.prezly.com/premier-barometre–les-belges-face-au-cancer–pres-de-7-belges-sur-10-pensent-que-le-cancer-sera-un-jour-vaincu 

Parce que – comme tout le monde – elle a peur que ce mal agresse encore une fois quelqu’un qu’elle aime. 

Alors elle propose de retourner à l’époque de son petit Robert où ce mot n’existait même pas. 

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N comme neurologue

– Je ne pourrai pas faire l’examen de chimie, jeudi, dit-il à Madame la coordinatrice. Je dois passer un IRM ce jour-là.

L’IRM, c’est dans un grand hôpital à une heure de route, à peu près.

– Mais alors tu ne pourras pas non plus faire l’examen de FLE du lendemain?

– Si! si! J’espère être rentré en début d’après-midi, donc j’aurai encore le temps d’étudier!

Madame a des doutes. Lui, non.

– Et puis, comme ça, ça me changera les idées.

Madame comprend. Il n’aura les résultats de l’IRM que le vendredi soir, chez le neurologue. Étudier son français et venir à l’examen, ça lui permettra de penser un peu à autre chose. Il est courageux, ce gamin.

***

Vendredi, il fait son examen avec les autres. Vers deux heures, il passe à l’oral. 

– L’IRM, raconte-t-il en riant, ça a duré trois quarts d’heure! Je me suis même endormi.

Puis il ajoute:

– Vous savez que c’est une tumeur qu’on cherche?

Bien sûr que Madame sait. Elle n’en dort plus. Les élèves et le cancer, elle a déjà donné, elle ne veut plus le revivre encore une fois.

***

Vendredi soir, 21.31 h., enfin un message.

Ik heb nu net de resultaten van mijn mri. Er was niks te zien op de scan wat wel een opluchting was.

« Opluchting« , soulagement! On n’a pas trouvé de tumeur.

Il ne devra donc pas se faire charcuter le cerveau et pourra devenir prof de maths, comme il en rêve depuis un an.

– J’adore expliquer des choses, dit-il.