V comme vive les c…!

Photo News

Les incendies qui font rage en Californie et que les pompiers ont tant de mal à éteindre ne sont pas l’œuvre d’un pyromane ni d’inconscients jetant leur mégot de cigarette dans les bois.

Non.

Ils se sont déclarés lors d’une « gender reveal party« , une de ces modes américaines qui ne seront sans doute pas longues à arriver jusqu’ici.

Quelle sorte de décérébré faut-il être pour jouer avec de la poudre en pleine sécheresse?

Comment peut-on se protéger de tels voisins? Au 7 septembre, 3000 personnes avaient déjà dû être évacuées et 7000 hectares étaient réduits en cendres.

Sans compter que le déroulement de ces fêtes est l’illustration du plus gros cliché concernant les filles et les garçons, les filles étant bien sûr présentées comme de futures barbies blondes et roses rêvant danser en tutu et les garçons auront la passion des camions.

***

texte écrit pour Les Plumes chez Émilie avec les mots imposés suivants:

BOIS – INCENDIER – ETEINDRE – VIVE – DANSE – DECLARER – PASSION – LANCELAMPE – LONG et pour ceux qui sont motivés, 3 mots supplémentaires: POUDRE – PYROMANE – PROTEGER

V comme voyage, voyage

Cette année, écrit Monsieur Filleul, nous ne sommes pas partis, nous passons nos trois semaines de vacances à la maison.

On en a profité pour réorganiser le garage, ajoute-t-il.

C’est ainsi que Monsieur Filleul, cet été, a fait de nombreux voyages…

A la déchetterie 🙂

***

photo d’il y a deux ans, Monsieur Neveu et Monsieur Filleul, le jour de son mariage.

V comme Viator

Les fouilles préventives obligatoires avant tout travail de construction en ville ont du bon, elles permettent toujours de belles découvertes, qu’elles soient grandes comme des fondations de bâtiments antiques ou petites comme cet objet trouvé à Tongres, une feuille de plomb de 12 cm sur 14. 

« La nature magique du document ne fait aucun doute et le support – du plomb – indique qu’il s’agit de magie négative : nous sommes donc en présence d’une tablette de malédiction, une “défixion” », indiquent les scientifiques qui l’ont étudié.
Signes particuliers de cet objet datant de la fin du premier siècle après Jésus-Christ : il est très bien conservé et se présente à plat, alors que ce genre de tablette est plutôt retrouvé roulé ou plié. De tels objets, usuellement déposés dans les cimetières ou les puits, étaient utilisés pour jeter un mauvais sort à quelqu’un.

[…]

Quatre « défixions » sur plomb provenant d’Hadrumète et de Carthage (en Tunisie), ainsi que de l’Isthme de Corinthe (en Grèce), présentent des formules et des dispositifs pratiquement identiques à ceux de la tablette de Tongres. Le modèle commun auquel remontent ces cinq documents est à chercher dans un manuel de magie, rédigé peut-être en Égypte comme l’essentiel de la littérature de ce genre. Des copies de ce livre ont circulé jusqu’en Tunisie et en Grèce, et même jusqu’aux confins septentrionaux de l’Empire, comme nous l’apprend la tablette de Tongres.

article complet ici.

Des dessins et des textes en caractères latins et grecs sont incisés dans le métal, comme on peut bien le lire sur l’illustration ci-dessous.

Et tout en bas se trouve le nom du destinataire de ces malédictions, Caius Iulius Viator, fils d’Ingenua.

Conclusion: V comme Verwensing 🙂

***

illustrations: La  tablette de malédiction © ULB/musée gallo-romain de Tongres (source Daily Science)

Verwensing est le mot en néerlandais pour malédiction.

V comme vacances à la maison

– Cet été, dit la carissima nipotina, j’organise une staycation.
– Excellente idée! fait l’Adrienne.
– Une staycation en Italie, précise-t-elle.
– Magnifique! Je ferais bien la même chose, tiens!

La nipotina a plein d’idées pour ses vacances italiennes à la maison: il y aura uniquement de la musique italienne, des plats italiens, de la lecture italienne, de la télé italienne… et elle parlera italien à ses chats.

Depuis ce vendredi où elles en ont discuté, assises chacune à un bout du couloir pour avoir au moins deux mètres entre elles – il ne s’agirait pas que la nipotina attrape un virus de plus – elles en reparlent régulièrement sur whatsapp.

Elles ont même convenu de dates pour ce séjour italien, en juillet, pendant le congé du bâtiment 😉

– La seule chose que je ne sais pas encore, dit l’Adrienne, c’est si je vais y aller en train ou en voiture.

***

à voir les photos ci-dessus à la frontière entre l’Italie et la Suisse, et le souvenir de l’expérience du giro d’Italia, la dernière fois, l’été 2017, le train serait préférable, même si le voyage n’aura lieu qu’en rêve 😉

***

Pour ceux qui seraient intéressés par la formule ‘staycation’, voici les conseils du HuffPost: How to Perfect Your Family’s Fun Filled Staycation

V comme veilig

Welkom bij Zwijsen! Educatieve uitgeverij met visie op onderwijs

Veilig, ça veut dire: en toute sécurité. C’est le nom de la méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture aux petits de six ans: Veilig leren lezen en schrijven.

L’Adrienne ne comprend pas ce que vient faire ici cette notion déjà tellement galvaudée ces dernières années, la sé-cu-ri-té. Mais soit.

Comme elle le dit à l’instit, elle n’y connaît rien, elle n’a jamais enseigné à l’école primaire. Alors elle regarde des petites vidéos éducatives. Par exemple pour avoir une idée de la vitesse de lecture qu’elle peut attendre d’un enfant qui termine sa première année d’école primaire. Et comment l’améliorer.

Parce que l’enseignement à distance, c’est bien joli, et l’instit fait tout ce qu’il peut, envoie des messages quotidiens. Fait chaque jour deux petits films qu’il envoie aux papas et aux mamans. Mais si le papa et la maman ne parlent pas un mot de néerlandais?

C’est ainsi que de nombreux enfants de six ou sept ans ne font plus rien depuis deux mois.

Veilig.

Pour leur sécurité, ils sont confinés.

***

L’illustration vient du site internet de la méthode en question mais pour laquelle je ne veux pas faire de pub 😉

V comme vite! vlug!

Le Trésor de la guerre d’Espagne

Les voisins pensaient que ma mère était folle. Comment comprendre qu’elle étendait parfois le linge sur l’étendoir ou dans le champ, à même l’herbe, ou encore sur les branches des arbres ? Comment concevoir qu’elle le posait souvent à l’ombre ou en plein vent, maintenu par de gros cailloux, comme les points de ponctuation d’une phrase secrète?

Serge Pey, Le linge et l’étendoir, in Le trésor de la guerre d’Espagne, Récits d’enfance et de guerre, éd. Zulma, 2011, incipit.

De buren dachten dat mijn moeder gek was. Hoe moest je anders begrijpen dat ze soms haar was aan de waslijn hing, of op de akker legde, op het gras, of aan de takken van de bomen hing? Hoe kon je bevatten dat ze hem vaak in de schaduw legde of in volle wind, vastgelegd met dikke stenen, zoals leestekens van een geheime zin?

traduction de l’Adrienne – allez voir chez Colo pour une version en espagnol 🙂

—Vite, enlève ta chemise et va l’étendre sur l’étendoir, ramène le linge qui reste. Vite… Dépêche-toi…
Je compris sa précipitation quand je vis, depuis notre jardin qui surplombait la route, une longue file de camions bleus de la gendarmerie.
Ainsi ma chemise faisait partie, elle aussi, d’une longue phrase. Elle était une lettre, peut-être un mot. J’étais fier. J’étais devenu une conjugaison, presque un verbe. J’existais dans le langage secret de ma mère, comme un mot important qu’elle n’avait encore jamais employé, puisque c’était la première fois qu’elle voulait laisser ma chemise seule sur l’étendoir.

Serge Pey, Le linge et l’étendoir, in Le trésor de la guerre d’Espagne, Récits d’enfance et de guerre, éd. Zulma, 2011, p.19-20.

– Vlug, doe je hemd uit en hang het aan de waslijn, breng de rest van de was terug. Vlug… haast je…

Ik begreep de hoogdringendheid als ik vanuit onze tuin, die hoger lag dan de straat, een lange rij blauwe vrachtwagens van de rijkswacht zag.

Zodus, ook mijn hemd maakte deel uit van een lange zin. Het was een letter, een woord misschien. Ik was trots. Ik was een vervoeging geworden, een werkwoord bijna. Ik bestond in de geheime taal van mijn moeder, als een belangrijk woord dat ze nog nooit gebruikt had, aangezien het de eerste keer was dat ze mijn hemd alleen wou laten aan de waslijn.

traduction de l’Adrienne – merci à Colo d’avoir suggéré cet exercice en duo 🙂

source de l’illustration et toute l’info ici.

Et merci aux éditions Zulma qui permettent de lire tout le chapitre du linge et de l’étendoir ici.

 

V comme voyage

L’Adrienne aussi reçoit ses cours et ses tâches par internet, en ce moment, de la part de ses profs de musique.
Avec des liens vers des morceaux choisis 🙂

Mais vous savez ce que c’est, vous qui connaissez le WWILFING, on clique sur un lien, on regarde, on reçoit d’autres suggestions dans la colonne de droite… et c’est parti.

C’est ainsi que l’Adrienne est arrivée quelque part où elle ne serait jamais allée: à la Costa Brava, avec les Compagnons de la chanson.

Chose qu’elle a écoutée pieusement jusqu’au bout, en souvenir de son père, qui était un grand fan du groupe en général et de Fred Mella en particulier.

Olé!

V comme vive le vent!

Kursaal 2018 (c) VRT

Puisque le Kursaal d’Ostende ouvre ses portes aux visiteurs du lundi 24 au jeudi 27 février, l’Adrienne y a emmené sa mère hier, pour visiter les lieux et y voir ou revoir les fresques de Delvaux et les autres œuvres d’art à l’intérieur du bâtiment.

Ce n’est pas la ‘zacht briesje‘ qui les en a empêchées 😉

Puis, quand elles étaient à mi-chemin du parcours de visite, sa mère se tourne vers elle et lui demande:

– Qu’est-ce qu’on est venues faire ici, au juste?

***

source de l’illustration et info sur le Kursaal ici.

la météo du jour à la côte belge ici.

V comme valse viennoise

Pour terminer ce mois de janvier comme on l’a commencé – puisqu’il paraît que la retransmission du concert de nouvel an à Vienne est l’émission faisant partie des records mondiaux d’audience, près de cent millions de téléspectateurs, selon la presse – voici un cartoon sans dynamite 🙂

***

addendum: Wikisaitout, sur base d’un article de l’Express, nous fait savoir que le mariage du prince William et de Catherine Middleton, en 2011, a été suivi par 2 milliards de personnes dans le monde – selon le gouvernement britannique – et serait donc ainsi le record absolu d’audience jusqu’à aujourd’hui, dépassant largement les 700 millions de fans du Mondial de foot.

Panem et circenses, vous dites?

😉