W comme wearables

Un des beaux côtés du métier de prof de FLE aux 16-18 ans, c’est qu’on peut (faire) lire en classe absolument tout ce qu’on veut.
Du moment que ça permet d’exercer les cinq compétences.

Or, tout, absolument tout peut s’y prêter.

C’est ainsi que Madame, dans les années 1990, s’était amenée en classe avec un article intitulé « Le textile intelligent« .

On y prédisait que bientôt notre chemise enverrait notre bulletin de santé à notre médecin et que sur la manche de notre veste, nous aurions un clavier intégré.

Cette semaine, un autre article lui a rappelé ces prédictions: on y disait que bientôt le téléphone portable disparaîtrait du paysage et serait remplacé par un ‘wearable‘. Mot pour lequel il faudra donc de toute urgence trouver un bon équivalent français, parce que « technologie mettable » ça ne va pas le faire.

Et la même semaine, c’est une banque qui faisait sa pub pour des ‘wearables‘ avec lesquels on pourrait directement payer nos achats. Bague, montre, bracelet ou porte-clé ‘intelligents’ remplacent la carte bancaire.

Alors qu’il y a des gens qui en sont encore à faire leurs virements avec papier et stylo, parce que le ‘home banking’, ce n’est pas leur truc.

Vers une société à combien de vitesses nous dirigeons-nous, se demande l’Adrienne.

Stupeur et tremblements

Il vient d’avoir douze ans et depuis sa première année primaire, il s’occupe de programmation grâce à Coderdojo.

Il réalise d’année en année de « petites » inventions: un petit robot qui vous prévient que vous n’avez pas bu assez d’eau dans la journée, un autre qui scanne la voiture pour s’assurer que vous n’y oubliez ni le chien, ni le bébé, celui qui prévient lorsqu’un enfant tombe à l’eau dans votre étang ou votre piscine, celui pour un ami diabétique, permettant de se débrouiller tout seul pour lire son taux de sucre. Et même un système de gestion des absences pour son école en temps de covid.

Bref, un petit garçon heureux et créatif, qui n’a qu’une envie, dit-il, inventer des choses utiles pour aider les gens.

Cette forme d’intelligence suscite évidemment la plus grande stupeur admirative chez l’Adrienne, pour qui le plus grand exploit technologique récent a été l’autre jour de réussir à ouvrir dans le bon ordre les deux robinets permettant de régler la pression de l’eau pour sa chaudière au gaz.
Et de se pincer le doigt jusqu’au sang.

Ci-dessous une autre vidéo de Mauro à ses débuts, il y a quatre ans, avec sa petite sœur dans le rôle de l’assistante pour démontrer sa première invention, une barrière électronique qui s’ouvre avec un badge.

« En ik heb het helemaal zelf geprogrammeerd« , je l’ai entièrement programmé seul, dit-il fièrement du haut de ses huit ans, en avril 2017.

On lui souhaite de pouvoir garder la science heureuse encore longtemps.

O comme Oceanbird

C’est un projet un peu fou et qui sans doute aurait dû démarrer il y a déjà de nombreuses années, puisque le premier rapport du Club de Rome concernant les limites de la croissance a déjà paru en 1972.

Mais – direz-vous – mieux vaut tard que jamais et voici les plans pour une navigation qui se ferait à l’antique, uniquement par la force des vents, aidée par la technologie d’aujourd’hui, permettant d’adapter immédiatement la « voilure » au moindre souffle et d’en tirer parti au maximum.

Oceanbird.

Oiseau de mer.

Le cargo est aussi joli que son nom. Plus petit que nos cargos actuels, moins rapide et ne pouvant transporter qu’une fraction des géants qui sillonnent nos mers…
Et pourtant il semblerait que là se situe l’avenir.

Ci-dessous, une première expérience avec un prototype en modèle réduit, présenté par un Ulysse heureux 😉

Un article en français ici, si le sujet vous intéresse.

O comme oiseaux

Une chercheuse américaine a publié le résultat de ses recherches sur l’intelligence et le comportement des oiseaux.

Le petit film ci-dessus illustre comment l’oiseau ‘manipule’ les petites mangoustes pour prendre leur nourriture: d’abord en imitant le cri de leur prédateur, puis, si ça ne marche pas, en imitant leur propre cri d’alarme.

Grâce aux petites vidéos qui illustrent l’article, on peut aussi admirer la dextérité vocale de l’oiseau-lyre, qui non seulement imite des tas de chants d’oiseaux mais aussi des bruits humains – tronçonneuse, cris d’enfants qui jouent, cliquetis de caméra…

On peut une fois de plus admirer le duo d’amour des macareux moines auxquels j’avais consacré un billet en juin.

Mais ce qui me bluffe complètement, c’est la preuve de l’intelligence nécessaire pour résoudre ces problèmes-ci: l’oiseau ne se contente pas d’utiliser un outil, il le fabrique lui-même au besoin.

Tout savoir sur la situation actuelle de nos oiseaux européens? C’est ici.

Y comme yakalire

Dans sa version numérique, l’hebdomadaire flamand Knack offre chaque jour un ‘tip tegen de coronadip‘.

Tip‘ veut dire petit conseil, astuce et ‘dip‘ veut dire petite baisse de tonus, petit coup de mou.

Samedi dernier, le magazine conseillait la lecture, non seulement comme mode d’évasion mais aussi pour tous ses effets positifs sur l’être humain, comme les a décrits Alain de Botton.

Un de ces effets est la réduction du stress.

Selon une recherche réalisée en 2009 par le neuropsychologue David Lewis, lire six minutes par jour ferait baisser le niveau de stress de plus de 60%, un résultat supérieur à celui qu’on obtient par tous les autres moyens, comme le jeu, la promenade, la musique… ou celui qui vous est propre 😉

V comme voilier interstellaire

Représentation d’artiste du voilier solaire LightSail 2 au-dessus de la Terre © Josh Spradling / The Planetary Society

Un voilier interstellaire, lit l’Adrienne avec son café du matin, en voilà un joli mot!

Puis elle a presque avalé de travers: un voilier interstellaire « de la taille d’un timbre, fendant l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière« ?

Ce sont des gars de l’université de Namur qui planchent sur quelques problèmes à résoudre afin de rendre la chose possible…

On leur souhaite bon vent!
Pardon: bonne lumière 😉

Et ce soir à 19.30 h. vous pouvez écouter la conférence à ce sujet: info et inscription ici si ça vous intéresse 🙂

E comme expo

Chaque année dès le lendemain de la fête nationale, le Palais royal s’ouvre gratuitement aux visiteurs pour une expo de quelques semaines, mêlant généralement l’art à une thématique scientifique.

Mais en 2020 elle ne sera que virtuelle, comme on peut le voir ici.

Et bien vous savez quoi?

L’Adrienne ne s’y fait pas, à ces expos virtuelles.
A ces concerts sur l’écran de l’ordi.
A ces visites de musée au travers de caméras.

Ça permet peut-être de voir les détails, de tout faire à l’aise chez soi sans la foule et quand on veut… mais il y manque l’essentiel.

***

photos prises le 22 novembre 2009 devant les grilles fermées du Palais royal, un jour de fête d’étudiants 🙂

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W comme wombat

Par un de ces mystères du wwilfing, ce n’est que tout récemment que l’Adrienne a découvert ce scoop vieux de deux ans.

Fin 2018, Patricia Yang et son équipe de chercheurs ont enfin trouvé la réponse à cette grave question:

Pourquoi les wombats font caca en cubes (article canadien) – Pourquoi le caca carré des wombats intéresse autant la mécanique des fluides (article français) – Pourquoi les wombats font des cacas carrés ( Libération et Journal des enfants) – Le mystère des crottes cubiques enfin résolu (Futura sciences) – Le secret des crottes en cubes du wombat (Le Figaro)

Etc. etc.

Il est incompréhensible d’être passée à côté d’une telle avalanche, et pourtant…

Bref, le mal est réparé et si vous aussi étiez passés à côté de cette grande découverte scientifique, vous avez ci-dessus de quoi vous informer 🙂

Question existentielle

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Quand elle tenait la main de grand-mère Adrienne, là sur son lit d’hôpital, ou qu’elle lui passait un peigne dans les cheveux, elle lui parlait.

Elle lui disait « Marraine, marraine » du ton dont on parle à un enfant malade.

A l’infirmière qui passait parfois, elle disait, comme s’il fallait s’excuser:

– Je ne sais pas si elle m’entend, mais je continue à lui parler ».
– Vous faites bien, répondait généralement l’infirmière, on a déjà eu le cas d’un patient sorti du coma qui avait continué à entendre ce qui se disait. 

Alors même si elle savait que grand-mère Adrienne ne sortirait plus du coma, elle lui caressait la main et lui parlait avec un courage renouvelé.
Dans la « bonne oreille » et en détachant bien les syllabes.

Aujourd’hui en lisant les conclusions des chercheurs de l’université de British Columbia (Vancouver, Canada) elle est toujours aussi heureuse de l’avoir fait.

Ils démontrent par l’imagerie cérébrale que l’ouïe est la dernière faculté que nous gardons, même si nous ne sommes plus capables de répondre ou d’interagir: jusqu’à notre dernier souffle, nous entendons. 

***

photo du dessus, grand-mère Adrienne entourée de ses parents, juste avant la guerre de 14 – photo du dessous, grand-mère Adrienne et son époux, juste avant la guerre de 40.

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7 contre 1?

On avait expliqué à mini-Adrienne que pour se faire une idée de l’âge d’un chien, il fallait multiplier par sept le nombre de ses années. Ce qui voudrait dire que Chien Parfait (photo de droite) serait mort vers ses 84 ans.

Or une étude récente faite sur 104 labradors golden retriever – comme Ted sur la photo de gauche – démontre que ce n’est (évidemment) pas aussi simple.

On peut voir sur le graphique ci-dessous que l’évolution du chien est beaucoup plus rapide que chez l’homme en début de vie. Le chien d’un an a son génome qui peut être comparé à celui d’un homme de 30 ans. Par la suite, cette évolution va fortement et graduellement ralentir. Le génome d’un chien de quatre ans correspond à celui d’un homme de 54 ans et à 14 ans à celui d’un septuagénaire. L’étude estime que l’espérance de vie du labrador est de seize ans.

Chien Parfait est donc mort trop jeune.

Mais ça, l’Adrienne le savait déjà 😉

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