H comme Hollande

Nederland wil af van bijnaam ‘Holland’

Nos voisins du nord font savoir au monde qu’ils ne veulent plus qu’on les appelle Hollandais ni qu’on appelle leur pays la Hollande, parce que ce nom ne recouvre pas l’entièreté du territoire et surtout parce qu’il fait penser à des sabots, des tulipes et des moulins à vent.

De bijnaam ‘Holland’ doet volgens de Nederlandse overheid teveel denken aan klompen, tulpen en windmolens. 

Ce sont pourtant ces images-là précisément que les mêmes autorités hollandaises (oups! pardon) et tout leur marketing utilisent sans cesse…

Bref.

En français, nous devrons uniquement dire les Pays-Bas (équivalent de Nederland, le nom officiel du pays), mais comment nommerons-nous les habitants?

article et source de la photo ici.

H comme hommes

man in black and white polo shirt beside writing board
Photo de Pixabay sur Pexels.com

« Les hommes ne trouvent plus le chemin vers la classe » (Mannen vinden de weg naar de klas niet meer), titrait le journal d’hier.

L’article donnait quelques chiffres: à l’école primaire, en Flandre, 63.551 femmes sont au travail pour seulement 8.943 hommes et dans le secondaire 49.440 femmes pour 27.291 hommes.

Rien de bien nouveau, en fait, et l’Adrienne s’étonne que la presse ou la politique s’en étonnent.

De même qu’on constate, année après année, une défection des jeunes pour le métier, on le remarque encore plus du côté masculin. Il en a déjà été question ici par le passé: les rares fois où un élève de Terminale envisageait de devenir prof, il fallait d’abord en convaincre ses parents. Ce qui ne réussissait pas toujours, malheureusement.

Pas assez bien considéré, pas assez bien rémunéré: rares sont les parents qui applaudissent quand leur fils leur annonce qu’il a la vocation-prof 😉

Bref, rien n’a changé depuis ce billet de 2014, H comme humour ministériel, et on pourrait refaire le même aujourd’hui.

C’est tout de même bizarre – bizarre? vous avez dit bizarre? – que les ministres successifs n’arrivent pas à trouver comment enrayer cette évolution 😉

H comme heureux!

Vous allez rire: selon l’enquête réalisée par Eurostat pour l’année 2018, ce sont les Belges qui sortent premiers à la question « Vous êtes-vous senti heureux ces quatre dernières semaines? » Ils ont été 76% à répondre affirmativement.  Il y avait quatre possibilités de réponse: heureux tout le temps, la plupart du temps, parfois ou jamais. 

Comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-dessous, les Européens les plus heureux sont donc en Finlande, en Autriche, aux Pays-Bas et en Belgique. La moyenne européenne est représentée par la colonne en bleu: 62 % L’enquête nous apprend aussi que notre niveau de bonheur (ressenti!) a augmenté de 2 % depuis 2013. Vous remarquerez que la Grande-Bretagne n’a pas participé 😉

Il y avait aussi une question concernant la satisfaction: où vous situez-vous, sur une échelle de zéro à dix, en ce qui concerne la satisfaction sur la vie que vous menez? Pour cette question, la moyenne européenne est de 7.3 et les gagnants sont encore une fois les Finlandais (8/10). Comprenne qui pourra 😉 Pour cette question les Belges ont 7.6.

EN Satisfaction EU new.jpg

Fait remarquable: les jeunes se déclarent plus satisfaits que leurs aînés. Par contre, personne ne sera surpris de constater que la situation familiale, le niveau des études et les revenus jouent un rôle dans cette sensation toute subjective de bonheur.

Pour la situation financière, la moyenne européenne est à un niveau de satisfaction de 6,5/10 (ce qui est mieux que le 6/10 de 2013, faut croire qu’on s’en est fait une idée de vivre avec moins ;-))

H comme Henri Beauvillard

henri b

« C’est grâce à Henri Beauvillard, dit le professeur émérite, botaniste, spécialiste en microbiologie, que j’ai appris des choses sur le corps humain. Mes parents avaient son livre « De geneesheer der armen » (1) et je l’ai dévoré en cachette. »

Voilà qui fait sourire l’Adrienne parce que ça lui rappelle meilleure-amie-depuis-l’âge-de-trois-ans, dont la maman tenait caché dans un buffet – caché, croyait-elle – un épais ouvrage médical à couverture sombre, où meilleure-amie-etc, qui à l’époque n’avait pas encore de petit frère, avait découvert – et voulait faire partager à Mini-Adrienne – ce qui différenciait physiquement l’homme de la femme.

Ce brave docteur Beauvillard le savait bien, vu qu’il précise en première page de son ouvrage, en guise de pub pour un autre de ses écrits:

« TRAITÉ DES Maladies Secrètes & Contagieuses DANS LES DEUX SEXES

Vu le caractère confidentiel de ces maladies, nous n’avons pu en parler plus longuement dans le Médecin des Pauvres, qui est lu par tous et se trouve même entre les mains des enfants.

Mais les personnes qui désirent avoir des renseignements complets sur ces terribles maladies peuvent nous demander l’ouvrage intitulé Traité des Maladies secrètes, etc, prix franco, 2 fr. 50. (Envoi discret.) »

Bref, nil novi sub sole 😉

Dans sa conférence (2), il s’agissait bien sûr de son domaine à lui: les plantes.
De leur classification au travers des âges.
Et du problème de savoir de quelle plante on parle, dans les écrits anciens, vu qu’il n’y avait ni classification, ni description, ni illustration.

***

(1) sur Gallica on peut lire l’ouvrage en ligne en français, « Le médecin des pauvres« , d’où vient l’illustration ci-dessus: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455234c.texteImage 

(2) Sa conférence était, semble-t-il, basée sur un des nombreux ouvrages qu’il a publiés, De historia naturalis, et dont on peut lire les premières pages ici.

H comme Heilstollen

DSCI7609 (2)

L’Adrienne était en avance pour le train – ça n’étonnera personne – mais ô surprise, une autre dame était déjà installée sur le banc au soleil.

La conversation s’engage et au bout d’un bon quart d’heure, quand le train arrive, la dame reste accrochée à l’Adrienne et prend place sur le siège en face d’elle.

Avoir sorti le livre pour la lecture ne la décourage pas: elle a servi plus d’une heure trente de (presque) monologue.

Il faut le faire, se dit l’Adrienne, qui admire beaucoup les gens qui n’éprouvent aucun problème à vous abreuver des leurs.

C’est ainsi que cette dame en est venue à parler de son arthrose et des merveilleuses cures de santé qu’elle a passées dans le sud de l’Allemagne. (1)

Et surtout, insiste-t-elle, comme si la valise de l’Adrienne était déjà prête et les billets pris, surtout n’allez pas prévoir des excursions ou des promenades dans les alentours! Ce sont des soins qui vont vous épuiser!

Voilà exactement ce qu’il faut dire à l’Adrienne pour la dissuader d’aller à Bad Gastein 🙂

***

(1) vérification faite sur le site https://www.gasteiner-heilstollen.com/en/ il semblerait que la dame croyait être en Allemagne alors qu’elle était en Autriche 🙂

photo prise à Ostende samedi matin à hauteur de l’école de voile

H comme humour anglais

your-village-rang-they-want-their-idiot-back-shirt-large

Voilà l’inscription qu’un monsieur promenait sur son ventre, en grandes lettres blanches et noires sur fond bleu, et l’Adrienne s’est demandé avec stupéfaction si le message était destiné au lecteur ou au porteur.

Pour les amateurs éventuels, ce T-shirt et d’autres sur le site anglais chargrilled

Au musée de Whitby, l’Adrienne est heureuse de pouvoir déguster tranquillement un café. Le décor est fleuri, coloré, appétissant et cosy au possible. Deux dames hypergentilles s’affairent pour servir toutes sortes de douceurs.

Puis le regard tombe sur cette plaque qui ne cadre ni avec le décor, ni avec l’ambiance: 

The deadline for complaints was yesterday.

Au cas où voudriez la même pour votre cuisine, c’est ici.

Et sur l’étroit canal reliant Leeds à Liverpool, les petites péniches qui baladent de paisibles retraités pendant une soixantaine de minutes, portent fièrement des noms prestigieux, comme Endeavour, le célèbre trois-mâts du capitaine James Cook 😉

H comme Hond

DSCI7363 (2)

Le voilà, l’animal dont il faut prendre soin pendant que ses maîtres sont en voyage de noces.

Il est grand et bien élevé. Il aime poser pour les photos.

Il s’appelle Ted.

– C’est grâce à moi qu’ils ont leur chien, m’a confié un homme à la fête, en guise de préambule et présentations.

Il semblait considérer que ça lui valait ses lettres de noblesse.

Ou que ça justifiait sa présence en ce lieu puisque le chien était là avant que le couple n’existe 🙂