H comme humour

<img src="https://static.standaard.be/Assets/Images_Upload/2021/02/09/c1319e8a-684d-11eb-b49f-69a5c31b7ebc_web_scale_0.1058201_0.1058201__.jpg?maxheight=600&maxwidth=938&scale=downscaleonly&quot; alt="<P>Zaterdag 6 februari

Vlaamse kapper, coiffeur flamand – source ici

Le râleur sachant râler a eu de la matière à foison, ces dix derniers mois et depuis novembre, ce qui tient le haut de l’affiche, c’est la fermeture/réouverture des salons de coiffure.

La coiffeuse de l’Adrienne, qui n’a déjà « pas le moral » en temps ordinaire, a de quoi faire.

Elle a très mal vécu la fermeture du premier confinement.
Elle a très mal vécu les investissements qu’elle a dû faire pour pouvoir rouvrir l’été dernier: la coupe coûtait quelques euros de plus, à cause du gel hydroalcoolique qu’elle devait fournir.
Elle a très mal vécu les trois mois de fermeture cet hiver.

Pensez-vous qu’elle soit heureuse de pouvoir rouvrir samedi?

Détrompez-vous: elle devra servir la clientèle en gardant ouvertes les portes et les fenêtres.

L’Adrienne attendra encore un peu avant d’y aller 😉

***

le dessin humoristique de Lectrr lui plairait sûrement 🙂

H comme homothétie

L'homothétie | Alloprof
source ici

Est-ce que ça vous arrive aussi de vous réveiller le matin avec un mot en tête qui vous vient vous-ne-savez-d’où-ni-pourquoi?

L’Adrienne, elle a ça très souvent.

Ainsi l’autre jour au réveil, elle avait en tête le mot ‘homothétie’.

Elle l’a tourné et retourné plusieurs fois en bouche comme s’il s’agissait d’un chocolat.
Elle aime les mots.

Elle ne savait plus du tout ce que ça voulait dire.
Croyait vaguement que ce devait être une figure de style…

Et bien non.

Comme vous le savez sûrement.

C’est un truc qu’elle a dû voir au cours de maths quand elle avait à peu près quatorze ans.

Et plus jamais, jamais rencontré depuis.

Jusqu’à ce matin-là, au réveil.

Quelqu’un a dit bizarre?

H comme horribilis

tintin
Flobert

Nestor avec sa raclette, sa lavette, sa ramassette, sa loque à poussière, son torchon… était contraire.

Oui, l’année avait été mauvaise et ce n’était pas avec un ballotin de pralines à Noël qu’on allait l’amadouer.

J’en ai ma claque de leurs carabistouilles, grommelait-il entre ses dents, et tant pis le ménage sera fait rouf-rouf, qu’ils tirent leur plan!

Au milieu de son bazar on a toqué à la porte.

Milliardidju, ce sera encore ce marticot de Séraphin Lampion qui vient nous vendre son brol!

– Bonjour tout le monde! a crié Tintin, une main sur la clenche et l’autre portant ses filets à commissions.
Je nous ai rapporté des couques au beurre et du filet américain!

A la bonne heure, a soupiré Nestor, ils vont encore me mettre des miettes partout! Moi, le 31 décembre, je prends ma pension!

***

écrit pour l’agenda ironique de décembre qui demandait de combiner le thème de l’annus horribilis à des régionalismes, dont au moins un juron.

J’ai été très heureuse de pouvoir lâcher un maximum de belgicismes, chose que j’évite de mon mieux en temps normal 🙂

H comme humeur

Quand dimanche dernier Monsieur Nouveau Voisin a repris dès le matin sa scie, sa perceuse et son marteau pour la huitième journée consécutive – à quoi peut-il bien les utiliser dans une maison qui vient d’être refaite à neuf de bas en haut, on se le demande – bref dimanche dernier donc, l’Adrienne a décidé d’être d’une bonne humeur INOXYDABLE.

Alors elle s’est coupé les ongles et a ouvert son piano.

Après presque un an, oui oui.

Ce qui fait qu’il a fallu recommencer par les toutes premières leçons, les toutes petites pièces d’il y a quatre ans.

Mais c’était chouette 🙂

***

Tania reconnaîtra le somptueux piano, qui ne ressemble en rien au petit Roland blanc de l’Adrienne 😉

H comme halve panne

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Quand belle-maman affirmait « ik ben maar een halve panne« , c’est qu’elle avait besoin de tout notre soutien et de beaucoup de douceur, de beaucoup de patiente prévenance.

Belle-maman, infiniment plus maternelle et aimante que ma propre mère, héroïque manager du quotidien et de ses embrouilles domestiques ou familiales – cinq enfants, tous de couleur politique différente, cinq beaux-enfants, venus de toutes les provinces de la région flamande, quatorze petits-enfants – avait parfois besoin qu’on inverse les rôles.

Belle-maman, jamais calme, jamais « cool » – ce mot n’existait pas dans son vocabulaire – et affichant le plus grand mépris pour celles qui cherchaient l’évasion, la méditation et autres choses du même genre.
Femme de devoir.
Roc.
Pilier de sa famille.

C’est une grande leçon de vie, de voir qu’une femme aussi forte, sur qui chacun s’appuie sans modération depuis toujours, puisse laisser tomber sa carapace et accepter qu’on lui dise:

Là, mets-toi là, dans le fauteuil. Je m’occupe de tout.

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« ik ben maar een halve panne« , en ouest-flamand, en tout cas à Ostende, signifie qu’on ne se sent pas dans son assiette – ce texte en hommage à ma belle-mère, écrit pour Les Plumes d’Émilie – merci Émilie! – avec les mots imposés suivants:

CALMER – SOUTIEN – DOUCEUR – HEROIQUE – PATIENT – COOL – GRRR – MEDITATION – MATERNEL – MODERER – Soit 10 mots avec ceux que j’ai ajoutés. Si vous le voulez, je vous en laisse 3 autres : EMBROUILLE – EVASION – EVEIL

H comme Horta

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C’était le plein été quand l’Adrienne a reçu un mail du musée Horta pour annoncer qu’il était à nouveau accessible au public et même qu’il y aurait une expo et un colloque.

Ah! ce n’était pas l’envie qui manquait, mais allez donc faire des projets pour le 18 septembre, quand on est en juillet et que tous les experts vous prédisent que ce sera le grand moment de la deuxième vague…

Alors vous tergiversez, vous pesez le pour et le contre, et vous finissez par vous dire que vous seriez plus sage de rester chez vous.

Et puis un beau dimanche vous décidez que non, y en a marre, vous voulez retourner au musée.
Aller à Bruxelles.
Et même prendre des trains 😉

C’est fou comme on peut vivre dangereusement dès qu’on décide d’aller voir une expo 😉

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Info et photo sur le site du musée Horta.

H comme Halimi

C’est une chose que l’Adrienne a toujours trouvée bizarre, qu’en France une femme prenne le nom de son mari.
Sans garder trace de son nom de naissance.
Et encore plus bizarre qu’elle puisse le garder après un divorce.

C’est aussi ce qu’a vécu Gisèle Halimi, qui ne s’appelle donc pas Gisèle Halimi 😉

Mais quel destin!
Quelle femme!

Une de celles qui ont droit à toute notre reconnaissance.

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Un bel entretien ici, avec tant de choses reconnaissables sur le vécu d’une petite fille, alors que nous ne sommes ni du même pays, ni de la même génération.

H comme Hoshi Ryokan

hôtel

Puisqu’il est dit que nous ne voyagerons que dans notre tête, cet été, rêvons grand et loin, allons au Japon.

Allons dans cette « auberge traditionnelle » fondée paraît-il en l’an 717 ou 718 et tenue par la même famille qui lui a donné son nom: 47 générations de Hoshi en 1300 ans à peu près.

Vous connaissez l’Adrienne, elle s’est demandé comment une telle chose est possible. A commencer par cette question-ci: chaque génération avait donc un fils et successeur à disposition?

Une petite recherche montre que ce problème s’est posé pour la génération actuelle, quand le fils qui devait prendre la relève est décédé à 46 ans des suites d’une crise cardiaque et que par conséquent la fille a été moralement obligée de reprendre le flambeau… pour le passer à ses neveux après elle: 

« Elle, elle aspirait plutôt à d’autres avenirs professionnels et sentimentaux. Encore en apprentissage, celle qui n’a pas osé tourner le dos à sa famille a dû tout abandonner, dont son fiancé et ses rêves. « Maintenant, je sais que je n’aurai jamais d’enfant, jamais de mari. Je vais donc dédier mon existence à notre auberge, et préparer les deux enfants de mon frère décédé à prendre ma succession. L’un d’eux sera la 48e génération », dit-elle à contre-cœur. Le poids sur ses épaules est assez lourd. Sans héritier, Zengoro aurait décidé de fermer les portes de l’hôtel. Pas question de le vendre. »

Ils sont fous ces Japonais 😉

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source de la photo Booking.com (où l’on peut lire que les enfants ne sont pas autorisés) et source de l’extrait ici

H comme héron

DSCI8305 (3)

On voit beaucoup ces jours-ci qu’en divers lieux de la planète la faune sauvage investit les endroits délaissés par les humains.

Mais derrière l’académie de musique, dans le ruisseau, tout est comme d’habitude: les petits poissons, les grenouilles, les poules d’eau, les libellules, les canards… et un héron.

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photo prise le soir du 16 avril