P comme polar

Le Polar pour les Nuls, grand format par Aubert

Le Polar pour les Nuls, voilà un beau cadeau (merci les éditions First) pour découvrir tous les secrets, les ficelles, les grands noms, les personnages célèbres, les romans ‘incontournables’ – ce mot revient assez souvent 😉 … de ce genre de littérature qui est, paraît-il, celui qui connaît le plus gros chiffre de vente au monde.

Les pandores et les malfrats, la nuit et ses oppressants mystères, du plus psychologique et raffiné au franchement ‘gore’, c’est tout un univers plus varié qu’on ne le penserait qui s’ouvre au lecteur sous la couverture en carton souple.

Bref, ne tirez pas sur les pianistes si elles ont ‘oublié’ un nom qui vous serait cher, ce livre, elles le précisent, n’est pas une encyclopédie. C’est un outil assez complet, bien plus qu’une simple béquille pour soutenir vos connaissances trop rudimentaires du sujet.

Comme celles de l’Adrienne, qui a pu constater grâce au questionnaire en début de volume, qu’elle était vraiment nulle 🙂 

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et pour ceux qui aiment cette littérature, voici les dix œuvres recommandées par Les Nuls, dans l’ordre chronologique:

1. Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles, 1901) d’Arthur Conan Doyle

Dans le sud-ouest de l’Angleterre, un chien démoniaque pourchasserait, selon une vieille légende, les membres de la famille Baskerville. Sherlock Holmes et le docteur Watson enquêtent sur la mort étrange de Sir Charles

2. L’Aiguille creuse (1909) de Maurice Leblanc

Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, a aménagé la cachette où il entrepose le trésor des rois de France dans un gigantesque rocher au pied de la falaise d’Étretat. Il continue de piller les environs de Dieppe pour alimenter sa collection.

3. Moisson rouge (Red Harvest, 1929) de Dashiell Hammett

Un détective employé par l’agence Continental se rend dans une bourgade minière du Montana à la demande d’un journaliste local. Mais à peine arrivé, le détective découvre son client assassiné et la ville entièrement assujettie à des bandes rivales de gangsters, ex-briseurs de grève, qui en ont pris le contrôle.

4. La Nuit du carrefour (1931) de Georges Simenon

Pourquoi ce Maigret-ci plutôt qu’un autre ? Maigret au Picratt’s pour l’ambiance de Pigalle, ou Maigret aux Assises pour la réflexion sur le métier d’enquêteur et ses rapports avec la Justice ? Parce que Maigret nous impressionne à l’issue de 17 heures d’interrogatoire… Tenace, il file aussitôt au Carrefour des Trois Veuves pour surveiller le pavillon des Michonnet : un concentré de sa méthode, patience et osmose.

5. Dix petits nègres (And Then There Were None, 1939) d’Agatha Christie

Dix personnes sont conviées par un mystérieux inconnu à séjourner sur la luxueuse et fascinante île du Nègre. Les dix invités accourent avec enthousiasme. Un après l’autre, ils connaîtront pourtant le même sort funeste…

6. The Long Goodbye, anciennement Sur un air de navaja (The Long Goodbye, 1953) de Raymond Chandler

Sans doute son meilleur livre avec Adieu ma jolie (Farewell, my lovely, 1940). Le chevalier Marlowe n’aurait pas dû faire trop confiance à son ami Terry Lennox, accusé du meurtre de sa femme… Un hommage mélancolique à l’amitié trahie.

7. Le Dahlia noir (The Black Dahlia, 1987) de James Ellroy

À travers l’évocation d’une célèbre affaire criminelle de 1947 jamais élucidée – une starlette atrocement assassinée, surnommée « le Dahlia noir » – Ellroy décrit avec une force hallucinante une enquête de police dans le Los Angeles des années 1950.

8. Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs, 1988) de Thomas Harris

Clarice Starling, une profileuse du FBI, essaie de retrouver un dangereux psychopathe en sollicitant le docteur Hannibal Lecter, psychiatre emprisonné pour meurtres. On ne le dira jamais assez, il faut surtout lire le roman qui précède, Dragon rouge (Red Dragon, 1981), moins connu mais essentiel.

9. Moloch (1998) de Thierry Jonquet

À la fois peinture sociale dérangeante et absolue descente aux enfers au cœur de la psyché humaine, ce roman noir magnifiquement écrit démarre par une enquête sur d’affreux meurtres d’enfants. Éprouvant, mais jamais complaisant.

10. La Griffe du chien (The Power of the Dog, 2005) de Don Winslow suivi de Cartel (The Cartel, 2017)

Le combat homérique, développé en deux romans inoubliables et d’un réalisme troublant, entre Art Keller, incorruptible agent de la DEA américaine, et Adàn Barrera, inspiré du narcotrafiquant le plus célèbre du monde, El Chapo. Barrera vise le contrôle de tous les cartels et Keller ressemble de plus en plus à Don Quichotte.

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écrit pour les Plumes d’Emilie avec les mots imposés suivants: PANDORE – BÉQUILLE – NUIT – CADEAU – SECRET – SUCRE – CARTON – OUVRIR – OPPRESSER – OUTIL

P comme physique

Devoir de Lakevio du Goût_39.jpg

Elle entrouvre la porte de son cagi-bibi et se tourne vers sa fille qui s’apprête à sortir:

– Mets tomenteux et tes gants fourrés, il fait frisquet ce matin!

– Frisquet? avec ce ciel tout bleu et ce grand soleil?

– Ah! ce n’est pas parce qu’il n’y a aucun nuage qu’il fait tout de suite nyctanthe degrés, ma petite! Allez, fais ce que je te dis! Gypaète toujours raison, peut-être?

– Si, maman, si… Mais arrête de te faire du nourrain pour moi, je suis une grande fille!

Elle fait la moue, la grande fille, et fronce le trait noir qui lui sert de sourcil. Elle avait justement envie de légèreté et de robe à fleurs… Tant pis.

Sa mère la regarde s’éloigner.

Ah! quelle belle plante! soupire-t-elle.

Ah! se dit-elle pour la millième fois, j’ai bien fait! J’ai vraiment bien fait de choisir Auguste pour l’alimentaire et Ernest pour la procréation.

Quelle belle plante!

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Ecrit à la façon de Jean Tardieu – Un mot pour un autre – pour le 39e devoir de Lakevio du Goût, que je remercie, avec cette consigne: Cette femme attend, mélancolique. À quoi pense-t-elle ? Dans votre histoire il y aura ces dix mots : Bibi – Légèreté – Trait – Tomenteux – Envie – Nourrain – Gypaète – Nyctanthe – Physique – Nuage.

P comme Preppers

Amazon.fr - Prepper: Preppers guide for self-sufficient living to ...

Ils sont bien nombreux de par le monde, ceux qui ne font confiance qu’à eux-mêmes. Surtout aux USA, où ils se nomment « Preppers« . Leur sous-sol est construit comme un bunker et ils n’ont pas eu besoin de « hamstériser » à la veille du lockdown: ils ont déjà tout prévu. 

Ils ont tous les produits de base pour dix-huit à vingt-quatre mois, travaillent leur terre, ont des poules pondeuses au poulailler, des pommiers, des pruniers, divers petits fruits.

Paysans d’un genre nouveau, sans tracteur, faisant leurs conserves à l’ancienne, bidouillant, sachant tout faire, réparer la lessiveuse, changer une courroie… Pour le Prepper, cette pandémie est juste la preuve qu’il a raison et qu’il doit continuer à s’entraîner, à tout prévoir.

Car à l’inverse de la fourmi de la fable, il n’ouvrira pas sa porte à la cigale citadine: elle sera reçue au fusil automatique.

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écrit pour les Plumes d’Emilie – merci Emilie! – avec les mots imposés suivants: TRACTEUR – POULE – PRODUIT – LESSIVEUSE – TRAVAILLER – OUVRIR – PAYSAN – DODU – POULAILLER – TERRE – PRUNIER – CONSTRUIRE – CONTINUER – COURROIE.

On pouvait en laisser tomber un, je n’ai pas utilisé DODU.

source de la photo et premières pages du Guide de survie des Preppers à lire ici.

un article (de 2012) en français ici.

P comme pofigisme

Vous le sentez, ce joli printemps? cette légèreté de l’air? cette belle lumière sur les jardins publics? et leurs bancs qui vous tendent les bras?

Vous n’avez pas envie de vous claquemurer? vous voulez manger une bonne glace au soleil? courir dans les bois? construire une cabane avec les enfants? installer des nichoirs?

Malheureusement pour votre sécurité, des tas de gens en manque de créativité ont eu la même idée et notre ministre de la santé s’en trouve fort fâchée. Parce que bien sûr sa seule pensée est de nous protéger et de nous inciter maternellement au cocooning.

Malheureusement, elle l’a fait dans une langue qui supporte mal la vulgarité: le néerlandais, contrairement au français qui peut impunément placer des vocables tels « casse-couilles » dans une conversation, n’accepte pas le mélange des genres. Soit tu t’adresses aux gens en « algemeen beschaafd« , soit non. Et tu es vulgaire.

Or, qu’a-t-elle dit? 

L’image contient peut-être : 1 personne, mème, texte qui dit ’BLIJF IN U DAN STAAT ER MINDER @stagramgroupmedia VOLK VOOR MIJ IN FRIETKOT’

Ecrit pour le jeu d’Olivia Billington (printemps – légèreté – maternel – manger – candélabre – lumière – casse-couilles – banc) et celui d’Emilie Berd (sécurité – jardin – kot – créativité – nichoir – cocooning – protéger – courir – claquemurer – pensée – cabane – bras – bon) – le mot du titre, pofigisme, vient de la consigne de Miletune

« Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qui advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l’inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu’on s’agite dans l’existence. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l’élan. Ils s’abandonnent à vivre. » Source: un mot par jour.

Le mot ‘kot‘ est parfaitement belge – ce qui signifie qu’il a les mêmes significations et usages, qu’on soit du côté flamand ou francophone – et il n’est pas vulgaire quand il désigne la chambre d’étudiant, la cabane, l’appentis.
Ou même le frietkot, la baraque à frites, comme dans la photo ci-dessus.

Il le devient si on l’utilise, comme l’a fait notre ministre, pour désigner la maison, le foyer.

P comme Ponge, parti pris et plaisirs de la porte

porte Ponge

Koningen raken geen deuren aan.

Zij kennen dit geluk niet: zachtjes of bruusk een van die
grote, vertrouwde panelen voor je uit duwen, je er naar
toekeren om haar weer te sluiten – een deur in je armen
houden. …

Het geluk om een van die hoge obstakels van een
kamer in zijn buik vast te grijpen bij zijn porseleinen
knop, dat snelle lijf-aan-lijf, waarbij men een moment de
pas inhoudt, het oog opengaat en het hele lichaam zich
aanpast aan zijn nieuwe behuizing.

Met een vriendschappelijke hand houdt het hem nog
vast, voordat het hem met een beslist gebaar terugduwt
en zich insluit – wat de klik van de krachtige, maar goed
geoliede veer op aangename wijze bevestigt.

Francis Ponge, Le parti pris des choses, NRF, Poésie/Gallimard, Paris, 1942 – traduction en néerlandais par Piet Meeuse, Namens de dingen, De Bezige Bij, Amsterdam, 1990. 

source de l’illustration ici.

P comme pétrole

Panhard,_Lavassor_et_Mayade_en_1892
– Mes amis, nous dit M. d’Éprouesse, nous faisons, si vous voulez bien, nos cent kilomètres par petite journée. C’est peu, trouvez-vous. Une bicyclette en rougirait. Mais nous en serons mieux pour faire escale à notre guise, bonne chère à notre appétit et dodo tout notre content : nous faisons un voyage d’agrément.
Car, M. d’Éprouesse voyage en voiture à pétrole.
Pendant l’été de 1894, l’écrivain René Boylesve fait un premier voyage en automobile avec deux amis et un mécanicien.
Ils partent de Paris pour se rendre au lac du Bourget.
Le voyage – environ 600 kilomètres – leur prendra neuf jours, vu que leur machine ne fait que du 17 km/h. Ce que l’auteur appelle « une allure vive ».
Si vive, dit-il, que lorsqu’on roule, on ne ressent pas la chaleur du jour.
La machine, qu’ils ont baptisée Azurine, tombe régulièrement en panne. On répare sur place et on redémarre: vers treize heures, on est à Barbizon, pour y déjeuner.
Enfin nous revoici lancés ; l’aiguille du compteur enregistre des kilomètres vierges d’incidents nous faisons dix-sept ou dix-huit à l’heure; nous voyons pointer les clochers de Melun; nous opérons dans la ville une descente à tous freins.
A une heure, nous atteignons Barbizon. Tout le monde sait ce qu’est un déjeuner à l’hôtel de la Forêt, qui ne diffère pas sensiblement pour les voyageurs en voiture à pétrole, sinon par la condescendance que nous obtenons du personnel et l’inquiétude mal dissimulée qu’inspirent à d’élégantes jeunes femmes notre tenue et nos barbes saupoudrées de poussière, Une halte de deux grandes heures ne nous paraît pas exagérée. Puis nous faisons une délicieuse traversée en forêt, en vitesse moyenne, nous brûlons Fontainebleau, et, par la charmante vallée du Loing, parmi des prairies et un continuel et reposant voisinage d’eau, nous gagnons à sept heures précises la pittoresque petite ville de Moret aux portes fortifiées, à l’antique ceinture de murailles, où la rencontre fortuite de l’admirable artiste S… et de sa gracieuse femme nous vaut un dîner et une soirée inopinés durant lesquels la conversation, qui ne peut s’écarter du pétrole, nous amène à jeter les bases d’une idéale voiture dont je vous épargne le plan fantastique et que nous souhaitons à la postérité.
La postérité, on connaît, tout au moins jusqu’à 125 ans plus tard 😉
Si ça vous a donné envie, le texte complet est iciAzurine, ou le nouveau voyage (publié en 1895)
Source de la photo ici – Panhard, Levassor et Mayade en 1892.

P comme Poulidor

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Dans la famille de l’Adrienne, chacun – sauf elle – aime le sport et surtout ces vedettes qui font gagner des médailles diverses et résonner la Brabançonne. Le sport, c’est la guerre.

Le père, qui ne veut pas de télé chez lui sous prétexte d’en protéger ses enfants, a l’oreille collée à sa radio pour suivre les matches de foot. Les courses cyclistes. Spa-Francorchamps. Il n’y a que la natation qui ne l’intéresse pas: il n’a jamais appris à nager.

En visite chez les autres, il y a toujours une télé.

Le premier janvier, à la chapellerie, les hommes sont rivés à l’écran devant le saut à ski de Garmisch-Partenkirchen. A l’appartement de Westende, ce sont les tournois de tennis ou les Jeux Olympiques. Toutes les disciplines, même la natation 😉

Mais les discussions les plus vives, les émotions les plus fortes, c’est le cyclisme qui les concentre. Là, même les femmes – sauf l’Adrienne – se jettent dans la mêlée. Le samedi soir, c’est séance télé chez les grands-parents.

– Eddy Merckx, dit grand-mère Adrienne, il pourrait de temps en temps laisser gagner quelqu’un d’autre.

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Ecrit pour le devoir du Goût – que je remercie:

Avant-Hier, j’ai entendu un peu parler  de Bourganeuf et beaucoup de « Poupou » Alors je vais vous dire deux mots de Bourganeuf dont je ne sais pas grand’chose.
D’ailleurs lectrices chéries, je n’ai jamais mis les pieds à Bourganeuf.
J’aimerais néanmoins que vous me racontiez quelque chose qui parle de vélo.
J’espère que ce tableau de Miki de Goodaboom vous inspirera.

P comme Pilifs et Philip

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Vous qui êtes déjà passés par ici, vous reconnaîtrez le kot à poules des Pilifs, avec sa balançoire.

Une chose étrange s’est produite ce jour-là: au lieu des 200 visites quotidiennes, les statistiques sont montées à 787 vues.

Croyez-le ou pas, ça fait un peu peur. En tout cas à une timorée comme l’Adrienne, qui aime savoir et surtout comprendre.

Ce même jour, elle a aussi reçu un message privé. D’un certain Philip L***, pour lui demander s’il était possible d’acheter ses œuvres d’art sans passer par un galeriste.

Quelles œuvres d’art?

L’Adrienne prend bien soin de toujours marquer le plus complètement possible la source de ses illustrations. Généralement il s’agit de ses propres photos.

Où est la méprise?

Bref, le 3 octobre il s’est passé de drôles de choses sur ce blog.

Et tout ça à cause d’une balançoire à poules 😉 

P comme Petit Poucet

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Petit Poucet est l’unique enfant de ses deux parents.
Le seul petit-enfant de ses quatre grands-parents.
Le seul neveu de ses quatre oncles et tantes.

Ça fait beaucoup d’amour à recevoir et sans doute aussi beaucoup d’attentes à combler.

L’Adrienne observe ce Petit Prince de quinze mois et ses premiers balbutiements. Chacun l’entoure avec empressement pour lui faire répéter les noms magiques: son premier mot sera-t-il maman? ou papa? tonton? ou tata?

Petit Poucet a mis tout le monde d’accord: son premier mot a été TRAIN 🙂

P comme poliment et prudemment

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Combien de fois l’Adrienne a eu la question, ces derniers jours: Vous étiez déjà venue en Angleterre? Votre maman a déjà vu l’Angleterre? Votre neveu a déjà visité l’Angleterre?

Chaque fois il faut essayer de répondre prudemment pour ne pas froisser les sentiments nationaux. Le plus facile, c’est quand il s’agit de l’Adrienne:

– Oui, il y a eu ce voyage scolaire à Londres, quand elle était en cinquième (en Première), des voyages dans la région de Canterbury, comme prof, avec les élèves de quatrième (la Seconde), un autre séjour à Londres avec Monsieur Mari et bien sûr Bradford, dans le Yorkshire, il y a plus de douze ans, chez l’amie qui se marie ces jours-ci.

Mais comment expliquer poliment à un fier sujet de Sa Majesté pourquoi sa mère n’a jamais mis les pieds en Angleterre – sauf un aller-retour d’un jour Ostende-Douvres avec les beaux-parents de l’Adrienne – malgré l’envie qu’elle en avait?

Car pour le père il n’y avait qu’une destination possible, c’était la France. L’Angleterre, il ne voulait pas y mettre les pieds, sous prétexte que « quand c’est chaud c’est de la bière et quand c’est froid c’est de la soupe ».

Et Monsieur Neveu? Après ses cours d’anglais au lycée et ses deux ans d’anglais en faculté de Droit, il n’est toujours pas capable de comprendre ni de parler cette langue. Il est venu en Angleterre pour un séjour linguistique dans une famille où probablement l’échange de connaissance des langues s’est fait dans l’autre sens, vu qu’il n’en a rien retiré.

– Il ne faut pas compter sur lui pour acheter un billet de train, dit la mère, qui a potassé son mini-dictionnaire d’anglais en vue de ce voyage, histoire de remettre à jour ses connaissances acquises en secondaire, au début des années 1950.

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photo prise depuis la terrasse du cottage de tante Ginny à Runswick Bay, avec la silhouette reconnaissable de la falaise en forme de tête de crocodile.