W comme Waterloo

C’est un programme d’aide aux vétérans de divers conflits, il s’appelle Waterloo Uncovered et du 22 juin au 15 juillet derniers il a permis à une vingtaine de vétérans de travailler avec des archéologues – c’est en association avec l’Agence wallonne du Patrimoine – sur le site de la bataille de Waterloo.

Vous vous étonnerez peut-être qu’on puisse encore y trouver des choses « intéressantes » deux cents ans après la bataille mais la réponse est oui.

Des restes humains, des restes d’animaux, des munitions… qui devraient apporter toujours plus de réponses sur le déroulement de cette bataille et surtout sur ses terribles circonstances.

Vingt mille morts en un seul jour… il a bien fallu les enterrer quelque part, n’est-ce pas?
Ainsi que les chevaux, les mulets… et les membres amputés. C’est qu’on est à la ferme de Mont-Saint-Jean, là où se trouvait l’hôpital de campagne des troupes anglaises.

Pour ceux que ça intéresse, le journal de bord de la campagne archéologique de 2022 est ici.

W comme Wilfried

– Si c’est comme ça, je m’en vais! a-t-il crié en direction de la cuisine.

Et il est sorti.
Tout seul.
En pantoufles.

Il a juste ramassé sa canne blanche et sa veste, a tiré la porte derrière lui en faisant le plus de fracas possible – ce qui était difficile, le dessous frotte le carrelage. Mais c’est l’intention qui compte et Martha l’aura bien compris: il est en colère, définitivement.

Oh! il n’est pas allé bien loin, comment le pourrait-il, n’est-ce pas?

Il a suivi le trottoir jusqu’au carrefour, là où on sent le soleil qui vient de l’est entre deux immeubles et s’est installé sur le socle en béton des feux de signalisation.

Heureusement, à cette heure les passants ne sont pas nombreux.
D’ailleurs, le front appuyé contre sa canne, il montre clairement qu’il n’a pas envie de communiquer.
Manquerait plus que quelqu’un veuille à toute force l’aider à traverser!
Non, non.
Il attend.

C’est l’affaire de quelques heures.
Deux peut-être suffiront.
La dernière fois en tout cas ça a suffi.
Martha finit par s’inquiéter sérieusement et alors: mission accomplie.

Elle les lui fera, ses frites!
Non mais!

***

Merci à Monsieur le Goût pour son 129e devoir de Lakevio:

Cet homme semble bien triste. Il pense… Mais à quoi ? Sur quoi ou qui se penche-t-il ? Qu’attend-il ? Qui attend-il ? Je n’en sais rien. J’en saurai peut-être plus lundi. Je saurai peut-être ce que vous en direz.
J’aurai pensé à quelque chose. Une histoire. Une prémonition… À lundi donc…

W comme wie, wat, waar, waarom, welk, wanneer

Avant-hier est arrivé le formulaire d’enquête de satisfaction à propos du voyage en Grèce.

Il y avait deux choses que l’Adrienne tenait à cœur de dire tout en le formulant le plus diplomatiquement possible.

D’abord concernant l’accompagnateur – en néerlandais: reisleider, « dirigeant-responsable-organisateur », ce qui est plus proche de la vérité vu qu’il décide de tout 😉 – qu’il ne devait pas se croire obligé de combler chaque minute du trajet de bus par des explications au micro, aussi intéressantes soient-elles: le touriste a parfois besoin de laisser reposer ses oreilles, de laisser se décanter toute l’information reçue, d’admirer le paysage…
Et de toute façon, une foule de dates et de noms s’oublie aussi vite qu’elle lui tombe dessus.

Ensuite à propos des guides, auxquels elle a donné un cinq sur cinq en les félicitant pour leur érudition, leur enthousiasme, leur courtoisie et la façon dont ils géraient les remarques blessantes ou les blagues idiotes à leur adresse.

L’Adrienne a juste dû se retenir d’ajouter « de la part de Jef » 🙂

***

Sur la photo, le premier guide, à Argos. Pendant qu’il parlait, il devait sans cesse remonter son masque sur le nez; et dans le fond Gerda, la gagnante de la course à Olympie 🙂

W comme Wavrin

C’est comme « tintinophile » et comme visiteuse de la Cinematek de Bruxelles que l’Adrienne a rencontré deux fois au moins le nom du marquis de Wavrin (1888-1971), et plus elle se renseigne sur ce monsieur, plus elle le trouve exceptionnel et fascinant.

Bref, si vous avez deux minutes, lisez sa bio sur wikisaitout 🙂

Un peu plus d’explications sur le film ici:

W comme whimsical

Vous vous souvenez que sous prétexte d’entretenir son anglais, l’Adrienne regarde du n’importe quoi… du moment que ça finit bien?

C’est ainsi qu’elle a vu Elizabethtown.
Le film obtient un score de 4.8/10 sur Rotten Tomatoes 😉

Pour ce qui est de l’aspect didactique, elle y a appris un mot qui ne lui servira sans doute jamais, mais elle l’a trouvé si joli qu’elle tient à vous le partager: whimsical.

C’est le mot que prononce le fils (Orlando Bloom) en observant le visage de son père mort. On a une image de cette scène dans la bande annonce ci-dessus, vers 1’30 ».

Il lui trouve un sourire bizarre, légèrement moqueur, comme il ne lui en avait jamais vu de son vivant, et qu’il qualifie de whimsical.

Il répète le mot deux ou trois fois, ce qui permet de bien le mémoriser.

On a vraiment pensé à tout dans ce film 🙂

W comme Waar is dat feestje?

Impossible de savoir si c’est parce que les festivités du carnaval avaient été interdites les deux dernières années, mais le fait est là: une foule nombreuse se serrait le long du parcours, les cafés étaient bondés et les enfants de 7 à 77 ans – et même au-delà, selon certains observateurs bien informés – chantaient et criaient, complètement surexcités:

« Waar is dat feestje? Hier is dat feestje! » (1)

Texte d’anticipation pour le carnaval de 2023, s’il a lieu 🙂

Ceux de 2021 et 2022 ont été annulés et ça nous rend très très tristes, à nous tous qui avons dans la plupart de nos villes une longue et intense tradition carnavalesque.

Merci à Joe Krapov pour ses photos et la consigne.

« Waar is dat feestje? Hier is dat feestje! » (Elle est où, cette petite fête? C’est ici qu’elle est, la fête!) est plus scandé que chanté partout où on veut mettre de l’ambiance, par exemple lors des matchs de foot.

W comme weesgedichten

Les « poèmes orphelins » (weesgedichten) offerts à l’adoption, c’est l’initiative de plusieurs villes flamandes à l’occasion de la semaine de la poésie.

On choisit le poème qui nous plaît et on offre une fenêtre sur rue pour l’y installer.

L’initiative a très vite plu, tous les poèmes ont rapidement trouvé acquéreur.

Celui de l’illustration est de Bart Moeyaert et doit se trouver quelque part dans une rue d’Ostende 🙂

En traduction ça donne à peu près ceci:

Tu veux bien faire encore ça pour moi,
avant de t’en aller et d’oublier la rue:
jurer que quand tu étais avec moi
tu ne m’as menti que pour mon bien
et que les chagrins que j’ai aidés
à soulager étaient aussi vrais que ce que nous
partagions et dis-moi en passant
que le temps guérit les blessures et
ce que je te demande veux-tu aussi le jurer
sur la tête de quelqu’un que tu aimes,
par exemple moi?

Wagon de train pour l’éternité

D’abord il faut savoir de qui il s’agit, c’est ici.

Puis se rappeler qu’il y a eu ces problèmes-.

Avant de comprendre de quoi il retourne.

***

J’avais pensé ne pas en parler mais il y a eu hier des commentaires – tout à fait innocents, je n’en veux à personne – qui font que je me résous à vous le dire tout de même.

Elle n’est plus, ma Tantine.

Je vous embrasse, prenez bien soin de vous.

W comme Wasted Rita

C’est tout à fait par hasard qu’au détour d’une rue l’Adrienne a remarqué ces panneaux au message humoristique.

Une petite recherche effectuée le lendemain a permis de découvrir que l’auteur en est Wasted Rita, dans le cadre de la manifestation annuelle The Crystal Ship, dont il a déjà souvent été question ici.

Pour une raison inexpliquée sur le site, les deux plaques ne se trouvent plus sur leur lieu d’origine – installation en 2019 au coin Sint Sebastiaanstraat / Christinastraat – mais comme vous pouvez le voir sur la photo, c’est au coin Amsterdamstraat / Stockholmstraat.

L’artiste portugaise a aussi sévi à Besançon, de sorte qu’il existe au moins une vidéo d’elle en français 🙂