A comme Albert

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Joue-t-il au cerceau ou pousse-t-il une charrette à bras? se demande l’Adrienne en découvrant ce dessin proposé par Monsieur le Goût.

C’est une vieille photo de son père en pantalon de golf, poussant son cerceau dans la rue des Jardins, juste avant la guerre de 40, qui lui est revenue en mémoire pour sa ressemblance avec le vif mouvement des jambes et le corps penché derrière ce cercle.

Guerre, emprisonnement, évasion et liberté, le vocabulaire aussi rappelle cette époque de couvre-feu et de disette.

Et puis le prénom de l’artiste, Albert Marquet.

L’Adrienne, qui travaille en dilettante à la généalogie familiale, est justement occupée avec un autre Albert, né le 21 janvier 1706. Ce qui lui avait fait s’exclamer « encore un Albert! » ou « déjà un Albert! » ou même les deux à la fois.

Parce que les mêmes prénoms reviennent à chaque génération sur plus de deux siècles. Surtout des Albert et des Jean-Baptiste.

C’est la petite Ivonne qui a mis fin à la tradition, profitant de son statut de jeune épouse très aimée, pour ne pas appeler son premier né Albert – comme il aurait fallu – mais André.

Vive la liberté 🙂

***

Merci au Goût pour ce 32e devoir de Lakevio du Goût:

Vous ne trouvez pas que ce dessin d’Albert Marquet, est un beau symbole d’évasion ? En ces temps d’emprisonnement généralisé racontez nous une histoire de liberté recouvrée.
Si c’était fait lundi, ce serait bien.

47 commentaires sur « A comme Albert »

  1. La petite Yvonne n’a pas tout à fait fin à la tradition. Elle a tout de même choisi un prénom en A, comme dans ma famille où l’on trouve des Alexandre, Armand, André, Alain….

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  2. La généalogie nous apporte beaucoup de surprises mais aussi de belles découvertes. Albert ça change des Jean ou des Louis. Dans ma famille, c’était des Jean ou des Marie. Chez ma grand mère tous les garçons s’appelaient Jean et Jean quelque chose, toutes les filles Marie, donc toutes ses soeurs (elle en avait 3) s’appelaient Marie. Si bien que pour remonter l’arbre sans faire d’erreur, c’est trés compliqué !

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  3. Ah mais oui ! Je n’y ai pas pensé ! Bon sang mais c’est bien sûr : je jouais comme ça au cerceau avec un bâton dans la cour de récréation désertée de l’école des garçons durant les vacances scolaires. Une amie de ma mère, directrice d’école, il y avait son logement de fonction. De superbes souvenirs de l’école… une fois n’est pas coutume…

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  4. J’ai aussi pensé à un cerceau. Quand j’ai fait un peu de généalogie pour « rencontrer » mes ancêtres, j’ai eu bien du mal avec les Léonard. Mais j’ai trouvé un joli prénom original porté par une arrière-arrière grand-mère maternelle : Ermenancienne.

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      1. Marie ou Germaine, qui sait ! On n’ira pas lui demander. 🙂 Mais j’ai plaisir à imaginer une maman romanesque ayant entendu ce prénom ou connaissant une petite fille d’un château avoisinant le portant. On peut imaginer…

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  5. Ah! ces prénoms familiaux ! Dans ma famille maternelle, les Marcelle ont fleuri. Prénom très à la mode au début du XX siècle. Il n’est pas encore redevenu au goût du jour. Mais cela ne devrait pas tarder.

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  6. Je pencherais pour la charrette à bras, celle que poussait, avant d’acquérir un cheval, mon grand-père maternel Prosper. Pour rester dans la généalogie, du côté de l’ascendance paternelle, on trouve des Fernand, Orphal, Félicien. Le premier André, c’était mon père. Et la légende familiale raconte que j’aurais dû m’appeler Michel, mais que ma mère, qui aimait ce prénom, l’aurait finalement rejeté à cause d’une homonymie avec un acteur très laid. Alors, ils ont fait facile …

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  7. Pour moi qui découvre cette discipline, je confirme cette constance du prénom « prolongateur ». D’un côté j’ai des Léon et des Constant en pagaille, et de l’autre ce sont des Victor !

    Par contre la pauvre Pacifique est bien restée la seule à porter ce joli patronyme !

    Et que penser des membres de la famille qui se choisissent un autre prénom que celui de leur naissance en cours de route ?

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    1. ohlala 😉
      en remontant la lignée purement masculine du côté de mon père, je vois deux siècles d’ouvriers dans le textile et j’en suis aussi fière – plus même sans doutee – que s’ils avaient été cousus d’or 😉

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  8. C’est fou cette mode qu’avait nos ancêtres, de donner les mêmes prénoms de génération en génération…
    Jolie pirouette que ce pousseur de cerceau t’a inspiré.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. généralement le nouveau-né était nommé comme son père, grand-père ou parrain, mais comme il y en a des deux côtés, maternel et paternel, des grands-pères et des parrains possibles, je m’étonne de cette persistance dans la lignée purement patrilinéaire

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  9. Pour ma part, j’ai commencé ma généalogie en 1971 (bientôt 50 ans !) et cela m’a aùenée à deux choses en plus : étudier la paléographie… puis l’informatique.
    Le prénom féminin le plus donné ? Aux filles, Marie, bien entendu. Les garçons ? Guillaume et Joseph

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