Septième ciel

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Vous le savez, l’Adrienne vous l’a souvent dit, comme elle est heureuse de chaque commentaire reçu. Heureuse et reconnaissante.

Chaque matin, en faisant le ménage sur son blog – car elle le ramone quotidiennement, comme le petit Prince les volcans de sa planète, même celui qui est éteint, on ne sait jamais –  elle trouve les commentaires les plus dithyrambiques dans les spams. A bloquer et à jeter, comme les pousses de baobabs 🙂 

Petit florilège pour vous emmener au septième ciel de la blogosphère WordPress… la syntaxe et l’orthographe sont gardées dans leur état d’origine, à votre appréciation 🙂  

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7 chiffres

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Quand Madame reçoit une petite carte pour annoncer la naissance d’un bébé chez un(e) ancien(ne) élève, elle y trouve 7 chiffres.

En plus de la date de naissance, il y a la taille et le poids du bébé ainsi que l’heure de sa naissance, à la minute près (11.37 h. pour le dernier-né, ce 31 août).

En plus de l’adresse des heureux parents, il y a le numéro de portable de papa, celui de maman, et leur numéro de compte en banque. 

C’est dans ce monde-là que l’on naît aujourd’hui et qu’il faudra se débrouiller 🙂

***

source de l’illustration et lecture du chapitre XIII ici.

B comme Burger

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– Pour ces huit jours, a déclaré la mère de l’Adrienne dès le premier soir, j’ai décidé de ne me priver de rien. 

Ça a un peu étonné l’Adrienne, qui n’a jamais eu l’impression que sa mère se privait de quelque chose, et ça l’a encore plus étonnée quand elle a vu ce que ça signifiait concrètement:

– J’ai envie d’un hamburger avec des frites, a-t-elle dit.

Elle a trouvé les frites un peu grosses et la salade un peu chaude.

C’est là que l’Adrienne a pensé: « Rien n’est parfait, soupira le renard. »

Mais elle s’est tue, bien sûr.

J comme je (dé)bloque

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Comme le petit Prince sur la planète, il faut faire régulièrement la toilette de son blog. Chez WordPress, ça s’appelle les « commentaires indésirables ».

Alors parfois, comme le petit Prince devant la naissance d’une nouvelle brindille, on ne sait pas encore si ce sera une rose ou un baobab.  

« My family members every time say that I am killing my time here at net, but I know I am getting experience daily by reading such nice content. »

Bloquer ou débloquer?

Il me semble que sous ce parfum de rose se cache un baobab 🙂

K comme Kronprinz

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Si vous dites aux grandes personnes : « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs. » Alors elles s’écrient : « Comme c’est joli ! » 

Après sa lecture, le Kronprinz a refermé le beau volume illustré et a décidé de s’adonner à l’art de l’aquarelle, plutôt qu’à celui de la guerre. 

*** 

fiction utopique et uchronique inspirée par le tableau donné en consigne chez Lakévio, que je remercie, ainsi qu’Antoine de Saint-Exupéry.

Lequel vous conseilleriez?

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Les gentilles dames de la bibliothèque ont de la chance: le samedi d’octobre où elles organisent leur « verwendag » (1) il fait toujours beau cool 

C’est toujours un grand plaisir d’aller les saluer, de boire un café et de papoter autour du thème du jour. 

Cette année, on demandait de noter sur une carte postale quel livre on conseillerait et pourquoi. Tâche ardue d’en choisir un… parmi tous ceux qu’on a aimés! 

Les gentilles dames pour leur part avaient affiché leur TOP 10 en livres, musique et films.  

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– Ça me fait drôlement plaisir, a dit Madame à Sophie, que tu aies mis le Petit Prince dans ton top 10! 

Sophie a ri: 

– C’est le premier livre que j’ai lu en français, dit-elle. 

Oui, c’était un beau samedi! 

*** 

(1) verwendag veut dire la journée des gâteries (du verbe verwennen, gâter, chouchouter) 

photo 1: un des chênes du parking de l’école, samedi matin 14 octobre, vers 08.45 h., face au soleil 

photo 2: le choix de Sophie, la meilleure des gâteries qu’on puisse faire à Madame cool

Stupeur et tremblements de lectrice

348 heures et 29 minutes, c’est le temps nécessaire pour écouter dans son intégralité les Rougon-Macquart d’Emile Zola en livre audio.

– Moi, dit le petit Prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine.

– Moi, dit l’Adrienne, si j’avais trois cent quarante-huit heures et vingt-neuf minutes à dépenser, je …

Stop!

Elle ne sait même pas ce qu’elle en ferait!

Et la voilà qui se perd en calculs savants, divise par tranches de 24, arrive à une quinzaine de journées de 24 heures, en retire huit pour le sommeil et huit pour vivre-se nourrir-travailler-un-peu et conclut que si elle avait une quarantaine de journées de huit heures à consacrer à des livres audio, ce ne serait peut-être pas les Rougon-Macquart qu’elle écouterait.

***

Pour ceux qui préfèrent la version texte
c’est ici
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Rougon-Macquart

Les livres audio
c’est ici
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/zola-emile-les-rougon-macquart-oeuvre-integrale.html

***

Vous voulez un petit jeu des incipits?

1.Lorsqu’on sort de Plassans par la porte de Rome, située au sud de la ville, on trouve, à droite de la route de Nice, après avoir dépassé les premières maisons du faubourg, un terrain vague désigné dans le pays sous le nom d’aire Saint-Mittre.

2.Au milieu du grand silence, et dans le désert de l’avenue, les voitures de maraîchers montaient vers Paris, avec les cahots rythmés de leurs roues, dont les échos battaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes. Un tombereau de choux et un tombereau de pois, au pont de Neuilly, s’étaient joints aux huit voitures de navets et de carottes qui descendaient de Nanterre ; et les chevaux allaient tout seuls, la tête basse, de leur allure continue et paresseuse, que la montée ralentissait encore. En haut, sur la charge des légumes, allongés à plat ventre, couverts de leur limousine à petites raies noires et grises, les charretiers sommeillaient, les guides aux poignets. Un bec de gaz, au sortir d’une nappe d’ombre, éclairait les clous d’un soulier, la manche bleue d’une blouse, le bout d’une casquette, entrevus dans cette floraison énorme des bouquets rouges des carottes, des bouquets blancs des navets, des verdures débordantes des pois et des choux. Et, sur la route, sur les routes voisines, en avant et en arrière, des ronflements lointains de charrois annonçaient des convois pareils, tout un arrivage traversant les ténèbres et le gros sommeil de deux heures du matin, berçant la ville noire du bruit de cette nourriture qui passait.

3.Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du matin. Puis, toute frissonnante d’être restée en camisole à l’air vif de la fenêtre, elle s’était assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Depuis huit jours, au sortir du Veau à deux têtes, où ils mangeaient, il l’envoyait se coucher avec les enfants et ne reparaissait que tard dans la nuit, en racontant qu’il cherchait du travail. Ce soir-là, pendant qu’elle guettait son retour, elle croyait l’avoir vu entrer au bal du Grand-Balcon, dont les dix fenêtres flambantes éclairaient d’une nappe d’incendie la coulée noire des boulevards extérieurs ; et, derrière lui, elle avait aperçu la petite Adèle, une brunisseuse qui dînait à leur restaurant, marchant à cinq ou six pas, les mains ballantes, comme si elle venait de lui quitter le bras pour ne pas passer ensemble sous la clarté crue des globes de la porte.

4.À neuf heures, la salle du théâtre des Variétés était encore vide. Quelques personnes, au balcon et à l’orchestre, attendaient, perdues parmi les fauteuils de velours grenat, dans le petit jour du lustre à demi-feux. Une ombre noyait la grande tache rouge du rideau ; et pas un bruit ne venait de la scène, la rampe éteinte, les pupitres des musiciens débandés. En haut seulement, à la troisième galerie, autour de la rotonde du plafond où des femmes et des enfants nus prenaient leur volée dans un ciel verdi par le gaz, des appels et des rires sortaient d’un brouhaha continu de voix, des têtes coiffées de bonnets et de casquettes s’étageaient sous les larges baies rondes, encadrées d’or. Par moments, une ouvreuse se montrait, affairée, des coupons à la main, poussant devant elle un monsieur et une dame qui s’asseyaient, l’homme en habit, la femme mince et cambrée, promenant un lent regard. 

5.Denise était venue à pied de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l’avait débarquée avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d’un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquelle leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s’arrêta net de surprise.

6.Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.

7.En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table le pain d’une livre, le pâté et la bouteille de vin blanc. Mais, le matin, avant de descendre à son poste, la mère Victoire avait dû couvrir le feu de son poêle, d’un tel poussier, que la chaleur était suffocante. Et le sous-chef de gare, ayant ouvert une fenêtre, s’y accouda.